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	<title>Archives des politique - Radio Télé Masseillan Info</title>
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	<description>Plus de sens à l&#039;info !</description>
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	<title>Archives des politique - Radio Télé Masseillan Info</title>
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		<title>Élections à venir : la VSV appelle à renforcer les garanties de crédibilité du processus</title>
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		<dc:creator><![CDATA[RTMI]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Apr 2026 16:03:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À l’approche des prochaines échéances électorales, l’organisation de défense des droits humains&#160;Voix des Sans Voix (VSV)&#160;a adressé, le 3 avril, une lettre ouverte au Conseil Électoral Provisoire (CEP), dans laquelle elle appelle à l’adoption de mesures visant à garantir la crédibilité du processus électoral en Haïti. Dans ce document, la VSV insiste sur la nécessité [&#8230;]</p>
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<p><strong>À l’approche des prochaines échéances électorales, l’organisation de défense des droits humains&nbsp;</strong><strong><em>Voix des Sans Voix (VSV)</em></strong><strong>&nbsp;a adressé, le 3 avril, une lettre ouverte au Conseil Électoral Provisoire (CEP), dans laquelle elle appelle à l’adoption de mesures visant à garantir la crédibilité du processus électoral en Haïti.</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="863" height="300" src="https://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_3333.jpeg" alt="" class="wp-image-6871" srcset="http://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_3333.jpeg 863w, http://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_3333-300x104.jpeg 300w, http://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_3333-768x267.jpeg 768w" sizes="(max-width: 863px) 100vw, 863px" /></figure>



<p>Dans ce document, la VSV insiste sur la nécessité d’écarter de la course électorale tout candidat impliqué dans des faits de fraude, de corruption ou de malversations. Elle estime que la participation de tels profils pourrait compromettre la confiance du public dans les élections.</p>



<p>« Il est impératif que le processus électoral à venir soit irréprochable », écrit l’organisation, invitant le CEP à prendre les dispositions nécessaires dans le cadre de ses responsabilités.</p>



<p>La VSV souligne que la question électorale ne se limite pas à l’organisation technique du scrutin. Elle met en avant les implications liées à la crédibilité des institutions et à la confiance des citoyens dans le système démocratique.</p>



<p>Dans cette perspective, l’organisation formule plusieurs recommandations. Elle propose notamment la mise en place de mécanismes de vérification des antécédents des candidats, une collaboration avec les institutions judiciaires ainsi qu’avec les organes de lutte contre la corruption, et l’application stricte des critères d’éligibilité.</p>



<p>La lettre évoque également le contexte général marqué par la méfiance d’une partie de la population à l’égard des institutions publiques. La VSV y rappelle l’importance de mesures susceptibles de renforcer la transparence et la légitimité du processus électoral.</p>



<p>Par cette démarche,&nbsp;<em>Voix des Sans Voix</em>&nbsp;réaffirme son engagement en faveur du respect des droits citoyens et d’une gouvernance fondée sur des principes de transparence et de responsabilité.</p>



<p></p>



<p>RTMI</p>



<p></p>
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		<title>Le CEP lance l’enregistrement des partis politiques du 2 au 12 mars</title>
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		<dc:creator><![CDATA[RTMI]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Feb 2026 17:06:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>&#160;Le Conseil électoral provisoire (CEP) a annoncé, dans une note de presse publiée vendredi, l’ouverture officielle de la phase d’enregistrement des partis, groupements et regroupements de partis politiques, prévue du 2 au 12 mars 2026. Cette démarche s’inscrit dans l’application de l’article 143 du décret électoral du 1er décembre 2025. Selon l’institution électorale, les représentants [&#8230;]</p>
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<p>&nbsp;<strong>Le Conseil électoral provisoire (CEP) a annoncé, dans une note de presse publiée vendredi, l’ouverture officielle de la phase d’enregistrement des partis, groupements et regroupements de partis politiques, prévue du 2 au 12 mars 2026. Cette démarche s’inscrit dans l’application de l’article 143 du décret électoral du 1er décembre 2025.</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="791" height="1024" src="https://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1844-791x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-6804" srcset="http://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1844-791x1024.jpeg 791w, http://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1844-232x300.jpeg 232w, http://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1844-768x994.jpeg 768w, http://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1844-1187x1536.jpeg 1187w, http://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1844.jpeg 1236w" sizes="(max-width: 791px) 100vw, 791px" /></figure>



<p>Selon l’institution électorale, les représentants officiels des organisations politiques concernées sont invités à se présenter au bureau central du CEP, situé au 72, rue Stephen Archer, à Pétion-Ville, entre 9 h et 16 h, munis de l’ensemble des documents exigés par la législation électorale en vigueur.</p>



<p>Le CEP précise que la liste complète des pièces requises pour l’enregistrement est accessible sur son site internet officiel ainsi que sur ses pages institutionnelles sur les réseaux sociaux Facebook et X. L’organisme appelle les partis politiques à respecter strictement le calendrier et les exigences administratives fixés par le décret.</p>



<p>Dans sa communication, le Conseil électoral provisoire réaffirme son engagement à organiser un processus électoral « inclusif, impartial, indépendant et transparent ». Cette phase d’enregistrement, selon lui, constitue une étape préalable essentielle à la participation des formations politiques aux prochaines échéances électorales.</p>



<p>Pour toute vérification ou information complémentaire, le CEP indique que les acteurs concernés peuvent contacter l’institution via les numéros publiés dans la note officielle.</p>



<p>RTMI</p>



<p></p>
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		<title>Pacte de la honte : Haïti ne s’en sortira pas demain</title>
		<link>http://radiotelemasseillaninfo.com/pacte-de-la-honte-haiti-ne-sen-sortira-pas-demain/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Simon Wilsonley]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Feb 2026 18:58:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[haïti]]></category>
		<category><![CDATA[L’édito]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Pacte national]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il arrive que les nations, acculées par l’histoire et par leurs propres faillites, n’aient d’autre issue que de se redire à elles-mêmes le sens de leur existence collective. Haïti est aujourd’hui à ce point de rupture où l’État ne tient plus que par les mots, où le territoire échappe à l’autorité publique, où la communauté [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Il arrive que les nations, acculées par l’histoire et par leurs propres faillites, n’aient d’autre issue que de se redire à elles-mêmes le sens de leur existence collective. Haïti est aujourd’hui à ce point de rupture où l’État ne tient plus que par les mots, où le territoire échappe à l’autorité publique, où la communauté nationale se fragmente en survivances. Dans une telle conjoncture, la question d’un pacte national ne relève pas du luxe intellectuel ni de la rhétorique politique, il touche à la possibilité même de continuer à faire pays.</p>



<p>En effet, depuis l’origine, la trajectoire haïtienne porte la marque d’un accord fondateur manqué. Au lendemain de 1804, l’absence de consensus sur la terre, le pouvoir et la citoyenneté fracture la jeune nation. Le XIXᵉ siècle enchaîne constitutions, guerres civiles et scissions régionales ; la rivalité entre Henri Christophe et Alexandre Pétion symbolise déjà deux visions irréconciliées de l’État, autrement dit, la nation est née sans pacte social partagé. Plus tard, l’occupation américaine (1915-1934) tente d’imposer un ordre sans consentement national. Le duvaliérisme institue, lui, un pacte de soumission fondé sur la peur.</p>



<p>Depuis la chute de la dictature en 1986, le terme « pacte national » revient comme un leitmotiv dans les discours politiques haïtiens : pacte de gouvernabilité, accord politique, consensus patriotique, dialogue national. À chaque crise, la classe dirigeante invoque l’unité qu’elle n’a jamais su construire. Conférence nationale avortée, arrangements post-séisme, transitions successives : le vocabulaire change, la défaillance demeure.&nbsp;</p>



<p>Oui, je suis de ceux qui pensent qu’Haïti a besoin d’un pacte national &#8211; au sens fort, refondateur, souverain. Parce qu’elle a échoué à construire une démocratie réelle. Parce que, par vos bêtises accumulées, vos calculs mesquins et votre désinvolture affairiste, la patrie s’est trouvée réduite à des clans incestueux, à un groupuscule de brasseurs d’affaires, le tout sous la régence d’un international maniant tour à tour la carotte et le bâton. Aujourd’hui, la « démocra-tue » se dresse dans toute sa laideur, pour reprendre la formule de Henry Gilbert dans l’ouvrage collectif&nbsp;<em>Haïti, la démocratie inféodée</em>, dirigé par Gabriel Nicolas.&nbsp;</p>



<p>Plus que jamais, le constat aujourd’hui est implacable : Haïti est en train de se perdre.&nbsp;</p>



<p>Car les contentieux actuels dépassent toute crise antérieure : légitimité institutionnelle inexistante, souveraineté dévoyée, économie exsangue, territoire morcelé par la violence armée, confiance sociale dissoute. Aucune communauté politique ne survit durablement à une telle désagrégation. Dans une réalité désormais ubuesque, un</p>



<p>pacte véritable devrait redéfinir l’État, la sécurité, la production, la justice sociale et la citoyenneté &#8211; et le faire à partir des forces réelles du pays.</p>



<p>Mais ce qui a été présenté le 23 février 2026 à la Villa d’Accueil n’appartient pas à cette exigence historique. C’est une scénographie de légitimité dans un vide de légitimité. Le communiqué gouvernemental empile les formules &#8211; « stabilité », « maturité politique », « sortie ordonnée de la transition » &#8211; comme si la répétition des mots pouvait tenir lieu de réalité. Alors que, vérité de la palice:&nbsp;</p>



<p>le pays réel ne voit ni stabilité ni institutions fonctionnelles ni horizon électoral crédible. Seulement, une démagogie qui ne dit pas son nom.&nbsp;</p>



<p>Un pacte national suppose deux conditions élémentaires : la souveraineté politique des signataires et leur représentativité sociale. Or aucune n’est réunie. Qui a mandaté ces acteurs ? Quelle légitimité électorale portent-ils ? Quelle consultation populaire a précédé ce texte ? Les « intenses consultations » évoquées par le communiqué se sont déroulées dans un périmètre d’élites, non dans l’espace national. Plus grave, promettre des élections crédibles sans sécurité territoriale, sans administration opérationnelle, sans registre fiable relève de la fiction politique. On ne reconstruit pas la démocratie sur des zones captives et des institutions fantômes. Le discours officiel atteint même, par instants, une dimension incantatoire : « nou se siman k ap koule beton estabilite pou Nasyon an ». Le pouvoir se proclame ciment de la nation au moment précis où la nation se délite. L’histoire haïtienne est pourtant constante : chaque fois que le pouvoir s’est autoproclamé sauveur, il a surtout prolongé sa propre durée.</p>



<p>Qu’il soit parfaitement clair pour tout le monde, refuser ce « pacte » n’est pas refuser l’idée de pacte &#8211; c’est au contraire la préserver. Car un faux pacte est plus destructeur que l’absence de pacte : il donne l’illusion de la refondation tout en pérennisant la crise. Il transforme une exigence historique en instrument de communication.</p>



<p>Haïti ne s’en sortira pas demain, non parce que l’idée de pacte serait vaine, mais parce qu’elle est capturée par ceux qui ont contribué à l’effondrement actuel. La refondation nationale ne naîtra pas d’une signature protocolaire à la Villa d’Accueil ; elle exigera un processus long, conflictuel, populaire, où communautés, diaspora, jeunesse et secteurs productifs redéfiniront l’État.</p>



<p>Face à la complexité de la crise contemporaine, les solutions de facilité ne tiennent pas. Comme mentionné précédemment, la fin de ce système n’est pas une fatalité à attendre, elle devra être arrachée au réel, dans l’épaisseur des rapports sociaux et des forces nationales. Le 23 février 2026 n’a pas vu naître un pacte national ; il a consacré un pacte de façade &#8211; un pacte entre transitionnaires pour durer encore.</p>



<p>Et c’est précisément pourquoi ce pacte-là est une honte.</p>



<p></p>



<p></p>



<p>Wilsonley SIMON</p>



<p>Simonwilsonley35@gmail.com</p>



<p></p>
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		<title>Quel cynisme ! Personne n&#8217;a haussé le ton en faveur du respect des droits et de la dignité humaine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Louimann Macéus]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Feb 2026 19:38:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Libres pensées]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[haïti]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans un contexte politique complexe et compliqué dans lequel le pays traverse l&#8217;un des moments les plus tristes de son histoire, l&#8217;accent devrait être mis sur l&#8217;intérêt général de la nation. Mais malheureusement, en dépit des défis sociaux, environnementaux, économiques et des violations systématiques des droits fondamentaux, la lutte pour le pouvoir demeure amère. Un [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Dans un contexte politique complexe et compliqué dans lequel le pays traverse l&rsquo;un des moments les plus tristes de son histoire, l&rsquo;accent devrait être mis sur l&rsquo;intérêt général de la nation. Mais malheureusement, en dépit des défis sociaux, environnementaux, économiques et des violations systématiques des droits fondamentaux, la lutte pour le pouvoir demeure amère.</p>



<p>Un contexte marqué par une insécurité grandissante, un chômage croissant, des violences sexuelles,&nbsp; la famine, décrochage scolaire, violences armées, promiscuité, prostitution et ainsi les nombreuses personnes déplacées de leurs domiciles pour des raisons que celles et ceux qui ont la responsabilité ont encouragées.&nbsp;</p>



<p>Oui , ils en encouragent. Pourquoi jusqu&rsquo;à présent, après plus d&rsquo;un an, aucune mesure n&rsquo;est toujours prise pour aborder la question du droit à l&rsquo;alimentation ?&nbsp; Autant de familles souffrent d&rsquo;une faim chronique sous les yeux passifs de celles et ceux qui occupent les hautes fonctions de l&rsquo;État.</p>



<p>Pourquoi autant de filles s&rsquo;initient si activement dans la prostitution?&nbsp; Autant de jeunes garçons rejoignent les bandes armées, cela ne vous attire pas l&rsquo;attention? Autant de jeunes après tant d&rsquo;années sacrifiées sont malheureusement devenus ce qu&rsquo;ils ne voulaient pas être par le laxisme, par l&rsquo;insouciance des autorités établies.</p>



<p><strong><em>Mais on a grandement ignoré que l&rsquo;interdépendance des droits humains reste un fait&nbsp; réel et peut entraîner&nbsp;exactement des conséquences.</em></strong></p>



<p>L&rsquo;interdépendance des droits traduit une parfaite liaison ou l&rsquo;indivisibilité des droits sociaux, politiques, économiques ou culturels. Ce qui fait que, quand un droit est piétiné ou violé, cela entraîne la violation des autres de manière automatique. On peut prendre l&rsquo;exemple du droit au travail.</p>



<p>Lorsqu&rsquo;on est au chômage, on risque de ne pas pouvoir payer un logement, d&rsquo;où la violation du droit à un logement décent. La famille ne pourra pas se nourrir, les enfants risquent de ne pas pouvoir se rendre à l&rsquo;école, d&rsquo;où la violation du droit de l&rsquo;enfant à l&rsquo;éducation, etc.&nbsp;</p>



<p>Donc, c&rsquo;est un système qui doit être protégé. Et tout a été dit et écrit non seulement dans la Constitution haïtienne, mais aussi à travers la déclaration universelle des droits de l&rsquo;homme et les autres conventions et traités internationaux que Haïti a signés et ratifiés.&nbsp;</p>



<p>Dans un pareil cas, on peut se demander, est-ce une question de méconnaissance, d&rsquo;ignorance ou d&rsquo;incapacité à agir ou prendre des décisions fermes?&nbsp;</p>



<p>Malheureusement, l&rsquo;Office de Protection du Citoyen (OPC) qui devait jouer le rôle avant-gardiste , dénonciateur des actes de violation systématique des droits humains, se laisse emporter par des dossiers particuliers. Or les droits humains à travers l&rsquo;une des caractéristiques fondamentales sont Universalité et droits à être garantis en tant et en tout lieu sans discrimination de race, de couleur, de religion ou de provenance sociale.&nbsp;</p>



<p>En tant que citoyen engagé, avocat, défenseur des droits de l&rsquo;homme et responsable d&rsquo;organisation, je crois qu&rsquo;il est inconcevable voire inacceptable que la dignité humaine soit si bafouée et piétinée par celles et ceux qui gardent les rênes de l&rsquo;État.&nbsp;</p>



<p>Pourtant, percevoir des fonds publics, des actes de corruption, déstabiliser les institutions publiques, seraient entre autres des mécanismes essentiels mis en action pour asseoir leurs ambitions. Par conséquent, je veux hausser le ton pour le respect des droits humains en Haïti comme je l&rsquo;ai toujours fait. Il faut des décisions claires et faisables à travers l&rsquo;élaboration des politiques publiques des droits de l&rsquo;homme.</p>



<p>J&rsquo;interpelle la conscience citoyenne de chacun, particulièrement celles et ceux qui occupent les fonctions de grandes responsabilités pour prioriser une approche&nbsp; basée sur le respect des droits humains .</p>



<p>Mèt Macé, Neg Dwa Moun nan. <br></p>



<p>Me Louimann MACÉUS, Av<br>Président de l&rsquo;Organisme de Défense de Droits Humains ECCREDHH.<br>Membre Amnesty International.<br>Formation Spécialisée en Droits Humains &amp; Droit Int Humanitaire (CUHD/Genève)<br>Formation Spécialisée en Politique Publique des Droits Humains a IPPDH/OEA/MERCSUR/CIDH)<br>Ex-Point Focal OSI-HAÏTI (Objectifs Sciences internationales)</p>



<p></p>
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		<title>Pour une justice indépendante : ECCREDHH s’adresse au chef du gouvernement</title>
		<link>http://radiotelemasseillaninfo.com/pour-une-justice-independante-eccredhh-sadresse-au-chef-du-gouvernement/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[RTMI]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Feb 2026 17:14:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[haïti]]></category>
		<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://radiotelemasseillaninfo.com/?p=6782</guid>

					<description><![CDATA[<p>Dans une lettre ouverte datée du 12 février 2026 et adressée au Premier ministre&#160;Alix Didier Fils-Aimé, l’Ensemble des Citoyens Compétents à la Recherche de l’Égalité des Droits de l’Homme en Haïti (ECCREDHH) appelle à la nomination d’un ministre de la Justice « libre, indépendant et au service du peuple ». L’organisation citoyenne, engagée dans la [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Dans une lettre ouverte datée du 12 février 2026 et adressée au Premier ministre&nbsp;Alix Didier Fils-Aimé, l’Ensemble des Citoyens Compétents à la Recherche de l’Égalité des Droits de l’Homme en Haïti (ECCREDHH) appelle à la nomination d’un ministre de la Justice « libre, indépendant et au service du peuple ». L’organisation citoyenne, engagée dans la défense des droits humains, estime que le choix du prochain titulaire du portefeuille de la Justice constitue « un acte politique historique » dans le contexte d’insécurité et de crise institutionnelle que traverse le pays.</p>



<p>Dans ce document au ton solennel, ECCREDHH dénonce l’impunité, la fragilisation des institutions et les nominations politiques guidées par des intérêts particuliers. Elle affirme que « la justice, pilier de la République, est trop souvent réduite au silence » et exhorte le chef du gouvernement à rompre avec les pratiques de compromission. <br>RTMI publie ci-dessous l’intégralité de cette lettre ouverte.</p>



<p></p>



<p>Pétion-Ville, Haïti, 12 Février 2026&nbsp;</p>



<p><strong>Lettre ouverte au Premier ministre Haïtien, Alix Didier Fils-aimé,&nbsp;</strong></p>



<p><strong>Monsieur Alix Didier Fils-Aimé, ECCREDHH, est pour une justice forte, libre et au service du peuple. Monsieur le Premier ministre,</strong></p>



<p>L’Ensemble des Citoyens Compétents à la Recherche de l’Égalité des Droits de l’Homme en Haïti (ECCREDHH), organisation citoyenne engagée dans la défense des droits humains, la justice sociale et la dignité du peuple haïtien, vous adresse cette lettre ouverte au nom de la conscience collective, de la souffrance populaire et de l’exigence de vérité. Haïti est à genoux.&nbsp;</p>



<p>Les institutions sont fragilisées. L’insécurité détruit les familles. L’impunité gouverne. La peur remplace la loi. Et la justice, pilier de la République, est trop souvent réduite au silence.&nbsp;</p>



<p>&nbsp;Monsieur le Premier ministre,&nbsp;</p>



<p>&nbsp;Un pays sans justice est un pays sans avenir. Un État sans autorité morale est un État sans légitimité. Une gouvernance sans responsabilité est une trahison nationale.&nbsp;</p>



<p>&nbsp;Depuis trop longtemps, notre Nation subit des nominations politiques qui ne servent ni l’intérêt général, ni la République, ni le peuple. Des choix dictés par des calculs, des intérêts privés et des logiques de pouvoir, pendant que la population paie le prix du chaos, de la violence et de l’abandon.&nbsp;</p>



<p>&nbsp;Aujourd’hui, la nomination d’un Ministre de la Justice et de la Sécurité publique n’est pas un simple acte administratif : C’est un acte politique historique, un choix de société, un signal fort envoyé au peuple haïtien.&nbsp;</p>



<p>&nbsp;Nous exigeons une justice libre de toute emprise politique, indépendante des groupes d’intérêts, Courageuse face aux réseaux criminels, Ferme contre la corruption, Protectrice des citoyens et Garante des droits humains. Le peuple haïtien n’a plus besoin de discours. Il a besoin d’actes. Il n’a plus besoin de promesses, des décisions courageuses. Le pays a besoin de ruptures réelles.&nbsp;</p>



<p>&nbsp;Monsieur le Premier ministre,&nbsp;</p>



<p>&nbsp;Vous portez aujourd’hui une responsabilité historique devant la Nation. Soit vous continuez le cycle des compromissions, soit vous ouvrez la voie à la reconstruction morale et institutionnelle de l’État haïtien.&nbsp;</p>



<p>&nbsp;Le Ministère de la Justice doit devenir un outil de libération citoyenne, et non un instrument politique. Un rempart contre l’impunité, et non un refuge pour les puissants. Un espace de protection du peuple, et non une structure au service des élites.&nbsp;</p>



<p>&nbsp;La société civile vous regarde. La jeunesse vous observe. Les victimes vous écoutent. L’Histoire vous jugera. La justice n’est pas négociable. La dignité n’est pas négociable. La République n’est pas négociable.&nbsp;</p>



<p>&nbsp;Comme le dit l’adage :«<strong><em>&nbsp;La justice élève une Nation. »</em></strong>&nbsp;Et sans justice, aucune Nation ne survit.</p>



<p>L’Organisme de Défense des Droits Humains (<strong>ECCREDHH</strong>) appelle solennellement à une nomination responsable, courageuse, indépendante et patriotique à la tête du Ministère de la Justice et de la Sécurité publique.</p>



<p>RTMI</p>



<p></p>
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		<title>Crise politique en Haïti et ingérence étrangère</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Johnny Joseph]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Feb 2026 23:26:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Libres pensées]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Haiti]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À quelques heures de l'expiration du mandat transitoire (le 7 février 2026), Haïti oscille entre propositions d'une gouvernance inclusive par une Convention Nationale et le chaos imposé par la violence armée, tandis que les partenaires internationaux peinent à honorer leurs engagements sécuritaires. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Haïti, première nation noire indépendante depuis 1804, ploie aujourd&rsquo;hui sous une crise politique aiguë, avec la fin imminente du Conseil Présidentiel de Transition le 7 février 2026 et la mainmise des gangs sur 90% de Port-au-Prince. Pourquoi, plus de deux siècles après la Révolution, l&rsquo;interventionnisme étranger continue-t-il de dicter nos affaires internes, nous privant d&rsquo;une souveraineté véritable ?</p>



<p>À quelques heures de l&rsquo;expiration du mandat transitoire (le 7 février 2026), Haïti oscille entre propositions d&rsquo;une gouvernance inclusive par une Convention Nationale et le chaos imposé par la violence armée, tandis que les partenaires internationaux peinent à honorer leurs engagements sécuritaires. Comment cette interférence perpétuelle transforme-t-elle nos luttes internes en un théâtre impérialiste, nous empêchant d&rsquo;être vraiment indépendants encore ? Il est important pour que nous examinerons le contexte de la crise, l&rsquo;impact des acteurs étrangers et les voies d&rsquo;une reprise en main nationale.</p>



<p>Malgré 23 constitutions successives, la politique haïtienne reste marquée par l&rsquo;instabilité chronique, exacerbée par des interventions extérieures sous-financées comme la mission anti-gangs de l&rsquo;ONU. L&rsquo;ingérence étrangère, loin d&rsquo;aider, subordonne-t-elle nos décisions souveraines et perpétue-t-elle notre dépendance ?</p>



<p>Dès 1804, l&rsquo;indépendance d&rsquo;Haïti marque une rupture révolutionnaire radicale, mais expose le jeune État à l&rsquo;isolement international où : la France impose une dette odieuse de 150 millions de francs-or en 1825 pour « reconnaître » la souveraineté, tandis que les États-Unis et l&rsquo;Europe refusent tout soutien, craignant la contagion abolitionniste. Jean-Jacques Dessalines proclame l&#8217;empire en 1804, suivi par la scission du pays (où un royaume du Nord dirigé par Christophe, et la république du Sud/Ouest avec Pétion) son assassinat en 1806, révélant des rivalités internes exacerbées par l&rsquo;absence de reconnaissance extérieure. Cette instabilité fondatrice pose les bases multiples de toutes les dépendances qui ont alimenté les nouvelles structurations et les dynamiques endogènes qui ont reconfiguré la jeune nation en se perdurant tout au cours de l&rsquo;histoire nationale.</p>



<p>Analysant ces enjeux post-indépendance et toutes les crises qui en découlaient, il s&rsquo;est avéré que suivant l&rsquo;histoire, l&rsquo;occupation américaine de 1915-1934 aggrave cette vulnérabilité, sous prétexte de stabiliser le pays qui vivait la turbulence des guerres intestines ou fratricides durant tout le XIXe siècle et les débuts du XIXe siècle. Dans cette logique, les yankees avaient déjà pillé le trésor public, et par la suite avec les Marines, ils contrôlent nos ports, toutes nos ressources la banque nationale en menant une lutte anti-européenne, surtout les Français et réécrivent la Constitution pour permettre la propriété étrangère ; l&rsquo;expropriation et l&rsquo;exploitation des terres ainsi que les masses paysannes. Cela n&rsquo;est pas sans conséquence sur des fidèles citoyen.nes qui allait provoquer des mouvements de résistance avec les « caco » et un nationalisme haïtien naissant. Ces interventions, justifiées par la « civilisation », institutionnalisent un modèle d&rsquo;État tutélaire, préfigurant les ingérences modernes et affaiblissant les institutions locales.</p>



<p>À cet effet, de la fin des occupants en 1934, le pays allait connaître un contour historique : la réorganisation de l&rsquo;armée indigène héritage de 1804 en garde nationale d&rsquo;Haïti. Cette dernière sera à l&rsquo;origine de tous les coups de forces ou les coups d&rsquo;État dans le pays qui, en même temps, fera l&rsquo;objet d&rsquo;une révolution en 1946 contre l&rsquo;oligarchie mulâtre de l&rsquo;époque. Puis, vint la dictature des Duvaliers (1957-1986) illustrant une politique intérieure corrompue, meurtrière, où François « Papa Doc » s&rsquo;appuyait sur ses milices armées les « Tontons Macoutes » afin de réprimer toute opposition. Tandis que, dans cette veine, les États-Unis tolèrent ce régime anticommuniste contre des citoyen.nes de tendance gauchiste ou marxiste et aussi contre Cuba voisin. Après la chute de Jean-Claude « Bébé Doc » en 1986, plus d&rsquo;une vingtaine constitutions successives échouent à stabiliser le pouvoir avec le projet de transition démocratique ; pourtant, le pays allait ponctuer par des coups d&rsquo;État, massacres, embargos et des interventions de USA et de l&rsquo;ONU (MINUHA en 1993) ceux transforment Haïti en pion géopolitique, tout en perpétuant l&rsquo;instabilité au lieu de la résoudre.</p>



<p>L&rsquo;arrivée de Jean-Bertrand Aristide en 1991, premier président élu démocratiquement, est évincé par un coup d&rsquo;État financé par la CIA selon certaines analyses, suivi d&rsquo;opérations militaires américaines en 1994 et 2004. Dans ces contextes, les États-Unis ont toujours là part belle de tous ces ingérences, sous couvert d&rsquo;aide humanitaire, minant la légitimité populaire et favorisent la corruption endémique. À nos yeux tout cela explique pourquoi, en 2026, la fin du CPT reste hypothéquée par des agendas étrangers bien pensés, contrôlé et guidé par cette nation au statut de la liberté.</p>



<p>En ces quelques termes, l&rsquo;histoire politique haïtienne se résume à une triste lutte contre l&rsquo;ingérence : partant de l&rsquo;Acte d&rsquo;Indépendance en 1804 aux Constitutions de 1805 et 1843, les fondateurs forgent un État noir libre au milieu d&rsquo;un continent esclavagiste/esclavagisé, tout en continuant de subir les blocus en plus des dettes coloniales. Au total près, le XIXe siècle a vu 22 changements de régime, culminant avec l&#8217;empire de Soulouque (1849-1859), tandis que le XXe avait imposé l&rsquo;occupation des US et les moments funèbres du régime des Duvaliers ainsi que la continuité des instabilités.</p>



<p>Aujourd&rsquo;hui, cette trajectoire éclaire bien la crise de 2026 et son imagerie où les&nbsp;gangs contrôlant Port-au-Prince, malgré la présence des missions onusienne sous-financées et qui alimentent l&rsquo;imaginaire d&rsquo;une souveraineté confisquée là où les acteurs internes peinent à imposer une Convention Nationale sans tutelle extérieure. Devant ces faits, il est évident qu&rsquo;une réappropriation historique soit urgente pour restaurer l&rsquo;indépendance véritable et la liberté pleine et effective de la nation.</p>



<p>À cet égard, du XIXe siècle à la crise de 2026, l&rsquo;histoire politique haïtienne révèle un schéma récurrent : ingérences étrangères successives qui transforment nos luttes internes en dépendance perpétuelle, comme en témoigne la fin du CPT et aussi l&rsquo;échec des missions de l&rsquo;ONU. Cette tutelle externe empêche une indépendance véritable, affaiblissant institutions et mobilisation populaire. Face à cette crise seule une Convention Nationale souveraine, portée par les Haïtiens, peut briser ce cycle et restaurer une gouvernance légitime.</p>



<p>La trajectoire chaotique circulant de l&rsquo;occupation américaine aux gangs actuels confirme que l&rsquo;interventionnisme, loin de stabiliser, subordonne la souveraineté haïtienne à des agendas géopolitiques atrophiés et asphyxiés. Face à ces violences qui paralysent la capitale/ville principale politique du pays (Port-au-Prince) et les élections prévues, il est temps de rejeter ces dynamiques en vue de privilégier un dialogue interne crédible, honnête et inclusif. Une rupture avec la dépendance imposera enfin l&rsquo;indépendance, par la voix du peuple vigilant.</p>



<p>Les instabilités post-indépendances, dictatures et interventions récentes convergent vers la crise multidimensionnelle de 2026, où l&rsquo;ingérence freine toute reprise en main nationale. Pourtant, l&rsquo;héritage de 1804 rappelle la force d&rsquo;une révolution populaire. Ceux-ci étant dit, Haïti doit s&rsquo;approprier son destin via des réformes internes audacieuses capable de transformer les vulnérabilités en force ou puissance collective pour une renaissance souveraine pleinement assumée et assurée par des haïtien.nes.</p>



<p>Il faut remplacer les clôtures statiques par des ouvertures sur l&rsquo;avenir : au lieu d&rsquo;une « Haïti croupissant dans dépendance, optez pour qu&rsquo;à » l&rsquo;horizon de 2027, une Convention Nationale inclusive pourrait transformer ces crises en opportunité de renaissance Souveraine fiable. Sans oublier la probabilité de la réalisation des prochaines élections prévues pour le mois d&rsquo;août qui doivent être sécurisées par des forces locales renforcées institutionnellement. Cela incitera à la réflexion sur des tendances émergentes, comme un dialogue post-CPT sans tutelle de l&rsquo;ONU et des États-Unis.</p>



<p>Mobilisez le lecteur directement : Face à cette ingérence perpétuelle, les citoyen.nes, des partis politiques et la société civile doivent exiger dès maintenant un Collège National de Facilitation indépendante, en vue d&rsquo;imposer une gouvernance haïtienne non importée ni imposée. Utilisez un ton incisif et concret comme des pétitions, mobilisations populaires pour laisser une impression durable et persuasive. En somme, l&rsquo;histoire et la crise de 2026 confirment que l&rsquo;ingérence freine notre indépendance. Il est impératif que les Haïtien.nes s&rsquo;unissent pour une Convention souveraine d&rsquo;ici ce février, brisant enfin le cycle de dépendance et pavant la voie à une ère de gouvernance autonome.</p>



<p></p>



<p>Johnny JOSEPH, pour une nouvelle Haiti&nbsp;!!!</p>



<p></p>
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		<title>Crise sécuritaire et dérive de la transition : l’ECCREDHH tire la sonnette d’alarme</title>
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		<dc:creator><![CDATA[RTMI]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Feb 2026 16:30:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[CPT]]></category>
		<category><![CDATA[haïti]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>
		<category><![CDATA[Transition]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Ensemble des Citoyens Compétents à la Recherche de l’Égalité des Droits de l’Homme en Haïti (ECCREDHH) dresse un constat sévère de la situation nationale et dénonce une dégradation accélérée de la gouvernance, de la sécurité et du respect des droits humains.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>L’Ensemble des Citoyens Compétents à la Recherche de l’Égalité des Droits de l’Homme en Haïti (ECCREDHH) dresse un constat sévère de la situation nationale et dénonce une dégradation accélérée de la gouvernance, de la sécurité et du respect des droits humains. Dans une note de position rendue publique le 30 janvier, l’organisation de défense des droits humains se dit profondément consternée par une crise qu’elle qualifie de multidimensionnelle, imputée directement à l’inaction prolongée et aux choix politiques jugés irresponsables des autorités de transition.</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="960" height="960" src="https://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_0940.jpeg" alt="" class="wp-image-6758" srcset="http://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_0940.jpeg 960w, http://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_0940-300x300.jpeg 300w, http://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_0940-150x150.jpeg 150w, http://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_0940-768x768.jpeg 768w" sizes="(max-width: 960px) 100vw, 960px" /></figure>



<p>Selon l’ECCREDHH, la population haïtienne vit au quotidien sous la menace permanente des enlèvements, des violences armées et des déplacements forcés, dans un contexte marqué par la fermeture d’écoles, d’hôpitaux et la privation de services essentiels. Pendant ce temps, déplore l’organisation, les dirigeants de la transition s’enferment dans une gouvernance dominée par l’immobilisme, les calculs de clans et le mépris des besoins fondamentaux de la population. Une attitude qui, estime-t-elle, constitue une violation grave et systématique des droits humains, notamment le droit à la vie, à la sécurité, à la dignité humaine et à un niveau de vie décent.</p>



<p>L’organisme tient pour politiquement, moralement et juridiquement responsables le Conseil présidentiel de transition (CPT) et le gouvernement en place, dont l’absence de mesures effectives aurait favorisé l’expansion des groupes armés et l’effondrement progressif de l’ordre public. Gouverner dans le chaos, tolérer l’insécurité et abandonner la population à la violence relèveraient non seulement d’un échec de gouvernance, mais aussi d’une faute grave engageant la responsabilité de l’État. L’ECCREDHH souligne qu’au cours des derniers jours, la lutte pour le pouvoir a pris le pas sur l’intérêt national, laissant Haïti en marge de toute priorité réelle.</p>



<p>La situation est d’autant plus préoccupante que plusieurs régions du pays, dont Port-au-Prince, Delmas, Pétion-Ville et Kenscoff, sont devenues le théâtre d’actes de terreur répétés, transformant des quartiers entiers en zones de non-droit. L’organisation évoque également l’effondrement de l’autorité de l’État, incapable d’assurer la sécurité publique, l’accès aux soins de santé, à l’alimentation et aux services sociaux de base. Une défaillance structurelle qui, selon elle, révèle un abandon manifeste des responsabilités régaliennes.</p>



<p>Face à cette crise alarmante, l’ECCREDHH appelle à un changement immédiat et radical de paradigme, fondé sur un dialogue franc et inclusif entre les fils et filles de la Nation. L’organisme insiste sur la nécessité de mettre en œuvre, sans délai, des mesures concrètes, coordonnées et vérifiables visant à rétablir l’autorité de l’État, garantir la sécurité des personnes et des biens, organiser des élections crédibles et assurer l’accès effectif aux services essentiels, tout en plaçant la dignité humaine et le respect des droits fondamentaux au cœur de l’action publique.</p>



<p>Pour l’ECCREDHH, la transition politique ne saurait servir de prétexte à la suspension de l’État de droit, à l’impunité ou à l’abandon du peuple haïtien. Elle doit au contraire s’inscrire dans le strict respect de la Constitution, des normes juridiques en vigueur et des conventions internationales ratifiées par Haïti, ainsi que dans le principe fondamental de responsabilité des gouvernants.</p>



<p>L’organisation rappelle enfin que l’histoire jugera sévèrement celles et ceux qui, par leur silence, leur inaction ou leur cynisme politique, auront contribué à l’effondrement de la Nation et à la banalisation de la souffrance humaine. Elle affirme rester mobilisée et se réserve le droit de saisir les instances nationales, régionales et internationales compétentes tant que les droits fondamentaux de la population continueront d’être bafoués.</p>



<p>RTMI</p>



<p></p>
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		<title>Fin de la transition : l’urgence d’un retour à l’ordre constitutionnel en Haïti</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jean-Emmanuel Sanon]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Feb 2026 16:18:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Libres pensées]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>A l’heure où nous sommes, Haïti traverse une phase décisive de son histoire politique contemporaine. Depuis plusieurs années, la crise institutionnelle, sécuritaire et sociale a profondément affaibli l’autorité de l’État, fragilisé la cohésion nationale et compromis le fonctionnement normal des institutions républicaines. C’est précisément pour répondre à cette situation exceptionnelle qu’a été conclu l’Accord du [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>A l’heure où nous sommes, Haïti traverse une phase décisive de son histoire politique contemporaine. Depuis plusieurs années, la crise institutionnelle, sécuritaire et sociale a profondément affaibli l’autorité de l’État, fragilisé la cohésion nationale et compromis le fonctionnement normal des institutions républicaines. C’est précisément pour répondre à cette situation exceptionnelle qu’a été conclu l’Accord du 4 avril 2025 portant création du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), avec pour mission clairement définie de restaurer l’ordre institutionnel, de stabiliser le pays et de conduire la nation vers des élections libres, crédibles et démocratiques.</p>



<p>Cependant, toute transition, aussi nécessaire soit-elle, ne peut ni se substituer durablement à l’ordre constitutionnel ni s’affranchir des limites temporelles qui lui ont été assignées. À cet égard, la date du 7 février 2026 constitue un engagement solennel, juridiquement et politiquement contraignant, qui doit être respecté dans l’intérêt supérieur de la nation et dans le respect de la parole donnée au peuple haïtien.</p>



<p>De la bonne gouvernance à la viabilité de la transition</p>



<p>La bonne gouvernance repose sur des principes non négociables : la transparence dans la gestion publique, la responsabilité des dirigeants, la participation citoyenne et le respect strict de l’État de droit. Or, force est de constater que la transition en cours, bien qu’ayant permis d’éviter un effondrement institutionnel immédiat, n’a pas encore produit les résultats attendus en matière de sécurité nationale, de rétablissement de l’autorité de l’État et de préparation effective des élections.</p>



<p>Dès lors, la viabilité même de la transition ne peut être évaluée à l’aune de sa durée, mais plutôt à sa capacité à se conclure dans les délais prévus et à transmettre le pouvoir dans un cadre clair, légal et consensuel. Toute prolongation non encadrée de cette phase transitoire ne ferait qu’aggraver la crise de légitimité, renforcer la défiance populaire et installer durablement l’instabilité politique.</p>



<p>La stabilité politique constitue une condition essentielle au redressement du pays. À cet effet, elle ne saurait être atteinte sans une vision claire de la sortie de transition, sans un calendrier crédible et sans des institutions respectées dans leurs compétences respectives. Les divergences internes, les décisions contradictoires et l’absence de consensus fragilisent davantage l’édifice institutionnel déjà éprouvé.</p>



<p>C’est pourquoi, l’heure n’est plus aux calculs partisans ni aux arrangements circonstanciels, mais à une responsabilité collective fondée sur l’intérêt général, la paix sociale et la reconstruction de la confiance nationale.</p>



<p>La Constitution haïtienne demeure la norme suprême qui organise l’équilibre et la séparation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire. En conséquence, même dans un contexte transitoire, aucun pouvoir ne peut s’arroger des prérogatives qui ne lui sont pas reconnues, ni affaiblir les mécanismes de contrôle et de contrepoids.</p>



<p>Le pouvoir judiciaire, en tant que garant de la légalité constitutionnelle et des libertés fondamentales, occupe une place centrale dans la préservation de l’État de droit. Ainsi, toute solution visant à clore la transition doit impérativement s’inscrire dans une logique de respect institutionnel, de légalité et de continuité de l’État.</p>



<p>L’échéance du 7 février 2026 : une obligation non négociable</p>



<p>Le 7 février 2026 ne saurait être interprété comme une simple date symbolique. Au contraire, il s’agit d’une échéance constitutionnelle et politique impérative découlant directement de l’Accord du 4 avril 2025. Son non-respect ouvrirait la voie à une nouvelle rupture institutionnelle, aux conséquences potentiellement graves pour la stabilité nationale et la crédibilité internationale d’Haïti.</p>



<p>Par conséquent, il est impératif de mettre en place, sans délai, un mécanisme de transition finale, strictement limité dans le temps, ayant pour unique objectif l’organisation des prochaines élections générales et le retour effectif à l’ordre constitutionnel.&nbsp;</p>



<p>Dans cette optique, la désignation d’un juge à la Cour de cassation pour assurer la conduite de la dernière phase de cette transition s’impose comme une solution à la fois responsable, consensuelle et conforme à l’esprit de la Constitution.</p>



<p>En effet, un tel choix garantit la neutralité politique indispensable dans un contexte de méfiance généralisée. Il renforce également la crédibilité de l’État en confiant cette mission à une autorité issue du plus haut niveau du pouvoir judiciaire, reconnue pour sa compétence et son attachement à la légalité. De surcroît, cette option contribue à la stabilité nationale en rassurant la population et les partenaires internationaux sur la volonté réelle des autorités de respecter les règles constitutionnelles.</p>



<p>Il convient de souligner que cette démarche ne vise ni à installer durablement le pouvoir judiciaire à la tête de l’exécutif, ni à créer un précédent dangereux. Au contraire, elle doit être strictement encadrée, clairement limitée dans le temps et exclusivement orientée vers la tenue d’élections libres, honnêtes et transparentes.</p>



<p>En définitive, Haïti se trouve à un tournant historique. Soit la transition s’achève dans le respect de la Constitution, de l’échéance du 7 février 2026 et des principes démocratiques, soit le pays s’expose à une nouvelle phase d’incertitude et d’instabilité.</p>



<p>C’est pourquoi, le respect strict des engagements pris, la consolidation de la séparation des pouvoirs et le choix d’une solution institutionnelle crédible constituent des impératifs absolus. Le recours à un juge de la Cour de cassation pour conduire la transition finale représente, dans ce contexte, un acte de responsabilité nationale, un signal fort en faveur de l’État de droit et une étape déterminante vers le rétablissement durable de l’ordre constitutionnel et démocratique en Haïti.</p>



<p></p>



<p>Jean-Emmanuel SANON</p>



<p>Avocat</p>



<p>Politologue</p>



<p>Défenseur de Droits Humains</p>



<p>Citoyen Engagé</p>



<p></p>
<p>L’article <a href="http://radiotelemasseillaninfo.com/fin-de-la-transition-lurgence-dun-retour-a-lordre-constitutionnel-en-haiti/">Fin de la transition : l’urgence d’un retour à l’ordre constitutionnel en Haïti</a> est apparu en premier sur <a href="http://radiotelemasseillaninfo.com">Radio Télé Masseillan Info</a>.</p>
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		<title>Haïti : Me Frédo Jean-Charles dénonce l’« institutionnalisation de l’instabilité » à travers la transition politique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Simon Wilsonley]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 31 Jan 2026 02:57:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Longtemps présentée comme une réponse provisoire aux crises politiques, la transition s’est imposée en Haïti comme un mécanisme récurrent, au point de fragiliser durablement les institutions. En effet, c’est le constat que dresse Me Frédo Jean-Charles, président de l’Institut national pour la défense des droits économiques, sociaux et culturels (INDDESC), dans un texte partagé avec [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="http://radiotelemasseillaninfo.com/haiti-me-fredo-jean-charles-denonce-l-institutionnalisation-de-linstabilite-a-travers-la-transition-politique/">Haïti : Me Frédo Jean-Charles dénonce l’« institutionnalisation de l’instabilité » à travers la transition politique</a> est apparu en premier sur <a href="http://radiotelemasseillaninfo.com">Radio Télé Masseillan Info</a>.</p>
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<p><strong>Longtemps présentée comme une réponse provisoire aux crises politiques, la transition s’est imposée en Haïti comme un mécanisme récurrent, au point de fragiliser durablement les institutions. En effet, c’est le constat que dresse Me Frédo Jean-Charles, président de l’Institut national pour la défense des droits économiques, sociaux et culturels (INDDESC), dans un texte partagé avec la rédaction de RTMI, où il résume son analyse en ces termes : « À force de transition, nous avons fini par institutionnaliser l’instabilité ».</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="720" src="https://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_0707.jpeg" alt="" class="wp-image-6744" srcset="http://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_0707.jpeg 1024w, http://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_0707-300x211.jpeg 300w, http://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_0707-768x540.jpeg 768w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>Dans son propos, l’avocat a rappelé que depuis plus de quarante ans, la vie politique haïtienne est rythmée par des périodes qualifiées de transition. Il a cité successivement les phases postérieures à 1986, 1991, 2004, 2015 et 2021, soulignant que ce qui devait être un moment de passage s’est transformé en une constante du fonctionnement politique. Selon lui, la transition, censée être un pont entre deux ordres politiques, est devenue en Haïti un espace durable d’exercice du pouvoir, « un lieu de résidence du pouvoir », a-t-il affirmé.</p>



<p>Me Frédo Jean-Charles a soutenu que cette transition permanente ne relève pas du hasard ni d’une succession de crises imprévues. Il l’a décrite comme un mode de gouvernance qui sert les intérêts de certaines élites politiques et économiques, souvent en interaction avec des acteurs internationaux. À ses yeux, la transition est devenue un mécanisme permettant à ces élites de se maintenir sans passer par une refondation institutionnelle réelle.</p>



<p>Revenant sur 1986, il a présenté cette année comme le point de départ de la transition érigée en culture politique. La chute de Jean-Claude Duvalier ouvrait, selon lui, une possibilité historique de rupture avec l’autoritarisme et de reconstruction de la souveraineté populaire. Toutefois, cette opportunité n’a pas été pleinement saisie. Me Jean-Charles a évoqué les travaux du sociologue Alexis de Tocqueville pour expliquer que les transitions échouent lorsque les élites de l’ancien régime parviennent à se reconvertir dans le nouvel ordre sans transformation profonde. En Haïti, a-t-il souligné, la transition de 1986 n’a pas débouché sur une révolution sociale.</p>



<p>Il a ensuite analysé la période 1991-1994 comme un moment de confiscation de la souveraineté nationale. Le coup d’État contre le président Jean-Bertrand Aristide, suivi d’un embargo, de négociations internationales et d’un retour conditionné du chef de l’État, a déplacé, selon lui, le centre réel du pouvoir hors du territoire haïtien. « Le pouvoir ne se trouvait plus à Port-au-Prince, mais à Washington et à l’ONU », a-t-il déclaré, ajoutant que certaines élites locales ont alors négocié leur survie politique en acceptant cette tutelle.</p>



<p>Concernant la période ouverte en 2004, Me Frédo Jean-Charles a évoqué ce qu’il a qualifié d’« économie politique de la transition ». Après le départ forcé de Jean-Bertrand Aristide, l’installation d’un gouvernement intérimaire, la présence de la MINUSTAH et la prolifération des ONG ont, selon lui, contribué à un affaiblissement accru de l’État. Il a affirmé que dans ce contexte, certaines élites ont préféré gérer la crise plutôt que construire la nation, vivant de la gouvernance transitoire et des projets liés à l’aide internationale.</p>



<p>Abordant la période allant de 2021 à aujourd’hui, il a parlé d’une transition « sans peuple ». Il a rappelé qu’Haïti vit sans président élu, sans Parlement et avec un exécutif de facto, sur la base d’accords politiques dépourvus de mandat populaire. Selon lui, cette situation correspond à ce que le juriste Carl Schmitt décrivait comme un gouvernement de l’exception. La transition permet, a-t-il expliqué, de gouverner par décret, d’éviter les élections et de neutraliser l’expression de la souveraineté populaire.</p>



<p>Me Jean-Charles a néanmoins reconnu l’existence de fragilités structurelles, telles que la désorganisation administrative, l’insécurité chronique et la faiblesse des partis politiques. Il a noté que ces facteurs sont souvent invoqués pour justifier le maintien de la transition, au nom de la peur du chaos et de l’absence de conditions électorales.</p>



<p>Il a toutefois insisté sur le fait que la transition en Haïti ne constitue plus une phase temporaire, mais un véritable système de pouvoir. S’appuyant sur la notion d’« interrègne » développée par Antonio Gramsci, il a décrit un pays où l’ancien ordre est mort sans que le nouveau n’ait émergé, créant un espace dans lequel prospèrent ceux qui maîtrisent l’ambiguïté institutionnelle. Il a ajouté qu’aucune transition n’a proposé un pacte social clair, une réforme profonde de l’État ou une redistribution effective du pouvoir.</p>



<p>Enfin, Me Frédo Jean-Charles a rappelé que, selon Jean-Jacques Rousseau, la souveraineté ne se délègue pas. En Haïti, a-t-il observé, le peuple est rarement placé au cœur des processus de refondation politique. Il a estimé que la transition sans fin n’est ni une fatalité ni une simple erreur technique, mais le symptôme d’un système politique qui privilégie l’exception au droit et la gestion de crise à la vision de long terme.</p>



<p>« La vraie question n’est pas de savoir quand auront lieu les élections, a-t-il conclu, mais de comprendre qui a intérêt à ce que le peuple haïtien ne gouverne jamais pleinement son destin. »</p>



<p></p>



<p></p>



<p>Wilsonley SIMON</p>



<p>simonwilsonley35@gmail.com</p>
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		<title>Haïti : l’OEA demande l’abrogation du décret sur les « crimes de presse »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[RTMI]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Jan 2026 13:06:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[La Presse]]></category>
		<category><![CDATA[haïti]]></category>
		<category><![CDATA[Médias]]></category>
		<category><![CDATA[OEA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Bureau du Rapporteur spécial pour la liberté d’expression de l’Organisation des États américains (OEA) a appelé, dans un communiqué publié le 28 janvier 2026, les autorités haïtiennes à abroger le décret adopté en décembre 2025 relatif aux « crimes de presse ». Selon cette instance rattachée à la Commission interaméricaine des droits de l’homme [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Le Bureau du Rapporteur spécial pour la liberté d’expression de l’Organisation des États américains (OEA) a appelé, dans un communiqué publié le 28 janvier 2026, les autorités haïtiennes à abroger le décret adopté en décembre 2025 relatif aux « crimes de presse ». Selon cette instance rattachée à la Commission interaméricaine des droits de l’homme (CIDH), le texte comporte des dispositions incompatibles avec les standards interaméricains en matière de liberté d’expression et de protection du travail journalistique.</strong></p>



<p>Dans son communiqué, le Bureau du Rapporteur spécial indique que le décret adopté par le Conseil présidentiel de transition (CPT) introduit des infractions pénales liées à l’exercice de la liberté d’expression, notamment la diffamation, l’injure et la diffusion de contenus jugés susceptibles de troubler l’ordre public. Il précise que les peines prévues incluent des sanctions privatives de liberté pouvant aller jusqu’à trois ans de prison, ainsi que des amendes et d’autres mesures complémentaires. L’organe de l’OEA souligne que, dans le contexte actuel haïtien, marqué par une crise sécuritaire et institutionnelle, la presse joue un rôle central dans l’information du public et la dénonciation des violations des droits humains.</p>



<p>Le Bureau du Rapporteur spécial rappelle également que le décret a été adopté sans consultation préalable des organisations de journalistes, des médias ou des acteurs de la société civile. Il estime que ce cadre juridique est susceptible d’avoir un impact direct sur le travail des journalistes et appelle les autorités haïtiennes à garantir un environnement conforme aux obligations internationales du pays en matière de liberté d’expression.</p>



<p>Le décret en question a été adopté le 18 décembre 2025 par le Conseil présidentiel de transition et publié au&nbsp;<em>Moniteur spécial</em>&nbsp;n°73 du 31 décembre 2025. Dès son article premier, il indique avoir pour objet « d’encadrer l’exercice de la liberté d’expression » et de prévenir et réprimer les délits de diffamation et de presse. Le texte définit le champ d’application de ces infractions et précise les conditions dans lesquelles elles peuvent être poursuivies.</p>



<p>L’article 2 du décret établit une définition du journaliste fondée sur l’exercice professionnel, continu et rémunéré de l’activité, en lien avec une structure reconnue ou disposant d’une autorisation légale. Cette définition encadre formellement l’accès au statut de journaliste au regard du texte. Le décret rappelle par ailleurs, dans ses dispositions générales, que la liberté d’expression est garantie par la Constitution haïtienne et par les traités internationaux ratifiés par Haïti.</p>



<p>Cependant, le texte précise également que l’exercice de cette liberté peut être limité pour des motifs liés à l’ordre public, à la sécurité nationale, à la santé publique, à la protection de la jeunesse et aux valeurs sociales et patrimoniales. Il prévoit qu’en cas de guerre ou de circonstances exceptionnelles, certaines restrictions supplémentaires peuvent être appliquées.</p>



<p>Le régime des sanctions figure dans les chapitres consacrés aux infractions et aux peines. Le décret prévoit des peines allant de six mois à trois ans d’emprisonnement pour les délits de presse, assorties d’amendes dont le montant minimal est fixé à 100 000 gourdes. Des sanctions plus élevées sont prévues lorsque les faits concernent des autorités publiques, judiciaires ou administratives. Le texte introduit également des peines spécifiques pour les infractions visant l’Empereur Jean-Jacques Dessalines ou les héros de l’indépendance nationale, avec des sanctions pouvant atteindre dix ans d’emprisonnement et plusieurs millions de gourdes d’amende.</p>



<p>Le décret étend explicitement son application aux médias numériques, aux plateformes en ligne et aux réseaux sociaux. Il confie au Conseil national des télécommunications (CONATEL) un rôle dans la régulation de ces espaces et impose aux opérateurs et médias l’obligation de conserver et de transmettre aux autorités les données permettant d’identifier les auteurs de contenus faisant l’objet de poursuites. Il précise enfin que les preuves peuvent être constituées à partir de supports numériques et que les juridictions compétentes doivent statuer dans des délais définis.</p>



<p>Dans son communiqué, le Bureau du Rapporteur spécial pour la liberté d’expression de l’OEA appelle les autorités haïtiennes à retirer ce décret et à engager un processus conforme aux normes interaméricaines, incluant la participation des acteurs concernés. L’organisation rappelle que la liberté d’expression constitue un élément fondamental de l’État de droit et qu’elle doit être protégée, en particulier dans les périodes de transition politique.</p>



<p></p>



<p>RTMI</p>
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