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	<title>Archives des Opinion - Radio Télé Masseillan Info</title>
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	<lastBuildDate>Tue, 10 Mar 2026 22:34:35 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Archives des Opinion - Radio Télé Masseillan Info</title>
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	<item>
		<title>Comprendre la domination masculine envers les femmes au niveau du langage</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Feguerson THERMIDOR]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Mar 2026 22:33:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Société et genre]]></category>
		<category><![CDATA[Domination masculine]]></category>
		<category><![CDATA[Genre]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pendant des siècles, la femme a été placée dans une position de domination par rapport à l’homme. Dans de nombreuses sociétés, elle a été perçue comme inférieure, enfermée dans des rôles sociaux limités et soumise à des normes culturelles qui renforcent cette hiérarchie. Parmi les mécanismes qui contribuent à maintenir cette domination, le langage et [&#8230;]</p>
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<p>Pendant des siècles, la femme a été placée dans une position de domination par rapport à l’homme. Dans de nombreuses sociétés, elle a été perçue comme inférieure, enfermée dans des rôles sociaux limités et soumise à des normes culturelles qui renforcent cette hiérarchie. Parmi les mécanismes qui contribuent à maintenir cette domination, le langage et le discours occupent une place centrale.</p>



<p>Dans ce travail, l’accent est mis sur le rôle du discours dans la reproduction des inégalités entre les sexes. Le langage n’est pas neutre. Il participe activement à la construction des représentations sociales et peut contribuer à réduire la valeur accordée au sexe féminin. Les mots, les expressions et les idées véhiculées à travers les générations façonnent les mentalités et consolident parfois des rapports de pouvoir inégaux.</p>



<p>L’anthropologue français Paul Topinard a déclaré : « La femme est à l’homme ce que l’Africain est à l’Européen. »</p>



<p>Pour comprendre cette citation, il est nécessaire de la replacer dans son contexte historique. Pendant longtemps, la pensée européenne dominante considérait les populations africaines comme inférieures, justifiant ainsi leur exploitation et l’esclavage. Cette vision raciste reposait sur une hiérarchisation des races qui plaçait l’Européen au sommet et l’Africain au bas de l’échelle.</p>



<p>En établissant un parallèle entre la relation homme-femme et la relation Européen-Africain, cette citation traduit une logique de domination similaire. Elle suggère que la femme occupe une position subordonnée par rapport à l’homme, de la même manière que l’Africain a été historiquement placé dans une position d’infériorité face à l’Européen. Ce type de discours contribue ainsi à légitimer et à reproduire les inégalités entre les sexes.</p>



<p>Une autre citation souvent évoquée provient du philosophe grec Pythagore, qui aurait affirmé : « Il y a un principe bon qui a créé l’ordre, la lumière et l’homme, et un principe mauvais qui a créé le chaos, les ténèbres et la femme. »</p>



<p>Cette affirmation illustre également la manière dont certaines pensées philosophiques anciennes ont contribué à dévaloriser la femme. En associant l’homme à l’ordre et à la lumière, et la femme au chaos et aux ténèbres, ce discours renforce une représentation négative du féminin et consolide une vision hiérarchique entre les sexes.</p>



<p><strong>L’impact du discours</strong></p>



<p>Les discours ne disparaissent pas facilement. Ils se transmettent de génération en génération et continuent d’influencer les mentalités longtemps après leur formulation. Tant que ces discours persistent, les tensions et les inégalités entre hommes et femmes tendent à se reproduire.<br>Le langage devient ainsi un instrument puissant dans la construction des rapports sociaux. Il façonne les attentes, les rôles et les comportements attribués à chaque sexe.</p>



<p><strong>Le discours et les mécanismes culturels en Haïti</strong></p>



<p>En Haïti, certains discours et pratiques culturelles participent également à la dévalorisation des femmes. Un exemple significatif peut être observé dans la pratique liée aux « Ti Sentaniz ».</p>



<p>Dans certaines familles confrontées à la pauvreté ou à de grandes difficultés économiques, il arrive que les parents envoient un enfant vivre chez une famille plus aisée afin qu’il y soit pris en charge. Cependant, le choix se porte très souvent sur une fille plutôt que sur un garçon.</p>



<p>Cette réalité soulève une question importante : pourquoi s’agit-il le plus souvent d’une fille et non d’un garçon ?</p>



<p>La réponse se trouve en partie dans les représentations sociales profondément ancrées dans la culture. En Haïti, les tâches domestiques sont traditionnellement associées aux femmes. Ainsi, envoyer une fille dans une famille plus aisée signifie souvent qu’elle sera chargée des travaux ménagers.</p>



<p>Cette pratique montre comment les rôles attribués aux sexes sont construits dès le plus jeune âge. Elle contribue également à creuser le fossé entre hommes et femmes en assignant à la fille une position de service et de dépendance.</p>



<p>Les proverbes et les expressions populaires participent aussi à cette construction sociale. L’expression créole : « Ti fi ki pa konn fè manje rete kay manman w »</p>



<p>Ce type de discours façonne l’identité des filles dès leur enfance. Il leur impose une responsabilité domestique considérée comme naturelle et incontournable. À travers ces paroles répétées dans la vie quotidienne, la société transmet l’idée que la valeur d’une femme est étroitement liée à sa capacité à accomplir certaines tâches.</p>



<p>Ainsi, le langage devient un vecteur puissant de reproduction des inégalités entre les sexes. Les discours, les proverbes et les pratiques culturelles contribuent à construire et à maintenir des rapports de pouvoir qui placent souvent la femme dans une position de subordination.</p>



<p></p>



<p>Feguerson THERMIDOR<br>ecrivainfeguersonthermidor@gmail.com</p>



<p></p>
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		<title>Haïti : quand la haine s’invite dans les « lives » des artistes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[James ANTOINE]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Mar 2026 20:59:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[La Vigie Universitaire]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Facebook]]></category>
		<category><![CDATA[haïti]]></category>
		<category><![CDATA[Instagram]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>
		<category><![CDATA[TikTok]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En Haïti, les réseaux sociaux occupent aujourd’hui une place centrale dans la formation de l’opinion publique. Les artistes, en raison de leur visibilité et de leur influence symbolique, y interviennent régulièrement à travers des diffusions en direct qui rassemblent un large public. Ces espaces numériques, initialement dédiés au divertissement et aux échanges culturels, sont devenus [&#8230;]</p>
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<p>En Haïti, les réseaux sociaux occupent aujourd’hui une place centrale dans la formation de l’opinion publique. Les artistes, en raison de leur visibilité et de leur influence symbolique, y interviennent régulièrement à travers des diffusions en direct qui rassemblent un large public. Ces espaces numériques, initialement dédiés au divertissement et aux échanges culturels, sont devenus de véritables arènes de débat social. Dans un contexte marqué par l’insécurité, la fragilité institutionnelle et la polarisation des discours, les paroles prononcées en ligne ne sont jamais neutres : elles participent à la construction des normes et à la définition des frontières du «vivre-ensemble».</p>



<p>Ces déclarations calomnieuses visant des personnes en raison de leur orientation sexuelle soulèvent ainsi une interrogation centrale : comment les discours à prétention homophobes tenus par certains artistes haïtiens dans les directs (live) sur les réseaux sociaux participent-ils à la production et à la légitimation d’un ordre de genre excluant ? Plus précisément, en quoi ces prises de parole contribuent-elles à hiérarchiser les vies et à exclure symboliquement certaines personnes de la pleine reconnaissance citoyenne ? Comment la confusion fréquente entre sexe biologique, genre et orientation sexuelle participe-t-elle à la naturalisation de l’hétérosexualité comme norme dominante ? Enfin, dans quelle mesure la référence à la liberté d’expression peut-elle servir à justifier ou à banaliser des formes de violence symbolique ?</p>



<p>Pour répondre à ces interrogations, cette étude adopte une approche qualitative ancrée dans la sociologie critique du genre. Elle s’appuie sur l’analyse d’extraits de déclarations publiques prononcées lors de diffusions en direct sur TikTok, Facebook et Instagram. Le corpus est constitué de propos explicitement stigmatisants ou violents, examinés à travers une analyse du discours attentive aux registres lexicaux mobilisés (pathologisation, purification, menace) et éclairée par les apports de la sociologie féministe matérialiste française (Delphy, 1998 ; Mathieu, 1991) ainsi que par une perspective socio-juridique sur les tensions entre liberté d’expression et protection de la dignité humaine (Lochak, 2007). L’objectif n’est pas de juger des individus, mais de comprendre les mécanismes sociaux par lesquels certains discours contribuent à renforcer des normes de genre excluantes dans l’espace public numérique haïtien.</p>



<p><strong>Analyse des discours à prétention homophobes dans les directs</strong></p>



<p>Sur TikTok, Facebook et Instagram, les « lives » d’artistes attirent chaque soir des milliers d’internautes, haïtiens, dans la majeure partie. Au départ, il est question de musique, d’actualité culturelle ou de débats de société. Cependant, certains directs basculent rapidement vers des propos d’une extrême gravité.</p>



<p>Lors d’une diffusion récente, un artiste a déclaré : « Si mon fils devient homosexuel, je préfère le voir mort. » Quelques instants plus tard, un autre intervenant a ajouté : « Ces gens-là méritent d’être éliminés. »</p>



<p>Ces déclarations ne peuvent être réduites à de simples excès de langage. En effet, elles opèrent une hiérarchisation radicale des vies. En affirmant qu’un individu « mérite » la mort ou l’élimination, le locuteur retire symboliquement à la personne visée sa qualité de sujet digne de protection. Comme l’a montré Lochak (2007), l’universalité des droits repose sur l’égalité en dignité. Dès lors, lorsque certains individus sont présentés comme éliminables, c’est le principe même de cette universalité qui se trouve fragilisé. Ainsi, le discours devient un acte de désaffiliation symbolique : il place une catégorie de personnes en dehors de la communauté morale et juridique.</p>



<p>Un rappeur se revendiquant de «&nbsp;old school&nbsp;» &nbsp;a affirmé : « L’homosexualité est une maladie qu’il faut éradiquer. » « Il faut nettoyer le pays de ces pratiques » a-t-il ajouté sur un ton sévère.</p>



<p>Le registre lexical mobilisé est, ici, particulièrement révélateur. En effet, les termes « maladie », « éradiquer » et « nettoyer » appartiennent au vocabulaire médical et hygiéniste. Par conséquent, ils construisent l’homosexualité comme une menace pour le corps social, qu’il conviendrait de traiter, voire de purifier. Dans la perspective matérialiste développée par Delphy (1998), le genre constitue un système de rapports sociaux fondé sur la domination masculine et l’hétérosexualité obligatoire. Dès lors, qualifier l’homosexualité de pathologie participe à la naturalisation de l’ordre hétérosexuel : ce qui s’en écarte est défini comme anormal, déviant, voire dangereux. Autrement dit, la rhétorique de l’éradication ne vise pas seulement des pratiques ; elle contribue à protéger un ordre social hiérarchisé.</p>



<p>Cette logique de purification renvoie également aux mécanismes de construction symbolique des catégories sexuelles. À cet égard, Mathieu (1991) a montré que les différences de sexe et de genre ne sont pas de simples données biologiques, mais des constructions sociales et symboliques. Or, le langage constitue précisément l’un de ces dispositifs. En nommant certains comportements « contre nature » ou « malades », le discours réaffirme les frontières du masculin et du féminin légitimes. Ainsi, il rappelle à l’ordre celles et ceux qui transgressent la norme dominante.</p>



<p>Par ailleurs, le ton s’est fait plus menaçant : « Si j’en vois un dans mon quartier, je saurai quoi faire. » Enfin, certains ont invoqué la religion pour appuyer leurs propos : « Dieu nous demande de les punir. »</p>



<p>À ce stade, la parole franchit un seuil supplémentaire. Elle ne se contente plus de juger ; elle suggère l’action. En ce sens, la menace implicite transforme le discours en potentiel déclencheur de violence. De plus, l’invocation de la religion confère à cette menace une légitimité supérieure, en la présentant comme conforme à une volonté transcendante. Par conséquent, l’opinion individuelle tend à se transformer en injonction morale collective.</p>



<p>Comme l’a analysé Fassin (2008), les controverses autour de la sexualité dépassent largement la sphère privée ; elles engagent une définition de la citoyenneté et de l’appartenance nationale. Ainsi, lorsque des figures publiques présentent certaines personnes comme moralement punissables ou socialement indésirables, elles contribuent à restreindre symboliquement leur accès à la pleine citoyenneté. En d’autres termes, le débat sur l’homosexualité devient un débat sur les conditions mêmes de l’appartenance à la communauté nationale.</p>



<p><strong>Une rhétorique homophobe qui banalise la violence</strong></p>



<p>D’une part, plusieurs artistes revendiquent leur liberté d’expression. D’autre part, ils semblent ignorer que, dans toute société démocratique, cette liberté trouve sa limite là où commence l’incitation à la violence. En effet, comme l’a rappelé Lochak (2007), la liberté d’expression doit toujours être conciliée avec la protection des droits fondamentaux et de la dignité des personnes. Ainsi, revendiquer sa parole ne peut justifier la production de discours qui dénient la valeur de certaines vies.</p>



<p>Les droits humains reposent sur le principe d’égalité en dignité de toutes et tous. Or, affirmer que certains « méritent d’être éliminés » constitue une négation symbolique de ce principe fondamental. Du point de vue sociologique, ces propos traduisent une<em> </em><strong><em>hiérarchisation implicite des vies</em></strong><em> </em>: certaines existences sont présentées comme moins légitimes ou socialement indésirables. Comme le rappellent Delphy (1998) et Mathieu (1991), le genre et les catégories sexuelles sont des constructions sociales et symboliques, servant à organiser la hiérarchie sociale et à légitimer certaines formes de domination. Les propos homophobes analysés participent ainsi à reproduire ces rapports de pouvoir.</p>



<p>Par ailleurs, les débats révèlent une confusion persistante entre sexe biologique, genre et orientation sexuelle. Selon Fassin (2008), présenter l’homosexualité comme une « anomalie » ou une « menace » permet de naturaliser l’ordre hétérosexuel et d’exclure symboliquement celles et ceux qui s’en écartent. Ainsi, la parole publique participe à la<strong><em> </em></strong><em>reproduction des normes dominantes</em><strong><em>.</em></strong></p>



<p>Qualifier l’homosexualité de « maladie » ne relève pas seulement d’une incompréhension scientifique ; il s’agit d’un <em>discours normatif</em> qui déplace la question des droits humains vers celle de la correction sociale. Comme le montrent Delphy (1998) et Mathieu (1991), la pathologisation des minorités sexuelles est un outil symbolique pour maintenir les hiérarchies sociales existantes.</p>



<p>L’analyse des propos diffusés révèle l’usage systématique d’un vocabulaire d’exclusion. Premièrement, les termes « éliminer », « éradiquer » et « nettoyer » relèvent d’un champ lexical de suppression, contribuant à <em>déshumaniser symboliquement</em> les personnes visées. Deuxièmement, des formules comme « je préfère le voir mort » ou « je saurai quoi faire » suggèrent une légitimation implicite de la violence. Troisièmement, l’invocation de la religion transforme une opinion individuelle en <em>injunction morale collective</em>, renforçant le poids symbolique de ces discours.</p>



<p>En définitive, ces prises de parole participent à la <em>banalisation de l’homophobie</em>, construisent l’idée d’un « ennemi intérieur » et alimentent un climat de stigmatisation. Elles montrent comment le langage et le pouvoir se combinent pour reproduire des normes de genre et de sexualité dominantes.</p>



<p>Une fois le direct terminé, l’écran devient noir. Mais les paroles, elles, restent. Comme nous avons montré à travers notre analyse, ces déclarations publiques ne sont pas de simples opinions ; elles participent à la construction d’un ordre social et symbolique où certaines vies sont hiérarchisées et certaines identités exclues. En Haïti, les discours homophobes diffusés sur les réseaux sociaux révèlent comment le langage peut légitimer la violence, renforcer les normes de genre dominantes et naturaliser l’hétérosexualité comme norme sociale et politique.</p>



<p>À l’ère numérique, un mot prononcé devant des milliers d’abonnés peut devenir une norme implicite. Cela interroge non seulement la liberté d’expression, mais aussi la responsabilité sociale des figures publiques et des communautés numériques dans la production et la circulation des normes.</p>



<p>Ainsi, au-delà de la dénonciation des propos eux-mêmes, cette analyse ouvre une nouvelle perspective : il s’agit d’envisager les « lives » et les réseaux sociaux comme des espaces où se négocient activement les normes sociales, les rapports de pouvoir et la reconnaissance des droits humains. La question n’est plus seulement de contrôler les paroles, mais de construire collectivement une culture numérique qui défende la dignité de toutes et tous, et qui permette de transformer les espaces virtuels en lieux de coexistence respectueuse plutôt qu’en instruments de stigmatisation et de violence symbolique.</p>



<p>Auteur&nbsp;: James ANTOINE</p>



<p><strong>Références</strong></p>



<p>DELPHY, C. (1998). <em>L’ennemi principal</em>. Paris : Syllepse.</p>



<p>FASSIN, É. (2008). <em>L’inversion de la question homosexuelle</em>. Paris : Éditions Amsterdam.</p>



<p>LOCHAK, D. (2007). <em>Le droit et les paradoxes de l’universalité</em>. Paris : Presses universitaires de France.</p>



<p>MATHIEU, N.-C. (1991). <em>L’anatomie politique : Catégorisations et idéologies du sexe</em>. Paris : Côté-femmes.</p>



<p></p>
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		<title>Recrudescence des kidnappings à Delmas : le cri d’alarme de Jean-Némy Forrelus</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jean-Némy Forrelus]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 Feb 2026 17:41:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Libres pensées]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Delmas]]></category>
		<category><![CDATA[Kidnapping]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La commune de Delmas est aujourd’hui au cœur d’une crise sécuritaire sans précédent. Les actes d’enlèvement et de violence liés aux groupes armés se multiplient, provoquant peur, désarroi et paralysie sociale. Ce phénomène n’est plus rare : il est devenu systématique et touche toutes les couches de la population. Les dernières données disponibles montrent que [&#8230;]</p>
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<p>La commune de Delmas est aujourd’hui au cœur d’une crise sécuritaire sans précédent. Les actes d’enlèvement et de violence liés aux groupes armés se multiplient, provoquant peur, désarroi et paralysie sociale. Ce phénomène n’est plus rare : il est devenu systématique et touche toutes les couches de la population.</p>



<p>Les dernières données disponibles montrent que la situation est inquiétante et même tragique. Le kidnapping n’est plus un acte ponctuel, il est devenu un instrument central de contrôle et de revenus pour les gangs armés qui sévissent dans la capitale et ses environs, y compris dans plusieurs quartiers de Delmas.&nbsp;</p>



<p>Plus récemment, sur le trimestre d’octobre à décembre 2025, au moins 156 personnes ont été enlevées par des gangs armés à travers le pays, portant à 647 le total des kidnappings documentés pour cette seule année, d’après un rapport officiel sur la violence et les violations des droits humains.</p>



<p>Dans la même période, plusieurs cas d’enlèvements ont été signalés directement dans la commune de Delmas, notamment dans les secteurs de Delmas 31, Delmas 65 et Delmas 75 – avec des hommes, des femmes et même des jeunes filles pris en otage par des individus lourdement armés.</p>



<p>Depuis environ deux semaines, une recrudescence préoccupante des enlèvements est signalée dans la commune de Delmas, notamment dans les zones de Delmas 31 et Delmas 75. Des sources concordantes font état de citoyens de profils variés récemment pris pour cible : juges, avocats, employés de banque, mais aussi de simples habitants arrachés à leur quotidien. Cette nouvelle vague d’enlèvements ravive un sentiment d’insécurité déjà profondément enraciné.</p>



<p><strong>Un climat de violence qui dépasse les chiffres</strong></p>



<p>Au-delà des kidnappings, l’augmentation de la violence armée touche tout le pays. En 2024, les gangs ont été responsables de milliers de morts et de nombreux enlèvements, avec plus de 5 600 personnes tuées et des milliers d’autres blessées ou kidnappées à travers Haïti, selon un rapport des Nations unies.</p>



<p>Ces chiffres ne captent qu’une partie de la souffrance réelle, car de nombreux cas d’enlèvements ne sont jamais signalés à cause de la peur ou de l’absence de réponse institutionnelle.&nbsp;</p>



<p>Ce ne sont pas des statistiques abstraites : ce sont des vies humaines : Parents qui accompagnent leurs enfants à l’école chaque matin avec l’angoisse de ne pas savoir s’ils reverront leurs familles.</p>



<p>Élèves et enseignants qui craignent de traverser certains quartiers. Marchands, employés, chauffeurs et professionnels exposés quotidiennement à des attaques et à des prises d’otages. Des familles entières plongées dans l’incertitude en attendant des nouvelles d’un proche disparu ou retenu en captivité.</p>



<p>Chaque enlèvement est un traumatisme dont les effets s’étendent bien au-delà des victimes directes : il frappe le moral et la liberté de toute une communauté.&nbsp;</p>



<p><strong>Le devoir des autorités et la responsabilité collective</strong></p>



<p>La sécurité des citoyens est un droit fondamental et une responsabilité constitutionnelle de l’État haïtien. Dans ce contexte,&nbsp;<strong>le silence ou l’inaction des autorités locales face à l’insécurité croissante à Delmas est non seulement inquiétant mais inacceptable.</strong></p>



<p>Il est impératif que :</p>



<p>Les forces de sécurité soient renforcées et déployées efficacement dans les zones à risque. La Police nationale d’Haïti et les autorités gouvernementales communiquent clairement sur les mesures prises et les résultats obtenus. Les systèmes de signalement et de protection des victimes soient mis en place et réellement opérationnels.</p>



<p>Aujourd’hui, nous ne pouvons plus tolérer que nos enfants, nos enseignants, nos parents et nos voisins deviennent des cibles.</p>



<p>Je lance un appel solennel :</p>



<p>Aux autorités locales et nationales, pour qu’elles assument pleinement leurs responsabilités.</p>



<p>Aux forces de l’ordre, pour qu’elles agissent avec détermination et transparence.</p>



<p>Aux organisations communautaires et à la société civile, pour renforcer la vigilance et l’entraide.</p>



<p>À chaque citoyen, pour rester informé, solidaire et engagé dans la lutte contre l’insécurité.</p>



<p>Parce que la sécurité n’est pas un privilège, c’est un droit pour tous.</p>



<p><strong>Jean-Némy FORRELUS</strong></p>



<p>Juriste – Présentateur</p>



<p>Espas jèn yo / Haïti Autrement</p>
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		<title>Quel cynisme ! Personne n&#8217;a haussé le ton en faveur du respect des droits et de la dignité humaine</title>
		<link>https://radiotelemasseillaninfo.com/quel-cynisme-personne-na-hausse-le-ton-en-faveur-du-respect-des-droits-et-de-la-dignite-humaine/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Louimann Macéus]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Feb 2026 19:38:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Libres pensées]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[haïti]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans un contexte politique complexe et compliqué dans lequel le pays traverse l&#8217;un des moments les plus tristes de son histoire, l&#8217;accent devrait être mis sur l&#8217;intérêt général de la nation. Mais malheureusement, en dépit des défis sociaux, environnementaux, économiques et des violations systématiques des droits fondamentaux, la lutte pour le pouvoir demeure amère. Un [&#8230;]</p>
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<p>Dans un contexte politique complexe et compliqué dans lequel le pays traverse l&rsquo;un des moments les plus tristes de son histoire, l&rsquo;accent devrait être mis sur l&rsquo;intérêt général de la nation. Mais malheureusement, en dépit des défis sociaux, environnementaux, économiques et des violations systématiques des droits fondamentaux, la lutte pour le pouvoir demeure amère.</p>



<p>Un contexte marqué par une insécurité grandissante, un chômage croissant, des violences sexuelles,&nbsp; la famine, décrochage scolaire, violences armées, promiscuité, prostitution et ainsi les nombreuses personnes déplacées de leurs domiciles pour des raisons que celles et ceux qui ont la responsabilité ont encouragées.&nbsp;</p>



<p>Oui , ils en encouragent. Pourquoi jusqu&rsquo;à présent, après plus d&rsquo;un an, aucune mesure n&rsquo;est toujours prise pour aborder la question du droit à l&rsquo;alimentation ?&nbsp; Autant de familles souffrent d&rsquo;une faim chronique sous les yeux passifs de celles et ceux qui occupent les hautes fonctions de l&rsquo;État.</p>



<p>Pourquoi autant de filles s&rsquo;initient si activement dans la prostitution?&nbsp; Autant de jeunes garçons rejoignent les bandes armées, cela ne vous attire pas l&rsquo;attention? Autant de jeunes après tant d&rsquo;années sacrifiées sont malheureusement devenus ce qu&rsquo;ils ne voulaient pas être par le laxisme, par l&rsquo;insouciance des autorités établies.</p>



<p><strong><em>Mais on a grandement ignoré que l&rsquo;interdépendance des droits humains reste un fait&nbsp; réel et peut entraîner&nbsp;exactement des conséquences.</em></strong></p>



<p>L&rsquo;interdépendance des droits traduit une parfaite liaison ou l&rsquo;indivisibilité des droits sociaux, politiques, économiques ou culturels. Ce qui fait que, quand un droit est piétiné ou violé, cela entraîne la violation des autres de manière automatique. On peut prendre l&rsquo;exemple du droit au travail.</p>



<p>Lorsqu&rsquo;on est au chômage, on risque de ne pas pouvoir payer un logement, d&rsquo;où la violation du droit à un logement décent. La famille ne pourra pas se nourrir, les enfants risquent de ne pas pouvoir se rendre à l&rsquo;école, d&rsquo;où la violation du droit de l&rsquo;enfant à l&rsquo;éducation, etc.&nbsp;</p>



<p>Donc, c&rsquo;est un système qui doit être protégé. Et tout a été dit et écrit non seulement dans la Constitution haïtienne, mais aussi à travers la déclaration universelle des droits de l&rsquo;homme et les autres conventions et traités internationaux que Haïti a signés et ratifiés.&nbsp;</p>



<p>Dans un pareil cas, on peut se demander, est-ce une question de méconnaissance, d&rsquo;ignorance ou d&rsquo;incapacité à agir ou prendre des décisions fermes?&nbsp;</p>



<p>Malheureusement, l&rsquo;Office de Protection du Citoyen (OPC) qui devait jouer le rôle avant-gardiste , dénonciateur des actes de violation systématique des droits humains, se laisse emporter par des dossiers particuliers. Or les droits humains à travers l&rsquo;une des caractéristiques fondamentales sont Universalité et droits à être garantis en tant et en tout lieu sans discrimination de race, de couleur, de religion ou de provenance sociale.&nbsp;</p>



<p>En tant que citoyen engagé, avocat, défenseur des droits de l&rsquo;homme et responsable d&rsquo;organisation, je crois qu&rsquo;il est inconcevable voire inacceptable que la dignité humaine soit si bafouée et piétinée par celles et ceux qui gardent les rênes de l&rsquo;État.&nbsp;</p>



<p>Pourtant, percevoir des fonds publics, des actes de corruption, déstabiliser les institutions publiques, seraient entre autres des mécanismes essentiels mis en action pour asseoir leurs ambitions. Par conséquent, je veux hausser le ton pour le respect des droits humains en Haïti comme je l&rsquo;ai toujours fait. Il faut des décisions claires et faisables à travers l&rsquo;élaboration des politiques publiques des droits de l&rsquo;homme.</p>



<p>J&rsquo;interpelle la conscience citoyenne de chacun, particulièrement celles et ceux qui occupent les fonctions de grandes responsabilités pour prioriser une approche&nbsp; basée sur le respect des droits humains .</p>



<p>Mèt Macé, Neg Dwa Moun nan. <br></p>



<p>Me Louimann MACÉUS, Av<br>Président de l&rsquo;Organisme de Défense de Droits Humains ECCREDHH.<br>Membre Amnesty International.<br>Formation Spécialisée en Droits Humains &amp; Droit Int Humanitaire (CUHD/Genève)<br>Formation Spécialisée en Politique Publique des Droits Humains a IPPDH/OEA/MERCSUR/CIDH)<br>Ex-Point Focal OSI-HAÏTI (Objectifs Sciences internationales)</p>



<p></p>
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		<title>Étudiant-militant : une nouvelle tentative de noyer la pensée critique au sein des universités en Haïti</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Dorisca Wesly]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Feb 2026 17:41:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[La Vigie Universitaire]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Étudiant -militant]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il est tout à fait courant, dans l’environnement universitaire, qu’un étudiant ou un professeur soit affublé du qualificatif de militant. C’est ainsi que le discours de l’étudiant-militant commence à prendre place dans les discussions irréversiblement académiques : les séances de cours, les rapports inter-étudiants, ainsi que les relations entre étudiants et personnels administratifs. Il est [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Il est tout à fait courant, dans l’environnement universitaire, qu’un étudiant ou un professeur soit affublé du qualificatif de militant. C’est ainsi que le discours de l’étudiant-militant commence à prendre place dans les discussions irréversiblement académiques : les séances de cours, les rapports inter-étudiants, ainsi que les relations entre étudiants et personnels administratifs. Il est parfois utilisé comme un moyen d’attaquer ou de repousser l’autre. D’entrée de jeu, l’attribution du qualificatif de militant tient compte des rapports et de cet espace par le biais d’une mise en discours tendant vers des attributions et représentations péjoratives. Toutefois, on peut remarquer que cette étiquette n’est pas attribuée à tous-tes les étudiant·es, mais bien au contraire à une catégorie d’étudiant·es jugée, parfois, en fonction de leurs démarches académiques et théoriques, de leurs positions idéologiques et de leurs discours sur le fonctionnement de l’espace universitaire auquel ils sont attachés.</p>



<p>Il arrive même parfois que le travail d’un·e étudiant·e ne soit pas apprécié à sa juste valeur du fait qu’il mobilise un auteur ou une théorie dont on ne veut plus entendre parler. À cet effet, l’étudiant-militant est perçu comme un élément gênant à la fois pour l’espace et pour ses autres camarades, comme si le fait de critiquer la mauvaise gouvernance de l’espace académique, d’exiger des cours de qualité et des bibliothèques constituait un crime que l’université s’adonne à pourchasser à tout prix.</p>



<p>Dès lors, dans le cadre de cet article, notre objectif, en termes d’intérêt, vise à analyser le rôle de ce discours au sein de l’université sans nier ces interrogations complexes : le discours de l’étudiant-militant serait-il une réfutation catégorique de la pensée critique au sein de l’université ? Comment ce qualificatif participe-t-il à la réduction de l’étudiant en un simple sujet idéologique, dénué de tout esprit critique scientifique ? D’abord, la première partie de cette discussion sera consacrée à montrer les cheminements de construction d’un discours devenu dominant au sein de l’université, sa finalité et ses conséquences. Ensuite, nous aborderons la mission de l’université, une discussion qui sera faite en deux moments, à savoir : l’université dans sa mission de production de savoir critique et l’université dans sa mission politique.</p>



<p><strong>Le discours dominant</strong>&nbsp;</p>



<p>Le terme militant dans un contexte universitaire peut s’aborder de diverses façons en tenant compte des nuances dont il charrie. Son utilisation première vient du latin (militia) ; il sert à désigner à l’origine celui qui combat, qui lutte &#8211; parfois dans des luttes armées &#8211; pour se défendre ou, du moins, imposer ses idées. D’un point de vue historique, au sein des milieux universitaires, le terme étudiant-militant commence à être utilisé surtout à partir des années 1960, à l’époque de l’implication active des étudiant·e·s dans des luttes pour la démocratisation, l’anticolonialisme et les réformes universitaires. Dans le cas d’Haïti, nous pouvons remonter avant 1960, car depuis 1929 les étudiant·e·s ont participé activement à des luttes contre l’occupation américaine d’Haïti, organisé des journées de grève et des mouvements de protestation contre la mauvaise gouvernance et les ingérences politiques.</p>



<p>Pour une tentative de définition, Julien Faessel, à partir d’un texte intitulé Le militantisme étudiant à Toulouse : l’engagement en question, a pris soin de définir le militant comme celui qui combat, qui lutte, qui cherche par l’action à faire triompher ses idées, ses opinions, qui défend activement, qui milite dans une organisation, un parti, un syndicat. Ainsi, en tenant compte du militantisme dans un contexte estudiantin, celui-ci fait référence aux engagements pris par l’étudiant·e en vue de promouvoir certaines valeurs, défendre des causes sociales ou politiques dont l’espace universitaire n’est pour lui qu’un terrain d’expérience et de prise de position.</p>



<p>Un autre facteur important à prendre en considération chez l’étudiant-militant repose dans sa démarche académique et de formation intellectuelle, d’où ce dernier se manifeste par un esprit critique aiguisé, une recherche de compréhension et d’analyse des problèmes sociaux dont l’intérêt porte à transformer la réalité. Du coup, l’acte de penser devient important pour celui-ci, car cela l’implique à faire une articulation dialectique entre théorie et pratique. L’espace d’étude est l’endroit où l’étudiant prend connaissance des théories. Foucault nous invite à penser les rapports qui existent entre théorie et pratique, mais, dans le cadre de notre travail, l’accent est plutôt mis sur les travaux de Louis Althusser. La production des savoirs, dit-il, est faite de pratique sociale ; l’étudiant, lui, est appelé à penser en fonction des démarches théoriques et scientifiques. Pour Harold Garfinkel, sociologue américain, les étudiant·e·s militant·e·s ne sont pas des idiot·e·s culturels·les, mais bien au contraire, ils sont en mesure de prendre distance aux pratiques et aux vécus afin de soumettre une analyse critique en appliquant la neutralité axiologique. De ce fait, c’est à partir de ces considérations sur l’étudiant-militant que s’assoit notre analyse au regard des auteurs qui travaillent sur la question dans le but de comprendre les retombées du discours étudiant-militant au sein même de l’université. Ainsi, on peut se demander que devient l’acte de pensée compte tenu de l’utilisation faite par le discours étudiant-militant à l’université ?</p>



<p>Notre première considération, vue avec Julien Faessel et Harold Garfinkel, vise à montrer un regard appréciatif de l’étudiant-militant ; a priori, ce regard n’est pas tout à fait dominant à l’université en Haïti. Quand on colle le qualificatif de militant à un·e étudiant·e, il·elle est plutôt perçu·e comme celui ou celle qui dérange tout, qui perturbe, qui participe à créer des situations pouvant paniquer ou paralyser le bon fonctionnement de l’établissement. Cela nous permettra de revenir vers notre dernière interrogation visant à comprendre l’action de penser dans un environnement répulsif pour une catégorie bien spécifique, compte tenu du postulat stipulant que l’étudiant est appelé à penser, analyser, comprendre afin de produire des réflexions en vue d’aider sa communauté. À cet effet, l’action de penser peut être saisie dans une logique dualiste prenant en compte deux angles : une pensée critique dominée, une pensée simple dominante. Pour ce faire, nous aborderons chacune séparément en montrant les mécanismes par lesquels une pensée devient dominante au détriment d’une autre.</p>



<p>Desbiens (1999) définit la pensée critique comme la liberté de douter, d’interroger, de critiquer et de s’exprimer. Au lieu de se laisser aller à la facilité, ce dernier nous invite à réfléchir, à éviter le superficiel. La pensée dite critique favorise l’analyse objective de n’importe quelle affirmation, source de croyance, afin d’en évaluer la précision, la vérité ou la valeur. Avec Vallejo-Gomez, la pensée critique tend à se rapprocher de la notion de pensée complexe étudiée par Edgar Morin. C’est une pensée qui relie &#8211; elle est donc contre l’isolement des objets de connaissance &#8211; restitue les connaissances en disciplines et les compartiments dans leur contexte et, si possible, dans la globalité dont ils font partie. Cette pensée exige d’en assumer les contradictions et l’incertitude et de développer une approche multidimensionnelle en intégrant le dialogue entre l’ordre et le désordre, le simple et le complexe, pour une connaissance plus complète de la réalité.</p>



<p>&nbsp;Par ailleurs, la pensée simple, de son côté, est définie comme le fait de prendre en compte seulement ce qui apparaît comme une évidence ou une vérité : on ne remet pas en cause les événements et on considère comme un fait acquis l’impression dominante. Dans les démarches académiques, on parle souvent d’une pensée qui ne remet pas en question, aussi appelée pensée non critique, naïve ou conformiste. Elle se fonde sur des impressions immédiates, des interprétations superficielles de la réalité, des croyances communes ou des idées simplifiées, d’où le fait que l’acte d’analyser, de questionner pour comprendre est mis au second plan.</p>



<p>Le réalisme naïf est l’un des concepts les plus utilisés académiquement pour décrire cette façon de penser. Utilisé en psychologie populaire, en psychologie cognitive ou en philosophie de l’esprit, le réalisme naïf désigne une structure cognitive spontanée qui vise à interpréter le monde et les faits hors de toute rigueur et d’analyse correcte, mais plutôt à partir d’une interprétation qui se construit sur l’intuition du sens commun. Pour Kurt Lewin, en état de réalisme naïf, l’étudiant tend à percevoir le monde tel qu’il se présente ; les perceptions naïves tendent à devenir objectives. Jean Piaget nous dit que cette forme d’interprétation n’est qu’une compréhension brute de la réalité, souvent sans distinction entre subjectivité et objectivité. Dans les travaux cognitifs et philosophiques de Dennett et Churchland, cette façon de penser est constituée comme une heuristique non réfléchie dont les limites reposent sur une absence accrue de sens critique, et où les rudiments perceptuels sont considérés comme des réalités objectives.</p>



<p>Pour revenir à notre préoccupation principale, la pensée simple analysée dans les paragraphes précédents s’est constituée comme une échappatoire pour tout.e étudiant.e qui veut fuir le discours étudiant-militant ; par ailleurs, elle s’est érigée en pensée dominante. L’étudiant.e ne fuit pas simplement le qualificatif, mais il fuit aussi tout ce qui peut le relier à ce discours, et il-elle tend à devenir l’étudiant.e préféré.e de certains professeurs, camarades et dirigeants conservateurs hostiles à toute forme de transformation progressiste. À mesure que ce discours produit des préférés, des étudiant.e.s privilégié.e.s simplement par le fait de répondre à une logique dominante et pacificatrice, il produit aussi des marginaux, des exclus.</p>



<p>En conséquence, l’étudiant.e préféré.e et privilégié.e ne remet plus en question : il ne questionne pas la façon dont les cours sont dispensés, la qualité des professeurs, les programmes d’études, pas même la mauvaise gestion académique et administrative qui est souvent à l’œuvre dans les espaces d’études (faculté). Ce discours est devenu dominant car il est instrumentalisé, orienté et produit dans des mécanismes de rapports de pouvoir. Pour citer Foucault (1971) dans L’ordre du discours : « Dans toutes les sociétés, la production des discours est à la fois contrôlée, sélectionnée, organisée et distribuée par un certain nombre de procédures qui ont pour rôle de conjurer les pouvoirs. » Marx et Engels nous invitent à comprendre que les idées dominantes ne sont pas neutres, mais qu’elles découlent directement des rapports sociaux. Dans les théories de l’hégémonie de Gramsci sur l’étude du discours dominant, la domination d’un discours ou d’une pensée ne repose pas uniquement sur la contrainte, mais sert également les intérêts de ceux qui le contrôlent, en l’occurrence l’intérêt du groupe qui contrôle le discours.</p>



<p>En conséquence, pour paraphraser Marcuse (1964) dans ses critiques contre la modernité instrumentalisée, l’université ne fait que produire des étudiant.e.s unidimensionnel.le.s. Ceci s’explique par le fait que l’étudiant.e est inséré.e dans un environnement d’étude où la pensée critique et la capacité de remise en question sont étouffées dans un jeu de bon enfant conformisme et une conscience soumise qui ne fait que consommer pour reproduire. L’étudiant.e, dans ses modes de réflexion, est aussi standardisé.e vers une pensée unifiée et automatique, influencée par un conformisme idéologique et des normes sociales préétablies dont la conformité est plutôt privilégiée que l’analyse critique.</p>



<p><strong>Retour sur la mission de l’université : mission critique et mission politique</strong></p>



<p>L’un des travaux qui abordent la mission de l’université en Haïti est celui réalisé par Jean Rony Gustave dans son texte intitulé L’Université en Haïti face à sa mission de service à la communauté, dans lequel l’auteur fait mention de trois missions principales de l’université, à savoir : mission d’enseignement, mission de recherche et service à la communauté. L’université n’y est pas mentionnée comme un espace de production de savoir critique. Ces trois missions tendent à réduire l’université à son utilisation traditionnelle ; pourtant, dans le contexte d’émergence des universités dans le monde contemporain, il est tout à fait nécessaire d’en redéfinir la mission en vue d’en explorer une utilité plus large. C’est ainsi que nous n’allons pas aborder l’université dans la vision traditionnelle courante, mais bien au contraire selon deux aspects : l’université dans sa mission critique et l’université comme lieu de construction de la conscience politique.</p>



<p>Patry (1975) voit dans la critique une fonction importante dont l’université doit s’assurer, raison pour laquelle il pose la question : que faut-il entendre par critique lorsqu’on parle de fonction critique de l’université ? Comment restituer l’université dans son nouveau contexte social de manière que ses visées soient intégrées aux obligations présentes ? Deux périodes sont donc à prendre en considération pour bien situer les discussions sur la mission critique de l’université. Arrupe nous présente ses nouveaux regards sur l’université, qui faisaient leur apparition, si tard soit-elle, vers 1966, à l’occasion de l’anniversaire de l’université Fordham, où cette phrase a été retenue : « L’avenir est à qui saura réussir dans l’éducation les forces critiques ». Ce nouveau regard va être renforcé par les événements de Mai 68. Lors d’un discours prononcé à l’université Queen’s sur le cri « L’université d’aujourd’hui et de demain », il cite un extrait du discours :</p>



<p>«&nbsp;Les universités jouent un rôle essentiel en aidant à maintenir la vitalité d’une société libre. Elles le font en fournissant les conditions et les moyens par lesquels universitaires et étudiants sont aptes à examiner, à analyser et à critiquer les opérations et les objectifs de la société et à poursuivre la vérité là où elle se trouve, sans crainte de représailles.&nbsp;»</p>



<p>De ce fait, poser le problème de la mission critique de l’université, c’est nous situer au cœur de cette responsabilité. Cette fonction doit s’exercer avec compétence, sens des responsabilités, mais aussi avec franchise et honnêteté. L’université doit évoluer dans un contexte de très grande liberté, tant sur le plan conceptuel qu’idéologique. Tout ce qui peut diminuer cette liberté devient une entrave à l’exercice d’une fonction critique valable.</p>



<p>Notre deuxième intérêt dans cette partie consiste à restituer le regard sur la mission politique de l’université. L’œuvre de Suzy Castor (1980) intitulée Étudiants et luttes sociales dans la Caraïbe nous sera utile pour aborder cette question. Ce travail n’est qu’une analyse historique et sociopolitique du rôle des étudiants dans les mouvements de changement social à travers la Caraïbe. Suzy Castor ne voit pas dans l’université un simple lieu d’enseignement, mais aussi un espace de construction de conscience politique et d’engagement. L’université est donc ce lieu où se confrontent les idées, les classes sociales et les leaders capables de questionner l’ordre établi. Ainsi, les étudiants ne devraient pas être constitués en simples spectateurs de l’histoire, mais, au contraire, en acteurs actifs de la transformation sociale.</p>



<p>Lors des événements de Mai 68, Touraine (1968) a déclaré : « La politique est entrée à l’université et n’en sortira plus ». Plus l’université sera moderne et scientifique, plus elle sera engagée, idéologique et politique. Plus les jeunes étudieront, plus ils contesteront, critiqueront, accuseront. Dans une discussion à l’occasion de Café Philo, le professeur Yves Dorestal a déclaré que l’université n’est pas apolitique ; elle s’inscrit au cœur même des préoccupations sociales et politiques. Dire que l’université est un espace politique sous-entend qu’elle est un espace de contradiction où les idées se confrontent, les visions du monde s’affrontent, les valeurs et les intérêts divergent. D’où la nécessité pour que cette dernière soit en mesure de former des citoyens engagés, d’agir comme un pôle de réflexion orienté vers la quête de la justice sociale, la démocratie et la transformation sociale, afin de devenir un acteur clé dans la résolution des défis auxquels font face les sociétés.</p>



<p>Nous arrivons à la fin de notre article. Dans un premier temps, notre intérêt a été d’analyser les retombées d’un discours identifié au sein de l’université, son impact et la manière dont il s’est constitué en discours dominant, surtout lorsqu’il est orienté, fabriqué et contrôlé. Ainsi, son utilisation finale n’est que de transformer l’impression dominante en un ordre établi, en appliquant une démarche de pacification anti-académique et anti-scientifique. Dans un second temps, nous avons tenté de resituer la mission de l’université dans le monde contemporain. Au-delà des trois missions traditionnelles les plus courantes, il est nécessaire de repenser le rôle de l’université dans le contexte haïtien. Cependant, si, du point de vue critique et politique, l’université est devenue aujourd’hui si indifférente, cela n’a pas toujours été le cas. Historiquement, l’université en Haïti a eu un rôle participatif dans les questions sociales et politiques. Gilbert (2009) retrace les engagements sociaux et politiques de l’université en Haïti à travers cinq grands moments : l’université dans la conjoncture politique de 1929, impliquant les grèves des étudiants de Damiens et d’autres établissements d’enseignement du pays ; les étudiants dans la conjoncture de 1946 ; le mouvement estudiantin face à la dictature de Papa Doc ; la Fédération Nationale des Étudiants Haïtiens (FENEH) dans la conjoncture politique de 1986-1996 ; et enfin, les étudiants dans la conjoncture politique de 2002-2004. Tenant compte de ces éléments, l’université en Haïti ne se trouve-t-elle pas aujourd’hui face à une nouvelle orientation académique, idéologique et politique, en accord avec une vision dominante anti-progressiste ?</p>



<p>Auteur : Dorisca Wesly, Étudiant à l’Université d’État d’Haïti (UEH)</p>



<p></p>



<p><strong>Références bibliographiques&nbsp;</strong></p>



<p>1. Amani, T. C. (2018). Étudiant, syndicat et engagement politique (Vol. 2, pp. 1‑35). www.my.editions-eu.com [Consulté le 10 novembre 2025]</p>



<p>2. Amiot, M. (1970). La politique à l’université. L’homme et la société, (16), 95‑110. [Consulté le 19 novembre 2025]</p>



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<p>17. Olivier, L. (1994, hiver). Michel Foucault : Théorie et pratique. Réflexion sur l’expérience politique. Revue québécoise de science politique, (25), 89‑113. https://doi.org/10.7202/040338ar</p>



<p>18. Patry, M. (1975, avril). La fonction critique de l’université. Philosophiques, 2(1), 155‑167. https://doi.org/10.7202/203028ar</p>



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<p></p>



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		<title>Crise politique en Haïti et ingérence étrangère</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Johnny Joseph]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Feb 2026 23:26:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Libres pensées]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Haiti]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À quelques heures de l'expiration du mandat transitoire (le 7 février 2026), Haïti oscille entre propositions d'une gouvernance inclusive par une Convention Nationale et le chaos imposé par la violence armée, tandis que les partenaires internationaux peinent à honorer leurs engagements sécuritaires. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Haïti, première nation noire indépendante depuis 1804, ploie aujourd&rsquo;hui sous une crise politique aiguë, avec la fin imminente du Conseil Présidentiel de Transition le 7 février 2026 et la mainmise des gangs sur 90% de Port-au-Prince. Pourquoi, plus de deux siècles après la Révolution, l&rsquo;interventionnisme étranger continue-t-il de dicter nos affaires internes, nous privant d&rsquo;une souveraineté véritable ?</p>



<p>À quelques heures de l&rsquo;expiration du mandat transitoire (le 7 février 2026), Haïti oscille entre propositions d&rsquo;une gouvernance inclusive par une Convention Nationale et le chaos imposé par la violence armée, tandis que les partenaires internationaux peinent à honorer leurs engagements sécuritaires. Comment cette interférence perpétuelle transforme-t-elle nos luttes internes en un théâtre impérialiste, nous empêchant d&rsquo;être vraiment indépendants encore ? Il est important pour que nous examinerons le contexte de la crise, l&rsquo;impact des acteurs étrangers et les voies d&rsquo;une reprise en main nationale.</p>



<p>Malgré 23 constitutions successives, la politique haïtienne reste marquée par l&rsquo;instabilité chronique, exacerbée par des interventions extérieures sous-financées comme la mission anti-gangs de l&rsquo;ONU. L&rsquo;ingérence étrangère, loin d&rsquo;aider, subordonne-t-elle nos décisions souveraines et perpétue-t-elle notre dépendance ?</p>



<p>Dès 1804, l&rsquo;indépendance d&rsquo;Haïti marque une rupture révolutionnaire radicale, mais expose le jeune État à l&rsquo;isolement international où : la France impose une dette odieuse de 150 millions de francs-or en 1825 pour « reconnaître » la souveraineté, tandis que les États-Unis et l&rsquo;Europe refusent tout soutien, craignant la contagion abolitionniste. Jean-Jacques Dessalines proclame l&#8217;empire en 1804, suivi par la scission du pays (où un royaume du Nord dirigé par Christophe, et la république du Sud/Ouest avec Pétion) son assassinat en 1806, révélant des rivalités internes exacerbées par l&rsquo;absence de reconnaissance extérieure. Cette instabilité fondatrice pose les bases multiples de toutes les dépendances qui ont alimenté les nouvelles structurations et les dynamiques endogènes qui ont reconfiguré la jeune nation en se perdurant tout au cours de l&rsquo;histoire nationale.</p>



<p>Analysant ces enjeux post-indépendance et toutes les crises qui en découlaient, il s&rsquo;est avéré que suivant l&rsquo;histoire, l&rsquo;occupation américaine de 1915-1934 aggrave cette vulnérabilité, sous prétexte de stabiliser le pays qui vivait la turbulence des guerres intestines ou fratricides durant tout le XIXe siècle et les débuts du XIXe siècle. Dans cette logique, les yankees avaient déjà pillé le trésor public, et par la suite avec les Marines, ils contrôlent nos ports, toutes nos ressources la banque nationale en menant une lutte anti-européenne, surtout les Français et réécrivent la Constitution pour permettre la propriété étrangère ; l&rsquo;expropriation et l&rsquo;exploitation des terres ainsi que les masses paysannes. Cela n&rsquo;est pas sans conséquence sur des fidèles citoyen.nes qui allait provoquer des mouvements de résistance avec les « caco » et un nationalisme haïtien naissant. Ces interventions, justifiées par la « civilisation », institutionnalisent un modèle d&rsquo;État tutélaire, préfigurant les ingérences modernes et affaiblissant les institutions locales.</p>



<p>À cet effet, de la fin des occupants en 1934, le pays allait connaître un contour historique : la réorganisation de l&rsquo;armée indigène héritage de 1804 en garde nationale d&rsquo;Haïti. Cette dernière sera à l&rsquo;origine de tous les coups de forces ou les coups d&rsquo;État dans le pays qui, en même temps, fera l&rsquo;objet d&rsquo;une révolution en 1946 contre l&rsquo;oligarchie mulâtre de l&rsquo;époque. Puis, vint la dictature des Duvaliers (1957-1986) illustrant une politique intérieure corrompue, meurtrière, où François « Papa Doc » s&rsquo;appuyait sur ses milices armées les « Tontons Macoutes » afin de réprimer toute opposition. Tandis que, dans cette veine, les États-Unis tolèrent ce régime anticommuniste contre des citoyen.nes de tendance gauchiste ou marxiste et aussi contre Cuba voisin. Après la chute de Jean-Claude « Bébé Doc » en 1986, plus d&rsquo;une vingtaine constitutions successives échouent à stabiliser le pouvoir avec le projet de transition démocratique ; pourtant, le pays allait ponctuer par des coups d&rsquo;État, massacres, embargos et des interventions de USA et de l&rsquo;ONU (MINUHA en 1993) ceux transforment Haïti en pion géopolitique, tout en perpétuant l&rsquo;instabilité au lieu de la résoudre.</p>



<p>L&rsquo;arrivée de Jean-Bertrand Aristide en 1991, premier président élu démocratiquement, est évincé par un coup d&rsquo;État financé par la CIA selon certaines analyses, suivi d&rsquo;opérations militaires américaines en 1994 et 2004. Dans ces contextes, les États-Unis ont toujours là part belle de tous ces ingérences, sous couvert d&rsquo;aide humanitaire, minant la légitimité populaire et favorisent la corruption endémique. À nos yeux tout cela explique pourquoi, en 2026, la fin du CPT reste hypothéquée par des agendas étrangers bien pensés, contrôlé et guidé par cette nation au statut de la liberté.</p>



<p>En ces quelques termes, l&rsquo;histoire politique haïtienne se résume à une triste lutte contre l&rsquo;ingérence : partant de l&rsquo;Acte d&rsquo;Indépendance en 1804 aux Constitutions de 1805 et 1843, les fondateurs forgent un État noir libre au milieu d&rsquo;un continent esclavagiste/esclavagisé, tout en continuant de subir les blocus en plus des dettes coloniales. Au total près, le XIXe siècle a vu 22 changements de régime, culminant avec l&#8217;empire de Soulouque (1849-1859), tandis que le XXe avait imposé l&rsquo;occupation des US et les moments funèbres du régime des Duvaliers ainsi que la continuité des instabilités.</p>



<p>Aujourd&rsquo;hui, cette trajectoire éclaire bien la crise de 2026 et son imagerie où les&nbsp;gangs contrôlant Port-au-Prince, malgré la présence des missions onusienne sous-financées et qui alimentent l&rsquo;imaginaire d&rsquo;une souveraineté confisquée là où les acteurs internes peinent à imposer une Convention Nationale sans tutelle extérieure. Devant ces faits, il est évident qu&rsquo;une réappropriation historique soit urgente pour restaurer l&rsquo;indépendance véritable et la liberté pleine et effective de la nation.</p>



<p>À cet égard, du XIXe siècle à la crise de 2026, l&rsquo;histoire politique haïtienne révèle un schéma récurrent : ingérences étrangères successives qui transforment nos luttes internes en dépendance perpétuelle, comme en témoigne la fin du CPT et aussi l&rsquo;échec des missions de l&rsquo;ONU. Cette tutelle externe empêche une indépendance véritable, affaiblissant institutions et mobilisation populaire. Face à cette crise seule une Convention Nationale souveraine, portée par les Haïtiens, peut briser ce cycle et restaurer une gouvernance légitime.</p>



<p>La trajectoire chaotique circulant de l&rsquo;occupation américaine aux gangs actuels confirme que l&rsquo;interventionnisme, loin de stabiliser, subordonne la souveraineté haïtienne à des agendas géopolitiques atrophiés et asphyxiés. Face à ces violences qui paralysent la capitale/ville principale politique du pays (Port-au-Prince) et les élections prévues, il est temps de rejeter ces dynamiques en vue de privilégier un dialogue interne crédible, honnête et inclusif. Une rupture avec la dépendance imposera enfin l&rsquo;indépendance, par la voix du peuple vigilant.</p>



<p>Les instabilités post-indépendances, dictatures et interventions récentes convergent vers la crise multidimensionnelle de 2026, où l&rsquo;ingérence freine toute reprise en main nationale. Pourtant, l&rsquo;héritage de 1804 rappelle la force d&rsquo;une révolution populaire. Ceux-ci étant dit, Haïti doit s&rsquo;approprier son destin via des réformes internes audacieuses capable de transformer les vulnérabilités en force ou puissance collective pour une renaissance souveraine pleinement assumée et assurée par des haïtien.nes.</p>



<p>Il faut remplacer les clôtures statiques par des ouvertures sur l&rsquo;avenir : au lieu d&rsquo;une « Haïti croupissant dans dépendance, optez pour qu&rsquo;à » l&rsquo;horizon de 2027, une Convention Nationale inclusive pourrait transformer ces crises en opportunité de renaissance Souveraine fiable. Sans oublier la probabilité de la réalisation des prochaines élections prévues pour le mois d&rsquo;août qui doivent être sécurisées par des forces locales renforcées institutionnellement. Cela incitera à la réflexion sur des tendances émergentes, comme un dialogue post-CPT sans tutelle de l&rsquo;ONU et des États-Unis.</p>



<p>Mobilisez le lecteur directement : Face à cette ingérence perpétuelle, les citoyen.nes, des partis politiques et la société civile doivent exiger dès maintenant un Collège National de Facilitation indépendante, en vue d&rsquo;imposer une gouvernance haïtienne non importée ni imposée. Utilisez un ton incisif et concret comme des pétitions, mobilisations populaires pour laisser une impression durable et persuasive. En somme, l&rsquo;histoire et la crise de 2026 confirment que l&rsquo;ingérence freine notre indépendance. Il est impératif que les Haïtien.nes s&rsquo;unissent pour une Convention souveraine d&rsquo;ici ce février, brisant enfin le cycle de dépendance et pavant la voie à une ère de gouvernance autonome.</p>



<p></p>



<p>Johnny JOSEPH, pour une nouvelle Haiti&nbsp;!!!</p>



<p></p>
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		<title>Fin de la transition : l’urgence d’un retour à l’ordre constitutionnel en Haïti</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jean-Emmanuel Sanon]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Feb 2026 16:18:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Libres pensées]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>A l’heure où nous sommes, Haïti traverse une phase décisive de son histoire politique contemporaine. Depuis plusieurs années, la crise institutionnelle, sécuritaire et sociale a profondément affaibli l’autorité de l’État, fragilisé la cohésion nationale et compromis le fonctionnement normal des institutions républicaines. C’est précisément pour répondre à cette situation exceptionnelle qu’a été conclu l’Accord du [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>A l’heure où nous sommes, Haïti traverse une phase décisive de son histoire politique contemporaine. Depuis plusieurs années, la crise institutionnelle, sécuritaire et sociale a profondément affaibli l’autorité de l’État, fragilisé la cohésion nationale et compromis le fonctionnement normal des institutions républicaines. C’est précisément pour répondre à cette situation exceptionnelle qu’a été conclu l’Accord du 4 avril 2025 portant création du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), avec pour mission clairement définie de restaurer l’ordre institutionnel, de stabiliser le pays et de conduire la nation vers des élections libres, crédibles et démocratiques.</p>



<p>Cependant, toute transition, aussi nécessaire soit-elle, ne peut ni se substituer durablement à l’ordre constitutionnel ni s’affranchir des limites temporelles qui lui ont été assignées. À cet égard, la date du 7 février 2026 constitue un engagement solennel, juridiquement et politiquement contraignant, qui doit être respecté dans l’intérêt supérieur de la nation et dans le respect de la parole donnée au peuple haïtien.</p>



<p>De la bonne gouvernance à la viabilité de la transition</p>



<p>La bonne gouvernance repose sur des principes non négociables : la transparence dans la gestion publique, la responsabilité des dirigeants, la participation citoyenne et le respect strict de l’État de droit. Or, force est de constater que la transition en cours, bien qu’ayant permis d’éviter un effondrement institutionnel immédiat, n’a pas encore produit les résultats attendus en matière de sécurité nationale, de rétablissement de l’autorité de l’État et de préparation effective des élections.</p>



<p>Dès lors, la viabilité même de la transition ne peut être évaluée à l’aune de sa durée, mais plutôt à sa capacité à se conclure dans les délais prévus et à transmettre le pouvoir dans un cadre clair, légal et consensuel. Toute prolongation non encadrée de cette phase transitoire ne ferait qu’aggraver la crise de légitimité, renforcer la défiance populaire et installer durablement l’instabilité politique.</p>



<p>La stabilité politique constitue une condition essentielle au redressement du pays. À cet effet, elle ne saurait être atteinte sans une vision claire de la sortie de transition, sans un calendrier crédible et sans des institutions respectées dans leurs compétences respectives. Les divergences internes, les décisions contradictoires et l’absence de consensus fragilisent davantage l’édifice institutionnel déjà éprouvé.</p>



<p>C’est pourquoi, l’heure n’est plus aux calculs partisans ni aux arrangements circonstanciels, mais à une responsabilité collective fondée sur l’intérêt général, la paix sociale et la reconstruction de la confiance nationale.</p>



<p>La Constitution haïtienne demeure la norme suprême qui organise l’équilibre et la séparation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire. En conséquence, même dans un contexte transitoire, aucun pouvoir ne peut s’arroger des prérogatives qui ne lui sont pas reconnues, ni affaiblir les mécanismes de contrôle et de contrepoids.</p>



<p>Le pouvoir judiciaire, en tant que garant de la légalité constitutionnelle et des libertés fondamentales, occupe une place centrale dans la préservation de l’État de droit. Ainsi, toute solution visant à clore la transition doit impérativement s’inscrire dans une logique de respect institutionnel, de légalité et de continuité de l’État.</p>



<p>L’échéance du 7 février 2026 : une obligation non négociable</p>



<p>Le 7 février 2026 ne saurait être interprété comme une simple date symbolique. Au contraire, il s’agit d’une échéance constitutionnelle et politique impérative découlant directement de l’Accord du 4 avril 2025. Son non-respect ouvrirait la voie à une nouvelle rupture institutionnelle, aux conséquences potentiellement graves pour la stabilité nationale et la crédibilité internationale d’Haïti.</p>



<p>Par conséquent, il est impératif de mettre en place, sans délai, un mécanisme de transition finale, strictement limité dans le temps, ayant pour unique objectif l’organisation des prochaines élections générales et le retour effectif à l’ordre constitutionnel.&nbsp;</p>



<p>Dans cette optique, la désignation d’un juge à la Cour de cassation pour assurer la conduite de la dernière phase de cette transition s’impose comme une solution à la fois responsable, consensuelle et conforme à l’esprit de la Constitution.</p>



<p>En effet, un tel choix garantit la neutralité politique indispensable dans un contexte de méfiance généralisée. Il renforce également la crédibilité de l’État en confiant cette mission à une autorité issue du plus haut niveau du pouvoir judiciaire, reconnue pour sa compétence et son attachement à la légalité. De surcroît, cette option contribue à la stabilité nationale en rassurant la population et les partenaires internationaux sur la volonté réelle des autorités de respecter les règles constitutionnelles.</p>



<p>Il convient de souligner que cette démarche ne vise ni à installer durablement le pouvoir judiciaire à la tête de l’exécutif, ni à créer un précédent dangereux. Au contraire, elle doit être strictement encadrée, clairement limitée dans le temps et exclusivement orientée vers la tenue d’élections libres, honnêtes et transparentes.</p>



<p>En définitive, Haïti se trouve à un tournant historique. Soit la transition s’achève dans le respect de la Constitution, de l’échéance du 7 février 2026 et des principes démocratiques, soit le pays s’expose à une nouvelle phase d’incertitude et d’instabilité.</p>



<p>C’est pourquoi, le respect strict des engagements pris, la consolidation de la séparation des pouvoirs et le choix d’une solution institutionnelle crédible constituent des impératifs absolus. Le recours à un juge de la Cour de cassation pour conduire la transition finale représente, dans ce contexte, un acte de responsabilité nationale, un signal fort en faveur de l’État de droit et une étape déterminante vers le rétablissement durable de l’ordre constitutionnel et démocratique en Haïti.</p>



<p></p>



<p>Jean-Emmanuel SANON</p>



<p>Avocat</p>



<p>Politologue</p>



<p>Défenseur de Droits Humains</p>



<p>Citoyen Engagé</p>



<p></p>
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		<title>La Vigie universitaire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[RTMI]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Feb 2026 18:33:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[La Vigie Universitaire]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>
		<category><![CDATA[Université]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Espace d’expression critique des étudiants et jeunes chercheurs La Vigie universitaire&#160;est une tribune dédiée aux voix étudiantes, aux jeunes chercheurs et aux esprits en formation qui observent, interrogent et analysent les dynamiques sociales, politiques, culturelles et institutionnelles du pays. Elle accueille des textes de réflexion, d’analyse critique et de positionnement intellectuel, produits dans un esprit [&#8230;]</p>
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<p><strong>Espace d’expression critique des étudiants et jeunes chercheurs</strong></p>



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<p><em>La Vigie universitaire</em>&nbsp;est une tribune dédiée aux voix étudiantes, aux jeunes chercheurs et aux esprits en formation qui observent, interrogent et analysent les dynamiques sociales, politiques, culturelles et institutionnelles du pays.</p>



<p>Elle accueille des textes de réflexion, d’analyse critique et de positionnement intellectuel, produits dans un esprit de rigueur, de responsabilité et d’engagement citoyen.</p>



<p>Cette rubrique se veut un poste d’observation : un lieu où la pensée veille, alerte et éclaire, sans dogmatisme ni complaisance. Elle défend la liberté académique, la pluralité des idées et le droit à la pensée critique au sein de l’université et au-delà.</p>



<p>Envoyez-nous vos textes à l’adresse radiotelemasseillaninfos@gmail.com ou via WhatsApp aux numéros 4854-3374 / +33 6 52 98 88 08.</p>



<p>Ils seront publiés après lecture et validation de la rédaction.</p>



<p>li</p>



<p></p>
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		<title>Haïti : Me Frédo Jean-Charles dénonce l’« institutionnalisation de l’instabilité » à travers la transition politique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Simon Wilsonley]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 31 Jan 2026 02:57:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Longtemps présentée comme une réponse provisoire aux crises politiques, la transition s’est imposée en Haïti comme un mécanisme récurrent, au point de fragiliser durablement les institutions. En effet, c’est le constat que dresse Me Frédo Jean-Charles, président de l’Institut national pour la défense des droits économiques, sociaux et culturels (INDDESC), dans un texte partagé avec [&#8230;]</p>
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<p><strong>Longtemps présentée comme une réponse provisoire aux crises politiques, la transition s’est imposée en Haïti comme un mécanisme récurrent, au point de fragiliser durablement les institutions. En effet, c’est le constat que dresse Me Frédo Jean-Charles, président de l’Institut national pour la défense des droits économiques, sociaux et culturels (INDDESC), dans un texte partagé avec la rédaction de RTMI, où il résume son analyse en ces termes : « À force de transition, nous avons fini par institutionnaliser l’instabilité ».</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="1024" height="720" src="https://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_0707.jpeg" alt="" class="wp-image-6744" srcset="https://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_0707.jpeg 1024w, https://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_0707-300x211.jpeg 300w, https://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_0707-768x540.jpeg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>Dans son propos, l’avocat a rappelé que depuis plus de quarante ans, la vie politique haïtienne est rythmée par des périodes qualifiées de transition. Il a cité successivement les phases postérieures à 1986, 1991, 2004, 2015 et 2021, soulignant que ce qui devait être un moment de passage s’est transformé en une constante du fonctionnement politique. Selon lui, la transition, censée être un pont entre deux ordres politiques, est devenue en Haïti un espace durable d’exercice du pouvoir, « un lieu de résidence du pouvoir », a-t-il affirmé.</p>



<p>Me Frédo Jean-Charles a soutenu que cette transition permanente ne relève pas du hasard ni d’une succession de crises imprévues. Il l’a décrite comme un mode de gouvernance qui sert les intérêts de certaines élites politiques et économiques, souvent en interaction avec des acteurs internationaux. À ses yeux, la transition est devenue un mécanisme permettant à ces élites de se maintenir sans passer par une refondation institutionnelle réelle.</p>



<p>Revenant sur 1986, il a présenté cette année comme le point de départ de la transition érigée en culture politique. La chute de Jean-Claude Duvalier ouvrait, selon lui, une possibilité historique de rupture avec l’autoritarisme et de reconstruction de la souveraineté populaire. Toutefois, cette opportunité n’a pas été pleinement saisie. Me Jean-Charles a évoqué les travaux du sociologue Alexis de Tocqueville pour expliquer que les transitions échouent lorsque les élites de l’ancien régime parviennent à se reconvertir dans le nouvel ordre sans transformation profonde. En Haïti, a-t-il souligné, la transition de 1986 n’a pas débouché sur une révolution sociale.</p>



<p>Il a ensuite analysé la période 1991-1994 comme un moment de confiscation de la souveraineté nationale. Le coup d’État contre le président Jean-Bertrand Aristide, suivi d’un embargo, de négociations internationales et d’un retour conditionné du chef de l’État, a déplacé, selon lui, le centre réel du pouvoir hors du territoire haïtien. « Le pouvoir ne se trouvait plus à Port-au-Prince, mais à Washington et à l’ONU », a-t-il déclaré, ajoutant que certaines élites locales ont alors négocié leur survie politique en acceptant cette tutelle.</p>



<p>Concernant la période ouverte en 2004, Me Frédo Jean-Charles a évoqué ce qu’il a qualifié d’« économie politique de la transition ». Après le départ forcé de Jean-Bertrand Aristide, l’installation d’un gouvernement intérimaire, la présence de la MINUSTAH et la prolifération des ONG ont, selon lui, contribué à un affaiblissement accru de l’État. Il a affirmé que dans ce contexte, certaines élites ont préféré gérer la crise plutôt que construire la nation, vivant de la gouvernance transitoire et des projets liés à l’aide internationale.</p>



<p>Abordant la période allant de 2021 à aujourd’hui, il a parlé d’une transition « sans peuple ». Il a rappelé qu’Haïti vit sans président élu, sans Parlement et avec un exécutif de facto, sur la base d’accords politiques dépourvus de mandat populaire. Selon lui, cette situation correspond à ce que le juriste Carl Schmitt décrivait comme un gouvernement de l’exception. La transition permet, a-t-il expliqué, de gouverner par décret, d’éviter les élections et de neutraliser l’expression de la souveraineté populaire.</p>



<p>Me Jean-Charles a néanmoins reconnu l’existence de fragilités structurelles, telles que la désorganisation administrative, l’insécurité chronique et la faiblesse des partis politiques. Il a noté que ces facteurs sont souvent invoqués pour justifier le maintien de la transition, au nom de la peur du chaos et de l’absence de conditions électorales.</p>



<p>Il a toutefois insisté sur le fait que la transition en Haïti ne constitue plus une phase temporaire, mais un véritable système de pouvoir. S’appuyant sur la notion d’« interrègne » développée par Antonio Gramsci, il a décrit un pays où l’ancien ordre est mort sans que le nouveau n’ait émergé, créant un espace dans lequel prospèrent ceux qui maîtrisent l’ambiguïté institutionnelle. Il a ajouté qu’aucune transition n’a proposé un pacte social clair, une réforme profonde de l’État ou une redistribution effective du pouvoir.</p>



<p>Enfin, Me Frédo Jean-Charles a rappelé que, selon Jean-Jacques Rousseau, la souveraineté ne se délègue pas. En Haïti, a-t-il observé, le peuple est rarement placé au cœur des processus de refondation politique. Il a estimé que la transition sans fin n’est ni une fatalité ni une simple erreur technique, mais le symptôme d’un système politique qui privilégie l’exception au droit et la gestion de crise à la vision de long terme.</p>



<p>« La vraie question n’est pas de savoir quand auront lieu les élections, a-t-il conclu, mais de comprendre qui a intérêt à ce que le peuple haïtien ne gouverne jamais pleinement son destin. »</p>



<p></p>



<p></p>



<p>Wilsonley SIMON</p>



<p>simonwilsonley35@gmail.com</p>
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		<title>Haïti : entre l’influence politique néfaste du Core Group et la corruption de ses élites</title>
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		<dc:creator><![CDATA[James Fleurissaint]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 24 Jan 2026 12:05:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Libres pensées]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Haïti traverse une crise profonde qui ne peut être expliquée uniquement par des défaillances internes. Le pays se trouve à l’intersection de deux forces destructrices : d’une part, l’influence politique néfaste du Core Group, et d’autre part, la corruption systémique d’une partie significative de ses élites politiques et économiques. Le Core Group, structure informelle dépourvue [&#8230;]</p>
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<p>Haïti traverse une crise profonde qui ne peut être expliquée uniquement par des défaillances internes. Le pays se trouve à l’intersection de deux forces destructrices : d’une part, l’influence politique néfaste du Core Group, et d’autre part, la corruption systémique d’une partie significative de ses élites politiques et économiques.</p>



<p>Le Core Group, structure informelle dépourvue de toute légitimité constitutionnelle haïtienne, exerce depuis plusieurs années une influence déterminante sur les décisions politiques majeures du pays. En s’imposant comme arbitre du jeu institutionnel, il affaiblit la souveraineté nationale, fragilise les institutions républicaines et contribue à la perte de confiance de la population envers l’État.</p>



<p>Parallèlement, cette ingérence externe trouve un terrain favorable dans la corruption endémique de certaines élites locales. Des acteurs politiques et économiques, mus par des intérêts personnels et protégés par des réseaux d’influence transnationaux, participent activement à l’enclavement du pays dans un piège multinational. En échange d’avantages économiques, de protections ou de soutiens politiques, ils livrent les leviers de décision nationale, accentuant la dépendance et la désintégration de l’État.</p>



<p>Cette convergence d’intérêts entre ingérences étrangères et corruptions internes produit un système de domination durable, où la crise devient un mode de gouvernance et l’instabilité un instrument de contrôle. Le peuple haïtien en est la première victime, privé de son droit à l’autodétermination, à la sécurité et au développement.</p>



<p>Sortir de cette impasse historique suppose une rupture claire et courageuse : rompre avec toute forme de tutelle politique étrangère et assainir en profondeur la gouvernance nationale. Sans cette double exigence, Haïti restera enfermé dans un cycle de dépendance, de violence et de désillusion.</p>



<p></p>



<p>James Fleurissaint</p>



<p></p>
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