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	<title>Archives des Poésie - Radio Télé Masseillan Info</title>
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	<description>Plus de sens à l&#039;info !</description>
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	<title>Archives des Poésie - Radio Télé Masseillan Info</title>
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		<title>Mèt Vèb allume sa première flamme poétique avec « Lòsyè Lanmou »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Simon Wilsonley]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Nov 2025 01:45:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chro-Lit]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Lòsyè Lanmou]]></category>
		<category><![CDATA[Mèt Vèb]]></category>
		<category><![CDATA[Poésie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il entre en littérature comme on entre dans un sanctuaire, avec le feu au cœur et la mémoire en bandoulière. Sous le nom de Mèt Vèb, Guillol Vicière publie son premier recueil «&#160;Lòsyè Lanmou&#160;», chez les Éditions Milot, en France. Dans ce livre, l’amour cesse d’être un refuge pour devenir une arme de combat, un [&#8230;]</p>
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<p><strong>Il entre en littérature comme on entre dans un sanctuaire, avec le feu au cœur et la mémoire en bandoulière. Sous le nom de Mèt Vèb, Guillol Vicière publie son premier recueil «&nbsp;</strong><strong><em>Lòsyè Lanmou&nbsp;»</em></strong><strong>, chez les Éditions Milot, en France. Dans ce livre, l’amour cesse d’être un refuge pour devenir une arme de combat, un acte de lumière au cœur d’un pays souvent cerné par la nuit. Avec&nbsp;</strong><strong><em>Lòsyè Lanmou</em></strong><strong>, Mèt Vèb offre au lectorat haïtien et au monde un texte qui dit la tendresse, la douleur et la dignité d’un peuple qui, malgré tout, continue d’aimer.</strong></p>



<details class="wp-block-details is-layout-flow wp-block-details-is-layout-flow"><summary>Bien que des kilomètres nous séparaient, c’est par téléphone que nous avons préparé cette entrevue. La distance, pourtant, ne pesait pas. Les mots de Mèt Vèb traversaient l’écran avec la chaleur d’une présence familière. C’était une discussion comme au quotidien. On riait souvent, et après chaque réponse, il trouvait toujours une phrase pour me faire sourire. Je l’imaginais alors dans une petite salle tapissée de livres, quelque part à Côtes-de-Fer. L’odeur du café se mêlait, dans mon esprit, à celle des pages neuves de son recueil. La conversation a commencé simplement, sur un éclat de rire et une confidence : <br>«&nbsp;Frèm, pitit la fèt.<br><em>Lòsyè Lanmou</em>, se tout yon istwa, man.&nbsp;»</summary>
<p></p>
</details>



<pre class="wp-block-verse">WS : Qui est Guillol Vicière ? Quelle place la poésie occupe-t-elle dans ta vie personnelle et artistique ?<br><br>MV :  Sincèrement, j’ai toujours du mal à répondre correctement à ce genre de questions. En fait, je m’appelle Guillol Vicière, connu sous le nom Mèt Vèb. Écrivain, poète et administrateur, je suis originaire de Côtes- de - Fer.<br>Formé en Anthropologie et Sociologie, je m’intéresse aux réalités humaines, aux liens invisibles qui tissent les communautés, et à la parole comme espace de transformation.<br>J’ai également suivi des formations en gestion de projet, un domaine où j’unis rigueur et sensibilité pour accompagner les initiatives culturelles et sociales.<br>Je suis actuellement coordonnateur du MJADK( Mouvman Jèn Angaje pou Devlopman Kòtfè), une structure qui œuvre pour la jeunesse, le développement culturel et l'éducation. Quant à la poésie, elle s’est imposée à moi comme une évidence.  Pour moi, écrire n’est pas seulement un art, c’est une manière de respirer, de comprendre le monde et de lui offrir, malgré tout, un peu de lumière.<br><br><br>WS : D’où vient le pseudonyme Mèt Vèb ? Quelle signification symbolique ou poétique te donne-t-il ? <br><br>MV : Je ne l’ai pas choisi, je me suis simplement réveillé avec, comme une musique qui ne me quitte plus. C’est une mission que la nuit m’a confiée , je ne fais que la porter.<br><br><br>WS : Comment s’est formée ta relation à l’écriture ? Y a-t-il eu un déclencheur ou une expérience marquante ?<br><br>MV : La relation à l’écriture poétique trouve souvent son origine dans des expériences personnelles intenses et marquantes. Dans mon cas, cette relation s’est nouée dans un moment de deuil profond après la mort de ma mère. Ce choc douloureux a fait émerger en moi un besoin impérieux de donner forme à la souffrance et à l’absence par le langage. L’écriture est alors devenue un refuge, un espace de mémoire et de résilience où les mots ont pris le pouvoir de transformer la douleur en force créatrice. <br><br><br>WS : Ah ouais, je comprends. C'est un départ qui a tout changé, alors. Et dans ce chemin qui s'est ouvert, quels poètes ou écrivains t'ont le plus influencé ?<br><br>MV : Ma poésie s’inscrit dans une lignée riche et prestigieuse, mêlant les voix de grands poètes haïtiens et d’auteurs internationaux qui ont façonné ma vision et mon engagement. Je rends hommage à Georges Castera, dont la voix puissante et engagée, notamment dans L’Encre est ma demeure, éclaire la profondeur et la résistance . Oswald Durand, avec son classique Choucoune ,René Depestre, dans Minerai Noir. Frankétienne, avec son œuvre audacieuse Pèlen Tèt. <br>Je salue aussi la plume des poètes d'aujourd'hui comme Alcide Franckson, dont Nuits Sauvages suivi du poème D’Étreinte m’a profondément ému . Jessica Nazaire et Philipson Juste portent aussi avec force et modernité la poésie haïtienne. Mon travail est un dialogue vivant entre les racines profondes de l’Haïti littéraire et les voix du monde, dans la continuité d’une tradition qui refuse l’oubli. <br><br><br>WS : Et si on parlait de ta mission, là, en tant que poète, aujourd'hui, en Haïti ? Au fond, est-ce que pour toi, c'est avant tout un acte d'amour ? De résistance ? Ou est-ce que c'est les deux à la fois, indissociables ?<br><br>MV : Être poète en Haïti, c’est effectivement embrasser une double mission : celle de l’amour profond pour son pays et de la résistance contre les multiples formes d’injustice et de misère qui frappent la société. Pour moi, la poésie haïtienne s’inscrit traditionnellement dans ce combat contre l’indifférence, en rendant hommage à la résilience du peuple face aux épreuves. Chaque vers devient une forme de combat, un acte de mémoire nécessaire pour réveiller l'espoir au milieu du chaos.<br><br><br>WS :  « Lòsyè Lanmou », pourquoi ce titre, justement ? Qu’est-ce qu’il évoque pour toi, dans ton univers à toi ? <br><br>MV : Je fais ce choix parce que « Lòsyè Lanmou » symbolise cette flamme sacrée qui consume et éclaire tout à la fois. C’est aussi mon amour passionné pour Haïti. Je suis de ceux qui croient que le pays n’a pas besoin de héros éclatants, mais d’une petite lumière, d’un Lòsyè , une flamme discrète et puissante, qui éclaire chacun dans la communauté. Ce titre est un pont qui affirme que l’amour est la force la plus radicale dans ce monde.<br><br><br>WS : Dans tes écrits, je remarque un vrai va-et-vient entre des vers très intimes, presque chuchotés, et d’autres qui résonnent comme un coup de poing - une dénonciation sociale assez frontale. Comment tu fais, toi, pour tisser ces deux fils ? Est-ce que l’un ne peut pas aller sans l’autre dans ta vision de la poésie ?<br><br>MV :  C’est l’essence même de mon travail. En Haïti, le personnel est toujours politique. Quand j’écris sur l’amour, je parle aussi de la survie d’un peuple qui, malgré tout, continue à aimer. La poésie est ce lieu où mon intimité rencontre la voix du collectif, où les tourments personnels résonnent avec la conscience nationale. C’est ainsi que se tisse la vraie résistance.<br><br><br>WS : En lisant le recueil, on a l'impression que Port-au-Prince n'est pas juste un décor, mais presque un personnage à part entière – qui vit, qui souffre, qui respire. Quelle vision de la capitale as-tu voulu donner à voir à travers tes textes ? Est-ce une ville que tu portes en toi comme un amour difficile, ou comme un témoin de tout ce qui se joue, collectivement et intimement ?<br><br>MV : Port-au-Prince est plus qu’une ville pour moi, c’est ma deuxième maison, un lieu de vie et d’âme où se mêlent souvenirs, contradictions et espoirs. Dans mes poèmes, comme tu l’as si bien dit, elle n’est pas un simple décor, mais un espace familier qui porte ma mémoire et mes émotions, comme un foyer où je reviens constamment malgré les blessures et les épreuves. Elle incarne cette part de moi-même qui est enracinée dans ses rues, ses cris, ses silences, et qui continue de vibrer au rythme de sa pulsation unique. <br><br><br>WS : Dans ton recueil, l’amour est partout, mais il prend tellement de visages différents, tantôt charnel, presque terrestre, tantôt mystique, et parfois résolument politique. Entre ces dimensions, est-ce qu’il y en a une qui domine à tes yeux ? Ou est‑ce justement leur entrelacement qui fait la force de ton écriture ?<br><br> MV : L’amour dans le livre ne peut se réduire à une seule dimension, je te l'accorde,  car il est charnel, mystique et politique à la fois. Je refuse de cloisonner ces aspects, car l’amour total est un acte pluriel : charnel parce qu’il prend corps dans le désir et la présence physique, mystique parce qu’il cherche un sens profond et une unité transcendante, et politique parce qu’il devient un acte de rébellion et d’engagement face aux injustices. Il y a pas vraiment de domination , je pense qu'ils participent au même degré dans la narration. <br><br><br>WS : J'aimerais revenir sur ces figures de femmes qui traversent tes poèmes, Presilya ou Manitèz.<br>Est-ce que pour toi, elles représentent une seule femme, un archétype, ou au contraire plusieurs visages du féminin ? Est‑ce qu’elles parlent aussi, parfois, de la mère, de la patrie, d’Haïti comme d’un être aimé et meurtri ?<br><br>MV :  Presilya et Manitèz sont des figures archétypales qui incarnent la mémoire et la résistance féminine en Haïti. Presilya représente les femmes tombées sous la violence d’État, symbolisant la souffrance silencieuse et le poids des blessures invisibles. Manitèz, quant à elle, incarne la lutte et la voix qui refuse le silence, une force combative qui refuse la marginalisation et revendique la dignité. À travers ces personnages, la poésie raconte non seulement l’histoire individuelle de ces femmes, mais aussi la souffrance collective et la combativité de toute la nation.<br><br><br>WS : Je dois te dire que ta plume a vraiment une couleur à part. Des fois, elle nous emmène dans une quasi-prière, pleine de mystère, et d'un seul coup, elle nous colle aux réalités les plus crues, les plus concrètes. C'est puissant, mais j’ose croire que c'est pas anodin. Alors dis-moi, comment toi, tu nommes cette esthétique à toi ? Est-ce que c'est juste ton naturel, ou est-ce un vrai choix, une manière de bousculer ce qu'on attend d'un poète aujourd'hui en Haïti ?<br><br>MV :  Mon esthétique poétique refuse toute forme de filtre ou d'embellissement excessif. Elle cherche à dire la vérité brute, celle qui surgit de l’expérience et de la mémoire collective. Je puise largement dans la tradition orale haïtienne, dans ses chants et ses rythmes, pour donner à mes mots une force vibrante et une musicalité profonde. En même temps, je mêle ce souffle ancestral à un lyrisme contemporain qui fait écho à la douleur, à l’absence, mais aussi à l’espoir et à la vitalité du peuple.Chaque vers est une pulsation, un battement qui cherche à relier ce qui est intime au collectif, le local à l’universel.<br><br><br>WS : Le créole est très présent dans ton univers poétique. Quelle place accordes-tu à la langue dans ton combat poétique et identitaire ?<br><br> MV : Le créole n’est pas seulement une langue parmi d’autres dans ma poésie, c’est le souffle même de notre mémoire vivante et collective. Il est porteur d’une histoire, d’une culture et d’une identité souvent défavorisées ou marginalisées. Écrire en créole, c’est donc un acte militant, une façon de redonner dignité et puissance à cette langue fondatrice. Chaque mot en créole est un cri de libération, une affirmation claire de qui nous sommes, un lien profond avec nos racines et notre peuple.<br><br><br>WS : Parlons franchement un instant, dans tes textes, la sexualité est partout, mais on sent bien que ce n’est pas du simple érotisme. Pourquoi avoir choisi de lui donner une place aussi centrale ?<br><br>MV :  La sexualité dans mes poèmes est bien plus qu’une simple évocation du corps ; elle est une métaphore profonde de la vie, de la vitalité et de la force qui persiste malgré les épreuves. Elle incarne l’écriture du feu intérieur, celle d’un peuple qui renaît sans cesse, dans toute sa complexité et sa puissance. L’érotisme dépasse la dimension charnelle pour devenir un cri contre la mort sociale, une manière de réconcilier le corps et l’esprit, la douleur et la joie.<br><br><br>WS : Plusieurs vers évoquent la violence politique, la misère, les gangs, le PHTK.  A la page 38, tu écris :  « Jan m te pwomèt la<br>menm devan SONAPI<br>pankat mwen ekri<br>yon wòch nan menm », <br>comment te conçois-tu le rôle du poète face à la corruption et à la souffrance collective ?<br><br> MV : Le poète ne peut pas rester silencieux devant la corruption et la souffrance collective. Faut pas être malhonnête quand même. Il est la conscience sensible et critique du peuple, celui qui garde vivant le feu sacré de la parole authentique et engagée. En écrivant des vers forts et sincères, comme cet extrait que tu viens de citer, je  pose ici une pierre, un acte de défi et de mémoire. Car, mon rôle en tant que poète est de transformer la rage, la douleur et l’injustice en espoir et en dialogue, pour réveiller les consciences et inciter au changement. Je porte la parole de ceux que l’on souhaite faire taire, deviens un relais de résistance et un vecteur de vérité dans un contexte marqué par l’oppression et la corruption. <br><br><br>WS : Nous sommes à la page 39, où tu écris :<br>« Languèt manman PHTK ».<br>À ton avis, quel est le sens poétique de cette expression, qui reprend l’un des jurons les plus populaires et typiquement haïtiens ?<br><br>MV : Hahahah…Cette expression est une explosion de colère populaire, un juron qui traduit la frustration et le ras-le-bol face à l’absurdité politique et la corruption associées au régime PHTK en Haïti. En la mettant sur la page, je donne voix à une colère collective souvent tue ou réprimée, transformant cette énergie en une arme littéraire puissante. Cette phrase devient alors un souffle de survie, un cri brut et nécessaire qui secoue les consciences et réveille, dans la poésie, la dimension à la fois subversive et libératrice de la parole. Par ce geste, la poésie cesse d’être un simple discours esthétique pour devenir un acte politique, une prise de position engagée qui fait entendre les voix populaires et leur indignation, tout en nourrissant un espace de dialogue et d’espoir.<br><br><br>WS : Sur les réseaux, notamment Facebook, tes poèmes se parent souvent d’une aura érotique, parfois brûlante. Les mots se mêlent à des images de femmes en culotte noire, presque rituel, autour duquel s’est formée ta « kominote kilòt nwa ». Une esthétique singulière, assumée, qui dérange autant qu’elle fascine. Dis-moi, Mèt Vèb, que cherche cette audace ?<br><br><br>MV : En fait, chaque poème que je publie n’est pas simplement une expression artistique, c’est une prière incarnée. La culotte noire, symbole central de ma « kominote kilòt nwa », transcende l’image érotique pour devenir la voix de femmes souvent marginalisées, en particulier celles des zones rurales, trop peu entendues dans les débats publics.<br>Je vois cette culotte comme un chapelet moderne où chaque vers est une demande, un souffle pour soulager la misère silencieuse qu’elles endurent. Cette démarche est double. Elle est à la fois un acte spirituel où le charnel devient sacré, et une célébration passionnée du corps féminin, que j’admire profondément.  Mais à la vérité, mon écriture ne cherche ni à choquer ni à séduire superficiellement, mais à réconcilier le corps et l’âme, à aimer autrement avec la puissance des mots, un feu intérieur qui réinvente l’érotisme loin du voyeurisme.  C’est une audace nécessaire, une invitation à écouter autrement, à ressentir plus intensément.<br><br><br><br>WS : Pour finir, Mèt Vèb, si tu devais laisser un dernier mot à cette conversation, un mot qui résumerait ton recueil, ta démarche, ou simplement l’état d’esprit dans lequel tu écris, quel serait-il ? Et pourquoi celui-là, juste lui ?<br><br>MV : Ah ouais, merci pour cette question. Avant de partir,  je voudrais remercier  mon petit frère, Louguens, compagnon silencieux de mes débuts. Continue de briller, de croire, de rêver, ton génie ne demande qu’à s’épanouir.<br>À ma petite sœur, n’oublie pas : notre rendez-vous ne fait que commencer. Vous avez été les premiers témoins d’un rêve qui s’écrivait à voix basse.<br><br>Je garde au fond du cœur Côtes-de-Fer, ma terre d’enfance, pour la tendresse qu’elle a donnée à mes années fragiles, et Port-au-Prince, cette ville rude et lumineuse, pour les cicatrices et les chemins qu’elle a gravés en moi.<br><br>Merci à mes amis, “BACHA yo”, vous savez qui vous êtes et combien vous comptez pour moi.<br>Je vous remercie de façon spéciale, pour la confiance que tu as placée dans chacun de mes mots et pour cette belle initiative d’échange.<br><br>Je n’oublie pas mes lecteurs, mes abonnés, ceux qui me lisent, me commentent, me portent. Et surtout, un immense merci à ma communauté Kominote Kilòt Nwa : votre énergie, votre audace et votre solidarité sont des forces qui me poussent à aller plus loin.<br>Vous êtes ma plus belle scène.<br><br>Enfin, ma gratitude va à Alicide Franckson et Magarie St Vil , qui ont perçu le poète en moi avant que je n’ose y croire. Ce parcours, je ne le fais pas seul. Il est tissé de voix, d’amitiés, d’amours, d’encouragements. Et si mes mots voyagent, c’est parce que vous êtes là, à chaque pas, à chaque vers.<br></pre>



<p>«&nbsp;Lòsyè Lanmou&nbsp;» de Mèt Vèb s&rsquo;inscrit dans cette «&nbsp;poétique de la Relation&nbsp;» chère à Édouard Glissant, qui voyait dans les lettres antillaises «&nbsp;une prophétie du passé&nbsp;» où «&nbsp;la mémoire et l&rsquo;imprévisible tissent la trame du réel&nbsp;». Entre la fulgurance césairienne du Cahier d&rsquo;un retour au pays natal, la révolte sensuelle des Animaux familiers de Depestre, et la quête d&rsquo;oralité organique de Frankétienne, ce recueil est un acte de résistance par la beauté. Car la poésie, on le sait, n&rsquo;a jamais été neutre. Comme le proclamait Glissant : «&nbsp;La poésie est une anticipation qui consent à la mémoire.» Elle est un acte de présence au monde, une façon de scander, face au silence imposé&nbsp;&nbsp;&nbsp;que «&nbsp;nous sommes encore là.&nbsp;» Mèt Vèb hérite bien de cette conscience et la transmet avec une grâce combative, une détermination lumineuse qui mérite d&rsquo;être accueillie.</p>



<p>Par : Wilsonley Simon | RTMI&nbsp;</p>
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			</item>
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		<title>La poésie  de Feguerson Thermidor  est un acte de  contribution  énorme dans la littérature haïtienne contemporaine</title>
		<link>https://radiotelemasseillaninfo.com/la-poesie-de-feguerson-thermidor-est-un-acte-de-contribution-enorme-dans-la-litterature-haitienne-contemporaine/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Taberneau Louis-Jeune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Nov 2025 05:13:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chro-Lit]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Fegg]]></category>
		<category><![CDATA[Poésie]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La notion de texte poétique doit être comprise comme cas particulier. En élaborant une réflexion sur Feguerson, nous avons découvert une des expressions les plus importantes, sur le plan philosophique, de la vision tragique du monde, et celle de l’amour qui a rongé la posture intérieure de l’auteur de ‘’Quand&#160;&#160;ma main refuse d’Habiter sa tombe’’&#160;&#160;publié&#160;&#160;chez [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://radiotelemasseillaninfo.com/la-poesie-de-feguerson-thermidor-est-un-acte-de-contribution-enorme-dans-la-litterature-haitienne-contemporaine/">La poésie  de Feguerson Thermidor  est un acte de  contribution  énorme dans la littérature haïtienne contemporaine</a> est apparu en premier sur <a href="https://radiotelemasseillaninfo.com">Radio Télé Masseillan Info</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>La notion de texte poétique doit être comprise comme cas particulier. En élaborant une réflexion sur Feguerson, nous avons découvert une des expressions les plus importantes, sur le plan philosophique, de la vision tragique du monde, et celle de l’amour qui a rongé la posture intérieure de l’auteur de ‘’Quand&nbsp;&nbsp;ma main refuse d’Habiter sa tombe’’&nbsp;&nbsp;publié&nbsp;&nbsp;chez Hafrique littéraire&nbsp;&nbsp;le 20 Mars 2025.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>De toute évidence, nous n’avons pas l’intention de produire ici un travail de sociologie de la littérature, de philologie&nbsp;&nbsp;non plus. Nous croyons&nbsp;&nbsp;sincèrement que le poète est arrivé à inventer son propre style qui n’est pas celui d’un écrivain du dimanche. Pour aborder son œuvre, Il&nbsp;&nbsp;faut cependant nous demander&nbsp;&nbsp;ce qu’est une pensée littéraire&nbsp;?</p>



<p>&nbsp;Lucien Goldman a avancé dans les ‘’ Recherches dialectiques p.45’’&nbsp;&nbsp;Toute sociologie de l’esprit admet l’influence de la vie sociale&nbsp;&nbsp;sur la création littéraire. Nous ajoutons à juste titre d’exemple que cela est un postulat fondamental&nbsp;&nbsp;dans la mesure où écrivains et philosophes&nbsp;&nbsp;sont abondants à s’en rendre compte&nbsp;&nbsp;d’une telle influence.&nbsp;</p>



<p>Aujourd&rsquo;hui tout ce qu’il écrit.</p>



<pre class="wp-block-verse">Sur les îles brûlées<br>Cadavres qui mangent la chair des nuits sans<br>Ossature<br>Cadavres qui dansent sur le pubis de la terre<br>Cadavres qui chantent dans nos mains<br>Comme des nuits blessées<br>Cadavres qui crient dans le sang des arbres<br>Haïti ! Pays des cris sans préface dans la douleur des<br>Jours avortés<br>Pays blessé chaque fois que l'espoir change de sexe</pre>



<p>Nous ajoutons de toute évidence qu’il&nbsp;&nbsp;y a non seulement des idéologies progressistes, même révolutionnaires dans ces vers. Mais justement au nom de cette ambition d’une poésie aussi lucide, qu’altier de la réalité et de la femme. Le poète affirme comme thèse&nbsp;&nbsp;que l’art poétique&nbsp;&nbsp;en tant que phénomène autonome, inclus dans d’autres domaines de la vie sociale sera amené à disparaitre dans une société sans la production lucide des œuvres littéraires.</p>



<pre class="wp-block-verse">Tu rentres en moi<br>Sans mot de passe<br>Comme la voix cassée du temps<br>Où chaque cellule morte<br>Est un cri de nègres oublié<br>Se cachant dans la nudité de la négritude<br>Cri à 4 mètres de distance<br>De l'éternité qui poignarde le poème<br>Où chaque souffle est une parabole </pre>



<p>Plus loin nous nous demandons est ce que le poète ne prétend pas atteindre le sommet du génie créateur&nbsp;? La cohérence interne n’est pas au rebours&nbsp;&nbsp;de ses écrits poétiques. En d’autres termes toute sociologie de l’histoire de la littérature&nbsp;&nbsp;valide les écrits littéraires en se rendant compte non seulement de la cohérence interne ainsi que la structure significative.&nbsp;</p>



<p>De toute manière, il a su chemin faisant trouver son propre style qui capte d’une manière rapide l’attention d’une nouvelle génération de lecteurs, ce qui&nbsp;&nbsp;prouve en retour l’originalité de son acte de création poétique. En parcourant minutieusement la construction de ces vers, nous avons l’impression que&nbsp;&nbsp;son recueil de poème renvoie à une herméneutique, à&nbsp;&nbsp;une&nbsp;&nbsp;esthétique subjective, ce sont des vers qui stabilisent un ton révolté, derrière lesquels se bouillonnent un amour inébranlable pour cette femme qui est clouée dans son cœur.&nbsp; &nbsp; &nbsp;</p>



<pre class="wp-block-verse">Aujourd'hui tout ce que j'écris<br>C'est une histoire étouffée dans ma voix<br>C'est un baiser qui prend chair<br>Dans l'absence de tes caresses<br>C'est une douleur que porte mon sang de nègres<br>Nègres venant de Côte d'Ivoire<br>D'Afrique du Sud</pre>



<p>La conception de l’art&nbsp;&nbsp;privilégie l’importance du «&nbsp;contenu&nbsp;»&nbsp;&nbsp;dans la mesure où&nbsp;» L’art&nbsp;&nbsp;tend à&nbsp;&nbsp;créer&nbsp;&nbsp;des objets concrets et réels à l’intérieur de son univers de la valeur artistique puisque l’œuvre se juge d’après la fortune&nbsp;&nbsp;et l’unité&nbsp;&nbsp;de l’univers qu’elle crée et d’après le fait d’avoir inventé la forme qui convient le mieux&nbsp;&nbsp;à la création et à l’expression de cet univers. Le poète exprime, en effet dans son œuvre&nbsp;&nbsp;sa propre manière à lui de voir la pauvreté, de sentir, et d’insuffler une société où la banalisation de la vie humaine prenne fin.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>En ce qui a&nbsp;&nbsp;rapport&nbsp;&nbsp;au tempérament et à la personnalité de l’écrivain, ce monde dans lequel vivent nos compatriotes haïtiens&nbsp;&nbsp;peut&nbsp;&nbsp;être senti d’une manière abjecte, presqu’inhumain. On pourrait reprendre ici, en lui attribuant&nbsp;&nbsp;une&nbsp;&nbsp;signification positive, le terme philosophique du microcosme.&nbsp;</p>



<p>Exactement comme la philosophie&nbsp;&nbsp;de la nature suggérait qu’il suffit d’étudier l’être&nbsp;&nbsp;humain pour découvrir les lois de l’univers, nous ajouterions qu’un poète de génie&nbsp;&nbsp;est celui qui n’a besoin que d’exprimer&nbsp;&nbsp;ses intuitions et ses perceptions pour ainsi mettre en relief&nbsp;&nbsp;ce qui est essentiel à son époque et les transformations structurales qu’elle doit subir. D’où saisir le fait poétique comme projet politique, comme acte de dévoilement.</p>



<pre class="wp-block-verse">Dans mon pays blessé par le temps<br>J'ai bu tant de rêves aux hanches cassées<br>J'ai avalé trop d'aubes maladives<br>Désormais mon sang devient des tessons de<br>Bouteille<br>Qui égorgent l'ombre de l'éternité<br>Ma voix est déchirée<br>Je cherche mon corps qui devient cendre<br>Dans un pays où chaque rue est un cimetière</pre>



<p>&nbsp;Cette strophe réactualise la douleur dans laquelle sombre cette génération d’homme et de femmes haïtiens. Le rapport existant entre la vie sociale et poésie fait de lui non seulement un poète engagé dans la cité, mais aussi un génie créateur. Dans cette condition, il faut surtout voir la conciliation entre l’art et la politique puisque l’œuvre&nbsp;littéraire prend naissance dans un contexte historique, économique, et social particuliers.&nbsp;</p>



<p>Comme nous l’avons souligné au début, une œuvre littéraire pourrait être réactionnaire sans pour cela démunir&nbsp;&nbsp;de sa valeur esthétique et même humaine, le créateur, par contre est toujours progressiste. On pourrait peut-être&nbsp;&nbsp;ajouter&nbsp;&nbsp;que les époques&nbsp;&nbsp;de crise et de profonfonde transformation sociale&nbsp;&nbsp;sont particulièrement enclins&nbsp;&nbsp;à la naissance des grandes œuvres d’art et de littérature&nbsp;&nbsp;en raison de la multitude de&nbsp;&nbsp;difficultés&nbsp;&nbsp;qu’elles apportent&nbsp;&nbsp;aux hommes&nbsp;&nbsp;et du grand accroissement d’horizon affectif et intellectuel qu’elles provoquent.&nbsp;</p>



<pre class="wp-block-verse">Haïti notre bouteille de poison<br>Venez boire la fête commence<br>Nous dansons la danse des temps oubliés<br>Sache que quotidiennement nous buvons la mort<br>Sur ton nombril   </pre>



<p>Cela fait si longtemps depuis je me suis à étudier la complétude de l’œuvre poétique de Feguerson Thermidor, ces œuvres s’avèrent inéluctablement valables dans le domaine de la littérature caribéenne.</p>



<p>Cependant, ce texte poétique intitulé «&nbsp; Quand ma main refuse&nbsp;&nbsp;d’habiter sa tombe&nbsp;»&nbsp;&nbsp;se caractérise par l’ensemble&nbsp;&nbsp;de ses questionnements d’ordre existentiels, aussi d’un ensemble&nbsp;&nbsp;de relations essentielles entre les différents éléments qui constituent l’œuvre poétique (L’amour, la montée signifiante de l’injustice, l’inexistence de l’Etat haïtien, l’inégalité des chances, et la domination des siècles de L’Eglise catholique locale, la démagogie politique).&nbsp;</p>



<p>Sa nature&nbsp;&nbsp;et sa signification objective ainsi que la possibilité de&nbsp;&nbsp;m’en rendre compte de l’exigence de chaque principe par rapport à la structure globale constitue l’éclairage le plus sûr du chercheur&nbsp;&nbsp;en théories littéraires que je suis. Cela veut dire, nous envisageons dans cette étude&nbsp;&nbsp;d’apercevoir l’un des principaux problèmes méthodologiques&nbsp;&nbsp;qui se pose à l’intérieur de cette recherche inspirée&nbsp;&nbsp;de ces constations.&nbsp;&nbsp;Or, dans l’histoire de la culture occidentale&nbsp;&nbsp;le problème de l’architecture structurale se pose par conséquent à plusieurs échelles dont nous n’avons à&nbsp;&nbsp;mettre en relief ici que les deux plus importants&nbsp;&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;</p>



<p>-Il est évident qu’une œuvre poétique sérieuse se trouve dans l’obligation&nbsp;&nbsp;de s’efforcer de mettre en lumière&nbsp;&nbsp;sa cohérence interne, c’est-à-dire sa structure propre</p>



<p>&#8211;&nbsp;&nbsp;De ce fait, pour entendre l’Ecriture, Il est indéniable de trouver un sens dans lequel tous les passages contradictoires&nbsp;&nbsp;s’accordent. Il ne suffit pas&nbsp;&nbsp;d’en avoir&nbsp;&nbsp;un circuit&nbsp;&nbsp;herméneutique&nbsp;&nbsp;dans lequel&nbsp;&nbsp;tous les chenaux accordants, cependant d’en avoir un qui accorde les passages même contradictoires.&nbsp;</p>



<p>En un mot, nous persistons à croire à chaque fois que nous avons le pressentiment que l’art poétique disparaitra les travaux poétiques de Feguerson Thermidor leur renaitra de ces cendres. Lisez le poète pour découvrir la sève de la poésie moderne, pour se perdre dans ses vers, pour se découvrir sans relâche.   <br> </p>



<p><strong>Par : </strong>Taberneau Louis-Jeune  enseignant, critique littéraire, romancier, Politologue.</p>
<p>L’article <a href="https://radiotelemasseillaninfo.com/la-poesie-de-feguerson-thermidor-est-un-acte-de-contribution-enorme-dans-la-litterature-haitienne-contemporaine/">La poésie  de Feguerson Thermidor  est un acte de  contribution  énorme dans la littérature haïtienne contemporaine</a> est apparu en premier sur <a href="https://radiotelemasseillaninfo.com">Radio Télé Masseillan Info</a>.</p>
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		<title>Chro-Lit &#124; Poésie comme pansement</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chro-Lit]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 May 2025 20:47:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chro-Lit]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Poésie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Chro-Lit inaugure une rubrique dédiée à la poésie comme baume des douleurs, un espace où les mots pansent les blessures et redonnent voix aux poètes. Pour ce troisième numéro, nous vous invitons à (re)découvrir l&#8217;univers poétique&#160;&#160;de la poétesse Mileva ROUMER&#8230; I Je t’aime, ma Terre, chaque fibre de ton sol, Si je me tiens sur [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>Chro-Lit inaugure une rubrique dédiée à la poésie comme baume des douleurs, un espace où les mots pansent les blessures et redonnent voix aux poètes. Pour ce troisième numéro, nous vous invitons à (re)découvrir l&rsquo;univers poétique&nbsp;&nbsp;de la poétesse Mileva ROUMER&#8230;</em></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="705" height="940" src="https://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2025/05/32f70a63-c90b-4d21-904b-ac9b00003e46.jpeg" alt="" class="wp-image-6043" srcset="https://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2025/05/32f70a63-c90b-4d21-904b-ac9b00003e46.jpeg 705w, https://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2025/05/32f70a63-c90b-4d21-904b-ac9b00003e46-225x300.jpeg 225w" sizes="(max-width: 705px) 100vw, 705px" /></figure>



<p><strong>I</strong></p>



<p>Je t’aime, ma Terre, chaque fibre de ton sol,</p>



<p>Si je me tiens sur ton seuil, c’est que le sang parle,</p>



<p>Il pleure son corps, ses souvenirs de martyrs,</p>



<p>Et la violence filmée qui a fait écho de ses souffrances.</p>



<p>Je te parle, Terre, morceau de paradis vidé,</p>



<p>Ange aux ailes coupées, me feras-tu entendre ta voix ?</p>



<p>Me diras-tu que tout n’est qu’un songe,</p>



<p>Que ceux qui foulent ta terre auront ta protection ?</p>



<p>Que sommes-nous devenus, nous, victimes,</p>



<p>Martyres de sangsues, colons défroqués,</p>



<p>Des faibles élevés au rang de statues pétrifiées ?</p>



<p>Elles seront dégivrées, se fondant devant nos cris,</p>



<p>Devant nos hurlements sourds et muets.</p>



<p>Terre d’Ayiti, peux-tu te réveiller,</p>



<p>Faire frissonner les faibles, transpercer les cœurs ?</p>



<p>Peux-tu embrasser de tes bras ceux qui rugissent de douleur,</p>



<p>Et s’extasient dans les lambeaux des décombres ?</p>



<p>Terre d’Ayiti, peux-tu nous faire goûter ta soif de liberté,</p>



<p>La vider comme un rhum sous le soleil brûlant,</p>



<p>Faire frissonner notre peau, chair de poule,</p>



<p>Sous les rayons de ta guidance ?</p>



<p>Rends-nous notre vertu, fais voler ta rage,</p>



<p>Place-nous sous tes ailes, fais trembler les criminels,</p>



<p>Les décomposeurs d’espoirs, ceux qui dévorent</p>



<p>Les fils tissés de la lune, qui épongent nos pas silencieux.</p>



<p>Sans abri, délaissés, perdus dans les trous de l’incertitude,</p>



<p>Façonne les dédales pour ouvrir une porte d’existence,</p>



<p>Pour reprendre notre souffle, malgré les ombres</p>



<p>Qui étouffent nos efforts de lumière.</p>



<p>Rayonne sur notre île, comme un phare de secours,</p>



<p>Active dans nos esprits fatigués cette union céleste,</p>



<p>Promesse de déesse, repos nécessaire,</p>



<p>Place des lauriers, des hibiscus pour ceux tombés.</p>



<p>Nous ne voulons plus de draps pour décorer les brouettes,</p>



<p>Ni de ruelles sombres pour hanter nos épaves.</p>



<p>Conscience, conscience, viens, réveille-nous.</p>



<p>Je souffre pour toi, je pleure avec toi.</p>



<p>Que de mes larmes émergent des radeaux</p>



<p>Pour porter, comme un pont, les couleurs de ton nouveau monde,</p>



<p>Ce sont les palettes de nos choix, de nos luttes, du cœur et de l’esprit qui, un jour, coloreront notre véritable liberté.</p>



<p>Nous voulons vivre, nous voulons fouler nos montagnes,</p>



<p>Tracer sur le sol nos vœux ancestraux,</p>



<p>Souffler nos rêves sur les cocotiers, avaler les nuages pour espérer.</p>



<p>Nous voulons remettre de l&rsquo;ordre dans les dossiers de fer,</p>



<p>Liquéfier les marteaux qui pèsent sur nos dos.</p>



<p>Nous voulons vivre.</p>



<p>Nous devons vivre.</p>



<p>Nous avons le droit de vivre.</p>



<p>Nous sommes vivants.</p>



<p>Nous sommes des êtres vivants.</p>



<p></p>



<p><strong>II</strong></p>



<p>Aux frontières de l’espérance, nous portons les graines de l’envol</p>



<p>Ils ont voulu faire de mon feu une cage.</p>



<p>Mais je brûle plus large que leurs murs.</p>



<p>Je griffe les frontières qui étouffent mes cris, pour dire à l’aube que le vent de ma liberté s’est levé.</p>



<p>Ma flamme créatrice, divine, ne s’éteindra plus sous les mains qui veulent la réduire au silence.</p>



<p>Sans les contours tracés par mes peurs, pourrais-je voler ? Glisser sans toucher la terre, sans me fondre dans la foule, sans fuir l’envol, sans désirer l’ivresse de tout abandonner : les stigmates, les jugements, ces illusions qui murmurent que l’élévation rime toujours avec chute, que l’envol finit sur les rives du désespoir.</p>



<p>Mais si je vole, si je prends mon envol, au rythme du jour naissant, sans retenir les larmes qui tombent, sans effacer les marques qui m’ancrent à ma terre aimée, saurai-je retrouver le chemin ?</p>



<p>Revenir saluer les arbres éveillés, chantant sous le souffle du vent mon refrain de retour, ma mélodie sans détour.</p>



<p>Longtemps, je me suis vue comme un oiseau aux ailes bridées, prise dans des mains qui chuchotaient le doute à mon cœur, emprisonnée dans une cage de silence tissée par la peur d’autrui.</p>



<p>Mais, même entravées, mes ailes murmuraient aux vents, portant la mémoire fragile et éternelle du ciel.</p>



<p>Ailes bridées, silences servis au dîner, doutes soufflés, ombres glissant à mes oreilles, cage tissée d’un tapis de fleurs fanées.</p>



<p>Le vent, patient, murmure à mes oreilles, plantant la graine d’une vérité vaste et profonde.</p>



<p>Indomptable, éternelle, elle me rappelle que nous sommes pareils, que nul ne peut dicter qui je suis, quand je suis la preuve vivante de toute ma multidimensionnalité.</p>



<p>Oiseaux, compagnons de résilience, vous ne tremblez pas devant l’inconnu. Vous le transformez en champ de gloire.</p>



<p>&nbsp;Vous proclamez : les nuages n’emporteront ni vos plumes ni vos chants, mais votre courage immense à défier les lois du ciel.</p>



<p>Vous franchissez les lignes invisibles, sans peur des moments de solitude.</p>



<p>Tous les oiseaux n’ont pas un vol qui les attend. Certains naissent seuls dans le voyage, les vautours tournant déjà, prêts à proclamer leur chute.</p>



<p>D’autres rejoignent l’essaim plus tard, après avoir traversé les marées intérieures qui leur arrachent les plumes, se battant dans la tempête sans savoir s’ils verront la lumière.</p>



<p>Leurs chemins sont imprévisibles, bien loin des envols glorieux que l’on imagine.</p>



<p>Ce ne sont pas toujours des ascensions lumineuses, mais des luttes silencieuses, le battement têtu d’ailes meurtries, d’un cœur qui a appris à battre contre vents et douleurs, pour la simple chance de revoir le soleil se lever.</p>



<p>J’ai quitté mon pays, les ailes entravées par des portes jamais pleinement ouvertes, un masque sur le visage, forcée, sans espace pour respirer, cachant un rêve d’envol que je ne connaissais pas encore.</p>



<p>Comme les oiseaux en quête de nouveaux cieux, j’ai senti le poids du destin sur ma poitrine, boussole invisible tournant mon cœur vers des chemins sans carte.</p>



<p>Mon enfance fut une route peu empruntée, carte rugueuse gravée dans ma mémoire, où chaque pas cherchait à s’élargir, à grandir au-delà de ce que mes mains pouvaient contenir, malgré les épines qui blessent comme nul autre.</p>



<p>À des chemins bloqués, tracés par des égarés, cherchant à imposer la vision d’aveugles, alors que moi, j’ai accepté de voir les yeux fermés la ligne sacrée qui vit en moi, et mon devoir d’y marcher, dans toute sa dignité.</p>



<p>Quelque chose en moi est resté enraciné, tapi dans la terre d’un pays que je ne pouvais abandonner, latitude ancrée dans les pôles de ma conscience.</p>



<p>J’ai traversé des frontières invisibles, portant des graines enveloppées de mémoire et d’espoir, me demandant jusqu’où je devrais voler avant de pouvoir les planter à nouveau : ces fragments d’un chez-moi, perdus, mais jamais disparus.</p>



<p>Il y a une gloire certaine à devenir l’autel du soleil, à porter un rayon d’espoir pour demain, juste sous le bord du crépuscule.</p>



<p>C’est un renouveau. Une renaissance. La promesse que même si la nuit tombe, l’aube se lèvera.</p>



<p>Mais le vrai témoignage du vol ne réside pas dans l’éclat du jour, mais dans l’ombre du combat.</p>



<p>Dans ces instants solitaires, au cœur de la nuit, où survivre devient sacré, et se relever, un triomphe muet.</p>



<p>Tu fais de ta peur ton plus grand saut.</p>



<p>Si je plonge dans ton regard, sage guide, c’est que ton histoire doit être dite.</p>



<p>Pour que celles et ceux qui redoutent encore la route longue se rappellent que chaque brise à travers le temps est le début d’une aventure née dans le cœur, dans un regard qui ne faiblit pas devant les calculs froids qui veulent boire dans nos plaies.</p>



<p>Le soleil surgit des blessures, versant l’espoir, goutte de rosée, sur les ailes de celles et ceux qui continuent de croire qu’il faut s’élever.</p>



<p>Dans ce nouveau lieu, j’ai fouillé la terre à la recherche des racines d’autrefois, étrangère dans ma propre peau, ni tout à fait ici, ni vraiment là-bas.</p>



<p>Chaque aube posait la même question : où est ma place ?</p>



<p>Comme un oiseau dans le ciel, tiraillé entre migration et retour, l’appel de l’un plus fort que l’autre.</p>



<p>Le temps passait comme des ailes fendillant l’air.</p>



<p>Et j’ai appris à écouter l’écho de mon chez-moi, même à mille lieues, m’appelant à travers le tic-tac du destin, jusqu’à ce moment où tout s’aligne.</p>



<p>Le téléphone, mémoire de nomade de l’air, sonne.</p>



<p>La nature dit sa vérité.</p>



<p>Et je sais.</p>



<p>Il est temps.</p>



<p>Je m’envolerai.</p>



<p>Encore.</p>



<p></p>



<p><strong>Mileva ROUMER</strong></p>



<p></p>



<p></p>



<p>Sous la direction de Feguerson Fegg THERMIDOR</p>



<p>ÉCRIVAIN-POÈTE</p>



<p>ecrivainfeguersonthermidor@gmail.com</p>
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		<title>Poésie comme pansement</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chro-Lit]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Mar 2025 11:46:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chro-Lit]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Écriture]]></category>
		<category><![CDATA[Poésie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Chro-Lit inaugure une rubrique dédiée à la poésie comme baume des douleurs, un espace où les mots pansent les blessures et redonnent voix aux poètes. Pour ce premier numéro, nous vous invitons à plonger dans l’univers envoûtant de Mèt Vèb, un poète dont la plume soigne et répare. I Pa bò isit&#160; zèb ginen se [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Chro-Lit inaugure une rubrique dédiée à la poésie comme baume des douleurs, un espace où les mots pansent les blessures et redonnent voix aux poètes. Pour ce premier numéro, nous vous invitons à plonger dans l’univers envoûtant de Mèt Vèb, un poète dont la plume soigne et répare.</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="637" src="https://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_3720-1024x637.jpeg" alt="" class="wp-image-5459" srcset="https://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_3720-1024x637.jpeg 1024w, https://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_3720-300x187.jpeg 300w, https://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_3720-768x478.jpeg 768w, https://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_3720-1536x956.jpeg 1536w, https://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_3720.jpeg 1874w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Cp : Mèt Vèb |  Facebook</figcaption></figure>



<p><strong>I</strong></p>



<p>Pa bò isit&nbsp;</p>



<p>zèb ginen se chwal lafyèv&nbsp;</p>



<p>galata kase koub&nbsp;</p>



<p>nan bwote lavi twa pou senk kòb&nbsp;</p>



<p>M te pran tan pou konprann&nbsp;</p>



<p>yo pa chante antèman&nbsp;</p>



<p>kilòt san kadav&nbsp;</p>



<p>&nbsp;se lomaren ki fèy bawon&nbsp;</p>



<p>benyen Ezèli&nbsp;</p>



<p>nan kwen je syèl&nbsp;</p>



<p>m pote mak Pòtoprens&nbsp;</p>



<p>sou kanivo lestomak mwen&nbsp;</p>



<p>M gade Leta k ap sifoke rèv&nbsp;</p>



<p>Grizongad sou pewon Maseyan&nbsp;</p>



<p>powèm sa a se vwèl ki chire&nbsp;</p>



<p>nan kannòt&nbsp;</p>



<p>sou lanmè Plato santral</p>



<p></p>



<p><strong>II</strong></p>



<p>Pwèl ou mare nan lespri m&nbsp;</p>



<p>Tankou&nbsp;&nbsp;pèleren&nbsp;</p>



<p>k ap travèse Kanpanyòl&nbsp;</p>



<p>m konte on dividal priyè&nbsp;</p>



<p>pou lèt la rive nan plan men w&nbsp;</p>



<p>m ekri w&nbsp;</p>



<p>pou zòrèy ou konnen</p>



<p>pa gen gouyad&nbsp;</p>



<p>ni okenn lòt powèm&nbsp;</p>



<p>nan lespri m</p>



<p>lè se kilòt ou ki fè drapo&nbsp;</p>



<p>nan rara papa m&nbsp;</p>



<p>nan dènye branch pwèl lèt la&nbsp;</p>



<p>m kriye tankou lwa&nbsp;</p>



<p>ki pa jwenn manje&nbsp;</p>



<p>nan dans Lakou Soukri&nbsp;</p>



<p>Cheri&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Jodi a syèl la bezwen saliv nou kwaze</p>



<p>pou lapli tonbe nan souf</p>



<p>pou krab fè recho</p>



<p>pran powèm sa a&nbsp;</p>



<p>kache l nan kilòt ou&nbsp;</p>



<p>epi fè m kado pwent tete w</p>



<p>se dènye dans k ap konte&nbsp;</p>



<p>kapòt sou pewon katedral</p>



<p></p>



<p><strong>III</strong></p>



<p>M ekri w ak san pòtoprens sou rad mwen&nbsp;</p>



<p>zorèy mwen nan yon konsè&nbsp;</p>



<p>vip vap&nbsp;</p>



<p>episkopal se mèt òkès&nbsp;</p>



<p>Lanmò ak mwen ap etidye nan menm liv</p>



<p>tout sa m ganyen fè vwèl nan simityè&nbsp;</p>



<p>kilòt ou te fè m kado a</p>



<p>&nbsp;rete sou gran ri&nbsp;</p>



<p>Cheri&nbsp;</p>



<p>m ap kouri devan Leta&nbsp;</p>



<p>Primati rale zam sou mwen&nbsp;</p>



<p>se lanmou m pou ou ki kenbe m&nbsp;</p>



<p>Yèswa Madan Kolo di m&nbsp;</p>



<p>si m kite PHTK touye m&nbsp;</p>



<p>se chen k ap manje m&nbsp;</p>



<p>kò gwoup pran simityè an otaj&nbsp;</p>



<p>Se pou sa m poko ka mouri pou ou</p>



<p>Men&nbsp;</p>



<p>m renmen w tankou limyè sou gran ri&nbsp;</p>



<p>tankou kilòt ki tann sou fetay vwazinay mòn Kalvè&nbsp;</p>



<p>Pran powèm sa a&nbsp;</p>



<p>pran kèm&nbsp;</p>



<p>pran tout militans mwen&nbsp;</p>



<p>plòtonnen yo nan soutyen w&nbsp;</p>



<p>se dènye powèm nan</p>



<p></p>



<p><strong>Mèt Vèb</strong></p>



<p><br><strong>Sous la direction de</strong> Feguerson Fegg THERMIDOR</p>



<p>ÉCRIVAIN-POÈTE</p>



<p>ecrivainfeguersonthermidor@gmail.com</p>
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		<title>Franckson Alcide «Coco» : l’enfant des nuits sauvages </title>
		<link>https://radiotelemasseillaninfo.com/franckson-alcide-coco-lenfant-des-nuits-sauvages/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Wilsonley SIMON]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 Nov 2024 19:28:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chro-Lit]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Chro.Lit]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Poésie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comment approcher l’intimité d’un auteur, au-delà des mots qu’il sème dans ses œuvres ? Comment capter ce qu’il cache entre les lignes, dans ces silences qui en disent long ? Dans cet entretien, Wilsonley Simon vous invite à une immersion dans l’univers de Franckson Alcide, ce jeune poète, qui sculpte l’existence avec la plume.&#160; Franckson [&#8230;]</p>
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<p><strong>Comment approcher l’intimité d’un auteur, au-delà des mots qu’il sème dans ses œuvres ? Comment capter ce qu’il cache entre les lignes, dans ces silences qui en disent long ? Dans cet entretien, Wilsonley Simon vous invite à une immersion dans l’univers de Franckson Alcide, ce jeune poète, qui sculpte l’existence avec la plume.&nbsp;</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="844" height="542" src="https://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2024/11/IMG_7899.jpeg" alt="" class="wp-image-4681" srcset="https://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2024/11/IMG_7899.jpeg 844w, https://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2024/11/IMG_7899-300x193.jpeg 300w, https://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2024/11/IMG_7899-768x493.jpeg 768w" sizes="(max-width: 844px) 100vw, 844px" /><figcaption class="wp-element-caption">L’écrivain et poète Franckson Alcide | ©️ Wilsonley Simon</figcaption></figure>



<p>Franckson Alcide, plus connu sous le nom de Coco, est de ces poètes qui incarnent l’essence même de la poésie tel un voyageur d’ombres et de lumières, un architecte de mots qui éveille les âmes. Né au cœur de l’Artibonite et façonné par les rues bouillonnantes de la ville de Port-au-Prince, ce jeune poète et comédien sculpte son univers à travers une écriture où chaque vers est une flamme, chaque image une étreinte de l’âme. Dans «&nbsp;Nuit sauvage suivie du poème d’étreinte»,&nbsp;&nbsp;son premier recueil publié en 2023, Coco capte les souffles indomptés de la nuit, réinventant la mélodie de la vie avec une intensité rare et féroce. Au détour de cet entretien, il nous confie son parcours, ses rêves, et l’essence de cette folie douce qui le porte inlassablement vers l’écriture.</p>



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<p><strong>WS : Bonsoir Alcide…Quel plaisir !&nbsp;Pourriez-vous nous raconter votre parcours personnel et ce qui vous a amené vers l’écriture ?</strong></p>



<p>FA:&nbsp;&nbsp;Bonsoir Simon, plaisir partagé mon frère.&nbsp;&nbsp;Je m’appelle Franckson Alcide, connu sous le nom d’artiste Coco. Écrivain et artiste-comédien, je suis né à l’Estère, dans l’Artibonite, et j’ai grandi aux Gonaïves et dans plusieurs villes comme Port-au-Prince et Cap-Haïtien. J’ai achevé mes études classiques à Port-au-Prince en 2018, tout en étudiant la communication journalistique à l’ISNAC. En 2019, j’ai intégré l’Université d’État d’Haïti (UEH) pour des études en Anthropo-Sociologie à la Faculté d’Ethnologie et, en 2021, l’ENARTS pour l’art dramatique.&nbsp;</p>



<p>Je ne sais pas vraiment expliquer ce qui m’a conduit à l’écriture ; c’est peut-être mon amour des livres et mes expériences. Pour moi, c’est une façon essentielle de m’exprimer dans ce monde empli d’amour et de haine.</p>



<p><strong>WS : Comment avez-vous choisi le nom d’artiste “Coco”, et que signifie-t-il pour vous ?</strong></p>



<p>FA :&nbsp;&nbsp;Le nom, je ne l’ai pas choisi. Il raconte l’histoire d’une amitié forte qui s’est construite entre mon éditeur et moi. C’est lui qui m’a donné ce nom, car, lors de ses visites chez moi, nous passions de longues heures à discuter de littérature, à partager des lectures de poèmes et de romans. Nous étions très proches. C’est lui qui m’a orienté lorsque j’ai commencé à écrire des poèmes à l’école. Nous nous sommes rencontrés là-bas, où il était professeur, mais il n’était pas mon professeur à proprement parler. Ce nom symbolise pour moi cette amitié profonde et solennelle.</p>



<p><strong>WS :&nbsp; Comment avez-vous découvert votre passion pour l’écriture et, en particulier, pour la poésie ?</strong>&nbsp;</p>



<p>FA : Je pense vraiment que c&rsquo;était à l&rsquo;école. Oui ! C&rsquo;est à l&rsquo;école que j&rsquo;avais commencé à gribouiller depuis ma rencontre avec les cours des lettres enseignés à l&rsquo;école secondaire. Tout ça avait commencé à germer depuis les bancs de l&rsquo;école.</p>



<p><strong>WS : Y a-t-il eu un moment marquant qui vous a poussé à prendre la plume ?&nbsp;</strong></p>



<p>FA : Pas vraiment parce je vis en permanence avec ce désir qui compte beaucoup à mon existence et mon être souvent tourmenté et en mouvance.</p>



<p><strong>WS : Quels auteurs ou poètes ont eu une influence majeure sur votre style et votre vision artistique ?</strong></p>



<p>FA: À propos de cette question, je peux vous dire que&nbsp;&nbsp;j&rsquo;ai découvert, vu et rencontré beaucoup de poètes et auteurs qui m&rsquo;ont fasciné ; que ce soit leur style ou leur vision. Et, j&rsquo;ai appris d&rsquo;eux et de leurs travaux ou leurs œuvres. Mais de mon côté, j&rsquo;essaie de prendre distance à tout ça afin que je puisse tracer ma propre voie et trouver mon propre lieu.</p>



<p><strong>WS : Comment décririez-vous votre processus créatif ?</strong></p>



<p>FA : Je n’ai pas toujours eu un plan ou un canevas à suivre spécifiquement pour débuter une création. Mais j&rsquo;ai souvent eu l&rsquo;idée de mes nouvelles créations à partir d&rsquo;un vers qui me donnera par la suite un titre et puis ça me va un peu, je le travaille et retravaile dans le but d&rsquo;avoir au moins une dernière version de vers et de titre pour commencer le premier poème à naître.</p>



<p><strong>WS : Avez-vous des rituels particuliers pour écrire ?&nbsp;</strong></p>



<p>FA : Non. J&rsquo;écris toujours. Chaque jours je vis, marche, dors et rêver avec mes œuvres dans ma tête et mon esprit. Je crois la vivre comme passion, la littérature.</p>



<p><strong>WS : Est-ce que la situation actuelle en Haïti influence votre écriture, et si oui, comment ?&nbsp;</strong></p>



<p>FA :&nbsp;&nbsp;Haïti est l&rsquo;un des thèmes centrales de mes œuvres. Je n&rsquo;écris pas sans avoir penser à elle. Je pourrais même dire qu&rsquo;elle campe en permanence dans mon écriture. Elle est toujours là comme un guide, une image une muse.&nbsp;</p>



<p><strong>WS : Quelles émotions ou expériences humaines essayez-vous le plus souvent de capturer à travers vos poèmes ?&nbsp;</strong></p>



<p>FA : Elles sont diverses et multiples. Elles sont profondes et lourdes. Je travaille sur des thématiques comme : la mort, l&rsquo;amour, la violence, pauvreté, l&rsquo;amitié et tant d&rsquo;autres. Je suis toujours en quête dans mes démarches créatives.</p>



<p><strong>WS : Comment vivez-vous au quotidien en tant que jeune écrivain dans un contexte national difficile ?</strong></p>



<p>FA :&nbsp;&nbsp;Comme un être abandonné par lui-même et errant. Avec angoisses et chagrins.</p>



<p><strong>WS:&nbsp;&nbsp;Trouvez-vous que la réalité sociopolitique de votre pays inspire ou limite votre créativité ?&nbsp;</strong></p>



<p>FA: Difficile à répondre à une telle question. Puisque je suis à la fois sujet et objet, c&rsquo;est toujours dur de s&rsquo;exprimer sur cette réalité.</p>



<p><strong>WS :&nbsp;&nbsp;Où puisez-vous votre inspiration au milieu des défis quotidiens ?</strong></p>



<p>FA :&nbsp;&nbsp;D&rsquo;abord, de mon quotidien et celui des autres. Ensuite, tout ce qui se trouve autour de moi, dans mon environnement et tout ce qui s&rsquo;offre à moi.</p>



<p><strong>WS : Comment définiriez-vous la poésie, et quelle place occupe-t-elle dans votre vie ?</strong></p>



<p>FA :&nbsp;&nbsp;La poésie, on le sait depuis toujours, n’a ni définition ni forme propre. Si je devais la définir, je dirais que “c’est le merveilleux et le désastre en nous, l’humain. Un monde de passerelles entre mots, écriture, quête de sens et le sublime.” Pour moi, il s’agit ici d’une tentative de définir la poésie qui, comme toutes les autres définitions qui l’ont précédée, ne se veut cependant pas une approche réductionniste.</p>



<p><strong>WS : Pensez-vous que la poésie peut avoir un impact social ou politique ? Si oui, comment ?</strong></p>



<p>FA : Je pense que oui. À travers la promotion de la littérature. Ensuite , la poésie est avant même d&rsquo;être ce qu&rsquo;elle est, une production et manifestation sociale et humaine. Sa valorisation et sa promotion, auprès de la jeunesse et la création d&rsquo;activité peut favoriser l’épanouissement à la vie commune.</p>



<p><strong>WS : Quels thèmes sont les plus récurrents dans vos poèmes, et pourquoi ?&nbsp;</strong></p>



<p>FA: La vie, la mort, l&rsquo;existence, l&rsquo;amour, la violence, l&rsquo;amitié, la résistance, la résilience, la pauvreté, migration et mémoires. Par ce que ce sont des thèmes qui marquent ma vie et mon existence humaine et matérielle.</p>



<p><strong>WS : Pourriez-vous nous parler de Nuit Sauvage ? Qu’est-ce qui a inspiré ce recueil ?</strong></p>



<p>FA : «&nbsp;Nuit sauvage suivie du poème d&rsquo;étreinte&nbsp;» c&rsquo;est mon premier recueil de poème publié en 2023 chez Self Éditeur. C&rsquo;est un recueil de poèmes qui aborde des thématiques comme la nuit, l&rsquo;amour, l&rsquo;amitié et la ville. C&rsquo;est un recueil à la fois triste et érotique. L&rsquo;inspiration m&rsquo;a été venue de partout, de plein de choses : mon pays, la ville, la guerre des gangs etc.</p>



<p><strong>WS : Quel est le message central ou l’émotion que vous&nbsp;&nbsp;transmettez à travers ce livre ?</strong>&nbsp;</p>



<p>FA: Une émotion de joie et de peine. De&nbsp;&nbsp;joie parce je tente d&rsquo;être un poète érotique et romantique et de peine parce j&rsquo;ai essayé d’explorer la ville de Port-au-Prince et ses moments de douleurs et détresses.</p>



<p><strong>WS : Y a-t-il un poème en particulier qui vous tient le plus à cœur ? Pourquoi ?&nbsp;</strong></p>



<p>FA :&nbsp;&nbsp;Non, je crois pas. Mes poèmes sont une partie de moi que j&rsquo;offre au monde comme symbole d&rsquo;amour et de courtoisie par pureté de cœur.</p>



<p><strong>WS : Votre style d’écriture est-il influencé par d’autres formes d’art, comme la musique, la peinture, ou le théâtre ?&nbsp;</strong></p>



<p>FA : Oui, à peu près, parce que j&rsquo;essaie de puiser partout afin de trouver une façon propre à moi pour exprimer ce que je ressens au plus profond de moi.</p>



<p><strong>WS : Avez-vous une préférence pour certains styles ou structures poétiques, ou aimez-vous expérimenter ?</strong></p>



<p>&nbsp;FA : Non, j&rsquo;experimente, je réalise ma quête.</p>



<p><strong>WS : Quels sont vos projets littéraires ou artistiques pour l’avenir ? Travaillez-vous déjà sur un autre livre ?</strong></p>



<p>FA : Pour information, j’ai de nombreux projets de création dans divers domaines : poésie, roman, théâtre, musique, scénario et photographie. Oui, je suis en train de préparer une nouvelle création poétique. Vous m’excuserez, mais je ne vais pas vous révéler le titre pour l’instant.</p>



<p><strong>WS : Quels rêves ou aspirations souhaitez-vous encore réaliser en tant qu’écrivain ?&nbsp;</strong></p>



<p>&nbsp;FA : Vivre, travailler et mourir comme un écrivain.</p>



<p><strong>WS : Voyez-vous votre écriture évoluer vers d’autres genres, comme la prose ou l’essai ?&nbsp;</strong></p>



<p>FA : Oui, bien sûr.</p>



<p><strong>WS : Que représente la poésie pour vous dans un monde qui évolue si rapidement ?&nbsp;</strong></p>



<p>FA : Un rampart contre sa déchéance et ces tentacules prêtent à nous avaler.</p>



<p><strong>WS : Comment aimeriez-vous que vos lecteurs se souviennent de votre œuvre ?&nbsp;</strong></p>



<p>FA : Comme un vécu transcendé hors temps , hors de l&rsquo;espace à l&rsquo;interstice entre la mort et l&rsquo;impossible infini d&rsquo;éternité.</p>



<p><strong>WS :&nbsp;&nbsp;En vous lisant, vous évoquez chez moi Roland Brival, qui se définit comme un écrivain faisant une littérature qui «&nbsp;colle à la peau&nbsp;», qui s’embarasse pas de bavardage, qui installe la pensée dans un acte. Vous reconnaissez -vous dans cette vision littéraire ?&nbsp;</strong></p>



<p>FA : Je pense que oui. L’écrivain que je suis est un véritable artisan des mots, un créateur de sens jouant avec les nuances de notre sensibilité. À travers mes œuvres, chaque poème devient un acte conscient, imprégné de mes réalités quotidiennes et visant à éveiller la réflexion.</p>



<p><strong>WS : Une autre question dans un registre similaire : adhérez-vous à la notion de « trace » d’Édouard Glissant, pour qui la littérature est une mémoire vivante de ceux qui n’ont jamais pu s’exprimer, écrire ou raconter leur histoire ?</strong></p>



<p>FA : Absolument, et ce pour deux raisons majeures. Premièrement, la littérature joue un rôle fondamental en préservant la mémoire collective et en archivant des fragments d’humanité. Deuxièmement, Glissant et moi partageons des liens culturels et historiques profonds. Nous sommes tous deux des Antillais américains, et nous portons en nous la marque indélébile de l’histoire, notamment l’héritage de l’esclavage et ses répercussions sur notre identité. Écrire, selon la perspective de Glissant, c’est aussi redonner une voix à l’Autre, à ceux qui en ont été privés. Cela rejoint la pensée du philosophe Jacques Rancière qui évoque les « sans-part », ceux qui n’ont pas accès au pouvoir ni aux structures sociales dominantes.</p>



<p><strong>WS : Quels sont vos plus beaux souvenirs de la ville de Port-au-Prince, une ville qui semble aujourd’hui s’évanouir sous vos yeux impuissants ?</strong></p>



<p>FA : Port-au-Prince regorgeait de mille trésors aujourd’hui effacés. Je me souviens de ses rues animées, de ses espaces culturels et littéraires vibrants, de ses bars festifs et même de ses bordels, qui contribuaient tous au charme et à l’effervescence unique de la ville. Ces lieux sont désormais des souvenirs nostalgiques d’une époque révolue.</p>



<p><strong>WS : Quel message voudriez-vous laisser à la jeunesse haïtienne ou à ceux qui aspirent à écrire ?&nbsp;</strong></p>



<p>FA : Qu&rsquo;il cherche la vérité qu&rsquo;on les a caché de toute l&rsquo;histoire de notre peuple pour avoir le courage de travailler à son progrès.</p>



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<p>En lisant Alcide, on comprend que sa poésie ne se limite pas aux mots ; elle est un état d’être, un souffle vital qui danse au rythme des espoirs et des tourments de son pays. Ainsi, Coco trace sa route à travers l’étrange labyrinthe d’Haïti, où la poésie est à la fois une arme et une caresse. Avec une âme d’artiste brûlant d’espoir et de révolte, l’auteur de «&nbsp;Nuit sauvage suivie du poème étreinte&nbsp;» réinvente sans cesse le monde qui l’entoure, transformant les blessures et les silences en promesses de jours meilleurs. Dans chaque vers, Alcide étreint l’humanité avec une audace sincère, nous rappelant que la beauté des mots a ce pouvoir rare : semer des étoiles même dans la nuit la plus sauvage. Sa plume, libre et indomptée à l’instar de Georges Castera, nous promet encore d’autres récits, des étreintes littéraires où le rêve et la réalité s’entrelacent. C’est ainsi qu’il nous laisse, habités par sa vision, prêts à explorer avec lui d’autres horizons où l’écriture s’embrase et où la vie devient une vaste poésie.</p>



<p></p>



<p><strong>Wilsonley SIMON</strong> pour la rubrique <strong>Chro.Lit </strong></p>



<p></p>
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		<title>« Tout powèm mwen gen yon simityè anba wòb ou (3 powèm pou Leta) »: un recueil de révolte et de mémoire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ashly MÉTELLUS]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 Oct 2024 11:59:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[3 powèm pou Leta]]></category>
		<category><![CDATA[Fegg]]></category>
		<category><![CDATA[Fegguerson]]></category>
		<category><![CDATA[Poésie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La poésie de Fegg ne se limite pas aux belles images ; elle est aussi une critique sociale. Par exemple, lorsqu'il écrit "palè nasyonal pipi sou rèv nou", il dénonce un État qui méprise les espoirs du peuple.</p>
<p>L’article <a href="https://radiotelemasseillaninfo.com/tout-powem-mwen-gen-yon-simitye-anba-wob-ou-3-powem-pou-leta-un-recueil-de-revolte-et-de-memoire/">« Tout powèm mwen gen yon simityè anba wòb ou (3 powèm pou Leta) »: un recueil de révolte et de mémoire</a> est apparu en premier sur <a href="https://radiotelemasseillaninfo.com">Radio Télé Masseillan Info</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Avec son recueil « TOUT POWÈM MWEN GEN YON SIMITYÈ ANBA WÒB OU (3 POWÈM POU LETA #2) », Feguerson Fegg Thermidor nous offre une œuvre profondément ancrée dans la réalité haïtienne. Publié par les Éditions Papye9 en Septembre 2024, ce recueil de poésie (ou pwezi en créole haïtien) explore à la fois la souffrance et la dignité d&rsquo;un peuple en lutte.</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="720" height="480" src="https://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2024/10/IMG_6774.jpeg" alt="" class="wp-image-4357" srcset="https://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2024/10/IMG_6774.jpeg 720w, https://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2024/10/IMG_6774-300x200.jpeg 300w" sizes="auto, (max-width: 720px) 100vw, 720px" /></figure>



<p>Fegg fait de la ville de Gonayiv un symbole central. Dans des vers comme :</p>



<p>« Men Gonayiv ap danse nan san m</p>



<p>fenèt vil la louvri</p>



<p>l ap fè foto rèv k ap deplòtonnen… »</p>



<p>il évoque une danse entre le passé et le présent où les souvenirs douloureux et les rêves brisés d&rsquo;Haïti prennent forme. Le sang qui coule ici est celui de la résistance et de l’histoire, une force qui anime ses mots.</p>



<p>La poésie de Fegg ne se limite pas aux belles images ; elle est aussi une critique sociale. Par exemple, lorsqu&rsquo;il écrit « palè nasyonal pipi sou rèv nou », il dénonce un État qui méprise les espoirs du peuple. Le palais national, symbole du pouvoir, devient ici un lieu de déception et de trahison. Cette révolte se ressent tout au long du recueil, où chaque poème cache une lutte pour la survie et la dignité.</p>



<p>L’écriture en créole donne à ces poèmes une dimension encore plus forte. La langue, chargée d’histoire, de souffrances et de résilience, devient le terrain où Fegg plante ses mots, transformant chaque vers en un espace de résistance. Comme il l’écrit : « Diyite n mòde powèm lan nan dwèt » (notre dignité mord le poème entre les doigts), sa poésie exprime l’urgence de parler, de dénoncer, mais aussi de rêver.</p>



<p>Les Éditions Papye9, toujours prêtes à mettre en lumière des auteurs engagés, ont bien compris l&rsquo;importance de ce texte. À travers ce recueil, Fegg redonne voix à des histoires souvent oubliées et crée un lien entre la mémoire collective et l&rsquo;espoir d&rsquo;un avenir meilleur.</p>



<p>Le 8 octobre 2024, lors d&rsquo;une activité de lancement de vente organisée par les Éditions Papye9 et CeRePAL à la bibliothèque Michèle Tardieu, le livre de Feguerson Fegg Thermidor a été présenté au public, marquant une étape clé dans sa diffusion et son impact.</p>



<p>&nbsp;« TOUT POWÈM MWEN GEN YON SIMITYÈ ANBA WÒB » est une œuvre puissante qui mêle mémoire, révolte et espoir, et où la poésie devient un outil de résistance et de survie.</p>



<p></p>



<p></p>



<p>Ashly MÉTELLUS,</p>



<p>Journaliste,</p>



<p>Poète,</p>



<p>Diseur.</p>



<p>ashlymetellus04@gmail.com</p>
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		<item>
		<title>Chro-Lit &#124; De la blessure du poète au poète de la blessure </title>
		<link>https://radiotelemasseillaninfo.com/chro-lit-de-la-blessure-du-poete-au-poete-de-la-blessure/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Oct 2024 12:03:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chro-Lit]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[Poésie]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Bienvenue au deuxième numéro de Chro-Lit. Cette fois-ci, nous vous invitons à embarquer pour un voyage poétique aux côtés de l’écrivain et poète Feguerson Thermidor. Deux poèmes, véritables éclats de son âme sensible, seront au cœur de cette exploration : &#8211; De la blessure du poète au poète de la blessure &#8211; Souvenir À travers [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Bienvenue au deuxième numéro de Chro-Lit. Cette fois-ci, nous vous invitons à embarquer pour un voyage poétique aux côtés de l’écrivain et poète Feguerson Thermidor. Deux poèmes, véritables éclats de son âme sensible, seront au cœur de cette exploration :</p>



<p>&#8211; De la blessure du poète au poète de la blessure</p>



<p>&#8211; Souvenir</p>



<p>À travers ces vers, Thermidor nous transporte dans un univers où la douleur devient muse, et les souvenirs, preuves d&rsquo;une poésie profonde et authentique.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="has-text-align-center"><strong>De la blessure du poète au poète de la blessure&nbsp;</strong></p>



<p>Je pense à la nuit où ton corps a rougi de plaisir</p>



<p>Je m&rsquo;attelais à dessiner tes lèvres</p>



<p>Mon souffle est coupé vif</p>



<p>Soudain j&rsquo;ai appris toutes les mers sont blessées par tes hanches</p>



<p>Et ton bas ventre est un jet d&rsquo;eau douce qui noie mon poème</p>



<p>Je m&rsquo;agenouille derrière toi</p>



<p>Mon corps a souillé la terre assoiffée de désir</p>



<p>Nous sommes devenus ombres, nuit sensuelle</p>



<p>Notre nudité est un jeu de hasard le temps gagne par forfait</p>



<p>Je plonge en moi-même je ressors à un morceau de toi,</p>



<p>Jeu d&rsquo;échec ton string route qui mène à la terre promise</p>



<p>À cette terre trop de vérité finira au tumulte</p>



<p>Me voilà l&rsquo;agneau blasé livré en holocauste</p>



<p>Mon ombre en vacances au retardement des temps de pluies</p>



<p>Chaque saison a pour langage ma voix fissurée</p>



<p>Je suis soleil éteint de toutes les époques</p>



<p>Vie en fragment ma main renifle dans le rêve des époques incomplètes</p>



<p>Portrait des mers infatigables</p>



<p>Je lève ma vie à la hauteur des temps de vautours</p>



<p>La nuit m&rsquo;accompagne dans mes folies chutées</p>



<p>J&rsquo;ai pour prière ton string qui se fait poème</p>



<p>D&rsquo;aurore abîmée je bâtis ma cathédrale fêlée sur ta langue</p>



<p>Je suis parole écorchée des alphabets</p>



<p>L&rsquo;ombre de Jérusalem crucifié</p>



<p>Je viens de loin fils des sables aveugles</p>



<p>J&rsquo;ai des bouleversements dans le ventre</p>



<p>Mon cœur reflet du Christ brisé, corps ville-malade écho du silence délavé</p>



<p>Je perds mon ombre, ma vie truquée</p>



<p>Gaëlle, Douce, ma lumière opaque, image sexualité complète</p>



<p>Mon berceau ,fresque torture, mange mes pas las</p>



<p>Je ressuscite mes tourments lents, élans de mes pleurs fragiles</p>



<p>Dessine le temps des fleurs brisées sous le ciel salé</p>



<p>Ma voix héritière de tes seins, dort lente</p>



<p>À l&rsquo;assaut de la nuit, ma vie crispée dans les rues de Port-au-Prince</p>



<p>Mutilées, fusillées</p>



<p>Ton sang crève mon épaule gauche, je suis fragilité des prières, souffle écourté,</p>



<p>&nbsp;âme ville de Jéricho lassé, ma terre s&rsquo;ouvre aux ténèbres</p>



<p>Mon âge frais, recoin funeste, je baptise ma volupté en larmes mes bras saignent</p>



<p>J&rsquo;ai un tourbillon dans ma gorge, mon cœur livre endommagé</p>



<p>Des chapitres saignés&nbsp;</p>



<p>J&rsquo;abreuve ma solitude, poumon en flaque, torchon de mes blessures</p>



<p>La douleur de Raboteau aux yeux brisés est morte sur tes hanches</p>



<p>La&nbsp;&nbsp;ville n&rsquo;a pas de souffle, rescousse languissante</p>



<p>Enchevêtre des temps d&rsquo;appocalypse</p>



<p>Ici- bas, vie trouble la mort&nbsp;&nbsp;en liesse</p>



<p>Mes euphories saignent comme saigne nuit en transe</p>



<p>J&rsquo;ai des sables dans ma voix, ma poitrine, nids des maux solitaires</p>



<p>Les enfants jouent au malheur, Gonaïves malédiction des époques folles</p>



<p>Dis- moi, ma ville, qui te guérit lorsque les saisons t&rsquo;ont blessée?</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="has-text-align-center"><strong>Souvenir</strong></p>



<p>Dans le ventre de mes phrases écorchées, cimetière ébloui</p>



<p>Ma vie nef sombre du monde regard fatale des horizons</p>



<p>Ma souffrance blanche, éclat de malheur, dérivée des martyrs fragiles</p>



<p>Mon sang symbole de Golgotha blasé</p>



<p>J&rsquo;ouvre ma vie à la moisson, je récolte grain de sables</p>



<p>Mon ébat sans abat dolent</p>



<p>Mon âme soubresaut, temps junché</p>



<p>Ma main saison douloureuse a trahi mes poèmes,</p>



<p>ramasse nuit funeste</p>



<p>Je suis douleur des matins, le sort des villes fissurées</p>



<p>Je crache des châtiments qui entourent le collier de mes poèmes</p>



<p>Sceau de mes démons</p>



<p>Je dialogue à mes errances, ma chair est devenue poussière</p>



<p>Mon sang des villes de malheur, pleines de tumulte</p>



<p>Je partirai demain à mon pays</p>



<p>Cœur mouillé dans la lubie des nuits</p>



<p>Corps&nbsp;&nbsp;criblé de balles,&nbsp;</p>



<p>Souffrance comme compagnon, la douleur de ma ville dans mes yeux</p>



<p>Mes rêves, des clous rouillés, pendule contristée</p>



<p>Ô ma&nbsp;&nbsp;terre mon pays de stigmates dort lent</p>



<p>Accroupie dans ma gorge saignante</p>



<p>J&rsquo;eûsse aimé le reflet de tes hanches acerbes</p>



<p>Ton sang valse surgissant ma peau</p>



<p>Port-au-Prince, ville de malheur</p>



<p>Recoin des corps gisent sur des bétons glacés</p>



<p><strong><em>Feguerson THERMIDOR</em></strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p><strong>Qui est Feguerson THERMIDOR ?</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="720" height="1281" src="http://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2024/10/c080b35e-6102-4ddb-8920-a145cadf9bfd.jpeg" alt="" class="wp-image-4285" srcset="https://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2024/10/c080b35e-6102-4ddb-8920-a145cadf9bfd.jpeg 720w, https://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2024/10/c080b35e-6102-4ddb-8920-a145cadf9bfd-169x300.jpeg 169w, https://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2024/10/c080b35e-6102-4ddb-8920-a145cadf9bfd-576x1024.jpeg 576w" sizes="auto, (max-width: 720px) 100vw, 720px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Crédit photo: Feguerson Thermidor | photo collaborée</em></figcaption></figure>



<p><strong>Feguerson THERMIDOR</strong>, écrivain et poète, est né aux Gonaïves. Il a étudié l&rsquo;Anthropologie/Sociologie à la Faculté d’Ethnologie de l&rsquo;Université d&rsquo;État d&rsquo;Haïti, et développe une théorie qu&rsquo;il appelle «&nbsp;Esthétique de la Douleur&nbsp;». Il explore cette thématique dans l&rsquo;ensemble de ses œuvres, cherchant à mettre en lumière les souffrances individuelles et collectives à travers une esthétique unique.</p>



<p>Thermidor publie régulièrement des articles dans le quotidien Le Nouvelliste, axés sur la littérature haïtienne et les écrivains francophones. Ces articles peuvent servir de référence pour les professeurs de lettres et les amateurs de littérature, permettant d’approfondir leur compréhension des auteurs. Il a déjà écrit sur des figures littéraires importantes comme Émile Nau, Suzanne Comhaire-Sylvain, Desmesvar Delhomme, Beaubrun Ardouin, Cariolan Ardoin, Aimé Césaire, et Jacques Roumain.</p>



<p>Parmi ses œuvres publiées, on compte :</p>



<p>&#8211; 3 Powèm Pou Leta, t.1, Éditions Freda, décembre 2017</p>



<p>&#8211; Le Sein Gauche de la Ville des Gonaïves est une Cigarette, GNK Éditions, mars 2018, récompensé par le Prix du Meilleur Recueil de Poèmes en Côte d&rsquo;Ivoire en 2018</p>



<p>&#8211; Cantique d&rsquo;un Amour Fêlé, Éditions du Pont de l&rsquo;Europe, France, décembre 2018</p>



<p>&#8211; Ma Main est une Phrase suivi de Apologie de Nerva, Éditions du Pont de l&rsquo;Europe, France, juillet 2023, nominé pour le Prix de Poésie de l&rsquo;Académie Française 2024</p>



<p>&#8211; Tout Powèm Mwen Gen Yon Simityè Anba Wòb Ou, 3 Powèm Pou Leta, t.2, octobre 2024, Éditions Papye9</p>



<p>Ces œuvres reflètent toutes sa démarche autour de l’Esthétique de la Douleur, et chaque titre porte la marque de cette exploration.</p>



<p>Actuellement, Thermidor est le directeur de Hafriquelittéraire, une structure qui fait la promotion des écrivains francophones. Il dirige également une rubrique spéciale au journal Le National, où il publie chaque lundi et jeudi des chroniques sur des écrivains.</p>



<p><strong><em>Chro-Lit | RTMI</em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://radiotelemasseillaninfo.com/chro-lit-de-la-blessure-du-poete-au-poete-de-la-blessure/">Chro-Lit | De la blessure du poète au poète de la blessure </a> est apparu en premier sur <a href="https://radiotelemasseillaninfo.com">Radio Télé Masseillan Info</a>.</p>
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		<title>Chro-Lit : KAFE NAN KRICH</title>
		<link>https://radiotelemasseillaninfo.com/chro-kafe-nan-krich/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Guillol VICIERE]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Sep 2024 23:43:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chro-Lit]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Poésie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Si palè nasyonal te li nan liv&#160; Lanperè&#160; Zèv yo t ap kontinye&#160; Lamòt pa t ap mete seramik&#160; nan sitadèl Anri&#160; Si liv pa t pwa senkant pou nèg  Yo t ap li kote yo di&#160; Lari a se salon pèp la&#160; Teyat nasyonal t ap wè klè&#160; Si liv la te ouvri devan [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Si palè nasyonal te li nan liv&nbsp;</p>



<p>Lanperè&nbsp;</p>



<p>Zèv yo t ap kontinye&nbsp;</p>



<p>Lamòt pa t ap mete seramik&nbsp;</p>



<p>nan sitadèl Anri&nbsp;</p>



<p></p>



<p><br>Si liv pa t pwa senkant pou nèg </p>



<p>Yo t ap li kote yo di&nbsp;</p>



<p>Lari a se salon pèp la&nbsp;</p>



<p>Teyat nasyonal t ap wè klè&nbsp;</p>



<p></p>



<p><br>Si liv la te ouvri devan Palmantè </p>



<p>Bal pèpè&nbsp;</p>



<p>Zòrèy kochon&nbsp;</p>



<p>Chou pouri&nbsp;</p>



<p>Pa t ap vann kwa bosal&nbsp;</p>



<p></p>



<p><br>Men liv se pou save </p>



<p>Nèg sòt mezire fòs li nan lajan&nbsp;</p>



<p>Mande PHTK&nbsp;</p>



<p>Kot lajan petwo karibe a&nbsp;</p>



<p></p>



<p>Otè : <strong>Mèt Vèb</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" src="https://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2024/09/e2831980-0ab5-4b10-9de1-df202e75e866.jpeg" alt="" class="wp-image-2645"/></figure>



<p><strong>Mèt Vèb</strong> se non plim <strong>Guillol&nbsp;&nbsp;VICIERE</strong>.&nbsp;</p>



<p>Li fèt nan vil Kòtfè nan lane 1996.</p>



<p>Li gen yon diplòm nan administrasyon jeneral ak tèritoryal, epi l se etidyan memoran nan Antwopo-sosyoloji nan fakilte Etnoloji.&nbsp;</p>



<p>Mèt Vèb yon ekriven wòdpòt , finalis «&nbsp;Prix René Depestre Paris 2023&nbsp;» ak liv li ki titre «&nbsp;Lòsyè lanmou&nbsp;».&nbsp;&nbsp;Powèt la pa sispann travay, li gen anpil pwojè ki pral parèt tankou:&nbsp;</p>



<p>«&nbsp;Douces villes et des baisers sauvages&nbsp;» (poésie)</p>



<p>«&nbsp;TAS Mabi&nbsp;» (Pwezi)&nbsp;</p>



<p>«&nbsp;Kamyonèt sou Galeri&nbsp;» ( Pwezi)&nbsp;</p>



<p>«&nbsp;Sou Kanal Panama&nbsp;»( Roman).</p>
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		<title>Feguerson Thermidor, poète haïtien, nominé au Grand Prix de Poésie Africaine d’Expression Française</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Simon Wilsonley]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 Sep 2024 15:49:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Côte d’Ivoire]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[Grand Prix de Poésie Africaine d’Expression Française]]></category>
		<category><![CDATA[Poésie]]></category>
		<category><![CDATA[Prix Fipa]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le jeune écrivain et poète haïtien Feguerson Thermidor figure parmi les cinq nominés du<br />
« Grand Prix de Poésie Africaine d’Expression Française », édition 2024, avec son recueil de poèmes intitulé « Le sein gauche de la ville des Gonaïves est une cigarette ».</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Le jeune écrivain et poète haïtien Feguerson Thermidor figure parmi les cinq nominés du&nbsp;« Grand Prix de Poésie Africaine d’Expression Française », édition 2024, avec son recueil de poèmes intitulé «&nbsp;Le sein gauche de la ville des Gonaïves est une cigarette&nbsp;».</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="640" height="640" src="http://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2024/09/de765514-8a3b-43c5-9cf7-3936276bc255.jpeg" alt="" class="wp-image-4302" srcset="https://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2024/09/de765514-8a3b-43c5-9cf7-3936276bc255.jpeg 640w, https://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2024/09/de765514-8a3b-43c5-9cf7-3936276bc255-300x300.jpeg 300w, https://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2024/09/de765514-8a3b-43c5-9cf7-3936276bc255-150x150.jpeg 150w" sizes="auto, (max-width: 640px) 100vw, 640px" /></figure>



<p>Les organisateurs du Grand Prix de Poésie Africaine d’Expression Française ont dévoilé, le 18 septembre 2024,&nbsp;&nbsp;les cinq nominés de cette prestigieuse compétition littéraire, parmi lesquels figure l&rsquo;auteur haïtien Feguerson Thermidor. Son recueil, «&nbsp;Le sein gauche de la ville des Gonaïves est une cigarette&nbsp;», se distingue aux côtés des œuvres d’auteurs tels que Grégoire Folly (Bénin) et Cédric Marshall (Côte d&rsquo;Ivoire). La poésie, cet art subtil qui joue avec les mots pour toucher l&rsquo;âme humaine, se réinvente chaque année à travers ce concours, également connu sous le nom de « Prix FIPA », organisé en Côte d’Ivoire.</p>



<p>Les cinq nominés du Grand Prix de Poésie Africaine 2024</p>



<p>&#8211; GRELOTS de Grégoire Folly (Bénin)</p>



<p>&#8211; LES LARMES DE LA MER de Cédric Marshall (Côte d&rsquo;Ivoire)</p>



<p>&#8211; TERRE OUTRÉE de Rosny le Sage Souaga (Gabon)</p>



<p>&#8211; LE SEIN GAUCHE DE LA VILLE DES GONAÏVES EST UNE CIGARETTE de Feguerson Thermidor (Haïti)</p>



<p>&#8211; DES CHEVEUX ET DES ONGLES de Patron Henekou (Togo)</p>



<p>« Le sein gauche de la ville des Gonaïves est une cigarette ». À lui seul, le titre envoûtant de ce recueil suffit à éveiller la curiosité. Il évoque une ville, celle des Gonaïves, à la fois tendre et brûlante, où chaque coin de rue semble fumer d’un passé inextinguible. La poésie de Feguerson&nbsp;&nbsp;Thermidor capte l’essence même de la douleur et de la résilience de la cité de l’indépendance haïtienne, tout en projetant ses tourments dans un monde universel.</p>



<p><strong>Qui est donc Feguerson Thermidor, cet écrivain qui fait scintiller les mots avec tant de brio ?&nbsp;</strong></p>



<p>Natif de la cité de l&rsquo;Indépendance d&rsquo;Haïti, ce poète, surnommé le « poète des Gonaïves », a fait du droit, de l&rsquo;anthropologie et de la sociologie ses champs d’études. Pourtant, c’est dans la littérature qu’il puise son énergie créatrice. Actuellement directeur de Hafrique Littéraire, une structure dédiée à la promotion des auteurs haïtiens et africains, Thermidor consacre sa vie à la lecture et à l’écriture. Il s&rsquo;attaque aujourd&rsquo;hui à un nouveau défi : la rédaction de son premier roman, intitulé «&nbsp;Chambre souillée&nbsp;».</p>



<p>Ses œuvres ne sont pas inconnues des cercles littéraires. En 2018, « Le sein gauche de la ville des Gonaïves est une cigarette » a remporté le Prix du meilleur recueil de poèmes en Côte d&rsquo;Ivoire. En 2024, un autre de ses ouvrages, « Ma main est une phrase suivie de Apologie de Nerva », a été nominé pour le Prix Poésie de l&rsquo;Académie Française.</p>



<p>La poésie du jeune poète qui se fait appeler «&nbsp;Fegg&nbsp;» ne se contente pas d’être une simple expression littéraire. Elle s’inscrit dans une réflexion plus profonde qu’il appelle « l’esthétique de la douleur ». Dans un article publié dans le quotidien Le Nouvelliste, il écrit : « L’esthétique de la douleur va au-delà. Elle traduit, à travers les générations, le désarroi, notre souffrance, notre misère, le désordre qui règne dans la sphère politique. […] À travers les générations, la douleur et la souffrance se sont érigées en véritable étiquette identitaire. » Cette approche, plus qu’une observation, est pour lui une quête de rédemption et de résilience.&nbsp;</p>



<p>À travers ses mots, Fegg explore les profondeurs de l’expérience humaine, cherchant à en extraire l’essence même de ce qui fait l’histoire d’Haïti, tout en s’ouvrant à l’universel. Dans ce mélange de douleur et de renaissance, il invite ses lecteurs à une introspection collective, à un éveil face aux réalités qui les entourent.</p>



<p><strong>Une voix prometteuse pour Haïti et au-delà</strong></p>



<p>Aujourd’hui, en tant que directeur de Hafrique Littéraire, Feguerson Thermidor joue un rôle crucial dans la promotion des écrivains haïtiens et africains de l’espace francophone. Avec des articles publiés régulièrement dans le journal Le National, il met en lumière les œuvres de ces auteurs, tout en poursuivant son propre chemin littéraire. Ce poète, engagé et passionné, continue d’écrire l’histoire, celle d’Haïti, mais aussi celle de l’âme humaine, une page à la fois.</p>



<p>Le rendez-vous est pris pour octobre 2024, où le lauréat du Grand Prix de Poésie Africaine d’Expression Française sera révélé. Mais qu’importe le résultat, Feguerson Thermidor a déjà gagné, en illuminant par ses mots les sentiers sombres de la douleur pour en faire des chemins de lumière.</p>



<p></p>



<p><em>Par : Wilsonley Simon</em></p>



<p><em>Radio Télé Masseillan Info (RTMI)</em></p>



<p></p>
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