<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des Éditorial - Radio Télé Masseillan Info</title>
	<atom:link href="http://radiotelemasseillaninfo.com/category/editorial/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://radiotelemasseillaninfo.com/category/editorial/</link>
	<description>Plus de sens à l&#039;info !</description>
	<lastBuildDate>Tue, 09 Jun 2026 16:47:06 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	

<image>
	<url>http://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2024/10/cropped-Capture-decran-2024-08-21-a-15.02.47-32x32.png</url>
	<title>Archives des Éditorial - Radio Télé Masseillan Info</title>
	<link>http://radiotelemasseillaninfo.com/category/editorial/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Gonaïves: entre l&#8217;ironie et la velléité du changement </title>
		<link>http://radiotelemasseillaninfo.com/gonaives-entre-lironie-et-la-velleite-du-changement/</link>
					<comments>http://radiotelemasseillaninfo.com/gonaives-entre-lironie-et-la-velleite-du-changement/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marc Eudes PIERRE]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Jun 2026 16:47:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Édito]]></category>
		<category><![CDATA[Gonaïves]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://radiotelemasseillaninfo.com/?p=7015</guid>

					<description><![CDATA[<p>La cité de l&#8217;indépendance a une tradition footballistique ancrée dans le temps, d&#8217; ailleurs « Mondialito », une marque gonaïvienne, est le plus grand et ancien championnat de Vacances d&#8217;été de football de toute la république. Cette ville a vu naître des joueurs qui ont marqué l&#8217;histoire du football national haïtien: Jean Barbot, Robert Joseph, Roberto Montas, [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="http://radiotelemasseillaninfo.com/gonaives-entre-lironie-et-la-velleite-du-changement/">Gonaïves: entre l&rsquo;ironie et la velléité du changement </a> est apparu en premier sur <a href="http://radiotelemasseillaninfo.com">Radio Télé Masseillan Info</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">La cité de l&rsquo;indépendance a une tradition footballistique ancrée dans le temps, d&rsquo; ailleurs « Mondialito », une marque gonaïvienne, est le plus grand et ancien championnat de Vacances d&rsquo;été de football de toute la république. Cette ville a vu naître des joueurs qui ont marqué l&rsquo;histoire du football national haïtien: Jean Barbot, Robert Joseph, Roberto Montas, Miguel Saint-Jean, et la liste pourrait indéfiniment s&rsquo; allonger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À quelques jours de la Coupe du monde, dans les quartiers gonaïviens densément peuplés, la fièvre de voir le pays caché par l&rsquo;horizon, pour sa deuxième participation à ce grand événement, après 52 ans d&rsquo;absence, est 42° C. Pourtant, un simple regard circulaire sur cette entité géographique capterait l&rsquo;image d&rsquo;une cité en détresse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Trois observations méritent d&rsquo;être considérées pour garantir l&rsquo;objectivité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Primo. Gonaïves est plongée dans le noir depuis mars 2022. Ce black-out total affecte l&rsquo;existence même du Central électrique de la ville, une Usine portant le nom de l&rsquo;illustre Simon Bolivar, fruit de la franche coopération vénézuélienne, et des sacrifices vitaux d&rsquo;El Commandante Hugo CHAVEZ, feu Président de la République bolivarienne, ami fidèle et loyal du peuple haïtien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Secundo. Les portes de la place d&rsquo;armes restent fermées: haut lieu symbolique et de rassemblement social, culturel et sportif; la place de l&rsquo;indépendance a été inaccessible depuis l&rsquo; été 2025, pour cause de rénovation. Un projet conçu et financé par des gonaïviens vivant à l&rsquo;étranger. Une intention noble. Un élan citoyen et patriotique rare, malheureusement très mal engagé sur le terrain. Aucun panneau de chantier, à l&rsquo;intention de la population, indiquant le début, la fin, la nature de la rénovation et le coût réel du projet. Pour certains donateurs, le montant s&rsquo; élève à 15.000.000 gourdes, en fonction du taux de change, par contre d&rsquo;autres avancent 17.000.000. N&rsquo;ayant ni commencement ni fin, ce « projet Melki Sedeck » empêchera -t-il aux fanatiques des grenadiers de se rassembler sur la place d&rsquo;armes des Gonaïves pour savourer le feeling de la plus grande fête du ballon rond?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tertio. Des dirigeants locaux déconnectés de la réalité. Ils s&rsquo;improvisent et agissent à la manière des pachydermes dans un jardin d&rsquo;arbres. Boom, la gestion de la Res Publica devient tout bonnement un « trip », une partie de plaisirs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Somme toute, la célèbre ville de Maurice Alfredo Sixto paie, au prix fort et jusqu&rsquo;au dernier sou de sa bourse, l&rsquo;impact désastreux de la troisième phase de cette transition sous la gouverne de l&rsquo;occupant de facto de la primature, un provocateur grisé par la drogue du pouvoir et l&rsquo;effet des stimulants. Haïti doit changer. Le changement, c&rsquo;est maintenant.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Marc Eudes PIERRE</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="http://radiotelemasseillaninfo.com/gonaives-entre-lironie-et-la-velleite-du-changement/">Gonaïves: entre l&rsquo;ironie et la velléité du changement </a> est apparu en premier sur <a href="http://radiotelemasseillaninfo.com">Radio Télé Masseillan Info</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>http://radiotelemasseillaninfo.com/gonaives-entre-lironie-et-la-velleite-du-changement/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Haïti: la gouvernance du chaos ou le chaos de la gouvernance?</title>
		<link>http://radiotelemasseillaninfo.com/haiti-la-gouvernance-du-chaos-ou-le-chaos-de-la-gouvernance/</link>
					<comments>http://radiotelemasseillaninfo.com/haiti-la-gouvernance-du-chaos-ou-le-chaos-de-la-gouvernance/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marc Eudes PIERRE]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Jun 2026 23:04:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Édito]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[RTMI]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://radiotelemasseillaninfo.com/?p=7012</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le chaos atteint son point culminant en Haïti. Dans le département de l&#8217;Ouest les affrontements armés entre les gangs voulant agrandir leur territoire, à Cité Soleil et à Croix des Bouquets, ont causé la mort d&#8217;au moins 305 personnes et ont fait 277 blessés, entre 5 mars et 11 mai 2026, selon le Bureau Integré [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="http://radiotelemasseillaninfo.com/haiti-la-gouvernance-du-chaos-ou-le-chaos-de-la-gouvernance/">Haïti: la gouvernance du chaos ou le chaos de la gouvernance?</a> est apparu en premier sur <a href="http://radiotelemasseillaninfo.com">Radio Télé Masseillan Info</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Le chaos atteint son point culminant en Haïti. Dans le département de l&rsquo;Ouest les affrontements armés entre les gangs voulant agrandir leur territoire, à Cité Soleil et à Croix des Bouquets, ont causé la mort d&rsquo;au moins 305 personnes et ont fait 277 blessés, entre 5 mars et 11 mai 2026, selon le Bureau Integré des Nations Unies (BINUH). D&rsquo;autres affrontements, en seulement&nbsp;&nbsp;une semaine, ont encore causé la mort de 78 personnes durant la seconde moitié du mois de mai, dans ces mêmes zones . A en croire l&rsquo;OIM, plus de 10.000 personnes ont dû fuir leurs&nbsp;&nbsp;domiciles pour échapper aux assauts meurtriers des gangs .&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l&rsquo;Artibonite la situation sécuritaire est totalement confuse. C&rsquo;est la pagaille. Les vaillants policiers&nbsp;&nbsp;haïtiens ont continué à payer de leur vie, le cynisme, la lâcheté, le konfiolo,&nbsp;&nbsp;la platitude des chefs du CSPN et du haut état major de la PNH, vendredi 29 Mai, 3 policiers et un civil ont péri au cours d&rsquo;une opération, dans la zone de Carrefour Robert, sur la route de Verettes. De janvier 2018 à&nbsp;&nbsp;mai 2026, le gang grand grif a tué 15 policiers dont 11 agents de l&rsquo;UDMO et 4 agents de l&rsquo;UTAG.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A l&rsquo;Estère, au niveau de la Croix Périsse, les stratégies de combat imposées par le haut commandement de la police laissent beaucoup à désirer. Les différentes opérations menées contre le gang kokorat sans Ras ne produisent pas l&rsquo;effet escompté. Les bandits armés sont éparpillés aux quatres coins de la zone, et reviennent de plus belle, après chaque opération, avec une cruauté accrue envers une population délaissée et abandonnée.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce tohu bohu, le CEP et le gouvernement ont le toupet d&rsquo;annoncer la tenue d&rsquo;élections en Haïti, en novembre de cette année. Ki bò kandida yo pra l fè kanpay?&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces irresponsables à la tête de l&rsquo;Etat prennent les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages. Ils n&rsquo;ont pas de mandat populaire, c&rsquo;est ce qu&rsquo;explique le flou de leur mission, l&rsquo;impossibilité et l&rsquo;impropriété d&rsquo;évoquer le terme durée en ce qui les concerne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D&rsquo;Ariel Henri à Alix Fils-Aimé, trop de territoires sont perdus, de policiers humiliés et tués, de jeunes femmes et filles violées, de vieillards abattus, des hôpitaux, des centres culturels et des bibliothèques incendiés, la boucle doit boucler.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les signataires du pacte politique du 22 février, les supporters du PM de facto et d&rsquo;Eric Prince doivent clairement se positionner entre le maintien du statu quo et la libération. Le changement d&rsquo;Haïti, c&rsquo;est maintenant !</p>



<p class="wp-block-paragraph">Marc Eudes PIERRE</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="http://radiotelemasseillaninfo.com/haiti-la-gouvernance-du-chaos-ou-le-chaos-de-la-gouvernance/">Haïti: la gouvernance du chaos ou le chaos de la gouvernance?</a> est apparu en premier sur <a href="http://radiotelemasseillaninfo.com">Radio Télé Masseillan Info</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>http://radiotelemasseillaninfo.com/haiti-la-gouvernance-du-chaos-ou-le-chaos-de-la-gouvernance/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Haïti crucifiée : le silence complice d&#8217;un État qui dévore ses propres enfants</title>
		<link>http://radiotelemasseillaninfo.com/haiti-crucifiee-le-silence-complice-dun-etat-qui-devore-ses-propres-enfants/</link>
					<comments>http://radiotelemasseillaninfo.com/haiti-crucifiee-le-silence-complice-dun-etat-qui-devore-ses-propres-enfants/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[RTMI]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 May 2026 12:02:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[haïti]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://radiotelemasseillaninfo.com/?p=6981</guid>

					<description><![CDATA[<p>Il existe des crimes que l'histoire ne pardonne jamais - celui d'un État qui regarde mourir son peuple en souriant en est le plus abominable.</p>
<p>L’article <a href="http://radiotelemasseillaninfo.com/haiti-crucifiee-le-silence-complice-dun-etat-qui-devore-ses-propres-enfants/">Haïti crucifiée : le silence complice d&rsquo;un État qui dévore ses propres enfants</a> est apparu en premier sur <a href="http://radiotelemasseillaninfo.com">Radio Télé Masseillan Info</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;Il existe des crimes que l&rsquo;histoire ne pardonne jamais &#8211; celui d&rsquo;un État qui regarde mourir son peuple en souriant en est le plus abominable.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a des réalités tellement douloureuses que les mots semblent insuffisants pour les contenir. Des vérités tellement crues, tellement nues, tellement indécentes dans leur brutalité, que la langue hésite, recule, cherche ses respirations avant de plonger dans l&rsquo;abîme. Mais il faut plonger. Il faut regarder. Il faut nommer. Parce que le silence, en Haïti aujourd&rsquo;hui, est devenu la forme la plus sophistiquée de la complicité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des familles entières — des femmes portant leurs nourrissons contre leur poitrine comme des boucliers de chair contre la barbarie, des vieillards dont les genoux tremblent sous le poids des années et des douleurs accumulées, des enfants aux pieds nus qui n&rsquo;ont jamais connu d&rsquo;autre horizon que celui de la violence — errent dans les rues de leur propre pays comme des étrangers, comme des fantômes dans une ville qui ne les reconnaît plus. Elles n&rsquo;ont pas traversé des océans. Elles n&rsquo;ont pas fui un pays ennemi. Elles ont été chassées de leurs propres maisons, dans leur propre pays, par des forces que leur propre État a créées, nourries et protégées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Voilà la réalité haïtienne en 2026. Voilà le bilan d&rsquo;années de gouvernance criminelle, de corruption institutionnalisée, de trahison érigée en politique d&rsquo;État. Voilà ce que l&rsquo;indifférence organisée produit quand on lui laisse suffisamment de temps pour faire son œuvre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour comprendre la catastrophe haïtienne dans toute sa profondeur, il faut remonter aux sources. Il faut comprendre que les gangs qui ensanglantent aujourd&rsquo;hui Port-au-Prince, Croix-des-Bouquets, Martissant, Cité Soleil, et désormais des régions entières du pays, ne sont pas une excroissance spontanée du mal. Ils ne sont pas une fatalité géographique, ni une malédiction divine, ni le produit inévitable de la pauvreté. Ils sont le résultat calculé, délibéré et méthodique d&rsquo;une stratégie politique qui a transformé la terreur en instrument de gouvernance.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis des décennies, des hommes politiques sans scrupules — appartenant à tous les partis, à toutes les générations, à toutes les classes sociales — ont compris que dans un État sans institutions solides, sans justice indépendante, sans forces de l&rsquo;ordre professionnelles et intègres, celui qui contrôle la violence contrôle tout. Alors ils ont investi dans la violence. Ils ont recruté des jeunes hommes désespérés, enfants d&rsquo;une pauvreté que ces mêmes politiciens perpétuaient consciencieusement. Ils leur ont donné des armes importées de l&rsquo;étranger avec une facilité suspecte. Ils leur ont donné de l&rsquo;argent, du pouvoir, du territoire. Ils leur ont donné — et c&rsquo;est peut-être le cadeau le plus empoisonné de tous — un sentiment d&rsquo;existence dans un pays où être pauvre et noir et sans connections vous rend pratiquement invisible.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces jeunes hommes sont devenus des outils. Des outils électoraux pour intimider les opposants et bourrer les urnes. Des outils économiques pour contrôler des territoires, des marchés, des flux de marchandises. Des outils sociaux pour maintenir dans la terreur des populations qui auraient pu, autrement, exiger leurs droits et demander des comptes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais les outils finissent toujours par échapper à ceux qui les manient. Le monstre qu&rsquo;on nourrit finit toujours par se retourner contre son créateur — et contre tous ceux qui se trouvent sur son chemin. Aujourd&rsquo;hui, les gangs haïtiens ne répondent plus à un seul maître. Ils ont leur propre logique, leur propre économie, leur propre territoire, leur propre loi. Ils contrôlent des portions entières du territoire national. Ils bloquent des routes nationales. Ils attaquent des commissariats, des prisons, des hôpitaux. Ils dictent leurs conditions à un État qui les a créés et qui tremble maintenant devant sa propre créature.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et pendant ce temps, les populations civiles — qui n&rsquo;ont rien demandé, qui n&rsquo;ont jamais signé aucun pacte avec le diable — paient le prix de cette folie collective avec leurs maisons, leurs commerces, leurs familles, et trop souvent, avec leurs vies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand des familles entières abandonnent leurs quartiers en courant, avec pour seuls bagages ce qu&rsquo;elles ont pu saisir à la va-vite — quelques vêtements froissés, des papiers d&rsquo;identité, un peu de nourriture pour les enfants — elles ne fuient pas seulement des balles. Elles fuient l&rsquo;effondrement total d&rsquo;un contrat social qui n&rsquo;a peut-être jamais vraiment existé pour elles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces déplacements massifs ne sont pas des accidents de parcours. Ils sont la cartographie vivante de l&rsquo;échec de l&rsquo;État haïtien. Chaque famille déplacée est une ligne supplémentaire dans le réquisitoire que l&rsquo;histoire dresse contre ceux qui ont gouverné ce pays dans le mépris et la prédation. Chaque enfant qui dort à la belle étoile sur un carton, dans un parc, sous un arbre, dans les couloirs d&rsquo;une école transformée en refuge, est une accusation vivante, respirante, qui ne se taira jamais vraiment.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les zones abandonnées deviennent des déserts humains que les gangs s&rsquo;approprient, qu&rsquo;ils transforment en bases opérationnelles, en arsenaux, en territoires de non-droit où l&rsquo;État n&rsquo;existe que comme une abstraction lointaine et inefficace. Et plus ces zones s&rsquo;étendent, plus l&rsquo;État rétrécit. Plus l&rsquo;État rétrécit, plus les zones d&rsquo;ombre s&rsquo;agrandissent. C&rsquo;est un cycle infernal, une spirale descendante dont personne au pouvoir ne semble avoir la volonté, ni peut-être l&rsquo;intérêt, de briser la logique mortelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car il faut le dire avec toute la clarté que la situation exige : certains profitent du chaos. Certains font des affaires prospères dans l&rsquo;instabilité. Certains importent des armes que les gangs utilisent. Certains rachètent à des prix dérisoires les propriétés abandonnées par des familles terrorisées. Certains utilisent le désordre ambiant pour justifier leur maintien au pouvoir en l&rsquo;absence de toute légitimité démocratique. Le chaos haïtien n&rsquo;est pas seulement une tragédie — c&rsquo;est aussi, pour certains, une opportunité commerciale et politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il existe, dans le vocabulaire de la philosophie politique, un concept que Hannah Arendt appelait « le droit d&rsquo;avoir des droits » — cette idée fondamentale que tout être humain, simplement par le fait d&rsquo;être humain, mérite d&rsquo;être reconnu comme tel par une communauté politique organisée. Ce droit élémentaire, cette reconnaissance minimale de l&rsquo;humanité de chaque individu, est précisément ce que l&rsquo;État haïtien refuse systématiquement à ses propres citoyens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Observons les faits avec la froideur clinique qu&rsquo;ils méritent. Dans les nations qui prétendent à la civilisation — et même dans certaines qui n&rsquo;y prétendent pas — un animal domestique abandonné bénéficie de protections légales. Des associations veillent à son bien-être. Des refuges l&rsquo;accueillent. Des vétérinaires le soignent. Des lois punissent ceux qui le maltraitent. La société mobilise des ressources considérables pour assurer que même la bête la plus humble ne souffre pas inutilement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En Haïti, un être humain — un citoyen qui a le droit constitutionnel à la sécurité, à l&rsquo;éducation, à la santé, à la justice — n&rsquo;a accès à aucune de ces protections élémentaires. Il ne peut pas se rendre à l&rsquo;hôpital sans risquer d&rsquo;être pris en otage dans un carrefour contrôlé par un gang. Il ne peut pas envoyer ses enfants à l&rsquo;école sans craindre qu&rsquo;ils ne rentrent jamais. Il ne peut pas porter plainte à la police sans savoir que la police est souvent infiltrée, compromise ou simplement absente. Il ne peut pas faire confiance à la justice parce que la justice a depuis longtemps choisi son camp — et ce n&rsquo;est pas le sien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette réalité constitue ce qu&rsquo;on pourrait appeler, sans exagération, une déshumanisation institutionnelle. L&rsquo;État haïtien, par son inaction, par sa corruption, par sa complicité active avec les forces du chaos, envoie chaque jour à ses citoyens le même message silencieux mais assourdissant : vous ne comptez pas. Votre vie n&rsquo;a pas de valeur. Votre douleur ne nous intéresse pas. Débrouillez-vous.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est ce message que reçoivent ces familles déplacées, assises dans la poussière de leur propre pays, attendant une aide qui ne vient jamais, espérant un retour qui semble de plus en plus improbable, survivant avec la seule force de cette résilience haïtienne qui force l&rsquo;admiration tout en nous désespérant — parce qu&rsquo;une résilience qui n&rsquo;est jamais récompensée finit par ressembler à de la résignation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si le présent haïtien est une tragédie, l&rsquo;avenir est une catastrophe annoncée. Et au cœur de cette catastrophe se trouve la question de la jeunesse — cette génération née dans la tourmente, grandie dans la violence, et condamnée, si rien ne change, à disparaître dans l&rsquo;obscurité que ses prédateurs ont soigneusement entretenue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chaque jeune homme recruté de force dans les rangs d&rsquo;un gang — souvent sous la menace d&rsquo;une mort certaine s&rsquo;il refuse, souvent après avoir vu son quartier tomber et ses alternatives disparaître une à une — représente une perte incalculable pour ce pays. Dans cet adolescent qu&rsquo;on transforme en soldat de la terreur, il y avait peut-être un chirurgien capable de sauver des milliers de vies, un architecte capable de reconstruire une ville, un enseignant capable d&rsquo;ouvrir des esprits, un artiste capable de donner à Haïti une nouvelle voix dans le concert des nations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On ne tue pas seulement des corps en Haïti. On assassine des vocations. On éteint des étoiles avant qu&rsquo;elles aient eu le temps de briller. On coupe des ailes avant que les oiseaux aient appris à déployer leur envergure. Et cette perte — cette hémorragie silencieuse de potentiel humain — est peut-être la plus grande, la plus irréparable de toutes les pertes que ce pays a subies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les jeunes femmes ne sont pas épargnées. Dans les zones contrôlées par les gangs, elles font face à des violences d&rsquo;une brutalité systématique — des violences utilisées comme armes de guerre, comme outils de domination territoriale, comme moyens de terroriser des communautés entières. Ces violences laissent des cicatrices que aucune reconstruction physique ne pourra effacer. Elles brisent des vies, détruisent des rêves, volent des avenirs. Et elles se perpétuent dans le silence complice d&rsquo;un État qui regarde ailleurs et d&rsquo;une communauté internationale qui produit des rapports consternés sans jamais agir à la hauteur de l&rsquo;urgence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La jeunesse haïtienne mérite infiniment mieux que d&rsquo;être le butin de guerre de criminels que le pouvoir a laissés s&rsquo;installer. Elle mérite des écoles qui ouvrent leurs portes sans interruption. Elle mérite des universités accessibles qui ne soient pas des luxes réservés à une élite. Elle mérite des horizons ouverts, des opportunités réelles, des espaces de liberté où elle peut rêver, créer, construire — pour elle-même et pour ce pays qu&rsquo;elle aime malgré tout, avec une fidélité qui devrait nous faire honte à tous.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On ne peut pas parler de la crise haïtienne sans évoquer la dimension internationale de cette tragédie. Haïti n&rsquo;est pas une île coupée du monde. Elle est au contraire profondément insérée dans des dynamiques régionales et mondiales qui ont largement contribué à sa situation actuelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La dette de l&rsquo;indépendance — ces 150 millions de francs-or extorqués à Haïti par la France comme condition de la reconnaissance de sa liberté, une dette absurde et criminelle que le pays a mis plus d&rsquo;un siècle à rembourser, se privant ainsi des ressources nécessaires à son développement — reste une plaie historique qui saigne encore. Les interventions militaires répétées qui ont déstabilisé les institutions haïtiennes au lieu de les renforcer. Les programmes d&rsquo;ajustement structurel qui ont détruit les capacités productives locales. L&rsquo;aide internationale qui arrive sous forme de conditionnalités humiliantes et repart en grande partie dans les poches de consultants étrangers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et aujourd&rsquo;hui, les armes qui armipent les gangs haïtiens — ces armes qui terrorisent des populations entières — viennent de quelque part. Elles traversent des frontières. Elles sont fabriquées dans des usines situées dans des pays qui se présentent comme des défenseurs des droits humains. Ces flux d&rsquo;armes illicites ne pourraient pas exister sans une complicité — active ou passive — de réseaux internationaux qui profitent de l&rsquo;instabilité haïtienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La communauté internationale qui se dit préoccupée par la situation haïtienne doit cesser de traiter ce pays comme un patient chronique à maintenir sous perfusion humanitaire et commencer à s&rsquo;attaquer aux causes profondes de la crise — y compris celles dont elle est elle-même partie prenante. La solidarité internationale ne peut pas se limiter à envoyer des containers de nourriture et des résolutions du Conseil de Sécurité. Elle doit inclure la restitution de la dette historique, le tarissement des flux d&rsquo;armes illicites, le gel des avoirs des oligarques haïtiens qui pillent leur pays depuis des paradis fiscaux étrangers, et le soutien réel — pas rhétorique — à la construction d&rsquo;institutions haïtiennes indépendantes et efficaces.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous avons trop longtemps attendu. Trop longtemps espéré. Trop longtemps fait confiance à des promesses qui se dissolvaient au contact de la réalité. Trop longtemps accepté des solutions partielles, des réponses cosmétiques, des gestes symboliques qui ne changeaient rien à la substance d&rsquo;une oppression systématique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd&rsquo;hui, nous ne demandons plus. Nous exigeons.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous exigeons la fin immédiate de l&rsquo;impunité. Chaque individu — politicien, homme d&rsquo;affaires, officier de police, fonctionnaire — qui a financé, armé, protégé ou couvert des groupes armés criminels doit être identifié, arrêté, jugé et condamné. Pas dans dix ans. Pas après une commission d&rsquo;enquête qui durera une décennie. Maintenant. La justice différée est une injustice supplémentaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous exigeons un désarmement réel et vérifiable. Pas un programme de désarmement volontaire qui se transforme en amnistie déguisée pour les criminels. Un désarmement forcé, courageux, systématique, appuyé par une volonté politique sans failles et des moyens humains et matériels à la hauteur de l&rsquo;enjeu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous exigeons la reconstruction digne des communautés détruites. Les familles déplacées ont le droit de rentrer chez elles — dans des maisons sécurisées, dans des quartiers où l&rsquo;État est présent, dans des communautés où les enfants peuvent aller à l&rsquo;école sans risquer leur vie. Pas des camps de déplacés qui durent des générations. Un retour digne, accompagné, soutenu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous exigeons la refondation totale des institutions de sécurité. Une police nationale professionnelle, bien formée, bien équipée, bien payée et bien supervisée. Des mécanismes de contrôle indépendants. Une tolérance zéro pour la corruption et la complicité avec les groupes criminels. Une justice pénale qui fonctionne, avec des juges indépendants, des prisons qui ne sont pas des passoires, et des procédures qui respectent à la fois les droits des accusés et ceux des victimes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous exigeons un investissement massif et immédiat dans la jeunesse. Des écoles dans toutes les zones affectées, opérationnelles, gratuites, accessibles. Des programmes de réinsertion pour les jeunes qui ont été enrôlés de force dans les gangs et qui veulent en sortir. Des opportunités économiques réelles dans les quartiers pauvres, pour que le recrutement forcé perde de son pouvoir de séduction pour ceux qui n&rsquo;ont rien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a quelque chose de profondément subversif dans le fait d&rsquo;aimer Haïti aujourd&rsquo;hui. Dans le fait de refuser de se laisser convaincre que tout est perdu. Dans le fait de continuer à croire, malgré tout, malgré les images insoutenables, malgré les statistiques accablantes, malgré les nuits sans sommeil et les matins sans certitude — de continuer à croire que ce pays peut se relever, qu&rsquo;il se relèvera, parce qu&rsquo;il porte en lui une force que ses ennemis n&rsquo;ont jamais réussi à éteindre complètement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette force, c&rsquo;est la mémoire de 1804. C&rsquo;est le souvenir de femmes et d&rsquo;hommes qui n&rsquo;avaient rien — pas d&rsquo;armée professionnelle, pas d&rsquo;alliés puissants, pas d&rsquo;armes sophistiquées — et qui ont quand même choisi de se battre pour leur dignité contre l&#8217;empire le plus puissant de leur époque. Et qui ont gagné.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette force, c&rsquo;est la résilience extraordinaire d&rsquo;un peuple qui a survécu à tout — aux dictatures, aux catastrophes naturelles, aux embargos, aux humiliations répétées — et qui continue, chaque matin, à se lever, à nourrir ses enfants, à construire quelque chose, à résister à l&rsquo;abandon avec une ténacité qui force le respect et arrache les larmes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette force, c&rsquo;est nous. C&rsquo;est notre indignation. C&rsquo;est notre refus de nous habituer à l&rsquo;inacceptable. C&rsquo;est notre insistance à nommer les responsables, à documenter les crimes, à maintenir vivante la mémoire des victimes que le pouvoir voudrait effacer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Notre amour pour Haïti est une forme de résistance politique. Notre douleur est une accusation. Notre exigence de justice est un acte révolutionnaire dans un pays où l&rsquo;impunité a été érigée en système de gouvernance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;histoire jugera. Elle juge toujours. Elle prend note de chaque crime, de chaque lâcheté, de chaque trahison — et elle les inscrit dans son grand livre avec une encre que rien n&rsquo;efface jamais. Les noms de ceux qui ont livré Haïti aux gangs, qui ont vendu la sécurité de leurs concitoyens pour des poignées de dollars et des parts de pouvoir, seront dans ce livre. Et les générations futures les liront avec le même dégoût que nous lisons aujourd&rsquo;hui les noms des grands traîtres de l&rsquo;histoire humaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais l&rsquo;histoire gardera aussi les noms de ceux qui ont résisté. De ceux qui ont refusé de se taire. De ceux qui ont continué à se battre pour la dignité de leur peuple quand tout semblait perdu. De ceux qui ont aimé Haïti assez fort pour lui dire la vérité en face, même quand cette vérité brûlait.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Haïti ne mourra pas. Pas parce que ses ennemis manquent de volonté pour la tuer. Mais parce que ses enfants &#8211; ceux de l&rsquo;intérieur comme ceux de la diaspora, ceux qui pleurent et ceux qui se battent, ceux qui écrivent et ceux qui marchent &#8211; refusent, avec une obstination magnifique et nécessaire, de lui écrire son épitaphe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le dernier mot n&rsquo;appartient pas aux gangs. Il n&rsquo;appartient pas aux politiciens corrompus. Il n&rsquo;appartient pas aux profiteurs du chaos.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le dernier mot appartient au peuple haïtien. Et ce peuple a décidé de vivre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">RTMI </p>
<p>L’article <a href="http://radiotelemasseillaninfo.com/haiti-crucifiee-le-silence-complice-dun-etat-qui-devore-ses-propres-enfants/">Haïti crucifiée : le silence complice d&rsquo;un État qui dévore ses propres enfants</a> est apparu en premier sur <a href="http://radiotelemasseillaninfo.com">Radio Télé Masseillan Info</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>http://radiotelemasseillaninfo.com/haiti-crucifiee-le-silence-complice-dun-etat-qui-devore-ses-propres-enfants/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Haïti: un Etat en pire état</title>
		<link>http://radiotelemasseillaninfo.com/haiti-un-etat-en-pire-etat/</link>
					<comments>http://radiotelemasseillaninfo.com/haiti-un-etat-en-pire-etat/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marc Eudès Pierre]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 May 2026 14:11:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[haïti]]></category>
		<category><![CDATA[L’Édito]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://radiotelemasseillaninfo.com/?p=6962</guid>

					<description><![CDATA[<p>Cette terrible et longue transition a fait d&#8217;Haïti un Etat en voie de disparition. Le pays a touché le fond. Les principales fonctions régaliennes de l&#8217; Etat haïtien: la défense du territoire, la sécurité intérieure, la justice, la diplomatie… sont piteusement érodées. Quant à la défense du territoire, l&#8217;apanache de l&#8217;armée d&#8217;Haïti, le résultat est [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="http://radiotelemasseillaninfo.com/haiti-un-etat-en-pire-etat/">Haïti: un Etat en pire état</a> est apparu en premier sur <a href="http://radiotelemasseillaninfo.com">Radio Télé Masseillan Info</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Cette terrible et longue transition a fait d&rsquo;Haïti un Etat en voie de disparition. Le pays a touché le fond. Les principales fonctions régaliennes de l&rsquo; Etat haïtien: la défense du territoire, la sécurité intérieure, la justice, la diplomatie… sont piteusement érodées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quant à la défense du territoire, l&rsquo;apanache de l&rsquo;armée d&rsquo;Haïti, le résultat est inférieur à zéro. L&rsquo; armée d&rsquo;Haïti est une institutiin fantôme et fantoche. Elle ne peut défendre même ses propres membres lorsque ces derniers sont kidnappés, humiliés et maltraités par les bandits armés. L&rsquo; actuel numéro un de la défense, conscient de l&rsquo; inefficacité absolue de ce ministère commence par fermer ses portes dans les différents départements du pays. Avec un budget incluant les fonds de renseignement national, le ministère de la défense fonctionne et se concentre désormais uniquement dans la Capitale pour desservir la République désertée de Port -au- Prince.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La sécurité intérieure, en Haïti d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, est un concept fictif. Les routes nationales sont occupées depuis plus de cinq ans. Les bandits passent au peigne fin tous ceux qui circulent par voie terrestre, et sont beaucoup plus présents sur les axes routiers que les forces de l&rsquo; ordre légalement constituées. Ils érigent des postes de péage, le calme et la tranquilité qui caractérisent leur fonctionnement sont signidicatifs et révélateurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La justice haïtienne, en dépit de la moralité de certains rares juges, demeure un système qui nettoie et blanchit les délinquants. Les derniers Arrêts de la Cour d&rsquo;appel de Port-au-Prince sont inacceptables, les prisons civiles sont remplies des personnes en situation de détention préventive prolongée, alors que les criminels à col blanc notoirement reconnus circulent effrontément.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La diplomatie haïtienne est vassalisée. Elle est le garage et réfuge des « bestis », des maîtresses, des enfants « cachés » et des Ti « zanmi » des dignitaires. Plus de 80% des représentants de la diplomatie haïtienne à l&rsquo;étranger ne sont pas qualifiés. Cette fonction régalienne incarne le fameux slogan du mythique maestro-chanteur, Isnard Douby :&lt;&lt; pa konn si n anlè, pa konn si n atè.&gt;&gt;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l&rsquo;ensemble, le tableau est grimaçant. Il fait peur. L&rsquo; avidité, l&rsquo;incompétence, le cynisme…des dirigeants conduisent Haïti dans cette descente aux enfers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La volonté, de tous les Haïtiens de bonne foi et amoureux de justice sociale, d&rsquo;agir maintenant, ensemble et dans la cohésion pour le sauvetage de la première République nègre, libre et indépendante des Amériques, est l&rsquo;option salvatrice, et le seul vrai pari.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Marc Eudès PIERRE</p>
<p>L’article <a href="http://radiotelemasseillaninfo.com/haiti-un-etat-en-pire-etat/">Haïti: un Etat en pire état</a> est apparu en premier sur <a href="http://radiotelemasseillaninfo.com">Radio Télé Masseillan Info</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>http://radiotelemasseillaninfo.com/haiti-un-etat-en-pire-etat/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Haïti : quand l&#8217;Église trahit sa propre lumière </title>
		<link>http://radiotelemasseillaninfo.com/haiti-quand-leglise-trahit-sa-propre-lumiere/</link>
					<comments>http://radiotelemasseillaninfo.com/haiti-quand-leglise-trahit-sa-propre-lumiere/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Johnny Joseph, M.E.D]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Apr 2026 16:35:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Édito]]></category>
		<category><![CDATA[haïti]]></category>
		<category><![CDATA[L’église]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://radiotelemasseillaninfo.com/?p=6916</guid>

					<description><![CDATA[<p>Haïti brûle. Pas seulement sous les balles des gangs, pas seulement sous le poids de la misère ou de l&#8217;incompétence politique. Haïti brûle aussi de l&#8217;intérieur d&#8217;une crise spirituelle que trop de voix refusent encore de nommer. Et pendant que le pays s&#8217;effondre, une partie de l&#8217;Église, celle-là même qui devait tenir la flamme, souffle [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="http://radiotelemasseillaninfo.com/haiti-quand-leglise-trahit-sa-propre-lumiere/">Haïti : quand l&rsquo;Église trahit sa propre lumière </a> est apparu en premier sur <a href="http://radiotelemasseillaninfo.com">Radio Télé Masseillan Info</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Haïti brûle. Pas seulement sous les balles des gangs, pas seulement sous le poids de la misère ou de l&rsquo;incompétence politique. Haïti brûle aussi de l&rsquo;intérieur d&rsquo;une crise spirituelle que trop de voix refusent encore de nommer. Et pendant que le pays s&rsquo;effondre, une partie de l&rsquo;Église, celle-là même qui devait tenir la flamme, souffle sur les braises.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est temps de dire ce qui est.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des prophéties qui sonnent creux :&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Haïti sera une lumière pour les nations. » Combien de fois cette phrase a-t-elle résonné dans les temples, les camps de prière, les conventions évangéliques ? Combien de larmes versées, combien de mains levées, combien d&rsquo;alléluias criés sur cette promesse ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et pourtant regardez Haïti aujourd&rsquo;hui.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le pays n&rsquo;est pas une lumière. Il est une plaie ouverte. Et l&rsquo;Église, au lieu de panser cette plaie, en est parfois devenue l&rsquo;une des causes. Les mises en scène émotionnelles ont remplacé la conviction. Les promesses vaines ont étouffé la vérité. Les manipulations spirituelles ont pris la place de la parole authentique. Ce n&rsquo;est plus de la foi c&rsquo;est du spectacle. Et le spectacle, lui, ne sauve personne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La doctrine abandonnée : une foi qui flotte dans le vide</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un édifice sans fondation ne résiste à rien. C&rsquo;est pourtant ce que l&rsquo;on construit, dimanche après dimanche, dans de trop nombreuses assemblées haïtiennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;Évangile est taillé, retaillé, accommodé. On en garde ce qui plaît, on efface ce qui dérange. On prêche la prospérité sans la croix, la délivrance sans la repentance, la grâce sans la transformation. Et les fidèles, assoiffés de sens, boivent cette eau trouble faute de mieux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une foi sans rigueur doctrinale n&rsquo;est pas une foi c&rsquo;est une émotion. Et les émotions, aussi intenses soient-elles, s&rsquo;évaporent au premier choc de la réalité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des bergers qui égarent leurs brebis</p>



<p class="wp-block-paragraph">La crise morale dans certaines sphères ecclésiastiques haïtiennes n&rsquo;est plus un secret. Elle est visible, documentée, vécue douloureusement par des milliers de fidèles trahis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des leaders qui prêchent la sainteté le dimanche et vivent dans l&rsquo;incohérence le reste de la semaine. Des questions aussi fondamentales que le mariage, la sexualité et l&rsquo;intégrité personnelle traitées avec une légèreté scandaleuse, voire une hypocrisie assumée. Des pasteurs qui utilisent leur autorité spirituelle non pour servir, mais pour contrôler, séduire ou s&rsquo;enrichir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Appelons cela par son nom : c&rsquo;est une trahison.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand le berger se perd, le troupeau se disperse. Quand le berger abuse, le troupeau saigne. Et en Haïti aujourd&rsquo;hui, trop de brebis saignent en silence, sans même oser dire pourquoi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Beaucoup d&rsquo;activité, peu de transformation</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les cultes se multiplient. Les jeûnes s&rsquo;enchaînent. Les conférences s&rsquo;organisent. Les réseaux sociaux débordent de sermons, de témoignages, de « paroles du Seigneur ». L&rsquo;apparence de la piété est partout.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais où sont les fruits ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">La violence ne recule pas. La corruption ne faiblit pas. La dignité humaine continue d&rsquo;être piétinée. Et l&rsquo;Église, dans tout cela, semble regarder ailleurs ou pire, s&rsquo;être adaptée au désordre ambiant au point de ne plus le voir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Prêche-t-on encore pour changer des vies, ou simplement pour remplir des salles et alimenter des plateformes ? La question est brutale. Elle est nécessaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un peuple blessé, une foi ébranlée</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les conséquences humaines de cette crise sont immenses et sous-estimées. Des croyants quittent l&rsquo;Église non par manque de foi en Dieu, mais par épuisement face à des institutions qui les ont déçus, manipulés, laissés à eux-mêmes. D&rsquo;autres restent, mais comme des fantômes : présents dans les bancs, absents dans l&rsquo;âme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et dans ce vide spirituel, c&rsquo;est toute une société qui vacille. Car en Haïti, la religion n&rsquo;est pas un compartiment de la vie elle en est le tissu même. Quand ce tissu se déchire, c&rsquo;est le corps social tout entier qui se fragmente.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Il faut nommer le mal pour espérer le guérir</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Certains diront qu&rsquo;il ne faut pas « toucher aux oints du Seigneur ». Que critiquer l&rsquo;Église, c&rsquo;est faire le jeu de l&rsquo;ennemi. Que le silence est une vertu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le silence face à l&rsquo;injustice est complicité. Le silence face à l&rsquo;erreur est abandon. Et protéger une institution au détriment des personnes qu&rsquo;elle est censée servir n&rsquo;est pas de la fidélité c&rsquo;est de la lâcheté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut oser dire, clairement et sans détour :</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Toutes les pratiques religieuses ne viennent pas de Dieu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Tous les leaders qui se réclament de Christ ne marchent pas dans ses pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Toutes les églises ne remplissent pas leur vocation et certaines font activement du mal.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n&rsquo;est pas une attaque contre la foi. C&rsquo;est un acte d&rsquo;amour envers elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réforme ou le déclin : il n&rsquo;y a pas de troisième voie</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;heure n&rsquo;est plus aux diagnostics timides. Ce qu&rsquo;il faut, c&rsquo;est une réforme courageuse, radicale, menée par des hommes et des femmes qui ont plus peur de Dieu que des hommes :</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Un retour sans compromis à la parole biblique dans son intégralité y compris les parties inconfortables ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Une formation exigeante des leaders, qui ne peut se limiter à du charisme et de l&rsquo;éloquence ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Une culture de l&rsquo;accountability les pasteurs doivent rendre des comptes, comme tout le monde ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Un éveil des fidèles, capables d&rsquo;exercer leur discernement plutôt que de déléguer leur foi aveuglément ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Une rupture nette avec les pratiques qui mêlent manipulation, spectacle et avidité sous couvert de spiritualité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette réforme est possible. Mais elle exige des sacrifices à commencer par celui de l&rsquo;orgueil.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Haïti mérite une vraie lumière</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Haïti n&rsquo;a pas besoin de plus de temples. Elle n&rsquo;a pas besoin de plus de prophètes autoproclamés. Elle n&rsquo;a pas besoin de plus de campagnes d&rsquo;évangélisation qui s&rsquo;évaporent sans laisser de trace.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle a besoin d&rsquo;une Église qui ressemble à son Seigneur : humble, intègre, courageuse, au service des plus petits. Une Église dont la lumière ne soit pas dans les mots qu&rsquo;elle prononce, mais dans les vies qu&rsquo;elle transforme et les injustices qu&rsquo;elle combat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette Église est possible. Certains la vivent déjà, en silence, loin des projecteurs. Mais elle doit devenir la norme, pas l&rsquo;exception.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le temps des discours creux est révolu. Le temps de la vérité douloureuse, libératrice, indispensable est venu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Haïti attend. Et Dieu, lui, voit tout.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Johnny Joseph, M.E.D</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="http://radiotelemasseillaninfo.com/haiti-quand-leglise-trahit-sa-propre-lumiere/">Haïti : quand l&rsquo;Église trahit sa propre lumière </a> est apparu en premier sur <a href="http://radiotelemasseillaninfo.com">Radio Télé Masseillan Info</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>http://radiotelemasseillaninfo.com/haiti-quand-leglise-trahit-sa-propre-lumiere/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Haïti: la fable de la transition de M. Fils-Aimé</title>
		<link>http://radiotelemasseillaninfo.com/haiti-la-fable-de-la-transition-de-m-fils-aime/</link>
					<comments>http://radiotelemasseillaninfo.com/haiti-la-fable-de-la-transition-de-m-fils-aime/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marc Eudès Pierre]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Mar 2026 14:24:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Édito]]></category>
		<category><![CDATA[haïti]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://radiotelemasseillaninfo.com/?p=6845</guid>

					<description><![CDATA[<p>Seul à la tête de l&#8217;exécutif haïtien, pouvoir constitutionnellement bicéphale, évoluant en marge&#160;&#160;de tout organe de contrôle, l&#8217;occupant de la primature M. Fils-Aimé a les coudées franches. Plus de deux mille ans déjà, un sage a dit : «&#160;On demandera beaucoup à qui l&#8217;on a beaucoup donné.&#160;» Aujourd&#8217;hui, que reste-t-il du pouvoir absolu de Fils-Aimé? [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="http://radiotelemasseillaninfo.com/haiti-la-fable-de-la-transition-de-m-fils-aime/">Haïti: la fable de la transition de M. Fils-Aimé</a> est apparu en premier sur <a href="http://radiotelemasseillaninfo.com">Radio Télé Masseillan Info</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Seul à la tête de l&rsquo;exécutif haïtien, pouvoir constitutionnellement bicéphale, évoluant en marge&nbsp;&nbsp;de tout organe de contrôle, l&rsquo;occupant de la primature M. Fils-Aimé a les coudées franches. Plus de deux mille ans déjà, un sage a dit : «&nbsp;On demandera beaucoup à qui l&rsquo;on a beaucoup donné.&nbsp;» Aujourd&rsquo;hui, que reste-t-il du pouvoir absolu de Fils-Aimé? La réponse est claire, une bombe à retardement.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le PM congédié par le défunt CPT a laissé filer une grande occasion de former un gouvernement de technocrates dont la mission serait&nbsp;&nbsp;de mettre fin à cette transition. Crânement, il a plutôt opté pour la mise en place d&rsquo;une équipe gouvernementale, à quelques exceptions près, composée de représentants des politiciens indexés, recherchés par la justice haïtienne pour vol et détournements des biens et matériels de l&rsquo;Etat et, sanctionnés par la clameur publique et la communauté internationale pour connexion avec les gangs et traffic de stupéfiants.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le locataire de la primature s&rsquo;est trompé. Il a cru que la ruse, avec ses manigances et ses dissimulations était un levier essentiel de la politique, finissant par confondre l&rsquo;ombre douteuse des arrangements et la réalité du terrain. M. Fils-Aimé se trouve entre l&rsquo; enclume des gangs de tout acabit et le marteau de les mettre hors d&rsquo;état de nuire pour favoriser les conditions de sécurité nécessaires à la réalisation des élections générales dans le pays. Aveuglé par le support de la franche mafieuse de la bourgeoisie et des politiciens véreux en Haïti, il s&rsquo;est pris à son propre jeu, le ver de l&rsquo;insécurité est renforcé dan le fruit de son gouvernement. Certes, il serait illusoire de croire qu&rsquo;il n&rsquo;existe de politique qu&rsquo;absolument pure ou désintéressée mais, quand elle se réduit exclusivement aux affaires de camp et de clan, aux manoeuvres de passe-droits et au renforcement des gangs, elle fait naufrage. C&rsquo;est la leçon à tirer de la fable de M. Fils-Aimé.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Marc Eudès PIERRE</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="http://radiotelemasseillaninfo.com/haiti-la-fable-de-la-transition-de-m-fils-aime/">Haïti: la fable de la transition de M. Fils-Aimé</a> est apparu en premier sur <a href="http://radiotelemasseillaninfo.com">Radio Télé Masseillan Info</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>http://radiotelemasseillaninfo.com/haiti-la-fable-de-la-transition-de-m-fils-aime/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Pacte de la honte : Haïti ne s’en sortira pas demain</title>
		<link>http://radiotelemasseillaninfo.com/pacte-de-la-honte-haiti-ne-sen-sortira-pas-demain/</link>
					<comments>http://radiotelemasseillaninfo.com/pacte-de-la-honte-haiti-ne-sen-sortira-pas-demain/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Simon Wilsonley]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Feb 2026 18:58:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[haïti]]></category>
		<category><![CDATA[L’édito]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Pacte national]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://radiotelemasseillaninfo.com/?p=6790</guid>

					<description><![CDATA[<p>Il arrive que les nations, acculées par l’histoire et par leurs propres faillites, n’aient d’autre issue que de se redire à elles-mêmes le sens de leur existence collective. Haïti est aujourd’hui à ce point de rupture où l’État ne tient plus que par les mots, où le territoire échappe à l’autorité publique, où la communauté [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="http://radiotelemasseillaninfo.com/pacte-de-la-honte-haiti-ne-sen-sortira-pas-demain/">Pacte de la honte : Haïti ne s’en sortira pas demain</a> est apparu en premier sur <a href="http://radiotelemasseillaninfo.com">Radio Télé Masseillan Info</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Il arrive que les nations, acculées par l’histoire et par leurs propres faillites, n’aient d’autre issue que de se redire à elles-mêmes le sens de leur existence collective. Haïti est aujourd’hui à ce point de rupture où l’État ne tient plus que par les mots, où le territoire échappe à l’autorité publique, où la communauté nationale se fragmente en survivances. Dans une telle conjoncture, la question d’un pacte national ne relève pas du luxe intellectuel ni de la rhétorique politique, il touche à la possibilité même de continuer à faire pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, depuis l’origine, la trajectoire haïtienne porte la marque d’un accord fondateur manqué. Au lendemain de 1804, l’absence de consensus sur la terre, le pouvoir et la citoyenneté fracture la jeune nation. Le XIXᵉ siècle enchaîne constitutions, guerres civiles et scissions régionales ; la rivalité entre Henri Christophe et Alexandre Pétion symbolise déjà deux visions irréconciliées de l’État, autrement dit, la nation est née sans pacte social partagé. Plus tard, l’occupation américaine (1915-1934) tente d’imposer un ordre sans consentement national. Le duvaliérisme institue, lui, un pacte de soumission fondé sur la peur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis la chute de la dictature en 1986, le terme « pacte national » revient comme un leitmotiv dans les discours politiques haïtiens : pacte de gouvernabilité, accord politique, consensus patriotique, dialogue national. À chaque crise, la classe dirigeante invoque l’unité qu’elle n’a jamais su construire. Conférence nationale avortée, arrangements post-séisme, transitions successives : le vocabulaire change, la défaillance demeure.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Oui, je suis de ceux qui pensent qu’Haïti a besoin d’un pacte national &#8211; au sens fort, refondateur, souverain. Parce qu’elle a échoué à construire une démocratie réelle. Parce que, par vos bêtises accumulées, vos calculs mesquins et votre désinvolture affairiste, la patrie s’est trouvée réduite à des clans incestueux, à un groupuscule de brasseurs d’affaires, le tout sous la régence d’un international maniant tour à tour la carotte et le bâton. Aujourd’hui, la « démocra-tue » se dresse dans toute sa laideur, pour reprendre la formule de Henry Gilbert dans l’ouvrage collectif&nbsp;<em>Haïti, la démocratie inféodée</em>, dirigé par Gabriel Nicolas.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus que jamais, le constat aujourd’hui est implacable : Haïti est en train de se perdre.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car les contentieux actuels dépassent toute crise antérieure : légitimité institutionnelle inexistante, souveraineté dévoyée, économie exsangue, territoire morcelé par la violence armée, confiance sociale dissoute. Aucune communauté politique ne survit durablement à une telle désagrégation. Dans une réalité désormais ubuesque, un</p>



<p class="wp-block-paragraph">pacte véritable devrait redéfinir l’État, la sécurité, la production, la justice sociale et la citoyenneté &#8211; et le faire à partir des forces réelles du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais ce qui a été présenté le 23 février 2026 à la Villa d’Accueil n’appartient pas à cette exigence historique. C’est une scénographie de légitimité dans un vide de légitimité. Le communiqué gouvernemental empile les formules &#8211; « stabilité », « maturité politique », « sortie ordonnée de la transition » &#8211; comme si la répétition des mots pouvait tenir lieu de réalité. Alors que, vérité de la palice:&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">le pays réel ne voit ni stabilité ni institutions fonctionnelles ni horizon électoral crédible. Seulement, une démagogie qui ne dit pas son nom.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un pacte national suppose deux conditions élémentaires : la souveraineté politique des signataires et leur représentativité sociale. Or aucune n’est réunie. Qui a mandaté ces acteurs ? Quelle légitimité électorale portent-ils ? Quelle consultation populaire a précédé ce texte ? Les « intenses consultations » évoquées par le communiqué se sont déroulées dans un périmètre d’élites, non dans l’espace national. Plus grave, promettre des élections crédibles sans sécurité territoriale, sans administration opérationnelle, sans registre fiable relève de la fiction politique. On ne reconstruit pas la démocratie sur des zones captives et des institutions fantômes. Le discours officiel atteint même, par instants, une dimension incantatoire : « nou se siman k ap koule beton estabilite pou Nasyon an ». Le pouvoir se proclame ciment de la nation au moment précis où la nation se délite. L’histoire haïtienne est pourtant constante : chaque fois que le pouvoir s’est autoproclamé sauveur, il a surtout prolongé sa propre durée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Qu’il soit parfaitement clair pour tout le monde, refuser ce « pacte » n’est pas refuser l’idée de pacte &#8211; c’est au contraire la préserver. Car un faux pacte est plus destructeur que l’absence de pacte : il donne l’illusion de la refondation tout en pérennisant la crise. Il transforme une exigence historique en instrument de communication.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Haïti ne s’en sortira pas demain, non parce que l’idée de pacte serait vaine, mais parce qu’elle est capturée par ceux qui ont contribué à l’effondrement actuel. La refondation nationale ne naîtra pas d’une signature protocolaire à la Villa d’Accueil ; elle exigera un processus long, conflictuel, populaire, où communautés, diaspora, jeunesse et secteurs productifs redéfiniront l’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à la complexité de la crise contemporaine, les solutions de facilité ne tiennent pas. Comme mentionné précédemment, la fin de ce système n’est pas une fatalité à attendre, elle devra être arrachée au réel, dans l’épaisseur des rapports sociaux et des forces nationales. Le 23 février 2026 n’a pas vu naître un pacte national ; il a consacré un pacte de façade &#8211; un pacte entre transitionnaires pour durer encore.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et c’est précisément pourquoi ce pacte-là est une honte.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Wilsonley SIMON</p>



<p class="wp-block-paragraph">Simonwilsonley35@gmail.com</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="http://radiotelemasseillaninfo.com/pacte-de-la-honte-haiti-ne-sen-sortira-pas-demain/">Pacte de la honte : Haïti ne s’en sortira pas demain</a> est apparu en premier sur <a href="http://radiotelemasseillaninfo.com">Radio Télé Masseillan Info</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>http://radiotelemasseillaninfo.com/pacte-de-la-honte-haiti-ne-sen-sortira-pas-demain/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Entremêlée dans le filet du désastre : 12 janvier, la mémoire comme acte d’accusation</title>
		<link>http://radiotelemasseillaninfo.com/entremelee-dans-le-filet-du-desastre-12-janvier-la-memoire-comme-acte-daccusation/</link>
					<comments>http://radiotelemasseillaninfo.com/entremelee-dans-le-filet-du-desastre-12-janvier-la-memoire-comme-acte-daccusation/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Simon Wilsonley]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Jan 2026 17:55:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Papier Brut]]></category>
		<category><![CDATA[12 janvier 2010]]></category>
		<category><![CDATA[12 janvier 2026]]></category>
		<category><![CDATA[Accusation]]></category>
		<category><![CDATA[Dénonciation]]></category>
		<category><![CDATA[Mémoire]]></category>
		<category><![CDATA[Tremblement de terre]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://radiotelemasseillaninfo.com/?p=6668</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le 12 janvier 2010 ne fut pas seulement une catastrophe naturelle ; il fut la manifestation brutale de l’infrastructure sociale, politique et internationale qui avait préparé le terrain. En quelques secondes, un séisme a révélé ce que les élites haïtiennes et la communauté internationale s’étaient acharnées à ne jamais formuler : un État abandonné à [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="http://radiotelemasseillaninfo.com/entremelee-dans-le-filet-du-desastre-12-janvier-la-memoire-comme-acte-daccusation/">Entremêlée dans le filet du désastre : 12 janvier, la mémoire comme acte d’accusation</a> est apparu en premier sur <a href="http://radiotelemasseillaninfo.com">Radio Télé Masseillan Info</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Le 12 janvier 2010 ne fut pas seulement une catastrophe naturelle ; il fut la manifestation brutale de l’infrastructure sociale, politique et internationale qui avait préparé le terrain. En quelques secondes, un séisme a révélé ce que les élites haïtiennes et la communauté internationale s’étaient acharnées à ne jamais formuler : un État abandonné à sa propre désintégration. Plus de 350 000 morts, 1,5 million de sans-abri, plus de 4 000 amputations et 7 milliards de dollars de pertes ont constitué&nbsp;&nbsp;l’aboutissement logique d’un désastre structurel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Seize ans plus tard, l’on pourrait s’attendre à ce qu’un tel choc ait produit un sursaut. Or, il n’a produit qu’un prolongement. Port-au-Prince n’a jamais été reconstruite ; elle a été livrée à une destruction successive plus méthodique que le tremblement de terre lui-même. Les cinq dernières années ont donné naissance à une forme de séisme politique et sécuritaire piloté par les gangs armés, qui ont poursuivi le travail commencé par la tectonique. Par conséquent, le résultat est sans ambiguïté : la capitale haïtienne est passée de ville à ruine, puis de ruine à non-lieu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans&nbsp;<em>Apocalypse à Port-au-Prince</em>, Délima Pierre analyse ce moment comme l’entrée d’Haïti dans un « trou » historique qui a contraint la majorité de la population à une exclusion quasi-anthropologique. Leslie Manigat, lors de son entretien du 20 février 2010 avec Michel Soukar, décrivait la situation comme « une animalité en quête d’hominisation ». On pourra discuter la violence du concept, mais l’essentiel réside dans ce qu’il désigne : l’obsolescence d’un système d’organisation sociale incapable de produire du politique à partir du social.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’erreur récurrente est de localiser cette « animalité » dans la société haïtienne elle-même, comme si elle était intrinsèque. Or, la dimension corrosive du diagnostic est ailleurs. L’« animalité » est d’abord celle de la haute finance et des dispositifs internationaux qui, depuis le XIXᵉ siècle, ont façonné Haïti comme périphérie dépendante. Du gouvernement de Boyer à celui de Lysius Salomon qui confia en 1880 la gestion bancaire du pays à la Banque de l’Union Parisienne, jusqu’au contrôle monétaire et humanitaire post-sismique, le fil est continu. Le « système politique restavèk » dont parle Délima Pierre est loin d’être une métaphore, c’est la condition matérielle et diplomatique d’un pays assigné à résidence par l’occupation financière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La visite de Nicolas Sarkozy en février 2010, première d’un président français en Haïti, fut symptomatique : l’annonce d’un soutien « extrêmement significatif » dissimulait la reconduction, sous forme humanitaire, d’un contrôle historique fondé sur la dette, l’ingérence et le pilotage des institutions haïtiennes. Le tout avec la complicité active d’élites locales dont la rationalité politique ne vise pas l’État, mais la rente de son effondrement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Janvier 2026. Haïti est désormais dirigée par un Conseil Présidentiel de Transition (CPT) à neuf têtes &#8211; architecture institutionnelle parfaitement adaptée à une situation où l’absence de responsabilité est fonctionnelle. Dans ce contexte, il n’est pas surprenant que de nombreux observateurs considèrent que les dégâts causés par les gangs armés sont « deux fois plus élevés » que ceux du 12 janvier. La catastrophe, à ce stade, n’est plus événementielle mais gouvernance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dès lors, la mémoire du 12 janvier cesse d’être commémoration. Elle devient acte d’accusation. Accusation contre la démission d’État, contre la prédation internationale, contre la criminalisation du territoire, contre l’externalisation permanente de la souveraineté, contre l’économie du chaos qui fait de la catastrophe un modèle reproductible.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il importe également de rappeler que le séisme du 12 janvier n’a pas seulement fait des morts et des amputés ; il a laissé des survivants. Survivants d’un choc physique, mais surtout d’un choc psychique et social qui se rejoue quotidiennement. Les familles endeuillées, les enfants devenus adultes dans les camps et les déplacés invisibles portent encore les stigmates d’un événement que la société n’a jamais su &#8211; ni voulu &#8211; absorber. Leur existence même constitue une forme de contre-mémoire face aux dispositifs institutionnels du déni et de la normalisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En cela, rappeler le 12 janvier n’est ni sentimental ni commémoratif : c’est un geste analytique. Car la catastrophe n’a pas pris fin avec l’arrêt des secousses. Elle s’est prolongée dans la gestion humanitaire de la reconstruction, dans l’architecture financière qui a suivi, et dans l’effondrement sécuritaire qui, aujourd’hui, excède en destruction matérielle le choc initial. Du « post-séisme » au « post-État », la continuité est évidente : un processus de désorganisation et de dépossession qui reconfigure Haïti comme territoire de catastrophe permanente.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dès lors, saluer la mémoire des victimes revient à inscrire leur mort dans une intelligibilité politique. Car si le séisme a détruit des bâtiments, d’autres forces &#8211; économiques, diplomatiques, sécuritaires et criminelles &#8211; ont méthodiquement détruit la ville, son État, sa capacité d’agir et de se projeter. Ce que nous nommons « Port-au-Prince » est désormais un lieu sans centre, sans souveraineté et sans protection.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En Haïti, la mémoire a toujours été une forme de résistance au projet d’effacement. Résistance à la disparition des morts, à la banalisation des survivants, et à la narration internationale qui transforme la catastrophe en opportunité humanitaire. Se souvenir du 12 janvier, c’est refuser la gestion comptable du désastre et rappeler que la capitale ne s’est pas effondrée une seule fois, mais qu’elle continue d’être effondrée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ci gît Port-au-Prince et avec elle, une mémoire qui refuse de mourir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Wilsonley SIMON&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">simonwilsonley35@gmail.com</p>



<pre class="wp-block-verse">Lire la version numérique ici 👇🏾</pre>



<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile"><figure class="wp-block-media-text__media"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="791" height="1024" src="https://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2026/01/White-Illustrated-Environment-Magazine.zip-1-3-791x1024.png" alt="" class="wp-image-6674 size-full" srcset="http://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2026/01/White-Illustrated-Environment-Magazine.zip-1-3-791x1024.png 791w, http://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2026/01/White-Illustrated-Environment-Magazine.zip-1-3-232x300.png 232w, http://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2026/01/White-Illustrated-Environment-Magazine.zip-1-3-768x994.png 768w, http://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2026/01/White-Illustrated-Environment-Magazine.zip-1-3-1187x1536.png 1187w, http://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2026/01/White-Illustrated-Environment-Magazine.zip-1-3.png 1545w" sizes="(max-width: 791px) 100vw, 791px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="791" height="1024" src="https://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2026/01/White-Illustrated-Environment-Magazine.zip-2-2-791x1024.png" alt="" class="wp-image-6675" srcset="http://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2026/01/White-Illustrated-Environment-Magazine.zip-2-2-791x1024.png 791w, http://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2026/01/White-Illustrated-Environment-Magazine.zip-2-2-232x300.png 232w, http://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2026/01/White-Illustrated-Environment-Magazine.zip-2-2-768x994.png 768w, http://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2026/01/White-Illustrated-Environment-Magazine.zip-2-2-1187x1536.png 1187w, http://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2026/01/White-Illustrated-Environment-Magazine.zip-2-2.png 1545w" sizes="(max-width: 791px) 100vw, 791px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="791" height="1024" src="https://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2026/01/White-Illustrated-Environment-Magazine.zip-3-791x1024.png" alt="" class="wp-image-6676" srcset="http://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2026/01/White-Illustrated-Environment-Magazine.zip-3-791x1024.png 791w, http://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2026/01/White-Illustrated-Environment-Magazine.zip-3-232x300.png 232w, http://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2026/01/White-Illustrated-Environment-Magazine.zip-3-768x994.png 768w, http://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2026/01/White-Illustrated-Environment-Magazine.zip-3-1187x1536.png 1187w, http://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2026/01/White-Illustrated-Environment-Magazine.zip-3.png 1545w" sizes="(max-width: 791px) 100vw, 791px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="791" height="1024" src="https://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2026/01/White-Illustrated-Environment-Magazine.zip-4-791x1024.png" alt="" class="wp-image-6677" srcset="http://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2026/01/White-Illustrated-Environment-Magazine.zip-4-791x1024.png 791w, http://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2026/01/White-Illustrated-Environment-Magazine.zip-4-232x300.png 232w, http://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2026/01/White-Illustrated-Environment-Magazine.zip-4-768x994.png 768w, http://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2026/01/White-Illustrated-Environment-Magazine.zip-4-1187x1536.png 1187w, http://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2026/01/White-Illustrated-Environment-Magazine.zip-4.png 1545w" sizes="auto, (max-width: 791px) 100vw, 791px" /></figure>
</div></div>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="http://radiotelemasseillaninfo.com/entremelee-dans-le-filet-du-desastre-12-janvier-la-memoire-comme-acte-daccusation/">Entremêlée dans le filet du désastre : 12 janvier, la mémoire comme acte d’accusation</a> est apparu en premier sur <a href="http://radiotelemasseillaninfo.com">Radio Télé Masseillan Info</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>http://radiotelemasseillaninfo.com/entremelee-dans-le-filet-du-desastre-12-janvier-la-memoire-comme-acte-daccusation/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Haïti, 7 février 2026: le temps du renouveau politique</title>
		<link>http://radiotelemasseillaninfo.com/haiti-7-fevrier-2026-le-temps-du-renouveau-politique/</link>
					<comments>http://radiotelemasseillaninfo.com/haiti-7-fevrier-2026-le-temps-du-renouveau-politique/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marc Eudès PIERRE]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 27 Dec 2025 12:59:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Papier Brut]]></category>
		<category><![CDATA[CPT]]></category>
		<category><![CDATA[Élections]]></category>
		<category><![CDATA[haïti]]></category>
		<category><![CDATA[Papier brut]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://radiotelemasseillaninfo.com/?p=6587</guid>

					<description><![CDATA[<p>2025 touche à sa fin. Année terrible, déprimante, décevante, pourtant elle devrait permettre la réalisation des élections générales en Haïti aux fins d&#8217;assurer le retour à l&#8217;ordre constitutionnel et de combler le vide institutionnel. Année d&#8217;excès et de discours guerriers des gangs qui de connivence avec certains dirigeants partagent 80% du territoire du département de [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="http://radiotelemasseillaninfo.com/haiti-7-fevrier-2026-le-temps-du-renouveau-politique/">Haïti, 7 février 2026: le temps du renouveau politique</a> est apparu en premier sur <a href="http://radiotelemasseillaninfo.com">Radio Télé Masseillan Info</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">2025 touche à sa fin. Année terrible, déprimante, décevante, pourtant elle devrait permettre la réalisation des élections générales en Haïti aux fins d&rsquo;assurer le retour à l&rsquo;ordre constitutionnel et de combler le vide institutionnel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Année d&rsquo;excès et de discours guerriers des gangs qui de connivence avec certains dirigeants partagent 80% du territoire du département de l&rsquo;Ouest représentant largement la plus grande population électorale du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Année de l&rsquo; Amérique impériale trumpiste qui a vomit sa haine viscérale sur Haïti, terre de Mackandal et de Dessalines, deux héros immortels qui ont comme crédo: Tout moun se moun.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Durant toute cette année, d&rsquo; un bout à l&rsquo; autre d&rsquo;Haïti, la peur a continué de dominer l&rsquo;esprit des Haïtiens. Les résidants de chaque territoire non encore perdu grâce à la providence sont sur le qui-vive. Ils craignent l&rsquo;arrivée des gangs qui tuent, violent, volent, brûlent et pillent tout sur leur passage. En 2025, le pays a l&rsquo;air d&rsquo;un vague espace géographique dépourvu de toute organisation sociale et politique. Perplexe, on se demande qui, entre le fameux tandem CPT/Primature et la coalition criminelle Viv Ansanm, a le contrôle de la sécurité ou de l&rsquo;insécurité publique en Haïti?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mine de rien l&rsquo;Accord du 3 avril 2024 arrive à son terme. Les membres du CPT commencent à amasser leurs effets. Tandis que le Premier ministre feint de ne pas comprendre la conséquence logique. Il fait des projections pour 2026, dit tout et son contraire, s&rsquo;accroche à la Primature avec l&rsquo;appui de quelques&nbsp;&nbsp;ambassades à Port- au-Prince.</p>



<p class="wp-block-paragraph">7 février 2026, pour l&rsquo;opinion publique nationale, est une date butoir, un rendez-vous impératif, cependant&nbsp;&nbsp;pour l&rsquo;Administration en place, le temps de limiter les dégâts.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Marc Eudès PIERRE</p>



<pre class="wp-block-verse">Merci pour la lecture de ce nouvel numéro de la rubrique « Papier Brut ».<br>Retrouvez la version numérique ici 👇🏾</pre>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="791" height="1024" data-id="6588" src="https://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2025/12/White-Illustrated-Environment-Magazine-791x1024.png" alt="" class="wp-image-6588" srcset="http://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2025/12/White-Illustrated-Environment-Magazine-791x1024.png 791w, http://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2025/12/White-Illustrated-Environment-Magazine-232x300.png 232w, http://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2025/12/White-Illustrated-Environment-Magazine-768x994.png 768w, http://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2025/12/White-Illustrated-Environment-Magazine-1187x1536.png 1187w, http://radiotelemasseillaninfo.com/wp-content/uploads/2025/12/White-Illustrated-Environment-Magazine.png 1545w" sizes="auto, (max-width: 791px) 100vw, 791px" /></figure>
</figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="http://radiotelemasseillaninfo.com/haiti-7-fevrier-2026-le-temps-du-renouveau-politique/">Haïti, 7 février 2026: le temps du renouveau politique</a> est apparu en premier sur <a href="http://radiotelemasseillaninfo.com">Radio Télé Masseillan Info</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>http://radiotelemasseillaninfo.com/haiti-7-fevrier-2026-le-temps-du-renouveau-politique/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>À Santiago, la mort troublante de Stephora Joseph : entre silence institutionnel et appels à la vérité</title>
		<link>http://radiotelemasseillaninfo.com/a-santiago-la-mort-troublante-de-stephora-joseph-entre-silence-institutionnel-et-appels-a-la-verite/</link>
					<comments>http://radiotelemasseillaninfo.com/a-santiago-la-mort-troublante-de-stephora-joseph-entre-silence-institutionnel-et-appels-a-la-verite/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Simon Wilsonley]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Dec 2025 17:06:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Drame]]></category>
		<category><![CDATA[Rep.Dominicaine]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>
		<category><![CDATA[Stephora]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://radiotelemasseillaninfo.com/?p=6537</guid>

					<description><![CDATA[<p>En République Dominicaine, la lumière de Stephora Anne-Mircie Joseph continue de hanter ceux qui croisent aujourd’hui son histoire. Elle avait 11 ans, un âge où l’on rêve encore sans prudence, où l’on avance sans soupçonner que le monde puisse basculer d’un coup. Mannequin en devenir, élève brillante, polyglotte en formation, elle était surtout une enfant. [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="http://radiotelemasseillaninfo.com/a-santiago-la-mort-troublante-de-stephora-joseph-entre-silence-institutionnel-et-appels-a-la-verite/">À Santiago, la mort troublante de Stephora Joseph : entre silence institutionnel et appels à la vérité</a> est apparu en premier sur <a href="http://radiotelemasseillaninfo.com">Radio Télé Masseillan Info</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">En République Dominicaine, la lumière de Stephora Anne-Mircie Joseph continue de hanter ceux qui croisent aujourd’hui son histoire. Elle avait 11 ans, un âge où l’on rêve encore sans prudence, où l’on avance sans soupçonner que le monde puisse basculer d’un coup. Mannequin en devenir, élève brillante, polyglotte en formation, elle était surtout une enfant. Et son décès, survenu le 14 novembre lors d’une sortie scolaire au collège Da Vinci, porte désormais le poids d’un drame que beaucoup refusent de qualifier d’accident.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis plusieurs jours, deux journalistes dominicains, Esteban Rosario et Delvis Durán, brisent un silence qu’ils jugent lourd et dangereux. Leurs enquêtes, menées à contre-courant du récit officiel, pointent vers un acte violent maquillé en noyade fortuite. Ils affirment que Stephora n’est pas simplement tombée dans l’eau, elle aurait été poussée, maintenue, submergée, par trois camarades dominicains âgés de 12 à 13 ans. Selon eux, ce n’est pas un simple jeu qui aurait mal tourné, mais un acte nourri par la jalousie et le rejet racial &#8211; un rejet qui aurait poursuivi l’enfant jusque dans les couloirs du collège.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sa mère, Lovelie Joseph, se souvient encore des larmes de sa fille, quelques semaines avant le drame. Elle l’avait vue rentrer bouleversée, blessée d’une douleur qu’aucun bandage ne peut couvrir. « Manmi, mwen vle chanje koulè po mwen », lui avait confié Stephora. Lorsqu’elle avait demandé pourquoi, la réponse était tombée comme une gifle : « Yo toujou ap rele m vye moun nwa sal nan lekòl la. » Aujourd’hui, ces mots résonnent autrement, comme une alerte que personne n’a voulu entendre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cœur de l’affaire, il y a une question qui cristallise la colère: pourquoi les enregistrements des caméras de surveillance n’ont-ils pas été remis à la famille ? Pourquoi ce refus persistant, alors que ces images pourraient dissiper les doutes ou confirmer les soupçons ? Pour les journalistes Rosario et Durán, le comportement de l’établissement relève davantage d’une stratégie d’opacité que d’un simple malentendu administratif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan officiel, les autorités dominicaines assurent que l’enquête progresse. La ministre de l’Intérieur et de la Police, Faride Raful, appelle la population à patienter, à ne pas se laisser entraîner dans ce qu’elle décrit comme des spéculations nuisibles. Une position qui, pour beaucoup, sonne comme une demande de silence dans un temps où la transparence est la seule chose attendue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant ce temps, la douleur de la famille Joseph s’élargit en une indignation collective. En Haïti comme dans la diaspora, les voix se rassemblent et répètent le même cri : vérité, justice, respect pour la mémoire d’une enfant qui méritait de grandir. On se souvient alors de la vidéo tournée lors d’une répétition à la RD Fashion Week 2025, où Stephora récitait un texte sur l’égalité et la dignité humaine. Elle parlait d’un monde plus juste. Ironie cruelle, elle n’aura pas vu ce monde-là.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le dossier avance, disent les autorités. Mais pour la mère, la communauté et tous ceux qui refusent de laisser cette histoire s’effacer, la question reste entière : que s’est-il réellement passé dans cette piscine, ce jour-là ? Tant que la vérité ne sera pas dite, tant que la lumière ne sera pas faite, la mort de Stephora Joseph continuera d’appeler chacun à regarder en face ce qu’une société choisit trop souvent de ne pas voir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et c’est peut-être là que commence la justice.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Wilsonley Simon</p>



<p class="wp-block-paragraph">simonwilsonley35@gmail.com</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="http://radiotelemasseillaninfo.com/a-santiago-la-mort-troublante-de-stephora-joseph-entre-silence-institutionnel-et-appels-a-la-verite/">À Santiago, la mort troublante de Stephora Joseph : entre silence institutionnel et appels à la vérité</a> est apparu en premier sur <a href="http://radiotelemasseillaninfo.com">Radio Télé Masseillan Info</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>http://radiotelemasseillaninfo.com/a-santiago-la-mort-troublante-de-stephora-joseph-entre-silence-institutionnel-et-appels-a-la-verite/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
