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	<title>Radio Télé Masseillan Info</title>
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	<description>Plus de sens à l&#039;info !</description>
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	<title>Radio Télé Masseillan Info</title>
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		<title>Au Festival des Mets et des Mots, Carline Irantus sert la mémoire d’Haïti à table</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Le Pèlerin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Jun 2026 17:06:59 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Du 29 au 31 mai 2026, la Cité internationale de la langue française, au Château de Villers-Cotterêts, a accueilli la troisième édition du Festival des Mets et des Mots ,des Cultures et des Gastronomies francophones. Cet événement a réuni écrivains, artistes, chercheurs et chefs autour de la diversité culturelle et gastronomique du monde francophone. Parmi [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Du 29 au 31 mai 2026, la Cité internationale de la langue française, au Château de Villers-Cotterêts, a accueilli la troisième édition du Festival des Mets et des Mots ,des Cultures et des Gastronomies francophones. Cet événement a réuni écrivains, artistes, chercheurs et chefs autour de la diversité culturelle et gastronomique du monde francophone.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les pays représentés, Haïti s’est distinguée grâce à la présence de la cheffe haïtienne Carline Irantus, fondatrice de Saveur Créole 509. Invitée une nouvelle fois à ce rendez-vous culturel d’envergure, elle a présenté au public la célèbre soupe joumou, véritable symbole de l’histoire et de l’identité haïtiennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO, la soupe joumou dépasse le simple cadre de la gastronomie. Autrefois réservée aux colons, elle est devenue, après l’indépendance d’Haïti en 1804, le symbole de la liberté conquise par les anciens esclaves et de la dignité retrouvée d’un peuple.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout au long du festival, les visiteurs ont découvert à travers cette recette emblématique une page essentielle de l’histoire haïtienne. En partageant ce plat, Carline Irantus a offert bien plus qu’une expérience culinaire : elle a transmis un héritage de résistance, de mémoire et de fierté nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’événement a également été marqué par la présence de Son Excellence M. Louino Volcy, ambassadeur d’Haïti en France, dont la participation a souligné l’importance du rayonnement de la culture haïtienne au sein de la francophonie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Villers-Cotterêts, entre les mots des écrivains et les saveurs des cuisines du monde, la soupe joumou a une nouvelle fois porté la voix d’Haïti. Grâce à l’engagement de la cheffe Carline Irantus, ce patrimoine vivant continue de faire connaître au public international l’histoire, la créativité et la résilience du peuple haïtien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Pèlerin</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Gonaïves: entre l&#8217;ironie et la velléité du changement </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Eudes PIERRE]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Jun 2026 16:47:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Édito]]></category>
		<category><![CDATA[Gonaïves]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La cité de l&#8217;indépendance a une tradition footballistique ancrée dans le temps, d&#8217; ailleurs « Mondialito », une marque gonaïvienne, est le plus grand et ancien championnat de Vacances d&#8217;été de football de toute la république. Cette ville a vu naître des joueurs qui ont marqué l&#8217;histoire du football national haïtien: Jean Barbot, Robert Joseph, Roberto Montas, [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">La cité de l&rsquo;indépendance a une tradition footballistique ancrée dans le temps, d&rsquo; ailleurs « Mondialito », une marque gonaïvienne, est le plus grand et ancien championnat de Vacances d&rsquo;été de football de toute la république. Cette ville a vu naître des joueurs qui ont marqué l&rsquo;histoire du football national haïtien: Jean Barbot, Robert Joseph, Roberto Montas, Miguel Saint-Jean, et la liste pourrait indéfiniment s&rsquo; allonger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À quelques jours de la Coupe du monde, dans les quartiers gonaïviens densément peuplés, la fièvre de voir le pays caché par l&rsquo;horizon, pour sa deuxième participation à ce grand événement, après 52 ans d&rsquo;absence, est 42° C. Pourtant, un simple regard circulaire sur cette entité géographique capterait l&rsquo;image d&rsquo;une cité en détresse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Trois observations méritent d&rsquo;être considérées pour garantir l&rsquo;objectivité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Primo. Gonaïves est plongée dans le noir depuis mars 2022. Ce black-out total affecte l&rsquo;existence même du Central électrique de la ville, une Usine portant le nom de l&rsquo;illustre Simon Bolivar, fruit de la franche coopération vénézuélienne, et des sacrifices vitaux d&rsquo;El Commandante Hugo CHAVEZ, feu Président de la République bolivarienne, ami fidèle et loyal du peuple haïtien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Secundo. Les portes de la place d&rsquo;armes restent fermées: haut lieu symbolique et de rassemblement social, culturel et sportif; la place de l&rsquo;indépendance a été inaccessible depuis l&rsquo; été 2025, pour cause de rénovation. Un projet conçu et financé par des gonaïviens vivant à l&rsquo;étranger. Une intention noble. Un élan citoyen et patriotique rare, malheureusement très mal engagé sur le terrain. Aucun panneau de chantier, à l&rsquo;intention de la population, indiquant le début, la fin, la nature de la rénovation et le coût réel du projet. Pour certains donateurs, le montant s&rsquo; élève à 15.000.000 gourdes, en fonction du taux de change, par contre d&rsquo;autres avancent 17.000.000. N&rsquo;ayant ni commencement ni fin, ce « projet Melki Sedeck » empêchera -t-il aux fanatiques des grenadiers de se rassembler sur la place d&rsquo;armes des Gonaïves pour savourer le feeling de la plus grande fête du ballon rond?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tertio. Des dirigeants locaux déconnectés de la réalité. Ils s&rsquo;improvisent et agissent à la manière des pachydermes dans un jardin d&rsquo;arbres. Boom, la gestion de la Res Publica devient tout bonnement un « trip », une partie de plaisirs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Somme toute, la célèbre ville de Maurice Alfredo Sixto paie, au prix fort et jusqu&rsquo;au dernier sou de sa bourse, l&rsquo;impact désastreux de la troisième phase de cette transition sous la gouverne de l&rsquo;occupant de facto de la primature, un provocateur grisé par la drogue du pouvoir et l&rsquo;effet des stimulants. Haïti doit changer. Le changement, c&rsquo;est maintenant.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Marc Eudes PIERRE</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Haïti: la gouvernance du chaos ou le chaos de la gouvernance?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Eudes PIERRE]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Jun 2026 23:04:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Édito]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le chaos atteint son point culminant en Haïti. Dans le département de l&#8217;Ouest les affrontements armés entre les gangs voulant agrandir leur territoire, à Cité Soleil et à Croix des Bouquets, ont causé la mort d&#8217;au moins 305 personnes et ont fait 277 blessés, entre 5 mars et 11 mai 2026, selon le Bureau Integré [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Le chaos atteint son point culminant en Haïti. Dans le département de l&rsquo;Ouest les affrontements armés entre les gangs voulant agrandir leur territoire, à Cité Soleil et à Croix des Bouquets, ont causé la mort d&rsquo;au moins 305 personnes et ont fait 277 blessés, entre 5 mars et 11 mai 2026, selon le Bureau Integré des Nations Unies (BINUH). D&rsquo;autres affrontements, en seulement&nbsp;&nbsp;une semaine, ont encore causé la mort de 78 personnes durant la seconde moitié du mois de mai, dans ces mêmes zones . A en croire l&rsquo;OIM, plus de 10.000 personnes ont dû fuir leurs&nbsp;&nbsp;domiciles pour échapper aux assauts meurtriers des gangs .&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l&rsquo;Artibonite la situation sécuritaire est totalement confuse. C&rsquo;est la pagaille. Les vaillants policiers&nbsp;&nbsp;haïtiens ont continué à payer de leur vie, le cynisme, la lâcheté, le konfiolo,&nbsp;&nbsp;la platitude des chefs du CSPN et du haut état major de la PNH, vendredi 29 Mai, 3 policiers et un civil ont péri au cours d&rsquo;une opération, dans la zone de Carrefour Robert, sur la route de Verettes. De janvier 2018 à&nbsp;&nbsp;mai 2026, le gang grand grif a tué 15 policiers dont 11 agents de l&rsquo;UDMO et 4 agents de l&rsquo;UTAG.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A l&rsquo;Estère, au niveau de la Croix Périsse, les stratégies de combat imposées par le haut commandement de la police laissent beaucoup à désirer. Les différentes opérations menées contre le gang kokorat sans Ras ne produisent pas l&rsquo;effet escompté. Les bandits armés sont éparpillés aux quatres coins de la zone, et reviennent de plus belle, après chaque opération, avec une cruauté accrue envers une population délaissée et abandonnée.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce tohu bohu, le CEP et le gouvernement ont le toupet d&rsquo;annoncer la tenue d&rsquo;élections en Haïti, en novembre de cette année. Ki bò kandida yo pra l fè kanpay?&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces irresponsables à la tête de l&rsquo;Etat prennent les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages. Ils n&rsquo;ont pas de mandat populaire, c&rsquo;est ce qu&rsquo;explique le flou de leur mission, l&rsquo;impossibilité et l&rsquo;impropriété d&rsquo;évoquer le terme durée en ce qui les concerne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D&rsquo;Ariel Henri à Alix Fils-Aimé, trop de territoires sont perdus, de policiers humiliés et tués, de jeunes femmes et filles violées, de vieillards abattus, des hôpitaux, des centres culturels et des bibliothèques incendiés, la boucle doit boucler.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les signataires du pacte politique du 22 février, les supporters du PM de facto et d&rsquo;Eric Prince doivent clairement se positionner entre le maintien du statu quo et la libération. Le changement d&rsquo;Haïti, c&rsquo;est maintenant !</p>



<p class="wp-block-paragraph">Marc Eudes PIERRE</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Délogée de son espace mythique au Champ de Mars, la Faculté d’Ethnologie célèbre 85 ans de mémoire, de savoir et d’engagement</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Simon Wilsonley]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Jun 2026 16:58:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Éducation]]></category>
		<category><![CDATA[La Vigie Universitaire]]></category>
		<category><![CDATA[85 ans]]></category>
		<category><![CDATA[Faculté d’Ethnologie]]></category>
		<category><![CDATA[haïti]]></category>
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		<category><![CDATA[Université]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les 29 et 30 mai 2026, dans ses nouveaux locaux à Bourdon, la Faculté d’Ethnologie de l’Université d’État d’Haïti (UEH) a célébré son 85e anniversaire autour du thème : « De l’Institut à la Faculté : 85 ans de mémoire, de savoir et d’engagement ». Une commémoration à la fois festive et symbolique, réunissant étudiants, [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les 29 et 30 mai 2026, dans ses nouveaux locaux à Bourdon, la Faculté d’Ethnologie de l’Université d’État d’Haïti (UEH) a célébré son 85e anniversaire autour du thème : « De l’Institut à la Faculté : 85 ans de mémoire, de savoir et d’engagement ». Une commémoration à la fois festive et symbolique, réunissant étudiants, professeurs, anciens diplômés, artistes et responsables universitaires autour d’une même conviction celle de préserver l’héritage d’une institution qui a largement contribué à la compréhension de la société haïtienne.</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="682" src="https://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5664-1024x682.jpeg" alt="" class="wp-image-7005" srcset="https://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5664-1024x682.jpeg 1024w, https://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5664-300x200.jpeg 300w, https://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5664-768x511.jpeg 768w, https://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5664-1536x1022.jpeg 1536w, https://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5664.jpeg 1639w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Là où résonnaient autrefois les pas des étudiants au cœur du Champ de Mars, les murs de la Faculté d’Ethnologie demeurent aujourd’hui silencieux. Son bâtiment historique, situé dans l’un des secteurs les plus symboliques de la capitale, est devenu inaccessible sous la pression des violences armées qui bouleversent depuis plusieurs années la vie nationale. Pourtant, loin de son espace mythique, l’institution a refusé de céder à l’effacement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Fondée en 1941 sous le nom d’Institut d’Ethnologie, dans le sillage du mouvement indigéniste et des réflexions sur l’identité nationale portées notamment par des figures majeures de la pensée haïtienne telles que Jean Price-Mars et Jacques Roumain, l’institution s’est progressivement imposée comme l’un des principaux centres de production de connaissances sur la culture, les croyances, les pratiques sociales et les transformations de la société haïtienne. Héritière d’un courant intellectuel soucieux de réhabiliter les savoirs populaires et les fondements culturels de la nation, elle est devenue au fil des décennies un espace privilégié de recherche, de réflexion critique et de transmission du savoir. Devenue Faculté d’Ethnologie, elle a formé plusieurs générations de chercheurs, de professeurs, d’anthropologues, de sociologues, de psychologues et de cadres publics.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Pendant 85 ans, cet espace a constitué un lieu privilégié de débats intellectuels, de transmission du savoir et d’engagement citoyen », a souligné Wilsonley Simon, l’un des maîtres de cérémonie de l’événement, à l’ouverture des festivités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La première journée de célébration a été marquée par une forte dimension scientifique. Après les propos d’ouverture et l’exécution de l’hymne national, les participants ont assisté à deux conférences animées par les professeurs Dr Maxius Bernard, Dr John Picard Byron et Dr Kepler Aurélien, accompagnés d’étudiants intervenant comme discutants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les échanges ont permis de revenir sur le rôle historique de la Faculté dans la construction des savoirs en Haïti, mais également sur les défis auxquels l’enseignement supérieur est confronté dans un contexte national particulièrement difficile.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’un des moments les plus appréciés de la journée a été la projection d’un projet de documentaire consacré à l’histoire de l’institution. Réalisé par une équipe de communication composée d’anciens et d’actuels étudiants, le film retrace plusieurs décennies de vie universitaire, de luttes intellectuelles et d’engagement académique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les réalisateurs ont annoncé que le documentaire sera bientôt rendu public sur les plateformes numériques, afin de permettre à un plus large public de découvrir cette mémoire collective.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La journée s’est conclue par une cérémonie de distinction des lauréats des différentes promotions. Pour l’occasion, le comité exécutif de l’Université d’État d’Haïti avait fait le déplacement. Le recteur de l’UEH, le Dr Dieuseul PRÉDÉLUS, a personnellement remis des ordinateurs portables aux étudiants les plus méritants, soulignant la nécessité de promouvoir une culture de l’excellence au sein de l’université publique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une fête universitaire malgré les incertitudes</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le lendemain, l’atmosphère a laissé davantage de place à la convivialité et aux retrouvailles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien avant que les premiers accords ne résonnent sur la scène, la faculté vibrait déjà au rythme de la célébration. Dans les allées, étudiants et visiteurs circulaient entre les stands de produits locaux, s’attardaient autour des échiquiers ou s’affrontaient lors de parties de ludo, recréant, le temps d’un après-midi, l’esprit de camaraderie et de convivialité qui animait jadis la cour de Price-Mars.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un pays où l’insécurité limite souvent les espaces de socialisation, cette ambiance de détente et de fraternité a été particulièrement appréciée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rires, discussions, retrouvailles entre anciens camarades et rencontres intergénérationnelles ont contribué à faire de cette célébration un moment rare de cohésion universitaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Nanm Vodou, l’âme culturelle de la célébration</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour couronner les festivités, le groupe Nanm Vodou a offert l’une des prestations les plus marquantes de l’événement. Au rythme des tambours, des chants traditionnels et d’une présence scénique remarquable, la formation a plongé le public dans l’univers du patrimoine spirituel et culturel haïtien.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="1024" src="https://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5817-1024x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-7008" srcset="https://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5817-1024x1024.jpeg 1024w, https://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5817-300x300.jpeg 300w, https://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5817-150x150.jpeg 150w, https://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5817-768x769.jpeg 768w, https://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5817.jpeg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Des morceaux comme&nbsp;<em>Gen yon lwa k pral antre</em>&nbsp;de King Kessy ou encore&nbsp;<em>Kote ou ye Èzili</em>&nbsp;ont été interprétés sous les applaudissements nourris de l’assistance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’odeur de l’ombré répandu dans l’espace, les sonorités des percussions et les chants collectifs ont donné à la soirée une dimension à la fois artistique et symbolique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Issu d’ateliers réalisés dans plusieurs lakou à travers le pays, Nanm Vodou œuvre à la sauvegarde et à la transmission des traditions haïtiennes. Une mission qui rejoint directement celle de la Faculté d’Ethnologie : étudier, comprendre et préserver les patrimoines matériels et immatériels du peuple haïtien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La soirée s’est poursuivie avec la prestation du rappeur OPAK MNG, de son vrai nom Ronald Merisier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à un public largement composé d’étudiants, l’artiste a interprété plusieurs de ses chansons les plus populaires, dont&nbsp;<em>Ti Frè</em>,&nbsp;<em>San Adrès</em>,&nbsp;<em>Padone m</em>&nbsp;et&nbsp;<em>Yon lòt nwit blanch ankò</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chaque morceau était repris en chœur par les spectateurs, témoignant de la popularité de l’artiste auprès de la jeunesse universitaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le concert s’est achevé sur&nbsp;<em>Pran swen tèt ou</em>, dans une communion presque totale entre le rappeur et son public.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Puis vint le tour du groupe FOLLOW JAH.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dès les premières notes de l’<em>Hymne à la jeunesse</em>, la foule s’est levée. Chants, danses et interactions avec le public ont transformé la cour de la faculté en une immense scène populaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais au-delà de l’aspect festif, le groupe a également porté un message social et politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À plusieurs reprises, les artistes ont repris ce slogan devenu emblématique dans le contexte actuel, introduit par le maître de cérémonie Miwatson St Jour, dont l’énonciation a immédiatement suscité l’adhésion du public, au point d’être chaleureusement porté puis célébré par les étudiants présents :<br></p>



<p class="wp-block-paragraph">« Debloke peyi n, debloke peyi n, Ayiti nan mondyal !</p>



<p class="wp-block-paragraph">Debloke peyi n, debloke peyi n, Ayiti nan mondyal ! »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une manière de rappeler que les aspirations de la jeunesse dépassent largement le cadre universitaire et rejoignent les préoccupations nationales liées à la sécurité, à la mobilité et à l’avenir du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une institution déplacée, mais toujours debout</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette célébration des 85 ans était à la fois un anniversaire et aussi une démonstration de résilience. Contraints de quitter leur site historique du Champ de Mars à cause de la dégradation sécuritaire, les membres de la Faculté d’Ethnologie ont voulu rappeler que l’identité d’une institution ne se limite pas à ses murs. Elle réside également dans sa communauté, dans sa mémoire et dans sa capacité à transmettre le savoir malgré les crises.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quatre-vingt-cinq ans après sa création, la Faculté d’Ethnologie continue ainsi de porter sa mission originelle : comprendre la société haïtienne, préserver sa mémoire collective et former des citoyens capables de penser le pays dans toute sa complexité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une Haïti confrontée à de multiples fractures, cette mission apparaît aujourd’hui plus essentielle que jamais.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">RTMI&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://radiotelemasseillaninfo.com/delogee-de-son-espace-mythique-au-champ-de-mars-la-faculte-dethnologie-celebre-85-ans-de-memoire-de-savoir-et-dengagement/">Délogée de son espace mythique au Champ de Mars, la Faculté d’Ethnologie célèbre 85 ans de mémoire, de savoir et d’engagement</a> est apparu en premier sur <a href="https://radiotelemasseillaninfo.com">Radio Télé Masseillan Info</a>.</p>
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		<title>États-Unis : la jeune Haïtienne Nivenska Chevelon reçoit le « 2026 Academic Achievement Award in Economics » du Hillsborough Community College</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Simon Wilsonley]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 May 2026 11:05:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[Chevelon]]></category>
		<category><![CDATA[États-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Excellence]]></category>
		<category><![CDATA[haïti]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nivenska Minou Chevelon continue de faire rayonner Haïti à l’étranger. Installée aux États-Unis depuis 2023, elle a été distinguée le 16 avril dernier, par le Hillsborough Community College, en Floride, où elle a reçu le « 2026 Academic Achievement Award in Economics ». Cette récompense, décernée dans le cadre de la 53e cérémonie annuelle des Student Excellence [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Nivenska Minou Chevelon continue de faire rayonner Haïti à l’étranger. Installée aux États-Unis depuis 2023, elle a été distinguée le 16 avril dernier, par le Hillsborough Community College, en Floride, où elle a reçu le « 2026 Academic Achievement Award in Economics ». Cette récompense, décernée dans le cadre de la 53e cérémonie annuelle des Student Excellence Awards, salue l’excellence de son parcours académique, son engagement estudiantin ainsi que sa capacité d’adaptation depuis son installation aux États-Unis.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">« Recevoir ce prix en économie le 10 avril 2026 a été un moment très émouvant pour moi. J’ai ressenti de la joie, de la gratitude et beaucoup de fierté », confie la jeune femme. « À cet instant, j’ai pensé à tout le chemin parcouru, aux défis que j’ai dû surmonter et aux sacrifices réalisés pour réussir. Ce prix m’a donné encore plus de motivation pour continuer à viser l’excellence. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Originaire de Port-au-Prince, Nivenska Minou Chevelon se décrit comme « une jeune femme haïtienne ambitieuse, passionnée par l’apprentissage et tout ce qui touche au monde des affaires ». Benjamine d’une famille de quatre enfants, elle garde de son enfance des souvenirs marqués par l’unité familiale et la solidarité. « Grandir dans une famille unie m’a appris l’importance de l’amour, du respect et du soutien familial », raconte-t-elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son arrivée aux États-Unis a toutefois marqué un tournant important dans sa vie. Entre adaptation culturelle, nouvelles exigences académiques et éloignement familial, la jeune étudiante a dû faire preuve de courage et de résilience. « Mon arrivée aux États-Unis en 2023 a été à la fois excitante et difficile. C’était un nouveau départ rempli d’espoir, mais aussi beaucoup de changements à gérer », explique-t-elle. « Au début, il y avait du stress et parfois un sentiment de solitude, mais cette expérience m’a énormément fait grandir. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Déterminée à réussir, elle affirme avoir appris à devenir « très organisée et disciplinée », consacrant une grande partie de son temps à ses études. Ses efforts lui ont également permis d’intégrer Phi Theta Kappa, une distinction académique prestigieuse aux États-Unis. « Faire partie de Phi Theta Kappa représente une grande fierté pour moi. Cette distinction symbolise tous les efforts et les sacrifices que j’ai faits depuis mon arrivée aux États-Unis », souligne-t-elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Nivenska, la plus grande leçon de son parcours reste la persévérance. « J’ai compris qu’il faut continuer à avancer même lorsque les choses deviennent difficiles ou décourageantes. Chaque défi que j’ai rencontré m’a appris à être plus forte, plus patiente et plus déterminée. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Passionnée par le domaine des affaires, de l’économie et surtout de la fintech, elle ambitionne désormais de poursuivre ses études afin de contribuer à des solutions innovantes dans ce secteur en pleine expansion. « C’est une filière encore nouvelle et en pleine évolution, et j’aimerais voir davantage de jeunes Haïtiens y prendre leur place », affirme-t-elle. « Mon objectif est aussi de représenter les Haïtiens dans ce domaine et de montrer que nous avons notre place dans les industries du futur. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré les nombreuses difficultés auxquelles les jeunes Haïtiens sont confrontés aujourd’hui, elle croit fermement au pouvoir transformateur de l’éducation. « L’éducation reste un outil puissant pour construire un meilleur avenir et avoir un impact positif sur la société », soutient-elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers son parcours, Nivenska Minou Chevelon souhaite également transmettre un message d’espoir à la jeunesse haïtienne. « Je voudrais leur dire de croire en eux et de ne jamais abandonner leurs rêves, même lorsque le chemin paraît difficile », lance-t-elle. « Nos origines ne doivent jamais être une limite, mais plutôt une force et une source de motivation pour avancer. »</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Wilsonley SIMON</p>



<p class="wp-block-paragraph">Simonwilsonley35@gmail.com</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Krispek face aux fantômes du passé : « Bagay senp », une traversée émotionnelle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Perry Hans JEAN]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 May 2026 14:25:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[haïti]]></category>
		<category><![CDATA[Krispèk]]></category>
		<category><![CDATA[musique]]></category>
		<category><![CDATA[RAP KREYÒL]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Durant toute votre trajectoire de vie, vous aurez à faire face à des situations diverses, autrement dit vous serez confronté à des événements heureux ou fâcheux, d&#8217;où il sera question d&#8217;abandonner ou de s&#8217;adapter à des changements constamment. Qu&#8217;il s&#8217;agisse des facteurs dépendants ou indépendants de notre volonté, on est appelé à surmonter ou à [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Durant toute votre trajectoire de vie, vous aurez à faire face à des situations diverses, autrement dit vous serez confronté à des événements heureux ou fâcheux, d&rsquo;où il sera question d&rsquo;abandonner ou de s&rsquo;adapter à des changements constamment. Qu&rsquo;il s&rsquo;agisse des facteurs dépendants ou indépendants de notre volonté, on est appelé à surmonter ou à céder.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement, on a souvent cru qu&rsquo;on aura toujours le temps, surtout lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;agir, de savourer certains instants de bonheur, comme si la vie était vraiment dépourvue d&rsquo;aléas. C&rsquo;est alors que cette perception nous plonge dans une sphère illusoire, où l&rsquo;on prétend avoir tout sous contrôle, ce qui nous pousse à ignorer et à ne pas contempler des moments de béatitude pendant lesquels on devrait soit rendre visite à un être cher, se créer du temps pour soi et vivre ce qui pourrait nous fournir un peu de plaisir, ou encore, avoir l&rsquo;impression d&rsquo;avoir un faible égo et de refuser d&rsquo;exprimer ses émotions positives pour ce qu&rsquo;on aime.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De ce fait, c&rsquo;est à partir d&rsquo;une absence chronique qu&rsquo;on va prendre conscience que c&rsquo;est plus là même. Et c&rsquo;est là que vient parfois notre sentiment de regret de ne pas avoir mieux agi plus tôt. Ainsi, malgré des moments d&rsquo;extase, on finit souvent par éprouver un sentiment de tristesse, car, vu l&rsquo;éphémérité des choses, on se plaint souvent de ne pas avoir assez profité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En ce sens, personne ne sait quand s&rsquo;arrête un beau moment, jusqu&rsquo;à ce que ça soit… et si on reprend les propos de Charles-Ferdinand Ramuz (1878 &#8211; 1947) : « C&rsquo;est à cause que tout doit finir que tout est si beau. », nous dirions que c&rsquo;est comme si la vie en était faite comme telle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors, vous est-il déjà arrivé d&rsquo;ignorer certains moments de bonheur au détriment des choses triviales, et ensuite, avoir des remords quand ça devient trop tard pour en jouir ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si c&rsquo;est le cas, je parie que vous n&rsquo;êtes probablement pas la première à vivre une telle situation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, Louis Phène Dorvil, dit Krispek, est un rappeur Haïtien, originaire du département de l’Artibonite (Saint-Marc) et connu pour ses titres phares comme : «&nbsp;Mort-né&nbsp;», «&nbsp;Lavi m tris ft Zomò&nbsp;» ainsi que d&rsquo;autres collaborations avec des rappeurs issus du groupe «&nbsp;Powèt Revòlte&nbsp;» (D-fi, KenFS, pour ne citer que ceux-là.). À travers un track intitulé&nbsp;&nbsp;«&nbsp;Bagay senp&nbsp;» sorti en septembre 2024), il narre sa douleur en mettant en évidence ses états nostalgique, dépressif et anxieux, où il exprime paradoxalement le regret de ne pas avoir profité suffisamment du bonheur que procurent ses proches et certaines choses de simples valeurs (lieux, liens amicaux,loisirs&#8230;, qui lui étaient aussi importantes), ainsi que le fait de ne pouvoir plus revivre ces instants, ce qui lui plonge dans une anxiété concernant son avenir. Ce qui implique une explication explicite de cet aspect dans cet extrait suivant : « M bezwen yon nouvo tras pou m suiv, kot anksyete p ap rapousuiv mwen, on kote m ap ka rejwenn sa m te manke bay swen, on nouvo mond enpafè k fèt de bagay senp… » (Krispek, 2024).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour mieux comprendre cette narration, il est important de tenir compte de différents facteurs abordés par l&rsquo;auteur dans le texte. D&rsquo;abord, des contextes temporels, où il met en parallèle, tantôt le vécu de beaux souvenirs via certains liens sociaux ; et tantôt, où il se trouve présentement perdu, non seulement par le fait qu&rsquo;il n&rsquo;ait pas savouré davantage par négligence et à force de chercher ailleurs, mais aussi, de réaliser que ces moments chers ne seront plus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De ce fait, pour se ressaisir de ce désir de non réalisation, il avance que : « Si jodi an ta genyon posibilite pou mwen remonte tan an, m panse m t ap plis pwofite, evite kite baz avan dènye lè yo, pou ofinal m al ateri nan chanm mwen, ap fouye Instagram. » (Krispek, 2024).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ensuite, il faut également se tenir compte du contexte psychologique, le fait où il a eu une fausse interprétation de ce qu&rsquo;est la félicité, et en ayant pas compris l&rsquo;importance des détails, aussi, a-t-il scandé : « M t ap bouske (chèche) ESANSYÈL yo, poutan yo te nan DETAY yo, m t ap jwenn ase TWAL pou m KOUD on PALTO nan RETAY yo. » Ce qui, en conséquence, lui submerge dans une profonde peine, moyennant des souvenirs récurrents et des réminiscences douloureuses, c&rsquo;est ainsi qu&rsquo;il poursuit : « M te bliye sonje lè pou m te sonje pa bliye, kounya tout bèl souvni m yo vin yon rezon pou m kriye .» (Krispek, 2024).</p>



<p class="wp-block-paragraph">De plus, il faut noter que son cas ne s&rsquo;agit pas simplement de vagues souvenirs, mais plutôt complexes, d&rsquo;où il se trouve à la fois confronté par un regret du passé, une frustration du présent et un souci futur, ce qui implique son autocritique. Bien que le concept de mécanisme de défense ait déjà été abordé par Sigmund Freud (1894) pour expliquer le fonctionnement de l&rsquo;inconscient, mais c&rsquo;est pratiquement sa fille Anna Freud (1936) qui l&rsquo;a élargi, tout en explorant le terme « défense » et en expliquant les différentes stratégies utilisées par l&rsquo;individu pour transformer ses pulsions sociales et émotions difficiles en activités productives et constructives et de rediriger ses émotions négatives et angoissantes vers d&rsquo;autres pistes moins affreux. Et si l&rsquo;artiste s&rsquo;en sert desdits mécanismes (la sublimation, le déplacement…), c&rsquo;est pas seulement pour s&#8217;emparer de son état pathologique, mais aussi pour se trouver un processus adaptatif déployé par son Moi, afin de se protéger de ses angoisses générées par des conflits internes, (Anna Freud, « Le Moi et les mécanismes de défense, 1936). Car les faits passés sont encore ressentis dans son présent. De la sorte , il a relaté : «</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plis m ap reyalize, plis m ap gen remò, m pa t pwofite ase,m pa konn si m ap jwenn ankò. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;impression d&rsquo;être esseulé dans l&rsquo;ombre, sombré, accablé par le poids fatigue émotionnelle, le rappeur plaint d&rsquo;un manque de courage, c&rsquo;est ainsi qu&rsquo;il a dit : « M pèdi tout sa m ye nanmitan tout sa m t ap jete yo, now&nbsp; m bezwen on repozwa, on mi pou m apiye, m bouke pran sou mwen, m bezwen on epòl pou m ka kriye. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">En somme, nonobstant ses sentiments doux-amers, ce dernier est quand même reconnaissant du plaisir et de la satisfaction que tous ceux-là lui ont apporté, et qui lui permet d&rsquo;essayer de surmonter encore, c&rsquo;est pourquoi qu&rsquo;il avance plus tard : « M rekonesan, paske m te viv moman sa yo avèk moun ke m te viv yo,se gras a yo menm, lè moman yo difisil, m ka kanmèm replonje nan souvni m,pou mwen jwenn kote sa te ok yo, e ki pèmèt mwen souri ankò, mèsi pou sa yo». <br></p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>Webographies</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://mentorshow.com/blog/le-deplacement-en-psychologie">https://mentorshow.com/blog/le-deplacement-en-psychologie</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.unobravo.com/fr/blog/mecanismes-de-defense-psychologie">https://www.unobravo.com/fr/blog/mecanismes-de-defense-psychologie</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Anna Freud, « Le Moi et les  mécanismes de défense », 1936.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Auteur : Perry Hans JEAN</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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			</item>
		<item>
		<title>CHANTIMOUN : des comptines en créole pour reconnecter les enfants haïtiens à leur langue</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Simon Wilsonley]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 May 2026 06:20:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[CHANTIMOUN]]></category>
		<category><![CDATA[Comptines]]></category>
		<category><![CDATA[haïti]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Face à l’omniprésence des contenus étrangers consommés par les enfants sur les plateformes numériques, deux jeunes créateurs haïtiens ont décidé de miser sur la musique, le créole et l’imaginaire enfantin. Porté par Fransesce Beauvil et Louis Harry Bourdeau, le projet CHANTIMOUN entend produire et diffuser des chansons éducatives en créole haïtien destinées aux enfants de [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Face à l’omniprésence des contenus étrangers consommés par les enfants sur les plateformes numériques, deux jeunes créateurs haïtiens ont décidé de miser sur la musique, le créole et l’imaginaire enfantin. Porté par Fransesce Beauvil et Louis Harry Bourdeau, le projet CHANTIMOUN entend produire et diffuser des chansons éducatives en créole haïtien destinées aux enfants de 0 à 10 ans, en Haïti comme dans la diaspora.</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="960" height="706" src="https://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_5243.jpeg" alt="" class="wp-image-6985" srcset="https://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_5243.jpeg 960w, https://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_5243-300x221.jpeg 300w, https://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_5243-768x565.jpeg 768w" sizes="(max-width: 960px) 100vw, 960px" /><figcaption class="wp-element-caption">Logo de CHANTIMOUN </figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">À travers ce projet, les initiateurs souhaitent répondre à un vide qu’ils jugent préoccupant dans l’univers numérique haïtien. « Nous voulons offrir une petite chanson en créole pour chaque petit Créole », expliquent-ils, résumant ainsi la philosophie du projet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Déjà présents sur YouTube avec plusieurs productions comme «&nbsp;Pen ak Kafe&nbsp;», «&nbsp;Bebe pa kriye&nbsp;» ou encore «&nbsp;An n aprann&nbsp;», les deux porteurs du projet construisent progressivement un univers musical pensé pour les jeunes enfants. Les contenus proposés combinent chansons courtes, rythmiques simples et animations 2D ou 3D adaptées au développement cognitif et émotionnel des tout-petits.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les responsables de CHANTIMOUN, l’enjeu dépasse largement le simple divertissement. « Aujourd’hui, les enfants haïtiens consomment majoritairement des contenus en anglais, en espagnol ou en français, souvent sans comprendre les messages », soulignent-ils. Selon eux, cette exposition massive fragilise progressivement l’apprentissage du créole et le lien culturel, notamment chez les enfants vivant à l’étranger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet se veut ainsi à la fois éducatif, culturel et linguistique. « La musique est l’un des outils d’apprentissage les plus efficaces chez l’enfant. Elle facilite la mémorisation, développe le vocabulaire et renforce la confiance émotionnelle », affirme Fransesce, chanteuse, journaliste présentatrice.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans leur vision, CHANTIMOUN ne doit pas être perçu comme une simple série de comptines, mais comme « une plateforme éducative numérique » offrant aux familles un espace sécurisé et adapté aux enfants. Parents et éducateurs pourraient ainsi accéder à des contenus exempts de violence ou de messages inappropriés, tout en valorisant la langue maternelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet s’inscrit également dans une démarche de transmission culturelle. À travers les chansons, les créateurs souhaitent préserver un rapport vivant au créole dès les premières années de l’enfance. Ils évoquent notamment les difficultés de communication qui apparaissent parfois entre les enfants de la diaspora et leurs grands-parents restés en Haïti.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En misant sur le numérique, CHANTIMOUN espère toucher des milliers de familles haïtiennes à travers le monde. Les porteurs du projet y voient aussi « un investissement social, culturel et éducatif durable », capable de contribuer à la construction d’une marque numérique haïtienne destinée à l’enfance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un paysage où les contenus pour enfants en créole restent encore rares, CHANTIMOUN tente ainsi d’ouvrir une nouvelle voie qui est celle d’une enfance bercée par des comptines qui parlent sa langue, racontent son monde et chantent son identité.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Wilsonley SIMON&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">simonwilsonley35@gmail.com</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Haïti crucifiée : le silence complice d&#8217;un État qui dévore ses propres enfants</title>
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		<dc:creator><![CDATA[RTMI]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 May 2026 12:02:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[haïti]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il existe des crimes que l'histoire ne pardonne jamais - celui d'un État qui regarde mourir son peuple en souriant en est le plus abominable.</p>
<p>L’article <a href="https://radiotelemasseillaninfo.com/haiti-crucifiee-le-silence-complice-dun-etat-qui-devore-ses-propres-enfants/">Haïti crucifiée : le silence complice d&rsquo;un État qui dévore ses propres enfants</a> est apparu en premier sur <a href="https://radiotelemasseillaninfo.com">Radio Télé Masseillan Info</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;Il existe des crimes que l&rsquo;histoire ne pardonne jamais &#8211; celui d&rsquo;un État qui regarde mourir son peuple en souriant en est le plus abominable.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a des réalités tellement douloureuses que les mots semblent insuffisants pour les contenir. Des vérités tellement crues, tellement nues, tellement indécentes dans leur brutalité, que la langue hésite, recule, cherche ses respirations avant de plonger dans l&rsquo;abîme. Mais il faut plonger. Il faut regarder. Il faut nommer. Parce que le silence, en Haïti aujourd&rsquo;hui, est devenu la forme la plus sophistiquée de la complicité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des familles entières — des femmes portant leurs nourrissons contre leur poitrine comme des boucliers de chair contre la barbarie, des vieillards dont les genoux tremblent sous le poids des années et des douleurs accumulées, des enfants aux pieds nus qui n&rsquo;ont jamais connu d&rsquo;autre horizon que celui de la violence — errent dans les rues de leur propre pays comme des étrangers, comme des fantômes dans une ville qui ne les reconnaît plus. Elles n&rsquo;ont pas traversé des océans. Elles n&rsquo;ont pas fui un pays ennemi. Elles ont été chassées de leurs propres maisons, dans leur propre pays, par des forces que leur propre État a créées, nourries et protégées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Voilà la réalité haïtienne en 2026. Voilà le bilan d&rsquo;années de gouvernance criminelle, de corruption institutionnalisée, de trahison érigée en politique d&rsquo;État. Voilà ce que l&rsquo;indifférence organisée produit quand on lui laisse suffisamment de temps pour faire son œuvre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour comprendre la catastrophe haïtienne dans toute sa profondeur, il faut remonter aux sources. Il faut comprendre que les gangs qui ensanglantent aujourd&rsquo;hui Port-au-Prince, Croix-des-Bouquets, Martissant, Cité Soleil, et désormais des régions entières du pays, ne sont pas une excroissance spontanée du mal. Ils ne sont pas une fatalité géographique, ni une malédiction divine, ni le produit inévitable de la pauvreté. Ils sont le résultat calculé, délibéré et méthodique d&rsquo;une stratégie politique qui a transformé la terreur en instrument de gouvernance.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis des décennies, des hommes politiques sans scrupules — appartenant à tous les partis, à toutes les générations, à toutes les classes sociales — ont compris que dans un État sans institutions solides, sans justice indépendante, sans forces de l&rsquo;ordre professionnelles et intègres, celui qui contrôle la violence contrôle tout. Alors ils ont investi dans la violence. Ils ont recruté des jeunes hommes désespérés, enfants d&rsquo;une pauvreté que ces mêmes politiciens perpétuaient consciencieusement. Ils leur ont donné des armes importées de l&rsquo;étranger avec une facilité suspecte. Ils leur ont donné de l&rsquo;argent, du pouvoir, du territoire. Ils leur ont donné — et c&rsquo;est peut-être le cadeau le plus empoisonné de tous — un sentiment d&rsquo;existence dans un pays où être pauvre et noir et sans connections vous rend pratiquement invisible.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces jeunes hommes sont devenus des outils. Des outils électoraux pour intimider les opposants et bourrer les urnes. Des outils économiques pour contrôler des territoires, des marchés, des flux de marchandises. Des outils sociaux pour maintenir dans la terreur des populations qui auraient pu, autrement, exiger leurs droits et demander des comptes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais les outils finissent toujours par échapper à ceux qui les manient. Le monstre qu&rsquo;on nourrit finit toujours par se retourner contre son créateur — et contre tous ceux qui se trouvent sur son chemin. Aujourd&rsquo;hui, les gangs haïtiens ne répondent plus à un seul maître. Ils ont leur propre logique, leur propre économie, leur propre territoire, leur propre loi. Ils contrôlent des portions entières du territoire national. Ils bloquent des routes nationales. Ils attaquent des commissariats, des prisons, des hôpitaux. Ils dictent leurs conditions à un État qui les a créés et qui tremble maintenant devant sa propre créature.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et pendant ce temps, les populations civiles — qui n&rsquo;ont rien demandé, qui n&rsquo;ont jamais signé aucun pacte avec le diable — paient le prix de cette folie collective avec leurs maisons, leurs commerces, leurs familles, et trop souvent, avec leurs vies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand des familles entières abandonnent leurs quartiers en courant, avec pour seuls bagages ce qu&rsquo;elles ont pu saisir à la va-vite — quelques vêtements froissés, des papiers d&rsquo;identité, un peu de nourriture pour les enfants — elles ne fuient pas seulement des balles. Elles fuient l&rsquo;effondrement total d&rsquo;un contrat social qui n&rsquo;a peut-être jamais vraiment existé pour elles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces déplacements massifs ne sont pas des accidents de parcours. Ils sont la cartographie vivante de l&rsquo;échec de l&rsquo;État haïtien. Chaque famille déplacée est une ligne supplémentaire dans le réquisitoire que l&rsquo;histoire dresse contre ceux qui ont gouverné ce pays dans le mépris et la prédation. Chaque enfant qui dort à la belle étoile sur un carton, dans un parc, sous un arbre, dans les couloirs d&rsquo;une école transformée en refuge, est une accusation vivante, respirante, qui ne se taira jamais vraiment.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les zones abandonnées deviennent des déserts humains que les gangs s&rsquo;approprient, qu&rsquo;ils transforment en bases opérationnelles, en arsenaux, en territoires de non-droit où l&rsquo;État n&rsquo;existe que comme une abstraction lointaine et inefficace. Et plus ces zones s&rsquo;étendent, plus l&rsquo;État rétrécit. Plus l&rsquo;État rétrécit, plus les zones d&rsquo;ombre s&rsquo;agrandissent. C&rsquo;est un cycle infernal, une spirale descendante dont personne au pouvoir ne semble avoir la volonté, ni peut-être l&rsquo;intérêt, de briser la logique mortelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car il faut le dire avec toute la clarté que la situation exige : certains profitent du chaos. Certains font des affaires prospères dans l&rsquo;instabilité. Certains importent des armes que les gangs utilisent. Certains rachètent à des prix dérisoires les propriétés abandonnées par des familles terrorisées. Certains utilisent le désordre ambiant pour justifier leur maintien au pouvoir en l&rsquo;absence de toute légitimité démocratique. Le chaos haïtien n&rsquo;est pas seulement une tragédie — c&rsquo;est aussi, pour certains, une opportunité commerciale et politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il existe, dans le vocabulaire de la philosophie politique, un concept que Hannah Arendt appelait « le droit d&rsquo;avoir des droits » — cette idée fondamentale que tout être humain, simplement par le fait d&rsquo;être humain, mérite d&rsquo;être reconnu comme tel par une communauté politique organisée. Ce droit élémentaire, cette reconnaissance minimale de l&rsquo;humanité de chaque individu, est précisément ce que l&rsquo;État haïtien refuse systématiquement à ses propres citoyens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Observons les faits avec la froideur clinique qu&rsquo;ils méritent. Dans les nations qui prétendent à la civilisation — et même dans certaines qui n&rsquo;y prétendent pas — un animal domestique abandonné bénéficie de protections légales. Des associations veillent à son bien-être. Des refuges l&rsquo;accueillent. Des vétérinaires le soignent. Des lois punissent ceux qui le maltraitent. La société mobilise des ressources considérables pour assurer que même la bête la plus humble ne souffre pas inutilement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En Haïti, un être humain — un citoyen qui a le droit constitutionnel à la sécurité, à l&rsquo;éducation, à la santé, à la justice — n&rsquo;a accès à aucune de ces protections élémentaires. Il ne peut pas se rendre à l&rsquo;hôpital sans risquer d&rsquo;être pris en otage dans un carrefour contrôlé par un gang. Il ne peut pas envoyer ses enfants à l&rsquo;école sans craindre qu&rsquo;ils ne rentrent jamais. Il ne peut pas porter plainte à la police sans savoir que la police est souvent infiltrée, compromise ou simplement absente. Il ne peut pas faire confiance à la justice parce que la justice a depuis longtemps choisi son camp — et ce n&rsquo;est pas le sien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette réalité constitue ce qu&rsquo;on pourrait appeler, sans exagération, une déshumanisation institutionnelle. L&rsquo;État haïtien, par son inaction, par sa corruption, par sa complicité active avec les forces du chaos, envoie chaque jour à ses citoyens le même message silencieux mais assourdissant : vous ne comptez pas. Votre vie n&rsquo;a pas de valeur. Votre douleur ne nous intéresse pas. Débrouillez-vous.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est ce message que reçoivent ces familles déplacées, assises dans la poussière de leur propre pays, attendant une aide qui ne vient jamais, espérant un retour qui semble de plus en plus improbable, survivant avec la seule force de cette résilience haïtienne qui force l&rsquo;admiration tout en nous désespérant — parce qu&rsquo;une résilience qui n&rsquo;est jamais récompensée finit par ressembler à de la résignation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si le présent haïtien est une tragédie, l&rsquo;avenir est une catastrophe annoncée. Et au cœur de cette catastrophe se trouve la question de la jeunesse — cette génération née dans la tourmente, grandie dans la violence, et condamnée, si rien ne change, à disparaître dans l&rsquo;obscurité que ses prédateurs ont soigneusement entretenue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chaque jeune homme recruté de force dans les rangs d&rsquo;un gang — souvent sous la menace d&rsquo;une mort certaine s&rsquo;il refuse, souvent après avoir vu son quartier tomber et ses alternatives disparaître une à une — représente une perte incalculable pour ce pays. Dans cet adolescent qu&rsquo;on transforme en soldat de la terreur, il y avait peut-être un chirurgien capable de sauver des milliers de vies, un architecte capable de reconstruire une ville, un enseignant capable d&rsquo;ouvrir des esprits, un artiste capable de donner à Haïti une nouvelle voix dans le concert des nations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On ne tue pas seulement des corps en Haïti. On assassine des vocations. On éteint des étoiles avant qu&rsquo;elles aient eu le temps de briller. On coupe des ailes avant que les oiseaux aient appris à déployer leur envergure. Et cette perte — cette hémorragie silencieuse de potentiel humain — est peut-être la plus grande, la plus irréparable de toutes les pertes que ce pays a subies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les jeunes femmes ne sont pas épargnées. Dans les zones contrôlées par les gangs, elles font face à des violences d&rsquo;une brutalité systématique — des violences utilisées comme armes de guerre, comme outils de domination territoriale, comme moyens de terroriser des communautés entières. Ces violences laissent des cicatrices que aucune reconstruction physique ne pourra effacer. Elles brisent des vies, détruisent des rêves, volent des avenirs. Et elles se perpétuent dans le silence complice d&rsquo;un État qui regarde ailleurs et d&rsquo;une communauté internationale qui produit des rapports consternés sans jamais agir à la hauteur de l&rsquo;urgence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La jeunesse haïtienne mérite infiniment mieux que d&rsquo;être le butin de guerre de criminels que le pouvoir a laissés s&rsquo;installer. Elle mérite des écoles qui ouvrent leurs portes sans interruption. Elle mérite des universités accessibles qui ne soient pas des luxes réservés à une élite. Elle mérite des horizons ouverts, des opportunités réelles, des espaces de liberté où elle peut rêver, créer, construire — pour elle-même et pour ce pays qu&rsquo;elle aime malgré tout, avec une fidélité qui devrait nous faire honte à tous.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On ne peut pas parler de la crise haïtienne sans évoquer la dimension internationale de cette tragédie. Haïti n&rsquo;est pas une île coupée du monde. Elle est au contraire profondément insérée dans des dynamiques régionales et mondiales qui ont largement contribué à sa situation actuelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La dette de l&rsquo;indépendance — ces 150 millions de francs-or extorqués à Haïti par la France comme condition de la reconnaissance de sa liberté, une dette absurde et criminelle que le pays a mis plus d&rsquo;un siècle à rembourser, se privant ainsi des ressources nécessaires à son développement — reste une plaie historique qui saigne encore. Les interventions militaires répétées qui ont déstabilisé les institutions haïtiennes au lieu de les renforcer. Les programmes d&rsquo;ajustement structurel qui ont détruit les capacités productives locales. L&rsquo;aide internationale qui arrive sous forme de conditionnalités humiliantes et repart en grande partie dans les poches de consultants étrangers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et aujourd&rsquo;hui, les armes qui armipent les gangs haïtiens — ces armes qui terrorisent des populations entières — viennent de quelque part. Elles traversent des frontières. Elles sont fabriquées dans des usines situées dans des pays qui se présentent comme des défenseurs des droits humains. Ces flux d&rsquo;armes illicites ne pourraient pas exister sans une complicité — active ou passive — de réseaux internationaux qui profitent de l&rsquo;instabilité haïtienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La communauté internationale qui se dit préoccupée par la situation haïtienne doit cesser de traiter ce pays comme un patient chronique à maintenir sous perfusion humanitaire et commencer à s&rsquo;attaquer aux causes profondes de la crise — y compris celles dont elle est elle-même partie prenante. La solidarité internationale ne peut pas se limiter à envoyer des containers de nourriture et des résolutions du Conseil de Sécurité. Elle doit inclure la restitution de la dette historique, le tarissement des flux d&rsquo;armes illicites, le gel des avoirs des oligarques haïtiens qui pillent leur pays depuis des paradis fiscaux étrangers, et le soutien réel — pas rhétorique — à la construction d&rsquo;institutions haïtiennes indépendantes et efficaces.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous avons trop longtemps attendu. Trop longtemps espéré. Trop longtemps fait confiance à des promesses qui se dissolvaient au contact de la réalité. Trop longtemps accepté des solutions partielles, des réponses cosmétiques, des gestes symboliques qui ne changeaient rien à la substance d&rsquo;une oppression systématique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd&rsquo;hui, nous ne demandons plus. Nous exigeons.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous exigeons la fin immédiate de l&rsquo;impunité. Chaque individu — politicien, homme d&rsquo;affaires, officier de police, fonctionnaire — qui a financé, armé, protégé ou couvert des groupes armés criminels doit être identifié, arrêté, jugé et condamné. Pas dans dix ans. Pas après une commission d&rsquo;enquête qui durera une décennie. Maintenant. La justice différée est une injustice supplémentaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous exigeons un désarmement réel et vérifiable. Pas un programme de désarmement volontaire qui se transforme en amnistie déguisée pour les criminels. Un désarmement forcé, courageux, systématique, appuyé par une volonté politique sans failles et des moyens humains et matériels à la hauteur de l&rsquo;enjeu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous exigeons la reconstruction digne des communautés détruites. Les familles déplacées ont le droit de rentrer chez elles — dans des maisons sécurisées, dans des quartiers où l&rsquo;État est présent, dans des communautés où les enfants peuvent aller à l&rsquo;école sans risquer leur vie. Pas des camps de déplacés qui durent des générations. Un retour digne, accompagné, soutenu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous exigeons la refondation totale des institutions de sécurité. Une police nationale professionnelle, bien formée, bien équipée, bien payée et bien supervisée. Des mécanismes de contrôle indépendants. Une tolérance zéro pour la corruption et la complicité avec les groupes criminels. Une justice pénale qui fonctionne, avec des juges indépendants, des prisons qui ne sont pas des passoires, et des procédures qui respectent à la fois les droits des accusés et ceux des victimes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous exigeons un investissement massif et immédiat dans la jeunesse. Des écoles dans toutes les zones affectées, opérationnelles, gratuites, accessibles. Des programmes de réinsertion pour les jeunes qui ont été enrôlés de force dans les gangs et qui veulent en sortir. Des opportunités économiques réelles dans les quartiers pauvres, pour que le recrutement forcé perde de son pouvoir de séduction pour ceux qui n&rsquo;ont rien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a quelque chose de profondément subversif dans le fait d&rsquo;aimer Haïti aujourd&rsquo;hui. Dans le fait de refuser de se laisser convaincre que tout est perdu. Dans le fait de continuer à croire, malgré tout, malgré les images insoutenables, malgré les statistiques accablantes, malgré les nuits sans sommeil et les matins sans certitude — de continuer à croire que ce pays peut se relever, qu&rsquo;il se relèvera, parce qu&rsquo;il porte en lui une force que ses ennemis n&rsquo;ont jamais réussi à éteindre complètement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette force, c&rsquo;est la mémoire de 1804. C&rsquo;est le souvenir de femmes et d&rsquo;hommes qui n&rsquo;avaient rien — pas d&rsquo;armée professionnelle, pas d&rsquo;alliés puissants, pas d&rsquo;armes sophistiquées — et qui ont quand même choisi de se battre pour leur dignité contre l&#8217;empire le plus puissant de leur époque. Et qui ont gagné.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette force, c&rsquo;est la résilience extraordinaire d&rsquo;un peuple qui a survécu à tout — aux dictatures, aux catastrophes naturelles, aux embargos, aux humiliations répétées — et qui continue, chaque matin, à se lever, à nourrir ses enfants, à construire quelque chose, à résister à l&rsquo;abandon avec une ténacité qui force le respect et arrache les larmes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette force, c&rsquo;est nous. C&rsquo;est notre indignation. C&rsquo;est notre refus de nous habituer à l&rsquo;inacceptable. C&rsquo;est notre insistance à nommer les responsables, à documenter les crimes, à maintenir vivante la mémoire des victimes que le pouvoir voudrait effacer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Notre amour pour Haïti est une forme de résistance politique. Notre douleur est une accusation. Notre exigence de justice est un acte révolutionnaire dans un pays où l&rsquo;impunité a été érigée en système de gouvernance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;histoire jugera. Elle juge toujours. Elle prend note de chaque crime, de chaque lâcheté, de chaque trahison — et elle les inscrit dans son grand livre avec une encre que rien n&rsquo;efface jamais. Les noms de ceux qui ont livré Haïti aux gangs, qui ont vendu la sécurité de leurs concitoyens pour des poignées de dollars et des parts de pouvoir, seront dans ce livre. Et les générations futures les liront avec le même dégoût que nous lisons aujourd&rsquo;hui les noms des grands traîtres de l&rsquo;histoire humaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais l&rsquo;histoire gardera aussi les noms de ceux qui ont résisté. De ceux qui ont refusé de se taire. De ceux qui ont continué à se battre pour la dignité de leur peuple quand tout semblait perdu. De ceux qui ont aimé Haïti assez fort pour lui dire la vérité en face, même quand cette vérité brûlait.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Haïti ne mourra pas. Pas parce que ses ennemis manquent de volonté pour la tuer. Mais parce que ses enfants &#8211; ceux de l&rsquo;intérieur comme ceux de la diaspora, ceux qui pleurent et ceux qui se battent, ceux qui écrivent et ceux qui marchent &#8211; refusent, avec une obstination magnifique et nécessaire, de lui écrire son épitaphe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le dernier mot n&rsquo;appartient pas aux gangs. Il n&rsquo;appartient pas aux politiciens corrompus. Il n&rsquo;appartient pas aux profiteurs du chaos.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le dernier mot appartient au peuple haïtien. Et ce peuple a décidé de vivre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">RTMI </p>
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			</item>
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		<title>Fête du Drapeau 2026 : Célébrer sous le poids du sang et de la honte</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Johnny Joseph]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 May 2026 11:40:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Angle engagé]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[18 mai 2026]]></category>
		<category><![CDATA[haïti]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 18 mai. Une date gravée dans la mémoire collective d&#8217;un peuple qui, il y a plus de deux siècles, a osé l&#8217;impossible : briser ses chaînes, déchirer le drapeau colonial et coudre à sa place les couleurs d&#8217;une liberté chèrement conquise. Le 18 mai devrait être un jour de fierté, de recueillement, de réaffirmation [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Le 18 mai. Une date gravée dans la mémoire collective d&rsquo;un peuple qui, il y a plus de deux siècles, a osé l&rsquo;impossible : briser ses chaînes, déchirer le drapeau colonial et coudre à sa place les couleurs d&rsquo;une liberté chèrement conquise. Le 18 mai devrait être un jour de fierté, de recueillement, de réaffirmation de notre identité nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais comment célébrer aujourd&rsquo;hui ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comment brandir ce drapeau bicolore avec la poitrine gonflée d&rsquo;orgueil quand ce même drapeau flotte au-dessus d&rsquo;un pays qui saigne ? Quand les rues de Port-au-Prince, de Pont-Sondé, de Lizon, de Canaan sont jonchées de corps d&rsquo;innocents tombés sous les balles des gangs — ces mêmes gangs que l&rsquo;on soupçonne d&rsquo;être les bras armés d&rsquo;un pouvoir sans visage, sans légitimité, sans âme ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette année encore, la Fête du Drapeau se tient dans un contexte de terreur généralisée. Des milliers de familles ont fui leurs maisons, leurs quartiers, leurs villes. Des enfants ont vu leurs parents mourir devant eux. Des femmes ont été violentées. Des hommes exécutés. Et pendant ce temps, le gouvernement — si l&rsquo;on peut encore appeler ainsi cette structure opaque qui prétend nous gouverner — continue de regarder ailleurs, quand il ne collabore pas ouvertement avec ceux qui font couler ce sang.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Célébrer la Fête du Drapeau dans ce contexte, c&rsquo;est célébrer sur des tombes. C&rsquo;est chanter l&rsquo;hymne national avec dans la gorge le cri étouffé de ceux qui n&rsquo;ont plus de voix.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce drapeau — bleu et rouge, né à Arcahaie le 18 mai 1803 — n&rsquo;a jamais été cousu pour la résignation. Il a été cousu pour la résistance. Dessalines, Christophe, Capois-la-Mort ne se sont pas battus pour que leurs descendants vivent à genoux, otages de chefs de gang et de politiciens véreux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Fête du Drapeau devrait donc être, cette année plus que jamais, un moment de réveil collectif. Un moment où chaque Haïtien, chaque Haïtienne, regarde ce drapeau en face et se demande : qu&rsquo;avons-nous fait de l&rsquo;héritage de ceux qui ont tout sacrifié pour nous ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">La misère a brisé des reins. La faim a éteint des regards. La peur a paralysé des quartiers entiers. Et pourtant — et c&rsquo;est là toute la tragédie — le peuple haïtien continue de survivre, de résister, d&rsquo;espérer malgré tout.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question mérite d&rsquo;être posée. Certains diront qu&rsquo;il faut célébrer coûte que coûte, pour ne pas laisser les bourreaux nous voler jusqu&rsquo;à notre identité. D&rsquo;autres estimeront que danser pendant que le pays brûle, c&rsquo;est trahir les morts.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les deux positions se comprennent. Mais une chose est certaine : cette Fête du Drapeau ne peut pas être une fête ordinaire. Elle ne peut pas se résumer à des défilés de façade et à des discours creux prononcés par des officiels dont les mains ne sont pas propres. Cette fête doit être un acte de conscience. Un moment où l&rsquo;on nomme les coupables. Où l&rsquo;on honore les victimes. Où l&rsquo;on refuse l&rsquo;amnésie collective que l&rsquo;on tente de nous imposer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Honorer ce drapeau aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est exiger justice pour les massacres impunis. C&rsquo;est refuser de normaliser la barbarie. C&rsquo;est tenir debout — pas pour applaudir ceux qui nous gouvernent, mais pour leur rappeler que ce pays appartient à son peuple, et non aux gangs qui le terrorisent avec leur bénédiction tacite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le drapeau haïtien porte en lui la mémoire d&rsquo;hommes et de femmes qui ont préféré mourir libres plutôt que de vivre enchaînés. En ce 18 mai 2026, la moindre des choses que nous leur devons, c&rsquo;est de ne pas fermer les yeux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le sang des innocents crie.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le drapeau, lui, attend que nous répondions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Johnny JOSEPH</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>La dette générationnelle et l&#8217;émergence du phénomène des gangs en Haïti</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Johnny JOSEPH]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 May 2026 12:42:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[La Vigie Universitaire]]></category>
		<category><![CDATA[Capital humain]]></category>
		<category><![CDATA[Dette générationnelle]]></category>
		<category><![CDATA[Gangs]]></category>
		<category><![CDATA[haïti]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La dette générationnelle et l&#8217;émergence du phénomène des gangs en Haïti : une analyse socio-structurelle des défaillances du capital humain et institutionnel Auteur&#160;: Johnny JOSEPH Résumé La société haïtienne paie aujourd&#8217;hui le coût exponentiel des défaillances structurelles accumulées par les générations précédentes, lesquelles ont négligé d&#8217;investir de manière substantielle dans le capital humain, éducatif et [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://radiotelemasseillaninfo.com/la-dette-generationnelle-et-lemergence-du-phenomene-des-gangs-en-haiti/">La dette générationnelle et l&rsquo;émergence du phénomène des gangs en Haïti</a> est apparu en premier sur <a href="https://radiotelemasseillaninfo.com">Radio Télé Masseillan Info</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>La dette générationnelle et l&rsquo;émergence du phénomène des gangs en Haïti : une analyse socio-structurelle des défaillances du capital humain et institutionnel</strong></p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Auteur&nbsp;: Johnny JOSEPH</strong></pre>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Résumé</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>La société haïtienne paie aujourd&rsquo;hui le coût exponentiel des défaillances structurelles accumulées par les générations précédentes, lesquelles ont négligé d&rsquo;investir de manière substantielle dans le capital humain, éducatif et institutionnel des générations suivantes. Telle une fondation fissurée sur laquelle on aurait érigé un édifice de plusieurs étages, l&rsquo;absence d&rsquo;investissement dans la jeunesse a fragilisé l&rsquo;ensemble du tissu social, provoquant l&rsquo;effritement progressif des structures familiales et communautaires. C&rsquo;est précisément dans ces espaces de vulnérabilité et d&rsquo;abandon institutionnel que le phénomène des gangs armés a trouvé un terreau fertile pour se développer, s&rsquo;organiser et se perpétuer, constituant ainsi une réponse pathologique à une rupture transgénérationnelle profonde du lien social. Le présent article propose une analyse socio-structurelle de ce processus, en articulant les théories du capital humain, de la désorganisation sociale et de l&rsquo;anomie pour éclairer les dynamiques profondes à l&rsquo;œuvre dans la crise sécuritaire contemporaine en Haïti.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mots-clés :&nbsp;</strong><em>capital humain, gangs armés, désorganisation sociale, rupture transgénérationnelle, Haïti, anomie, investissement éducatif.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>I. Introduction</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Haïti traverse depuis plusieurs décennies une crise sécuritaire d&rsquo;une ampleur sans précédent, dont l&rsquo;une des manifestations les plus visibles et les plus dévastatrices demeure la prolifération des gangs armés sur l&rsquo;ensemble du territoire national. Si ce phénomène est souvent analysé sous l&rsquo;angle conjoncturel — crises politiques, instabilité gouvernementale, pauvreté extrême —, une lecture structurelle et diachronique s&rsquo;impose pour en saisir les racines profondes. Il convient, en effet, de dépasser les explications superficielles pour interroger les mécanismes transgénérationnels qui ont conduit à l&rsquo;effondrement progressif du tissu social haïtien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La thèse centrale défendue dans cet article est la suivante : la violence armée contemporaine en Haïti est, pour une part significative, le produit d&rsquo;une dette générationnelle accumulée — c&rsquo;est-à-dire d&rsquo;un déficit systémique et persistant d&rsquo;investissement dans le capital humain, éducatif et institutionnel des générations successives. Cette négligence structurelle a engendré un effondrement des structures familiales et communautaires, créant ainsi des conditions sociales propices à l&rsquo;émergence et à la consolidation des organisations criminelles armées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour étayer cette thèse, nous mobilisons un cadre théorique pluridisciplinaire articulant la théorie du capital humain (Becker, 1964 ; Schultz, 1961), la théorie de la désorganisation sociale (Shaw &amp; McKay, 1942), la théorie de l&rsquo;anomie (Durkheim, 1897 ; Merton, 1938), ainsi que les travaux récents sur la vulnérabilité institutionnelle et la reproduction de la pauvreté dans les États fragiles (Acemoglu &amp; Robinson, 2012 ; Collier, 2007).</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>II. Cadre Théorique</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>2.1 La Théorie du Capital Humain</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Développée par Gary Becker (1964) et Theodore Schultz (1961), la théorie du capital humain postule que l&rsquo;investissement dans l&rsquo;éducation, la formation et la santé des individus constitue un facteur déterminant du développement économique et social d&rsquo;une société. À l&rsquo;inverse, le déficit d&rsquo;investissement dans ces domaines produit des effets négatifs cumulatifs et auto-renforçants qui se transmettent d&rsquo;une génération à l&rsquo;autre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En Haïti, les indicateurs de capital humain demeurent parmi les plus faibles de l&rsquo;hémisphère occidental. Selon les données du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD, 2022), le pays affiche un Indice de Développement Humain (IDH) de 0,535, plaçant Haïti au 163e rang mondial sur 191 pays. Le taux d&rsquo;alphabétisation des adultes ne dépasse pas 61,7 %, tandis que le taux de scolarisation dans le secondaire reste inférieur à 35 %. Ces chiffres ne sont pas le fruit du hasard : ils sont le reflet d&rsquo;une politique d&rsquo;abandon éducatif systémique sur plusieurs décennies.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>2.2 La Théorie de la Désorganisation Sociale</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Élaborée par Shaw et McKay (1942) dans le cadre de l&rsquo;École de Chicago, la théorie de la désorganisation sociale établit un lien causal entre la dégradation des structures communautaires — instabilité résidentielle, pauvreté concentrée, hétérogénéité ethnique — et la prévalence de la délinquance et de la criminalité. Appliquée au contexte haïtien, cette théorie permet de comprendre comment l&rsquo;effondrement des institutions familiales et communautaires, consécutif au déficit d&rsquo;investissement dans le capital social, a créé des zones de non-droit dans lesquelles les gangs armés ont pu s&rsquo;implanter durablement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les quartiers périphériques de Port-au-Prince — Cité Soleil, Martissant, Bel-Air — constituent des illustrations paradigmatiques de cette dynamique. Caractérisés par une densité démographique extrême, une absence quasi totale de services publics et une désintégration des réseaux communautaires traditionnels, ces espaces sont devenus des bastions de l&rsquo;influence des gangs armés, qui s&rsquo;y substituent aux institutions défaillantes de l&rsquo;État.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>2.3 La Théorie de l&rsquo;Anomie et la Tension Structurelle</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La notion d&rsquo;anomie, introduite par Durkheim (1897) et reformulée par Merton (1938), désigne l&rsquo;état de dérégulation normative d&rsquo;une société dans laquelle les moyens légitimes d&rsquo;atteindre les objectifs culturellement valorisés sont inégalement distribués. Merton soutient que lorsqu&rsquo;un écart structurel se creuse entre les aspirations sociales et les opportunités réelles d&rsquo;y accéder, les individus exclus des voies légitimes ont recours à des modes d&rsquo;adaptation déviants — dont l&rsquo;innovation criminelle constitue l&rsquo;une des formes les plus répandues.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette tension structurelle est particulièrement aiguë en Haïti, où des générations entières de jeunes, privées d&rsquo;accès à une éducation de qualité et à des perspectives d&#8217;emploi décent, se trouvent confrontées à une disjonction radicale entre le désir d&rsquo;ascension sociale et les possibilités concrètes d&rsquo;y parvenir. L&rsquo;intégration dans un gang armé représente alors, pour nombre d&rsquo;entre eux, une stratégie rationnelle d&rsquo;adaptation à un environnement social perçu comme fondamentalement injuste et fermé.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>III. La Dette Générationnelle : Genèse et Mécanismes</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>3.1 Une Négligence Systémique Accumulée</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La notion de « dette générationnelle » — que nous empruntons et adaptons du champ de l&rsquo;économie intergénérationnelle (Kotlikoff, 1992) — désigne ici l&rsquo;ensemble des obligations non honorées par les générations passées envers les générations suivantes en matière d&rsquo;investissement dans le capital humain, social et institutionnel. En Haïti, cette dette s&rsquo;est accumulée sur plusieurs décennies sous l&rsquo;effet conjugué de gouvernances prédatrices, de politiques publiques défaillantes et d&rsquo;une dépendance chronique à l&rsquo;aide internationale qui a substitué des solutions exogènes à la construction d&rsquo;institutions endogènes solides.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Telle une fondation fissurée sur laquelle on aurait érigé un édifice de plusieurs étages, l&rsquo;absence d&rsquo;investissement dans la jeunesse a fragilisé l&rsquo;ensemble du tissu social, rendant l&rsquo;édifice institutionnel haïtien extrêmement vulnérable aux chocs exogènes — catastrophes naturelles, crises politiques, épidémies — qui ont successivement ébranlé le pays. Chaque génération a ainsi hérité d&rsquo;un capital institutionnel appauvri, sans disposer des ressources nécessaires pour en inverser la trajectoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>3.2 L&rsquo;Effondrement des Structures Familiales et Communautaires</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;une des conséquences les plus directes de cette dette générationnelle est l&rsquo;effritement progressif des structures familiales et communautaires, qui constituent pourtant les premiers vecteurs de socialisation, de transmission des normes et de régulation des comportements individuels. En Haïti, la précarité économique extrême a conduit à l&rsquo;éclatement de nombreuses cellules familiales, à la migration forcée des parents vers les centres urbains ou à l&rsquo;étranger, et à une profonde déstructuration des réseaux de solidarité communautaire traditionnels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce phénomène rejoint ce que Putnam (2000) désigne sous le terme d&rsquo;érosion du « capital social », entendu comme l&rsquo;ensemble des réseaux, normes et valeurs partagées qui facilitent la coopération et la confiance au sein d&rsquo;une communauté. La destruction du capital social haïtien — résultant notamment du déracinement des populations rurales vers les bidonvilles urbains et de la déstructuration des institutions traditionnelles — a créé un vide normatif et relationnel dans lequel les organisations criminelles ont pu s&rsquo;imposer comme de nouveaux régulateurs sociaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>3.3 Le Gang comme Institution de Substitution</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte de désorganisation sociale et d&rsquo;anomie généralisée, le gang armé remplit, paradoxalement, une fonction d&rsquo;institution de substitution (Jankowski, 1991). Il offre à des jeunes socialement exclus une forme d&rsquo;appartenance communautaire, de protection, de reconnaissance sociale et de redistribution économique que ni la famille, ni l&rsquo;école, ni l&rsquo;État ne sont en mesure de fournir. Cette logique de substitution institutionnelle confère aux gangs une légitimité sociale de fait dans les espaces où ils opèrent, rendant d&rsquo;autant plus difficile leur démantèlement par les seuls moyens sécuritaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme l&rsquo;observe Wacquant (2004) dans son analyse des « zones de relégation » urbaine, la criminalité organisée prospère non pas malgré l&rsquo;absence de l&rsquo;État, mais précisément en raison de cette absence. La défaillance institutionnelle n&rsquo;est pas un contexte neutre : elle est elle-même une condition active de production de la violence, en ce qu&rsquo;elle prive les individus des ressources normatives et matérielles nécessaires à une intégration sociale réussie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>IV. Implications Politiques et Perspectives de Rupture du Cycle</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;analyse développée dans cet article conduit à plusieurs implications importantes pour la conception de politiques publiques visant à endiguer le phénomène des gangs en Haïti. Premièrement, toute stratégie de réponse à la crise sécuritaire qui se limiterait à des interventions répressives et sécuritaires serait structurellement insuffisante, en ce qu&rsquo;elle ne s&rsquo;attaquerait pas aux causes profondes du phénomène. Une approche véritablement efficace doit nécessairement s&rsquo;inscrire dans le long terme et cibler les mécanismes de reproduction de la vulnérabilité sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deuxièmement, un investissement massif et soutenu dans le capital humain — éducation de qualité, formation professionnelle, protection sociale, accès aux soins — constitue la condition sine qua non d&rsquo;une rupture durable du cycle de reproduction de la violence transgénérationnelle. Comme le démontrent les travaux de Heckman (2006) sur la rentabilité sociale de l&rsquo;investissement éducatif précoce, chaque dollar investi dans le développement de l&rsquo;enfance et de la jeunesse génère des bénéfices sociaux et économiques considérablement supérieurs aux coûts engagés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Troisièmement, la reconstruction du capital social et institutionnel haïtien exige un effort collectif de réappropriation citoyenne des espaces communautaires, à travers des politiques de cohésion sociale, de développement local participatif et de renforcement des capacités institutionnelles des collectivités territoriales. C&rsquo;est à ces conditions que la société haïtienne pourra commencer à rembourser la dette générationnelle accumulée et à construire les fondations d&rsquo;un avenir plus équitable et plus pacifique pour les générations à venir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>V. Conclusion</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le présent article a cherché à démontrer que le phénomène des gangs armés en Haïti ne saurait être appréhendé comme un simple fait de criminalité conjoncturelle, mais doit être compris comme l&rsquo;expression d&rsquo;une crise structurelle profonde, enracinée dans des décennies de défaillances transgénérationnelles en matière d&rsquo;investissement dans le capital humain et institutionnel. La métaphore de la fondation fissurée illustre avec force cette réalité : une société qui néglige de construire les bases solides d&rsquo;un développement humain durable finit inévitablement par subir l&rsquo;effondrement de l&rsquo;édifice social qu&rsquo;elle avait tenté d&rsquo;ériger sur des assises fragiles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La rupture de ce cycle de reproduction de la violence passe nécessairement par une prise de conscience collective de la nature structurelle du problème et par un engagement politique fort en faveur d&rsquo;un investissement massif et durable dans le capital humain des générations futures. Il s&rsquo;agit là non seulement d&rsquo;un impératif moral, mais également d&rsquo;une condition économique et sécuritaire fondamentale pour tout projet de reconstruction nationale en Haïti.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Références Bibliographiques</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Acemoglu, D., &amp; Robinson, J. A. (2012). Why nations fail: The origins of power, prosperity, and poverty. Crown Publishers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Becker, G. S. (1964). Human capital: A theoretical and empirical analysis, with special reference to education. Columbia University Press.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Collier, P. (2007). The bottom billion: Why the poorest countries are failing and what can be done about it. Oxford University Press.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Durkheim, É. (1897). Le Suicide : Étude de sociologie. Félix Alcan.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Heckman, J. J. (2006). Skill formation and the economics of investing in disadvantaged children. Science, 312(5782), 1900–1902.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jankowski, M. S. (1991). Islands in the street: Gangs and American urban society. University of California Press.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Kotlikoff, L. J. (1992). Generational accounting: Knowing who pays, and when, for what we spend. Free Press.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Merton, R. K. (1938). Social structure and anomie. American Sociological Review, 3(5), 672–682.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Programme des Nations Unies pour le Développement [PNUD]. (2022). Rapport sur le développement humain 2021/2022. PNUD.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Putnam, R. D. (2000). Bowling alone: The collapse and revival of American community. Simon &amp; Schuster.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Schultz, T. W. (1961). Investment in human capital. The American Economic Review, 51(1), 1–17.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Shaw, C. R., &amp; McKay, H. D. (1942). Juvenile delinquency and urban areas. University of Chicago Press.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Wacquant, L. (2004). Punir les pauvres : Le nouveau gouvernement de l&rsquo;insécurité sociale. Agone.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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