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	<title>Archives des Société et genre - Radio Télé Masseillan Info</title>
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	<title>Archives des Société et genre - Radio Télé Masseillan Info</title>
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		<title>Comprendre la domination masculine envers les femmes au niveau du langage</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Feguerson THERMIDOR]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Mar 2026 22:33:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Société et genre]]></category>
		<category><![CDATA[Domination masculine]]></category>
		<category><![CDATA[Genre]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pendant des siècles, la femme a été placée dans une position de domination par rapport à l’homme. Dans de nombreuses sociétés, elle a été perçue comme inférieure, enfermée dans des rôles sociaux limités et soumise à des normes culturelles qui renforcent cette hiérarchie. Parmi les mécanismes qui contribuent à maintenir cette domination, le langage et [&#8230;]</p>
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<p>Pendant des siècles, la femme a été placée dans une position de domination par rapport à l’homme. Dans de nombreuses sociétés, elle a été perçue comme inférieure, enfermée dans des rôles sociaux limités et soumise à des normes culturelles qui renforcent cette hiérarchie. Parmi les mécanismes qui contribuent à maintenir cette domination, le langage et le discours occupent une place centrale.</p>



<p>Dans ce travail, l’accent est mis sur le rôle du discours dans la reproduction des inégalités entre les sexes. Le langage n’est pas neutre. Il participe activement à la construction des représentations sociales et peut contribuer à réduire la valeur accordée au sexe féminin. Les mots, les expressions et les idées véhiculées à travers les générations façonnent les mentalités et consolident parfois des rapports de pouvoir inégaux.</p>



<p>L’anthropologue français Paul Topinard a déclaré : « La femme est à l’homme ce que l’Africain est à l’Européen. »</p>



<p>Pour comprendre cette citation, il est nécessaire de la replacer dans son contexte historique. Pendant longtemps, la pensée européenne dominante considérait les populations africaines comme inférieures, justifiant ainsi leur exploitation et l’esclavage. Cette vision raciste reposait sur une hiérarchisation des races qui plaçait l’Européen au sommet et l’Africain au bas de l’échelle.</p>



<p>En établissant un parallèle entre la relation homme-femme et la relation Européen-Africain, cette citation traduit une logique de domination similaire. Elle suggère que la femme occupe une position subordonnée par rapport à l’homme, de la même manière que l’Africain a été historiquement placé dans une position d’infériorité face à l’Européen. Ce type de discours contribue ainsi à légitimer et à reproduire les inégalités entre les sexes.</p>



<p>Une autre citation souvent évoquée provient du philosophe grec Pythagore, qui aurait affirmé : « Il y a un principe bon qui a créé l’ordre, la lumière et l’homme, et un principe mauvais qui a créé le chaos, les ténèbres et la femme. »</p>



<p>Cette affirmation illustre également la manière dont certaines pensées philosophiques anciennes ont contribué à dévaloriser la femme. En associant l’homme à l’ordre et à la lumière, et la femme au chaos et aux ténèbres, ce discours renforce une représentation négative du féminin et consolide une vision hiérarchique entre les sexes.</p>



<p><strong>L’impact du discours</strong></p>



<p>Les discours ne disparaissent pas facilement. Ils se transmettent de génération en génération et continuent d’influencer les mentalités longtemps après leur formulation. Tant que ces discours persistent, les tensions et les inégalités entre hommes et femmes tendent à se reproduire.<br>Le langage devient ainsi un instrument puissant dans la construction des rapports sociaux. Il façonne les attentes, les rôles et les comportements attribués à chaque sexe.</p>



<p><strong>Le discours et les mécanismes culturels en Haïti</strong></p>



<p>En Haïti, certains discours et pratiques culturelles participent également à la dévalorisation des femmes. Un exemple significatif peut être observé dans la pratique liée aux « Ti Sentaniz ».</p>



<p>Dans certaines familles confrontées à la pauvreté ou à de grandes difficultés économiques, il arrive que les parents envoient un enfant vivre chez une famille plus aisée afin qu’il y soit pris en charge. Cependant, le choix se porte très souvent sur une fille plutôt que sur un garçon.</p>



<p>Cette réalité soulève une question importante : pourquoi s’agit-il le plus souvent d’une fille et non d’un garçon ?</p>



<p>La réponse se trouve en partie dans les représentations sociales profondément ancrées dans la culture. En Haïti, les tâches domestiques sont traditionnellement associées aux femmes. Ainsi, envoyer une fille dans une famille plus aisée signifie souvent qu’elle sera chargée des travaux ménagers.</p>



<p>Cette pratique montre comment les rôles attribués aux sexes sont construits dès le plus jeune âge. Elle contribue également à creuser le fossé entre hommes et femmes en assignant à la fille une position de service et de dépendance.</p>



<p>Les proverbes et les expressions populaires participent aussi à cette construction sociale. L’expression créole : « Ti fi ki pa konn fè manje rete kay manman w »</p>



<p>Ce type de discours façonne l’identité des filles dès leur enfance. Il leur impose une responsabilité domestique considérée comme naturelle et incontournable. À travers ces paroles répétées dans la vie quotidienne, la société transmet l’idée que la valeur d’une femme est étroitement liée à sa capacité à accomplir certaines tâches.</p>



<p>Ainsi, le langage devient un vecteur puissant de reproduction des inégalités entre les sexes. Les discours, les proverbes et les pratiques culturelles contribuent à construire et à maintenir des rapports de pouvoir qui placent souvent la femme dans une position de subordination.</p>



<p></p>



<p>Feguerson THERMIDOR<br>ecrivainfeguersonthermidor@gmail.com</p>



<p></p>
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		<title>8 mars : le long combat des femmes, du monde à Haïti</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Simon Wilsonley]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Mar 2026 03:07:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Société et genre]]></category>
		<category><![CDATA[8 mars]]></category>
		<category><![CDATA[8 mars 2026]]></category>
		<category><![CDATA[Féminisme]]></category>
		<category><![CDATA[Genre]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Chaque 8 mars, la Journée internationale des droits des femmes invite à se souvenir que les libertés dont disposent aujourd’hui des millions de femmes ne sont pas le fruit du hasard. Elles sont le résultat de luttes menées sur plusieurs générations, parfois au prix de sacrifices immenses. Derrière cette date symbolique se cache une histoire [&#8230;]</p>
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<p>Chaque 8 mars, la Journée internationale des droits des femmes invite à se souvenir que les libertés dont disposent aujourd’hui des millions de femmes ne sont pas le fruit du hasard. Elles sont le résultat de luttes menées sur plusieurs générations, parfois au prix de sacrifices immenses. Derrière cette date symbolique se cache une histoire longue, faite de mobilisations sociales, de résistances politiques et de transformations profondes des mentalités.</p>



<p>Le mouvement féministe, dans son sens le plus large, est né d’une contestation des structures sociales qui reléguaient les femmes à une position secondaire dans la société. Pendant des siècles, dans la plupart des régions du monde, les femmes ont été exclues de la vie politique, privées d’accès à l’éducation et maintenues dans une dépendance juridique et économique vis-à-vis des hommes. À partir de la fin du XIXᵉ siècle, des militantes en Europe et en Amérique du Nord commencent à s’organiser pour revendiquer l’égalité civique et politique. Les premières luttes portent sur l’accès à l’instruction, au travail et surtout au droit de vote, considéré comme la clé de la participation démocratique.</p>



<p>Peu à peu, ces mobilisations s’étendent et se diversifient. Au fil du XXᵉ siècle, le féminisme devient un mouvement mondial qui s’intéresse non seulement aux droits politiques, mais aussi aux conditions de travail, aux libertés individuelles, aux violences faites aux femmes et aux formes plus subtiles de domination sociale. Dans de nombreuses sociétés, les femmes parviennent à obtenir des réformes majeures qui modifient en profondeur les rapports entre les sexes.</p>



<p>Aux États-Unis, par exemple, les mobilisations des suffragettes au début du XXᵉ siècle ont abouti à l’adoption du 19ᵉ amendement de la Constitution en 1920, qui garantit le droit de vote aux femmes. Des figures comme Susan B. Anthony ou Elizabeth Cady Stanton ont joué un rôle déterminant dans cette bataille politique. Plus tard, dans les années 1960 et 1970, les mouvements féministes américains ont contribué à faire adopter des lois importantes contre les discriminations au travail et pour l’égalité des droits, tout en mettant au centre du débat public des questions telles que l’égalité salariale ou les violences domestiques.</p>



<p>En France, les femmes ont également mené de longues luttes pour l’égalité. Elles obtiennent le droit de vote en 1944, après plusieurs décennies de mobilisation. Au cours de la seconde moitié du XXᵉ siècle, d’autres combats marquent l’histoire du féminisme français. Parmi eux, la lutte pour le droit à l’avortement occupe une place centrale, notamment avec la célèbre «&nbsp;Manifeste des 343&nbsp;»publié en 1971, dans lequel des femmes déclarent publiquement avoir avorté pour dénoncer l’illégalité de cette pratique. Ce mouvement aboutira quelques années plus tard à l’adoption de la loi Veil en 1975, qui légalise l’interruption volontaire de grossesse en France sous l’impulsion de Simone Veil.</p>



<p>L’histoire haïtienne s’inscrit dans cette dynamique mondiale tout en présentant des particularités liées à son propre parcours politique et social. Il est difficile de déterminer avec précision le moment où une conscience féministe apparaît dans le pays. Certains observateurs estiment que les racines de cette lutte remontent à l’époque coloniale, lorsque des femmes participaient déjà aux résistances contre l’esclavage et aux combats pour la liberté. Toutefois, le mouvement féministe organisé prend véritablement forme au cours de la première moitié du XXᵉ siècle.</p>



<p>L’occupation américaine d’Haïti, entre 1915 et 1934, constitue une période de profondes transformations sociales et politiques. Dans ce contexte, plusieurs femmes issues des milieux intellectuels commencent à réfléchir à la place des femmes dans la société haïtienne. En 1934, un groupe de militantes fonde la Ligue féminine d’action sociale, la première organisation féministe structurée du pays. Parmi ses figures les plus marquantes figurent Madeleine Sylvain-Bouchereau, Alice Garoute et la journaliste Yvonne Hakim Rimpel.</p>



<p>La Ligue se fixe pour objectif de promouvoir l’émancipation intellectuelle et sociale des femmes. Ses militantes plaident pour l’éducation des filles, l’égalité salariale et la reconnaissance des droits politiques des femmes. Elles lancent également un journal, La Voix des femmes, afin de diffuser leurs idées et d’encourager le débat public sur la condition féminine en Haïti.</p>



<p>Cependant, dans un contexte politique encore marqué par des structures patriarcales solides, ces revendications sont perçues comme audacieuses, voire subversives. Les autorités de l’époque décident d’interdire l’organisation peu de temps après sa création. Cette interdiction illustre les résistances auxquelles se heurtent les premières mobilisations féministes. Malgré ces obstacles, les militantes poursuivent leur travail et parviennent à relancer leurs activités quelques années plus tard.</p>



<p>Leur persévérance finit par produire des résultats. En 1944, un amendement constitutionnel autorise les femmes à se présenter aux élections législatives et municipales. Cette avancée reste toutefois incomplète, car le droit de vote leur est encore refusé. L’argument avancé par certains responsables politiques de l’époque révèle les mentalités dominantes : on considère alors que la société n’est pas prête à confier aux femmes une participation pleine à la vie politique.</p>



<p>Il faudra attendre 1950 pour que les femmes haïtiennes obtiennent le droit de vote, bien que celui-ci ne concerne pas encore l’élection présidentielle. Ce n’est qu’en 1957 que leur droit de participer pleinement aux scrutins nationaux est officiellement reconnu. Ironiquement, cette conquête historique intervient dans une période d’instabilité politique qui mènera peu après à l’instauration de la dictature duvaliériste.</p>



<p>Le régime autoritaire instauré par François Duvalier puis poursuivi par son fils mettra pendant près de trente ans un frein brutal aux mobilisations sociales, y compris aux mouvements féministes. Plusieurs organisations sont dissoutes ou contraintes de réduire leurs activités, tandis que de nombreuses militantes vivent sous la menace de la répression.</p>



<p>La chute de la dictature en 1986 ouvre une nouvelle étape. Dans un climat d’effervescence politique, les organisations féministes renaissent et de nouvelles militantes rejoignent la lutte. Une grande marche organisée à Port-au-Prince le 3 avril 1986 rassemble plus de 30&nbsp;000 femmes de tous les horizons.</p>



<p>À la suite de la première élection de Jean Bertrand Aristide en 1990 et le coup d’État militaire mené par le général Raoul Cédras huit mois plus tard, les abus des droits humains à l’endroit des femmes – en particulier le viol comme arme de répression – augmentent drastiquement. En réaction, les organisations féministes dénoncent ces abus et incitent la communauté internationale à documenter l’utilisation des agressions sexuelles à cette fin, tout en sensibilisant les femmes sur la question.</p>



<p>La fin du régime militaire en 1994 est accompagnée du déploiement d’une force militaire multinationale. Les femmes mobilisent ce nouvel espace afin de réclamer la création du ministère de la Condition féminine et aux Droits des femmes (MCFDF).</p>



<p>Les décennies suivantes sont le théâtre de plusieurs avancées significatives sous l’impulsion des mouvements de femmes, dont&nbsp;:</p>



<p>– la ratification par l’État haïtien de la&nbsp;<a href="https://www.cidh.oas.org/basicos/french/m.femme.htm">Convention&nbsp;<em>Belem Do Para</em></a>&nbsp;(1994) et la participation à la Conférence de Beijing (1995)&nbsp;;</p>



<p>– l’enquête par la Commission nationale de vérité et de justice (1994-1996) sur les crimes commis contre&nbsp;les femmes pendant le coup d’État militaire mené par le général Cédras;</p>



<p>– l’organisation du Tribunal international symbolique contre la violence à l’égard des femmes (1997) ;</p>



<p>– la concertation du mouvement féministe au sein de la&nbsp;<em>Coordination nationale de plaidoyer pour les droits des femmes</em>&nbsp;(CONAP) et la&nbsp;<a href="http://cdeacf.ca/actualite/2003/12/10/coordination-nationale-plaidoyer-pour-droits-femmes-conap">dénonciation&nbsp;</a>des violences politiques perpétrées par les&nbsp;<em>chimères&nbsp;</em>d’Aristide envers les femmes et le meurtre d’une militante (2003)</p>



<p>– l’adoption d’un décret criminalisant le viol (2005) ;</p>



<p>– la loi électorale qui établit un quota minimal de 30 % de présence féminine aux postes électoraux (2006) ;</p>



<p>– la dénonciation par la CONAP des viols perpétrés par des soldats de la Mission des Nations Unies pour – la stabilisation en Haïti et obtient la reconnaissance des faits par l’ONU ;</p>



<p>– la mise sur pied, l’initiative de la CONAP, de la&nbsp;<em>Concertation nationale contre les violences faites aux femmes8</em>&nbsp;(2004) ;</p>



<p>– la participation active de la société civile féministe, entre 2009 et 2016, aux travaux du MCFDF concernant l’avant-projet de loi cadre sur les violences faites aux femmes, qui n’a malheureusement pas été adopté ;</p>



<p>– l’organisation d’un&nbsp;<a href="https://www.entraide.be/Parlement-symbolique-des-femmes">Parlement symbolique</a>&nbsp;des femmes par Solidarite Fanm Ayisyèn (SOFA) à l’occasion de la journée internationale de l’alimentation afin de sensibiliser les femmes à la participation à la vie politique (2013)&nbsp;;</p>



<p>– le développement et la mise en place d’une&nbsp;<em>Politique d’égalité femmes hommes</em>&nbsp;(2014-2034)&nbsp;;</p>



<p>– l’entrée en vigueur de la&nbsp;<em>Loi sur la paternité, la maternité et la filiation</em>&nbsp;– qui prévoit notamment l’égalité des filiations et des mesures facilitant la recherche de paternité (2014)&nbsp;;</p>



<p>– l’adoption du troisième&nbsp;<em>Plan national de lutte contre les violences envers les femmes</em>&nbsp;(2017-2027).</p>



<p>Malgré ces progrès, la situation demeure complexe. Dans le contexte actuel de crise multidimensionnelle que traverse Haïti, les femmes restent particulièrement vulnérables. Les organisations de défense des droits humains signalent régulièrement des cas d’agressions sexuelles, de violences domestiques et d’exploitation touchant notamment les jeunes femmes vivant dans des quartiers populaires ou dans des camps de fortune.</p>



<p>Dans le même temps, le mouvement féministe fait face à des débats parfois vifs au sein de l’opinion publique. Sur les réseaux sociaux notamment, certaines voix reprochent aux organisations féministes de ne pas intervenir suffisamment dans certains dossiers sensibles, tandis que d’autres critiquent ce qu’ils perçoivent comme une approche trop radicale du combat pour l’égalité.</p>



<p>Plus de quatre-vingt-dix ans après la création de la première organisation féministe haïtienne, la lutte pour l’égalité continue donc de se construire. Les avancées réalisées témoignent de la capacité des femmes à s’organiser et à influencer les dynamiques sociales. Mais les défis qui persistent rappellent également que l’égalité réelle ne se décrète pas uniquement par des lois ; elle exige aussi une transformation progressive des mentalités et des structures sociales.</p>



<p>En ce 8 mars, la Journée internationale des droits des femmes apparaît ainsi comme un moment de mémoire, mais aussi comme une invitation à poursuivre la réflexion sur les chemins encore à parcourir pour construire une société plus juste et plus inclusive.</p>



<p>Wilsonley SIMON | RTMI</p>



<p><strong>Références bibliographiques</strong></p>



<p>Action Solidarité Femmes (ASF Canada).&nbsp;<em>Le féminisme haïtien : portrait d’un mouvement fort</em>. En ligne : https://asfcanada.ca/medias/le-feminisme-haitien-portrait-dun-mouvement-fort/</p>



<p>Bard, Christine.&nbsp;<em>Les femmes dans la société française au XXe siècle</em>. Paris : Armand Colin, 2001.</p>



<p>Veil, Simone.&nbsp;<em>Une vie</em>. Paris : Stock, 2007.</p>



<p><em>Le Nouvel Observateur</em>. « Manifeste des 343 ». 5 avril 1971.</p>



<p>République française.&nbsp;<em>Loi n° 75-17 du 17 janvier 1975 relative à l’interruption volontaire de grossesse (loi Veil).</em>&nbsp;Journal officiel de la République française, 1975.</p>



<p>États-Unis d’Amérique.&nbsp;<em>United States Constitution, 19th Amendment</em>&nbsp;(ratifié le 18 août 1920).</p>



<p></p>
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		<title>À l’ONU, Pascale Solages appelle à briser le cycle des violences sexuelles en Haïti : « Les femmes haïtiennes ne sont pas uniquement des victimes passives »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Emmanuel Son Guillaume]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 Jul 2025 12:16:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Société et genre]]></category>
		<category><![CDATA[Genre]]></category>
		<category><![CDATA[Nègès Mawon]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À l’occasion de la 11e célébration officielle de la Journée internationale pour l’élimination de la violence sexuelle en temps de conflit, organisée par les Nations Unies, le 19 juin dernier, Pascale Solages, coordonnatrice générale de l’organisation féministe Nègès Mawon, a livré un message bouleversant et incisif sur la situation dramatique que vivent les femmes haïtiennes, [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="http://radiotelemasseillaninfo.com/a-lonu-pascale-solages-appelle-a-briser-le-cycle-des-violences-sexuelles-en-haiti-les-femmes-haitiennes-ne-sont-pas-uniquement-des-victimes-passives/">À l’ONU, Pascale Solages appelle à briser le cycle des violences sexuelles en Haïti : « Les femmes haïtiennes ne sont pas uniquement des victimes passives »</a> est apparu en premier sur <a href="http://radiotelemasseillaninfo.com">Radio Télé Masseillan Info</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>À l’occasion de la 11e célébration officielle de la Journée internationale pour l’élimination de la violence sexuelle en temps de conflit, organisée par les Nations Unies, le 19 juin dernier, Pascale Solages, coordonnatrice générale de l’organisation féministe Nègès Mawon, a livré un message bouleversant et incisif sur la situation dramatique que vivent les femmes haïtiennes, tout en plaidant pour une réponse décoloniale, féministe et fondée sur la justice sociale.</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="614" src="https://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_8893-1024x614.jpeg" alt="" class="wp-image-6208" srcset="http://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_8893-1024x614.jpeg 1024w, http://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_8893-300x180.jpeg 300w, http://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_8893-768x460.jpeg 768w, http://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_8893.jpeg 1440w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Pascale Solages, coordonnatrice générale de l’organisation féministe Nègès Mawon</em></figcaption></figure>



<p>Prenant la parole lors de cet événement coorganisé par les Bureaux du Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU chargé de la violence sexuelle dans les conflits, du Représentant pour les enfants et les conflits armés, et de la Mission permanente de l’Argentine, Pascale Solages a immédiatement ramené l’auditoire à une douloureuse réalité haïtienne.</p>



<p>« J’ai regardé cette vidéo et elle m’a rappelé le film&nbsp;<em>Les Enfants du Coup d’État</em>, de Rachel Magloire », a-t-elle déclaré. Un documentaire qui donne la parole aux survivantes haïtiennes de viols survenus entre 1991 et 1994, lors du coup d’État militaire, et jusqu’en 1999. « Ces femmes ont été forcées de porter des grossesses dans un pays où l’avortement est complètement criminalisé », a-t-elle rappelé.&nbsp;</p>



<p>Elle a évoqué les violences sexuelles systémiques sous la dictature des Duvalier, soulignant le caractère colonial et politique de l’utilisation du viol comme arme de domination et de déshumanisation. « Dans un pays colonisé, l’utilisation du viol remonte à l’esclavage, lorsque le viol des femmes noires asservies était institutionnalisé pour maintenir un système de contrôle », a-t-elle souligné.</p>



<p>Mais cette violence, a-t-elle martelé, ne s’est jamais arrêtée. Aujourd’hui, Haïti traverse une crise multidimensionnelle et meurtrière. Entre janvier et mars 2025, Pascale Solages rappelle que 1 617 personnes ont été tuées, 580 femmes blessées dans des violences liées aux gangs, 161 personnes enlevées, et plus de 1,3 million déplacées, dont une majorité de femmes et de filles.&nbsp;</p>



<p>« Ce sont aussi des milliers de femmes violées, qui n’ont pas accès à la justice, qui contractent des IST, tombent enceintes à la suite d’un viol, et sont souvent abandonnées totalement. »</p>



<p>Elle accuse le Conseil Présidentiel de Transition (CPT) de ne pas avoir assuré la sécurité des familles et de n’avoir pas été à la hauteur des enjeux.</p>



<p>Pascale Solages insiste également sur le fait que la violence sexuelle est devenue une arme stratégique pour les groupes armés, et que les victimes sont souvent invisibilisées. </p>



<p>« Ces actes laissent des cicatrices physiques, mais surtout des traumatismes individuels et collectifs qui se transmettent d’une génération à l’autre. La guérison reste inaccessible à cause du déni de justice, du manque de financement et de l’absence de réponses centrées sur les femmes. »</p>



<p>Face à ce constat, elle affirme :</p>



<p>« En tant que femme haïtienne et féministe ayant moi-même survécu à des violences sexuelles, je sais qu’il est fondamental de briser le cycle, de guérir les cicatrices et de s’attaquer aux effets intergénérationnels. »</p>



<p>À ce sujet, elle met en exergue le travail des organisations féministes du Sud, comme Nègès Mawon, qui proposent des approches de guérison communautaire, dignes et autonomisantes, à l’instar du programme « Marrainage », centré sur la résilience des survivantes.</p>



<p>« Ces méthodes sont ancrées dans les cultures et les vécus des femmes, loin des approches coloniales souvent imposées par l’extérieur. »</p>



<p>Enfin, elle a lancé un appel aux instances internationales, appelant à ne plus traiter les femmes uniquement comme victimes : « Les femmes ne sont pas seulement des victimes. Ce sont des survivantes, des organisatrices, des bâtisseuses de communautés, des agents de changement. Nous devons cesser de les effacer. Nous devons cesser de les réduire au silence. »</p>



<p>Par conséquent, elle réclame une inclusion systématique des survivantes et des organisations féministes dans les processus de prise de décision, d’allocation des ressources et de conception des politiques.</p>



<p>Pascale Solages a réaffirmé la volonté des féministes haïtiennes de continuer à s’impliquer activement dans la recherche de solutions aux crises actuelles. Selon elle, les voix des femmes doivent être entendues et prises en compte dans l’élaboration des politiques, particulièrement celles touchant à la sécurité et à la justice. « Nous savons ce que notre pays, nos communautés et notre sécurité exigent. Il est temps d’écouter nos voix », a-t-elle insisté.<br></p>



<p></p>



<p><strong>Par :</strong>  Emmanuel Son Guillaume | RTMI</p>
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