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	<title>Archives des Politique - Radio Télé Masseillan Info</title>
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	<title>Archives des Politique - Radio Télé Masseillan Info</title>
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	<item>
		<title>L’Affaire Lüders : se souvient-on encore de cette humiliation nationale ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jacquet Pierre Frantz]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Apr 2026 05:29:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Mémoire]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’histoire d’Haïti est traversée par des épisodes de résistance, mais aussi par des moments d’humiliation diplomatique qui continuent de hanter la mémoire collective. Parmi eux figure l’Affaire Lüders, l’un des événements les plus marquants des relations profondément inégales entre Haïti et les puissances étrangères à la fin du XIXᵉ siècle. Survenue en 1897, sous la [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">L’histoire d’Haïti est traversée par des épisodes de résistance, mais aussi par des moments d’humiliation diplomatique qui continuent de hanter la mémoire collective. Parmi eux figure l’Affaire Lüders, l’un des événements les plus marquants des relations profondément inégales entre Haïti et les puissances étrangères à la fin du XIXᵉ siècle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Survenue en 1897, sous la présidence de Tirésias Simon Sam cette affaire démontre comment une procédure judiciaire interne a été transformée en crise diplomatique majeure, révélant la vulnérabilité d’Haïti face aux ambitions impérialistes de l’époque.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout commence le 21 septembre 1897 à Port-au-Prince. La police haïtienne procède à l’arrestation de Dorléus Présumé, recherché pour vol, alors qu’il se trouve devant les Écuries Centrales, établissement appartenant à Émile Lüders, commerçant d’origine allemande né en Haïti. Selon les faits rapportés, Présumé oppose une résistance violente aux forces de l’ordre, bientôt rejoint par Lüders lui-même, qui s’en prend physiquement aux agents dans l’exercice de leurs fonctions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Arrêté puis traduit devant le tribunal de police, Lüders est d’abord condamné à un mois de prison pour voies de fait. Mais l’affaire prend une autre dimension lors du procès en appel. Le 14 octobre 1897, le tribunal correctionnel estime que Lüders et son protégé se sont rendus coupables non seulement de violences, mais également de rébellion contre la force publique. La peine initiale est alors annulée et remplacée par une condamnation d’un an d’emprisonnement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jusque-là, il ne s’agit que d’une affaire judiciaire relevant de la souveraineté haïtienne. Pourtant, l’Allemagne impériale décide d’en faire une affaire d’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le représentant allemand à Port-au-Prince, le comte Schwerin, intervient avec fermeté en faveur de son ressortissant. Il exige sa libération immédiate, ainsi que des mesures disciplinaires contre les magistrats et policiers impliqués. Face au refus des autorités haïtiennes de céder à cette ingérence manifeste dans les affaires internes du pays, l’Empire allemand choisit la démonstration de force.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 6 décembre 1897, deux navires de guerre allemands, la&nbsp;<em>Charlotte</em>&nbsp;et le&nbsp;<em>Stein</em>, mouillent dans la rade de Port-au-Prince. Leur commandant remet au gouvernement haïtien un ultimatum brutal : Haïti dispose de quatre heures pour libérer Lüders, lui présenter des excuses officielles, hisser le drapeau allemand sur le Palais national et le saluer par vingt-et-un coups de canon, en plus du versement d’une indemnité de 20 000 dollars.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Acculé, sans capacité militaire suffisante pour faire face à la menace, le gouvernement haïtien finit par céder. Lüders est gracié et libéré. Les juges concernés sont sanctionnés. Le drapeau allemand est salué sous contrainte, tandis que le drapeau blanc flotte sur le Palais national.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette capitulation forcée constitue l’un des épisodes les plus humiliants de la diplomatie haïtienne. Elle marque profondément l’opinion publique et fragilise durablement le pouvoir de Tirésias Simon Sam, accusé par de nombreux contemporains d’avoir plié sous la pression étrangère au détriment de l’honneur national.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà du cas individuel d’Émile Lüders, né à Port-au-Prince le 2 septembre 1871 dans une famille de négociants allemands installés en Haïti, cette affaire illustre surtout la logique des rapports de domination internationale de l’époque : un citoyen étranger, bénéficiant de la protection de son empire, pouvait obtenir par intimidation militaire ce qu’aucune procédure judiciaire normale n’aurait dû lui accorder.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus d’un siècle après, l’Affaire Lüders demeure un rappel sévère des fragilités historiques d’Haïti face aux puissances étrangères &#8211; et une invitation à interroger, encore aujourd’hui, les notions de souveraineté, de dignité nationale et de mémoire collective.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Source et documentation : </strong>RTMI (Radio Télé Masseillan Info)</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Narration : </strong>Maître Jacquet Pierre Frantz (JPF), observateur avisé</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Élections à venir : la VSV appelle à renforcer les garanties de crédibilité du processus</title>
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		<dc:creator><![CDATA[RTMI]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Apr 2026 16:03:55 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>À l’approche des prochaines échéances électorales, l’organisation de défense des droits humains&#160;Voix des Sans Voix (VSV)&#160;a adressé, le 3 avril, une lettre ouverte au Conseil Électoral Provisoire (CEP), dans laquelle elle appelle à l’adoption de mesures visant à garantir la crédibilité du processus électoral en Haïti. Dans ce document, la VSV insiste sur la nécessité [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>À l’approche des prochaines échéances électorales, l’organisation de défense des droits humains&nbsp;</strong><strong><em>Voix des Sans Voix (VSV)</em></strong><strong>&nbsp;a adressé, le 3 avril, une lettre ouverte au Conseil Électoral Provisoire (CEP), dans laquelle elle appelle à l’adoption de mesures visant à garantir la crédibilité du processus électoral en Haïti.</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="863" height="300" src="https://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_3333.jpeg" alt="" class="wp-image-6871" srcset="https://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_3333.jpeg 863w, https://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_3333-300x104.jpeg 300w, https://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_3333-768x267.jpeg 768w" sizes="(max-width: 863px) 100vw, 863px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce document, la VSV insiste sur la nécessité d’écarter de la course électorale tout candidat impliqué dans des faits de fraude, de corruption ou de malversations. Elle estime que la participation de tels profils pourrait compromettre la confiance du public dans les élections.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Il est impératif que le processus électoral à venir soit irréprochable », écrit l’organisation, invitant le CEP à prendre les dispositions nécessaires dans le cadre de ses responsabilités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La VSV souligne que la question électorale ne se limite pas à l’organisation technique du scrutin. Elle met en avant les implications liées à la crédibilité des institutions et à la confiance des citoyens dans le système démocratique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette perspective, l’organisation formule plusieurs recommandations. Elle propose notamment la mise en place de mécanismes de vérification des antécédents des candidats, une collaboration avec les institutions judiciaires ainsi qu’avec les organes de lutte contre la corruption, et l’application stricte des critères d’éligibilité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La lettre évoque également le contexte général marqué par la méfiance d’une partie de la population à l’égard des institutions publiques. La VSV y rappelle l’importance de mesures susceptibles de renforcer la transparence et la légitimité du processus électoral.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par cette démarche,&nbsp;<em>Voix des Sans Voix</em>&nbsp;réaffirme son engagement en faveur du respect des droits citoyens et d’une gouvernance fondée sur des principes de transparence et de responsabilité.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">RTMI</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Le CEP lance l’enregistrement des partis politiques du 2 au 12 mars</title>
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		<dc:creator><![CDATA[RTMI]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Feb 2026 17:06:22 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>&#160;Le Conseil électoral provisoire (CEP) a annoncé, dans une note de presse publiée vendredi, l’ouverture officielle de la phase d’enregistrement des partis, groupements et regroupements de partis politiques, prévue du 2 au 12 mars 2026. Cette démarche s’inscrit dans l’application de l’article 143 du décret électoral du 1er décembre 2025. Selon l’institution électorale, les représentants [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;<strong>Le Conseil électoral provisoire (CEP) a annoncé, dans une note de presse publiée vendredi, l’ouverture officielle de la phase d’enregistrement des partis, groupements et regroupements de partis politiques, prévue du 2 au 12 mars 2026. Cette démarche s’inscrit dans l’application de l’article 143 du décret électoral du 1er décembre 2025.</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="791" height="1024" src="https://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1844-791x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-6804" srcset="https://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1844-791x1024.jpeg 791w, https://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1844-232x300.jpeg 232w, https://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1844-768x994.jpeg 768w, https://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1844-1187x1536.jpeg 1187w, https://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1844.jpeg 1236w" sizes="(max-width: 791px) 100vw, 791px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Selon l’institution électorale, les représentants officiels des organisations politiques concernées sont invités à se présenter au bureau central du CEP, situé au 72, rue Stephen Archer, à Pétion-Ville, entre 9 h et 16 h, munis de l’ensemble des documents exigés par la législation électorale en vigueur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le CEP précise que la liste complète des pièces requises pour l’enregistrement est accessible sur son site internet officiel ainsi que sur ses pages institutionnelles sur les réseaux sociaux Facebook et X. L’organisme appelle les partis politiques à respecter strictement le calendrier et les exigences administratives fixés par le décret.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans sa communication, le Conseil électoral provisoire réaffirme son engagement à organiser un processus électoral « inclusif, impartial, indépendant et transparent ». Cette phase d’enregistrement, selon lui, constitue une étape préalable essentielle à la participation des formations politiques aux prochaines échéances électorales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour toute vérification ou information complémentaire, le CEP indique que les acteurs concernés peuvent contacter l’institution via les numéros publiés dans la note officielle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">RTMI</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Rupture du protocole MENFP-ENS : le REDRESEH dénonce une décision « arbitraire et provocatrice » du ministre Augustin Antoine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Simon Wilsonley]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Feb 2026 00:41:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éducation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Regroupement des Enseignants pour la Défense et la Réforme du Système Éducatif Haïtien (REDRESEH) a vivement condamné la décision du ministre de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle, Augustin Antoine, de rompre le protocole d’accord signé le 22 mai 2013 entre le MENFP et l’École Normale Supérieure (ENS). Dans un communiqué publié le [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le Regroupement des Enseignants pour la Défense et la Réforme du Système Éducatif Haïtien (REDRESEH) a vivement condamné la décision du ministre de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle, Augustin Antoine, de rompre le protocole d’accord signé le 22 mai 2013 entre le MENFP et l’École Normale Supérieure (ENS).</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="1024" src="https://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1718-1024x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-6794" srcset="https://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1718-1024x1024.jpeg 1024w, https://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1718-300x300.jpeg 300w, https://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1718-150x150.jpeg 150w, https://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1718-768x768.jpeg 768w, https://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1718-1536x1536.jpeg 1536w, https://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1718.jpeg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un communiqué publié le 22 février, l’organisation qualifie cette mesure d’« irresponsable », « profondément politique » et porteuse d’instabilité pour le système éducatif national. Selon le REDRESEH, le protocole MENFP-ENS constituait un cadre essentiel d’intégration progressive des normaliens dans l’enseignement public, garantissant des débouchés professionnels à des enseignants formés pour servir l’école nationale. Sa rupture envoie, selon l’organisation, « un message clair » : la formation et le mérite ne seraient plus des priorités dans les politiques publiques éducatives.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le regroupement accuse également le ministère d’appliquer un « double standard inacceptable ». Il affirme que des nominations politiques continuent d’être effectuées sans contrainte budgétaire ni administrative, alors que l’intégration de jeunes enseignants qualifiés se heurte soudainement à des obstacles techniques et financiers. Une situation que le REDRESEH considère comme une « insulte » à la jeunesse formée dans les institutions publiques et une atteinte au principe d’égalité des chances.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son analyse, l’organisation voit dans cette décision une manœuvre de fin de mandat susceptible de compromettre la stabilité institutionnelle du secteur éducatif et de fragiliser davantage l’avenir des jeunes enseignants. Elle estime que cette rupture confirme la primauté persistante de la logique partisane sur la compétence dans la gestion du système éducatif haïtien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette situation, le REDRESEH appelle les étudiants de l’ENS, les enseignants, les syndicats et l’opinion publique à rester mobilisés. L’organisation formule trois exigences principales : le rétablissement immédiat du protocole MENFP-ENS, la transparence totale sur les nominations effectuées au sein du ministère, et la mise en place d’un mécanisme clair et équitable d’intégration des normaliens basé sur le mérite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« L’école haïtienne ne peut continuer à être sacrifiée sur l’autel des intérêts politiques », affirme le communiqué, qui rappelle que l’éducation constitue « un droit fondamental et un pilier de la République ».</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Wilsonley SIMON</p>



<p class="wp-block-paragraph">simonwilsonley35@gmail.com</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<item>
		<title>Pour une justice indépendante : ECCREDHH s’adresse au chef du gouvernement</title>
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		<dc:creator><![CDATA[RTMI]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Feb 2026 17:14:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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		<category><![CDATA[Justice]]></category>
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		<category><![CDATA[société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans une lettre ouverte datée du 12 février 2026 et adressée au Premier ministre&#160;Alix Didier Fils-Aimé, l’Ensemble des Citoyens Compétents à la Recherche de l’Égalité des Droits de l’Homme en Haïti (ECCREDHH) appelle à la nomination d’un ministre de la Justice « libre, indépendant et au service du peuple ». L’organisation citoyenne, engagée dans la [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://radiotelemasseillaninfo.com/pour-une-justice-independante-eccredhh-sadresse-au-chef-du-gouvernement/">Pour une justice indépendante : ECCREDHH s’adresse au chef du gouvernement</a> est apparu en premier sur <a href="https://radiotelemasseillaninfo.com">Radio Télé Masseillan Info</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Dans une lettre ouverte datée du 12 février 2026 et adressée au Premier ministre&nbsp;Alix Didier Fils-Aimé, l’Ensemble des Citoyens Compétents à la Recherche de l’Égalité des Droits de l’Homme en Haïti (ECCREDHH) appelle à la nomination d’un ministre de la Justice « libre, indépendant et au service du peuple ». L’organisation citoyenne, engagée dans la défense des droits humains, estime que le choix du prochain titulaire du portefeuille de la Justice constitue « un acte politique historique » dans le contexte d’insécurité et de crise institutionnelle que traverse le pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce document au ton solennel, ECCREDHH dénonce l’impunité, la fragilisation des institutions et les nominations politiques guidées par des intérêts particuliers. Elle affirme que « la justice, pilier de la République, est trop souvent réduite au silence » et exhorte le chef du gouvernement à rompre avec les pratiques de compromission. <br>RTMI publie ci-dessous l’intégralité de cette lettre ouverte.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pétion-Ville, Haïti, 12 Février 2026&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lettre ouverte au Premier ministre Haïtien, Alix Didier Fils-aimé,&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Monsieur Alix Didier Fils-Aimé, ECCREDHH, est pour une justice forte, libre et au service du peuple. Monsieur le Premier ministre,</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Ensemble des Citoyens Compétents à la Recherche de l’Égalité des Droits de l’Homme en Haïti (ECCREDHH), organisation citoyenne engagée dans la défense des droits humains, la justice sociale et la dignité du peuple haïtien, vous adresse cette lettre ouverte au nom de la conscience collective, de la souffrance populaire et de l’exigence de vérité. Haïti est à genoux.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les institutions sont fragilisées. L’insécurité détruit les familles. L’impunité gouverne. La peur remplace la loi. Et la justice, pilier de la République, est trop souvent réduite au silence.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;Monsieur le Premier ministre,&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;Un pays sans justice est un pays sans avenir. Un État sans autorité morale est un État sans légitimité. Une gouvernance sans responsabilité est une trahison nationale.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;Depuis trop longtemps, notre Nation subit des nominations politiques qui ne servent ni l’intérêt général, ni la République, ni le peuple. Des choix dictés par des calculs, des intérêts privés et des logiques de pouvoir, pendant que la population paie le prix du chaos, de la violence et de l’abandon.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;Aujourd’hui, la nomination d’un Ministre de la Justice et de la Sécurité publique n’est pas un simple acte administratif : C’est un acte politique historique, un choix de société, un signal fort envoyé au peuple haïtien.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;Nous exigeons une justice libre de toute emprise politique, indépendante des groupes d’intérêts, Courageuse face aux réseaux criminels, Ferme contre la corruption, Protectrice des citoyens et Garante des droits humains. Le peuple haïtien n’a plus besoin de discours. Il a besoin d’actes. Il n’a plus besoin de promesses, des décisions courageuses. Le pays a besoin de ruptures réelles.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;Monsieur le Premier ministre,&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;Vous portez aujourd’hui une responsabilité historique devant la Nation. Soit vous continuez le cycle des compromissions, soit vous ouvrez la voie à la reconstruction morale et institutionnelle de l’État haïtien.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;Le Ministère de la Justice doit devenir un outil de libération citoyenne, et non un instrument politique. Un rempart contre l’impunité, et non un refuge pour les puissants. Un espace de protection du peuple, et non une structure au service des élites.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;La société civile vous regarde. La jeunesse vous observe. Les victimes vous écoutent. L’Histoire vous jugera. La justice n’est pas négociable. La dignité n’est pas négociable. La République n’est pas négociable.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;Comme le dit l’adage :«<strong><em>&nbsp;La justice élève une Nation. »</em></strong>&nbsp;Et sans justice, aucune Nation ne survit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Organisme de Défense des Droits Humains (<strong>ECCREDHH</strong>) appelle solennellement à une nomination responsable, courageuse, indépendante et patriotique à la tête du Ministère de la Justice et de la Sécurité publique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">RTMI</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://radiotelemasseillaninfo.com/pour-une-justice-independante-eccredhh-sadresse-au-chef-du-gouvernement/">Pour une justice indépendante : ECCREDHH s’adresse au chef du gouvernement</a> est apparu en premier sur <a href="https://radiotelemasseillaninfo.com">Radio Télé Masseillan Info</a>.</p>
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		<item>
		<title>Crise politique en Haïti et ingérence étrangère</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Johnny Joseph]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Feb 2026 23:26:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Libres pensées]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Haiti]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À quelques heures de l'expiration du mandat transitoire (le 7 février 2026), Haïti oscille entre propositions d'une gouvernance inclusive par une Convention Nationale et le chaos imposé par la violence armée, tandis que les partenaires internationaux peinent à honorer leurs engagements sécuritaires. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Haïti, première nation noire indépendante depuis 1804, ploie aujourd&rsquo;hui sous une crise politique aiguë, avec la fin imminente du Conseil Présidentiel de Transition le 7 février 2026 et la mainmise des gangs sur 90% de Port-au-Prince. Pourquoi, plus de deux siècles après la Révolution, l&rsquo;interventionnisme étranger continue-t-il de dicter nos affaires internes, nous privant d&rsquo;une souveraineté véritable ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">À quelques heures de l&rsquo;expiration du mandat transitoire (le 7 février 2026), Haïti oscille entre propositions d&rsquo;une gouvernance inclusive par une Convention Nationale et le chaos imposé par la violence armée, tandis que les partenaires internationaux peinent à honorer leurs engagements sécuritaires. Comment cette interférence perpétuelle transforme-t-elle nos luttes internes en un théâtre impérialiste, nous empêchant d&rsquo;être vraiment indépendants encore ? Il est important pour que nous examinerons le contexte de la crise, l&rsquo;impact des acteurs étrangers et les voies d&rsquo;une reprise en main nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré 23 constitutions successives, la politique haïtienne reste marquée par l&rsquo;instabilité chronique, exacerbée par des interventions extérieures sous-financées comme la mission anti-gangs de l&rsquo;ONU. L&rsquo;ingérence étrangère, loin d&rsquo;aider, subordonne-t-elle nos décisions souveraines et perpétue-t-elle notre dépendance ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dès 1804, l&rsquo;indépendance d&rsquo;Haïti marque une rupture révolutionnaire radicale, mais expose le jeune État à l&rsquo;isolement international où : la France impose une dette odieuse de 150 millions de francs-or en 1825 pour « reconnaître » la souveraineté, tandis que les États-Unis et l&rsquo;Europe refusent tout soutien, craignant la contagion abolitionniste. Jean-Jacques Dessalines proclame l&#8217;empire en 1804, suivi par la scission du pays (où un royaume du Nord dirigé par Christophe, et la république du Sud/Ouest avec Pétion) son assassinat en 1806, révélant des rivalités internes exacerbées par l&rsquo;absence de reconnaissance extérieure. Cette instabilité fondatrice pose les bases multiples de toutes les dépendances qui ont alimenté les nouvelles structurations et les dynamiques endogènes qui ont reconfiguré la jeune nation en se perdurant tout au cours de l&rsquo;histoire nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Analysant ces enjeux post-indépendance et toutes les crises qui en découlaient, il s&rsquo;est avéré que suivant l&rsquo;histoire, l&rsquo;occupation américaine de 1915-1934 aggrave cette vulnérabilité, sous prétexte de stabiliser le pays qui vivait la turbulence des guerres intestines ou fratricides durant tout le XIXe siècle et les débuts du XIXe siècle. Dans cette logique, les yankees avaient déjà pillé le trésor public, et par la suite avec les Marines, ils contrôlent nos ports, toutes nos ressources la banque nationale en menant une lutte anti-européenne, surtout les Français et réécrivent la Constitution pour permettre la propriété étrangère ; l&rsquo;expropriation et l&rsquo;exploitation des terres ainsi que les masses paysannes. Cela n&rsquo;est pas sans conséquence sur des fidèles citoyen.nes qui allait provoquer des mouvements de résistance avec les « caco » et un nationalisme haïtien naissant. Ces interventions, justifiées par la « civilisation », institutionnalisent un modèle d&rsquo;État tutélaire, préfigurant les ingérences modernes et affaiblissant les institutions locales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À cet effet, de la fin des occupants en 1934, le pays allait connaître un contour historique : la réorganisation de l&rsquo;armée indigène héritage de 1804 en garde nationale d&rsquo;Haïti. Cette dernière sera à l&rsquo;origine de tous les coups de forces ou les coups d&rsquo;État dans le pays qui, en même temps, fera l&rsquo;objet d&rsquo;une révolution en 1946 contre l&rsquo;oligarchie mulâtre de l&rsquo;époque. Puis, vint la dictature des Duvaliers (1957-1986) illustrant une politique intérieure corrompue, meurtrière, où François « Papa Doc » s&rsquo;appuyait sur ses milices armées les « Tontons Macoutes » afin de réprimer toute opposition. Tandis que, dans cette veine, les États-Unis tolèrent ce régime anticommuniste contre des citoyen.nes de tendance gauchiste ou marxiste et aussi contre Cuba voisin. Après la chute de Jean-Claude « Bébé Doc » en 1986, plus d&rsquo;une vingtaine constitutions successives échouent à stabiliser le pouvoir avec le projet de transition démocratique ; pourtant, le pays allait ponctuer par des coups d&rsquo;État, massacres, embargos et des interventions de USA et de l&rsquo;ONU (MINUHA en 1993) ceux transforment Haïti en pion géopolitique, tout en perpétuant l&rsquo;instabilité au lieu de la résoudre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;arrivée de Jean-Bertrand Aristide en 1991, premier président élu démocratiquement, est évincé par un coup d&rsquo;État financé par la CIA selon certaines analyses, suivi d&rsquo;opérations militaires américaines en 1994 et 2004. Dans ces contextes, les États-Unis ont toujours là part belle de tous ces ingérences, sous couvert d&rsquo;aide humanitaire, minant la légitimité populaire et favorisent la corruption endémique. À nos yeux tout cela explique pourquoi, en 2026, la fin du CPT reste hypothéquée par des agendas étrangers bien pensés, contrôlé et guidé par cette nation au statut de la liberté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En ces quelques termes, l&rsquo;histoire politique haïtienne se résume à une triste lutte contre l&rsquo;ingérence : partant de l&rsquo;Acte d&rsquo;Indépendance en 1804 aux Constitutions de 1805 et 1843, les fondateurs forgent un État noir libre au milieu d&rsquo;un continent esclavagiste/esclavagisé, tout en continuant de subir les blocus en plus des dettes coloniales. Au total près, le XIXe siècle a vu 22 changements de régime, culminant avec l&#8217;empire de Soulouque (1849-1859), tandis que le XXe avait imposé l&rsquo;occupation des US et les moments funèbres du régime des Duvaliers ainsi que la continuité des instabilités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd&rsquo;hui, cette trajectoire éclaire bien la crise de 2026 et son imagerie où les&nbsp;gangs contrôlant Port-au-Prince, malgré la présence des missions onusienne sous-financées et qui alimentent l&rsquo;imaginaire d&rsquo;une souveraineté confisquée là où les acteurs internes peinent à imposer une Convention Nationale sans tutelle extérieure. Devant ces faits, il est évident qu&rsquo;une réappropriation historique soit urgente pour restaurer l&rsquo;indépendance véritable et la liberté pleine et effective de la nation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À cet égard, du XIXe siècle à la crise de 2026, l&rsquo;histoire politique haïtienne révèle un schéma récurrent : ingérences étrangères successives qui transforment nos luttes internes en dépendance perpétuelle, comme en témoigne la fin du CPT et aussi l&rsquo;échec des missions de l&rsquo;ONU. Cette tutelle externe empêche une indépendance véritable, affaiblissant institutions et mobilisation populaire. Face à cette crise seule une Convention Nationale souveraine, portée par les Haïtiens, peut briser ce cycle et restaurer une gouvernance légitime.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La trajectoire chaotique circulant de l&rsquo;occupation américaine aux gangs actuels confirme que l&rsquo;interventionnisme, loin de stabiliser, subordonne la souveraineté haïtienne à des agendas géopolitiques atrophiés et asphyxiés. Face à ces violences qui paralysent la capitale/ville principale politique du pays (Port-au-Prince) et les élections prévues, il est temps de rejeter ces dynamiques en vue de privilégier un dialogue interne crédible, honnête et inclusif. Une rupture avec la dépendance imposera enfin l&rsquo;indépendance, par la voix du peuple vigilant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les instabilités post-indépendances, dictatures et interventions récentes convergent vers la crise multidimensionnelle de 2026, où l&rsquo;ingérence freine toute reprise en main nationale. Pourtant, l&rsquo;héritage de 1804 rappelle la force d&rsquo;une révolution populaire. Ceux-ci étant dit, Haïti doit s&rsquo;approprier son destin via des réformes internes audacieuses capable de transformer les vulnérabilités en force ou puissance collective pour une renaissance souveraine pleinement assumée et assurée par des haïtien.nes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut remplacer les clôtures statiques par des ouvertures sur l&rsquo;avenir : au lieu d&rsquo;une « Haïti croupissant dans dépendance, optez pour qu&rsquo;à » l&rsquo;horizon de 2027, une Convention Nationale inclusive pourrait transformer ces crises en opportunité de renaissance Souveraine fiable. Sans oublier la probabilité de la réalisation des prochaines élections prévues pour le mois d&rsquo;août qui doivent être sécurisées par des forces locales renforcées institutionnellement. Cela incitera à la réflexion sur des tendances émergentes, comme un dialogue post-CPT sans tutelle de l&rsquo;ONU et des États-Unis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mobilisez le lecteur directement : Face à cette ingérence perpétuelle, les citoyen.nes, des partis politiques et la société civile doivent exiger dès maintenant un Collège National de Facilitation indépendante, en vue d&rsquo;imposer une gouvernance haïtienne non importée ni imposée. Utilisez un ton incisif et concret comme des pétitions, mobilisations populaires pour laisser une impression durable et persuasive. En somme, l&rsquo;histoire et la crise de 2026 confirment que l&rsquo;ingérence freine notre indépendance. Il est impératif que les Haïtien.nes s&rsquo;unissent pour une Convention souveraine d&rsquo;ici ce février, brisant enfin le cycle de dépendance et pavant la voie à une ère de gouvernance autonome.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Johnny JOSEPH, pour une nouvelle Haiti&nbsp;!!!</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Crise sécuritaire et dérive de la transition : l’ECCREDHH tire la sonnette d’alarme</title>
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		<dc:creator><![CDATA[RTMI]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Feb 2026 16:30:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[CPT]]></category>
		<category><![CDATA[haïti]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>
		<category><![CDATA[Transition]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Ensemble des Citoyens Compétents à la Recherche de l’Égalité des Droits de l’Homme en Haïti (ECCREDHH) dresse un constat sévère de la situation nationale et dénonce une dégradation accélérée de la gouvernance, de la sécurité et du respect des droits humains.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’Ensemble des Citoyens Compétents à la Recherche de l’Égalité des Droits de l’Homme en Haïti (ECCREDHH) dresse un constat sévère de la situation nationale et dénonce une dégradation accélérée de la gouvernance, de la sécurité et du respect des droits humains. Dans une note de position rendue publique le 30 janvier, l’organisation de défense des droits humains se dit profondément consternée par une crise qu’elle qualifie de multidimensionnelle, imputée directement à l’inaction prolongée et aux choix politiques jugés irresponsables des autorités de transition.</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="960" height="960" src="https://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_0940.jpeg" alt="" class="wp-image-6758" srcset="https://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_0940.jpeg 960w, https://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_0940-300x300.jpeg 300w, https://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_0940-150x150.jpeg 150w, https://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_0940-768x768.jpeg 768w" sizes="auto, (max-width: 960px) 100vw, 960px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Selon l’ECCREDHH, la population haïtienne vit au quotidien sous la menace permanente des enlèvements, des violences armées et des déplacements forcés, dans un contexte marqué par la fermeture d’écoles, d’hôpitaux et la privation de services essentiels. Pendant ce temps, déplore l’organisation, les dirigeants de la transition s’enferment dans une gouvernance dominée par l’immobilisme, les calculs de clans et le mépris des besoins fondamentaux de la population. Une attitude qui, estime-t-elle, constitue une violation grave et systématique des droits humains, notamment le droit à la vie, à la sécurité, à la dignité humaine et à un niveau de vie décent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’organisme tient pour politiquement, moralement et juridiquement responsables le Conseil présidentiel de transition (CPT) et le gouvernement en place, dont l’absence de mesures effectives aurait favorisé l’expansion des groupes armés et l’effondrement progressif de l’ordre public. Gouverner dans le chaos, tolérer l’insécurité et abandonner la population à la violence relèveraient non seulement d’un échec de gouvernance, mais aussi d’une faute grave engageant la responsabilité de l’État. L’ECCREDHH souligne qu’au cours des derniers jours, la lutte pour le pouvoir a pris le pas sur l’intérêt national, laissant Haïti en marge de toute priorité réelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La situation est d’autant plus préoccupante que plusieurs régions du pays, dont Port-au-Prince, Delmas, Pétion-Ville et Kenscoff, sont devenues le théâtre d’actes de terreur répétés, transformant des quartiers entiers en zones de non-droit. L’organisation évoque également l’effondrement de l’autorité de l’État, incapable d’assurer la sécurité publique, l’accès aux soins de santé, à l’alimentation et aux services sociaux de base. Une défaillance structurelle qui, selon elle, révèle un abandon manifeste des responsabilités régaliennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette crise alarmante, l’ECCREDHH appelle à un changement immédiat et radical de paradigme, fondé sur un dialogue franc et inclusif entre les fils et filles de la Nation. L’organisme insiste sur la nécessité de mettre en œuvre, sans délai, des mesures concrètes, coordonnées et vérifiables visant à rétablir l’autorité de l’État, garantir la sécurité des personnes et des biens, organiser des élections crédibles et assurer l’accès effectif aux services essentiels, tout en plaçant la dignité humaine et le respect des droits fondamentaux au cœur de l’action publique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l’ECCREDHH, la transition politique ne saurait servir de prétexte à la suspension de l’État de droit, à l’impunité ou à l’abandon du peuple haïtien. Elle doit au contraire s’inscrire dans le strict respect de la Constitution, des normes juridiques en vigueur et des conventions internationales ratifiées par Haïti, ainsi que dans le principe fondamental de responsabilité des gouvernants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’organisation rappelle enfin que l’histoire jugera sévèrement celles et ceux qui, par leur silence, leur inaction ou leur cynisme politique, auront contribué à l’effondrement de la Nation et à la banalisation de la souffrance humaine. Elle affirme rester mobilisée et se réserve le droit de saisir les instances nationales, régionales et internationales compétentes tant que les droits fondamentaux de la population continueront d’être bafoués.</p>



<p class="wp-block-paragraph">RTMI</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<item>
		<title>Haïti : Me Frédo Jean-Charles dénonce l’« institutionnalisation de l’instabilité » à travers la transition politique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Simon Wilsonley]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 31 Jan 2026 02:57:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Longtemps présentée comme une réponse provisoire aux crises politiques, la transition s’est imposée en Haïti comme un mécanisme récurrent, au point de fragiliser durablement les institutions. En effet, c’est le constat que dresse Me Frédo Jean-Charles, président de l’Institut national pour la défense des droits économiques, sociaux et culturels (INDDESC), dans un texte partagé avec [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://radiotelemasseillaninfo.com/haiti-me-fredo-jean-charles-denonce-l-institutionnalisation-de-linstabilite-a-travers-la-transition-politique/">Haïti : Me Frédo Jean-Charles dénonce l’« institutionnalisation de l’instabilité » à travers la transition politique</a> est apparu en premier sur <a href="https://radiotelemasseillaninfo.com">Radio Télé Masseillan Info</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Longtemps présentée comme une réponse provisoire aux crises politiques, la transition s’est imposée en Haïti comme un mécanisme récurrent, au point de fragiliser durablement les institutions. En effet, c’est le constat que dresse Me Frédo Jean-Charles, président de l’Institut national pour la défense des droits économiques, sociaux et culturels (INDDESC), dans un texte partagé avec la rédaction de RTMI, où il résume son analyse en ces termes : « À force de transition, nous avons fini par institutionnaliser l’instabilité ».</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="720" src="https://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_0707.jpeg" alt="" class="wp-image-6744" srcset="https://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_0707.jpeg 1024w, https://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_0707-300x211.jpeg 300w, https://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_0707-768x540.jpeg 768w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son propos, l’avocat a rappelé que depuis plus de quarante ans, la vie politique haïtienne est rythmée par des périodes qualifiées de transition. Il a cité successivement les phases postérieures à 1986, 1991, 2004, 2015 et 2021, soulignant que ce qui devait être un moment de passage s’est transformé en une constante du fonctionnement politique. Selon lui, la transition, censée être un pont entre deux ordres politiques, est devenue en Haïti un espace durable d’exercice du pouvoir, « un lieu de résidence du pouvoir », a-t-il affirmé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Me Frédo Jean-Charles a soutenu que cette transition permanente ne relève pas du hasard ni d’une succession de crises imprévues. Il l’a décrite comme un mode de gouvernance qui sert les intérêts de certaines élites politiques et économiques, souvent en interaction avec des acteurs internationaux. À ses yeux, la transition est devenue un mécanisme permettant à ces élites de se maintenir sans passer par une refondation institutionnelle réelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Revenant sur 1986, il a présenté cette année comme le point de départ de la transition érigée en culture politique. La chute de Jean-Claude Duvalier ouvrait, selon lui, une possibilité historique de rupture avec l’autoritarisme et de reconstruction de la souveraineté populaire. Toutefois, cette opportunité n’a pas été pleinement saisie. Me Jean-Charles a évoqué les travaux du sociologue Alexis de Tocqueville pour expliquer que les transitions échouent lorsque les élites de l’ancien régime parviennent à se reconvertir dans le nouvel ordre sans transformation profonde. En Haïti, a-t-il souligné, la transition de 1986 n’a pas débouché sur une révolution sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a ensuite analysé la période 1991-1994 comme un moment de confiscation de la souveraineté nationale. Le coup d’État contre le président Jean-Bertrand Aristide, suivi d’un embargo, de négociations internationales et d’un retour conditionné du chef de l’État, a déplacé, selon lui, le centre réel du pouvoir hors du territoire haïtien. « Le pouvoir ne se trouvait plus à Port-au-Prince, mais à Washington et à l’ONU », a-t-il déclaré, ajoutant que certaines élites locales ont alors négocié leur survie politique en acceptant cette tutelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Concernant la période ouverte en 2004, Me Frédo Jean-Charles a évoqué ce qu’il a qualifié d’« économie politique de la transition ». Après le départ forcé de Jean-Bertrand Aristide, l’installation d’un gouvernement intérimaire, la présence de la MINUSTAH et la prolifération des ONG ont, selon lui, contribué à un affaiblissement accru de l’État. Il a affirmé que dans ce contexte, certaines élites ont préféré gérer la crise plutôt que construire la nation, vivant de la gouvernance transitoire et des projets liés à l’aide internationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Abordant la période allant de 2021 à aujourd’hui, il a parlé d’une transition « sans peuple ». Il a rappelé qu’Haïti vit sans président élu, sans Parlement et avec un exécutif de facto, sur la base d’accords politiques dépourvus de mandat populaire. Selon lui, cette situation correspond à ce que le juriste Carl Schmitt décrivait comme un gouvernement de l’exception. La transition permet, a-t-il expliqué, de gouverner par décret, d’éviter les élections et de neutraliser l’expression de la souveraineté populaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Me Jean-Charles a néanmoins reconnu l’existence de fragilités structurelles, telles que la désorganisation administrative, l’insécurité chronique et la faiblesse des partis politiques. Il a noté que ces facteurs sont souvent invoqués pour justifier le maintien de la transition, au nom de la peur du chaos et de l’absence de conditions électorales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a toutefois insisté sur le fait que la transition en Haïti ne constitue plus une phase temporaire, mais un véritable système de pouvoir. S’appuyant sur la notion d’« interrègne » développée par Antonio Gramsci, il a décrit un pays où l’ancien ordre est mort sans que le nouveau n’ait émergé, créant un espace dans lequel prospèrent ceux qui maîtrisent l’ambiguïté institutionnelle. Il a ajouté qu’aucune transition n’a proposé un pacte social clair, une réforme profonde de l’État ou une redistribution effective du pouvoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, Me Frédo Jean-Charles a rappelé que, selon Jean-Jacques Rousseau, la souveraineté ne se délègue pas. En Haïti, a-t-il observé, le peuple est rarement placé au cœur des processus de refondation politique. Il a estimé que la transition sans fin n’est ni une fatalité ni une simple erreur technique, mais le symptôme d’un système politique qui privilégie l’exception au droit et la gestion de crise à la vision de long terme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« La vraie question n’est pas de savoir quand auront lieu les élections, a-t-il conclu, mais de comprendre qui a intérêt à ce que le peuple haïtien ne gouverne jamais pleinement son destin. »</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Wilsonley SIMON</p>



<p class="wp-block-paragraph">simonwilsonley35@gmail.com</p>
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		<title>La CARICOM tire la sonnette d’alarme face à l’aggravation de la crise politique en Haïti</title>
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		<dc:creator><![CDATA[RTMI]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Jan 2026 02:57:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Caricom]]></category>
		<category><![CDATA[CPT]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Communauté caribéenne (CARICOM) a exprimé, mardi, sa « grande préoccupation » face aux troubles internes persistants en Haïti, appelant l’ensemble des acteurs politiques et institutionnels à placer « l’avenir de leur peuple et de leur pays au-dessus de tout ». Dans un contexte de transition déjà fragile, l’organisation régionale estime que le pays traverse [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Communauté caribéenne (CARICOM) a exprimé, mardi, sa « grande préoccupation » face aux troubles internes persistants en Haïti, appelant l’ensemble des acteurs politiques et institutionnels à placer « l’avenir de leur peuple et de leur pays au-dessus de tout ». Dans un contexte de transition déjà fragile, l’organisation régionale estime que le pays traverse un moment critique qui exige stabilité, sang-froid et sens des responsabilités de la part des dirigeants haïtiens.</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="674" src="http://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_0632-1024x674.jpeg" alt="" class="wp-image-6732" srcset="https://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_0632-1024x674.jpeg 1024w, https://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_0632-300x198.jpeg 300w, https://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_0632-768x506.jpeg 768w, https://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_0632-1536x1012.jpeg 1536w, https://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_0632-2048x1349.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un communiqué officiel, la CARICOM souligne que ces tensions surviennent à « un moment délicat », alors que la situation sécuritaire, politique et humanitaire demeure extrêmement précaire. L’organisation insiste sur l’urgence de prioriser le bien-être de la population haïtienne, confrontée à une violence endémique et à une détérioration continue des conditions de vie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette prise de position intervient quelques jours après une démarche formelle de la Conférence nationale des acteurs pour une nouvelle gouvernance (NCANG), qui a adressé, le 23 janvier, une lettre à la secrétaire générale de la CARICOM, la Dre Carla Barnett. Dans ce courrier, dont une copie a été obtenue par la Caribbean Media Corporation (CMC), la NCANG, appuyée par plusieurs organisations de la société civile, sollicite l’intervention de la CARICOM pour la « création immédiate d’un comité de médiation et de transfert du pouvoir ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les signataires de la lettre alertent sur « la gravité de la crise nationale » et sur la détérioration rapide de la situation politique et sociale en Haïti, à l’approche de l’expiration du mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT), prévue pour le 7 février 2026. Selon eux, la mise en place d’un comité de médiation impartial et inclusif est devenue indispensable afin de faciliter des négociations entre les différentes parties prenantes et de parvenir à un consensus sur une nouvelle architecture gouvernementale appelée à succéder au CPT.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Haïti est sans chef d’État élu depuis l’assassinat du président Jovenel Moïse, en juillet 2021. Depuis lors, le pays est plongé dans une instabilité chronique, marquée par la montée en puissance de gangs lourdement armés qui contrôlent une grande partie de Port-au-Prince et défient ouvertement l’autorité de l’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le mandat du CPT, institué par l’accord politique du 3 avril 2024 pour conduire le pays vers des élections, arrive à son terme dans un climat de fortes tensions internes. La semaine dernière, une résolution visant à destituer le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé avait obtenu l’appui de cinq membres du Conseil, avant que l’un d’eux, Smith Augustin, ne se rétracte et refuse finalement de la signer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré ce revers, deux membres influents du CPT, Leslie Voltaire et Edgard Leblanc Fils, ont réaffirmé, lors d’une conférence de presse, leur intention de poursuivre les démarches pour évincer le chef du gouvernement dans un délai de trente jours, conformément aux procédures qu’ils estiment établies. Une position qui intervient en dépit des avertissements explicites des États-Unis, lesquels ont laissé entendre qu’une telle initiative pourrait entraîner des conséquences.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« C’est nous qui avons nommé Didier Fils-Aimé en novembre 2024. C’est nous qui avons travaillé avec lui pendant un an, et c’est à nous qu’il revient de promulguer un nouveau décret nommant un nouveau Premier ministre, un nouveau gouvernement et une nouvelle présidence », a déclaré Leslie Voltaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De son côté, le Premier ministre Fils-Aimé a adopté un ton ferme. Lors d’une cérémonie de la police à Port-au-Prince, il a averti que ni « les criminels en cravate ni les criminels en tongs » ne dicteraient la conduite de l’État, promettant une réponse « sans faiblesse, sans compromis » à toute tentative de déstabilisation. Présent à l’événement, le chargé d’affaires américain, Henry Wooster, a affirmé qu’il était « essentiel » que Fils-Aimé demeure en poste pour préserver les efforts engagés contre les gangs armés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son communiqué, la CARICOM reconnaît que l’impasse actuelle au sein du CPT, alimentée par les tentatives infructueuses de destitution du Premier ministre, complique davantage un processus de transition déjà sous forte tension. « Pendant ce temps, le peuple haïtien continue de subir des violences et des privations inimaginables », déplore l’organisation, qualifiant la situation d’« inacceptable ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette crise multidimensionnelle, la CARICOM réaffirme la disponibilité de son Groupe de personnalités éminentes pour faciliter un accord entre les différentes parties, dans l’objectif de sortir de la fragmentation politique actuelle, qu’elle juge bénéfique uniquement aux gangs. D’autres instances régionales, dont le Groupe de politique environnementale et le Groupe des anciens Premiers ministres des Caraïbes, ont également mis en garde contre les risques majeurs d’un échec à parvenir à un consensus avant le 7 février 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En conclusion, la CARICOM réitère son appel à la responsabilité collective, exhortant les acteurs haïtiens à agir « avec urgence et patriotisme » afin de rétablir une stabilité politique et sécuritaire durable, condition indispensable à l’organisation d’élections crédibles et à la relance économique du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">RTMI</p>
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		<title>Les Blancs ne sont pas partis</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jeff Jean]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Jan 2026 15:15:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Libres pensées]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[haïti]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le mercredi 21 janvier 2026, en soirée, une décision majeure a été prise par le Conseil présidentiel de transition (CPT). Sur les sept (7) conseillers présidentiels, cinq (5) ont apposé leur signature sur une résolution visant le limogeage du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé. Il s’agit là d’une décision collégiale, conforme aux règles internes de [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Le mercredi 21 janvier 2026, en soirée, une décision majeure a été prise par le Conseil présidentiel de transition (CPT). Sur les sept (7) conseillers présidentiels, cinq (5) ont apposé leur signature sur une résolution visant le limogeage du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé. Il s’agit là d’une décision collégiale, conforme aux règles internes de fonctionnement du CPT. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, une fois de plus, les affaires internes d’Haïti semblent prises en otage par des forces extérieures. Car malgré cette majorité claire, le coordonnateur du CPT, Laurent Saint-Cyr, issu du même secteur que le Premier ministre concerné, refuse toujours de transmettre le document au secrétariat de la Présidence en vue de sa publication.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ce blocage n’est ni anodin ni innocent</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant que le pays s’enfonce chaque jour davantage dans la crise&nbsp;&nbsp;insécurité, misère, perte de crédibilité internationale&nbsp;&nbsp;Haïti continue d’être la risée d’un « international » qui prétend décider pour nous, sans jamais comprendre la réalité du peuple haïtien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un international qui, une fois encore, semble avoir son mot à dire sur une décision souveraine prise par des Haïtiens, pour Haïti.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le cas du coordonnateur Laurent Saint-Cyr illustre tristement cette dérive. Étudiant aux États-Unis, partagé entre une semaine en Haïti et une semaine à l’étranger, comment peut-il prétendre incarner la continuité de l’État et la responsabilité nationale ? Comment peut-il se permettre de bloquer une décision collective alors que le pays brûle ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il s’agit là d’un déni de souveraineté, d’un manque flagrant de conscience nationale et d’un mépris assumé pour l’intérêt général. Ces comportements traduisent une dépendance politique et psychologique à des influences étrangères qui continuent de dicter leur agenda à notre pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pourtant, les textes sont clairs</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’accord politique du 3 avril 2024 confère au CPT l’autorité de conduire la transition et de mettre fin aux fonctions du Premier ministre dans le cadre de cette mission.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De plus, aucun texte de droit administratif haïtien n’accorde au coordonnateur du CPT un pouvoir discrétionnaire lui permettant de bloquer la transmission d’un acte adopté par une majorité valable du Conseil.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le refus de Laurent Saint-Cyr constitue donc une obstruction administrative manifeste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il s’agit d’un acte grave, contraire aux principes de collégialité, de légalité et de bonne gouvernance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, il devient évident que certaines puissances étrangères ne souhaitent pas voir Alix Didier Fils-Aimé écarté du pouvoir. Elles ont parlé. Et, comme trop souvent dans notre histoire, on voudrait que le peuple haïtien se taise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais les faits sont là :</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;Le coordonnateur du CPT n’a légalement aucun droit de refuser l’acheminement du document.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;La décision existe, elle est valide, elle est signée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;Le blocage est politique, pas juridique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Blancs ne sont pas partis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ils sont toujours là&nbsp;&nbsp;à travers des relais locaux, des décisions bloquées, des volontés populaires étouffées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question qui reste est simple :</p>



<p class="wp-block-paragraph">jusqu’à quand accepterons-nous que notre souveraineté soit confisquée ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jeff JEAN&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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