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	<title>Archives des 2026 - Radio Télé Masseillan Info</title>
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		<title>Le carnaval doit-il avoir lieu cette année en Haïti ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Masner Christophe]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Jan 2026 12:59:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Libres pensées]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[2026]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le carnaval est la plus grande manifestation culturelle d’Haïti. Chaque année, dès le mois de janvier, la population commence à ressentir la chaleur du carnaval jusqu’au grand défilé des trois jours gras au mois de février. C’est l’un des événements les plus attendus du pays, à la fois sur le plan culturel, artistique et populaire. [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Le carnaval est la plus grande manifestation culturelle d’Haïti. Chaque année, dès le mois de janvier, la population commence à ressentir la chaleur du carnaval jusqu’au grand défilé des trois jours gras au mois de février. C’est l’un des événements les plus attendus du pays, à la fois sur le plan culturel, artistique et populaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Traditionnellement organisé dans la capitale ou dans d’autres grandes villes du pays, le carnaval national se distingue par ses couleurs éclatantes, ses décorations spectaculaires, ses danses, ses méringues et son ambiance festive unique. Des groupes à pied, des chars musicaux et de nombreuses formations artistiques se préparent pendant des mois pour proposer des méringues carnavalesques capables de marquer les esprits.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, en raison de l’instabilité politique et surtout de l’insécurité généralisée, le carnaval n’a pas été organisé en Haïti depuis 2021. La dernière édition nationale avait eu lieu à Port-de-Paix. Depuis, chaque année relance le même débat : faut-il maintenir le carnaval malgré un contexte national aussi fragile ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette année, la question se pose avec encore plus d’insistance. Plusieurs artistes et acteurs culturels ont déjà pris position. L’artiste Tjo Zenny a affirmé que son carnaval est déjà prêt. De son côté, le groupe Vwadèzil, avec Fresh La, a officiellement annoncé son titre carnavalesque intitulé « Se Pa Tit ou Piti », preuve que les groupes musicaux se préparent activement à une éventuelle édition. De nombreux autres acteurs du secteur culturel expriment également leur souhait de voir le carnaval se tenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur les réseaux sociaux, notamment sur Twitter, Olfton Benoit, de l’émission AKTYALITE HMI, s’est clairement prononcé en faveur de l’organisation du carnaval. Pour lui, il s’agit d’un rendez-vous culturel majeur qui ne doit pas disparaître. Ankinson Bélizaire, plus connu sous le nom de Zigizag Zagalo, partage cette position. Selon lui, le carnaval est une fête culturelle nationale qui ne peut être continuellement annulée malgré les difficultés. Il propose même la ville des Cayes comme destination privilégiée pour accueillir le carnaval national. La ville des Cayes, troisième ville du pays, avait d’ailleurs organisé l’un des plus beaux carnavals de l’histoire récente en 2012.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de la fête, le carnaval représente aussi un véritable moteur économique. Il permet de relancer l’économie locale et nationale : petits marchands, vendeurs, hôteliers, restaurateurs, propriétaires de plages, artisans et travailleurs informels bénéficient directement de cette activité. Pour de nombreuses familles, le carnaval représente une opportunité rare de générer des revenus.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’hypocrisie carnavalesque</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il existe dans cette société une forme d’hypocrisie qu’on préfère ne pas nommer. L’année 2025, largement marquée par les assauts répétés de groupes armés, en est l’illustration parfaite. Malgré le climat d’insécurité, la plupart des artistes et groupes musicaux ont parcouru le pays pour animer de grandes soirées privées, notamment dans la capitale. Des événements coûteux, inaccessibles pour la majorité de la population, qui se sont déroulés sous projecteurs, bouteilles pétillantes et stories Instagram. Pendant ce temps, le reste du peuple observait, impuissant, derrière l’écran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, lorsqu’il s’agit d’organiser le carnaval &#8211; la seule festivité réellement populaire, le seul moment où le pays peut célébrer collectivement sans ticket VIP &#8211; soudainement la carte de l’insécurité est brandie. Comme si les soirées privées se déroulaient sur une autre planète, miraculeusement épargnée par les balles, les kidnappings et le chaos quotidien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus tôt cette semaine, certains internautes ont d’ailleurs effleuré cette contradiction sur les réseaux sociaux. « Lè pou n pran plezi nou nan otèl ak jazz nou pa gen ensekirite, moman ti pèp la pral rive, piga m tande plenyen », pouvait-on lire sur Facebook.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le carnaval pris dans la temporalité politique</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, un autre élément majeur reste encore au débat cette année: la date du 7 février. Cette date est particulièrement importante sur le plan politique, car elle marque une étape clé dans la transition. Tous les regards sont tournés vers l’évolution de la situation, notamment en ce qui concerne le Conseil Présidentiel de Transition (CPT), appelé à remettre le pouvoir. La manière dont cette transition se déroulera pourrait influencer directement la décision d’organiser ou non le carnaval. Le 7 février apparaît donc comme une date à surveiller de très près.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, la question demeure ouverte : faut-il privilégier la prudence sécuritaire au détriment de la culture, ou trouver une formule adaptée permettant de célébrer le carnaval tout en garantissant la sécurité de la population, dans un contexte politique en pleine évolution ? Une chose est certaine: le carnaval reste un symbole fort de l’identité haïtienne, un espace d’expression populaire, de résistance culturelle et d’espoir pour tout un peuple.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>Par : Masner Christophe dit Mass-Power Mache Konpa</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Gonaïves : fin d’année dans le noir, la soupe de giraumon en sursis</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Feguerson Fegg Thermidor]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Dec 2025 18:26:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[2026]]></category>
		<category><![CDATA[Fête de fin d’année]]></category>
		<category><![CDATA[Gonaïves]]></category>
		<category><![CDATA[haïti]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Aux Gonaïves, la fin d’année se déroule dans une obscurité inhabituelle. Privée d’électricité, la ville voit ses rues s’éteindre et ses nuits s’allonger. À l’approche du Nouvel An, la misère et le manque d’argent rendent difficile la préparation de la soupe de giraumon, symbole fort de l’identité haïtienne, obligeant les habitants à réinventer leurs traditions [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Aux Gonaïves, la fin d’année se déroule dans une obscurité inhabituelle. Privée d’électricité, la ville voit ses rues s’éteindre et ses nuits s’allonger. À l’approche du Nouvel An, la misère et le manque d’argent rendent difficile la préparation de la soupe de giraumon, symbole fort de l’identité haïtienne, obligeant les habitants à réinventer leurs traditions sans en perdre le sens.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Aux Gonaïves, la fin d’année arrive sans éclat. La ville, privée d’électricité, voit ses nuits s’étendre et ses rues se faire plus calmes. Là où décembre annonçait autrefois une agitation festive, s’installe aujourd’hui une atmosphère plus retenue, faite de pas mesurés et de rencontres brèves. Le temps semble ralentir, invitant à une autre manière d’habiter la ville.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Noël n’est pas en Haïti comme il l’est ailleurs. Aux Gonaïves, il ne s’exprime ni par l’abondance des lumières ni par les décorations visibles. Il se vit davantage dans l’espace privé, dans les maisons et les cours, à travers des gestes simples et des échanges familiaux. La fête se fait plus intérieure, plus sobre, mais elle demeure présente.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’absence d’électricité influence profondément le quotidien, sans toutefois suspendre la vie collective. Elle oblige à des ajustements, modifie les habitudes et impose un rythme différent. Les soirées se raccourcissent, les activités se déplacent vers le jour, et la ville apprend à fonctionner dans une temporalité plus lente, presque contemplative.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré ces contraintes, un esprit de communauté continue de structurer la fin d’année. Les habitants partagent ce qu’ils ont, s’entraident et maintiennent des liens essentiels. Cette solidarité ordinaire, souvent invisible, permet à la ville de rester debout et de traverser la période avec retenue et patience.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À la fin du mois de décembre, la réalité économique s’impose avec plus de dureté. Une grande partie de la population vit dans la misère, comptant chaque gourde, chaque provision. Les marchés sont moins animés, les achats se font au détail, et beaucoup de familles peinent à réunir le strict nécessaire pour marquer le passage à la nouvelle année.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La préparation de la soupe de giraumon, symbole fort du 1er janvier haïtien, devient alors un véritable défi. Trouver une courge, un morceau de viande, quelques légumes relève parfois de l’exploit. Pourtant, malgré les difficultés, la soupe reste une priorité culturelle. Même réduite, partagée ou préparée collectivement, elle conserve sa valeur symbolique : celle de la dignité, de la mémoire et de l’espoir transmis de génération en génération.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan culturel, cette fin d’année marque moins une rupture qu’une transformation. Les grandes manifestations se font rares, mais les pratiques culturelles trouvent refuge dans des espaces plus intimes. Les histoires circulent encore, la musique se transmet à voix basse, et les traditions se perpétuent dans la discrétion. La culture s’adapte au contexte, sans disparaître.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aux Gonaïves, la culture de fin d’année se vit ainsi dans la continuité. Elle se manifeste dans la parole partagée, dans la mémoire collective, dans la capacité à célébrer autrement. Même sans lumière électrique et malgré la précarité, la ville conserve ses repères symboliques et affirme, avec sobriété, sa manière propre d’entrer dans une nouvelle année.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Feguerson Fegg THERMIDOR</p>



<p class="wp-block-paragraph">ecrivainfeguersonthermidor@gmail.com</p>



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