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Auteur : James Antoine

Le Pen reconnue coupable de détournement de fonds publics dans l’affaire des assistants parlementaires du Rassemblement National (RN)

Marine Le Pen a été reconnue coupable de détournement de fonds publics dans l’affaire des assistants parlementaires du Front national (devenu Rassemblement National), selon un article publié ce lundi 31 mars 2025 sur Le Monde. Elle a été condamnée à une peine de quatre ans d’emprisonnement, dont deux ans ferme, aménageable sous bracelet électronique. Elle devra également payer une amende de 100 000 euros et est frappée d’une inéligibilité de cinq ans, avec application immédiate.

Marine Le Pen.
//ALAINROBERT_1.1744/2102051736/Credit:Alain ROBERT/SIPA/2102051737

Sa peine d’inéligibilité étant assortie d’une exécution provisoire, Mme Le Pen ne pourra se présenter à aucune élection durant cette période, y compris l’élection présidentielle de 2027, même en cas d’appel, en attendant une décision définitive. La cheffe de file du Rassemblement National (RN) a annoncé, par la voix de son avocat Rodolphe Bosselut, qu’elle ferait appel de sa condamnation.

Outre Mme Le Pen, 23 personnes et le parti ont également été condamnés, une seule personne ayant été relaxée. Invitée au journal de 20 heures sur TF1, Marine Le Pen a dénoncé une “décision politique” et un “jour funeste pour notre démocratie”. Elle a réaffirmé ses ambitions pour 2027 en demandant une audience en appel rapide. “Des juges ont mis en place des pratiques que l’on croyait réservées aux régimes autoritaires”, a-t-elle accusé, dénonçant un “État de droit violé”.

Le président du RN, Jordan Bardella, a estimé que “c’est la démocratie française qui est exécutée” et a appelé à une “mobilisation populaire et pacifique”. Il a également lancé une pétition sur le site du parti.

Mme Le Pen a reçu plusieurs soutiens à l’étranger, notamment de l’extrême droite européenne. Le Kremlin a dénoncé une “violation des normes démocratiques”, tandis que le Premier ministre hongrois, Viktor Orbán, a écrit “Je suis Marine !” sur X.

En France, les réactions se sont multipliées. “Il n’est pas sain que, dans une démocratie, une élue soit interdite de se présenter à une élection”, a réagi le chef de file des Républicains, Laurent Wauquiez, regrettant “une décision très lourde et exceptionnelle”. Du côté des écologistes, Marine Tondelier a estimé que Mme Le Pen “doit payer sa peine”, car elle est une “justiciable comme les autres”.

Jean-Luc Mélenchon a affirmé que la destitution d’un élu devrait revenir au peuple. Face aux réactions virulentes, le Conseil supérieur de la magistrature a publié un communiqué rare pour exprimer son inquiétude, jugeant ces prises de position de nature à remettre gravement en cause l’indépendance de l’autorité judiciaire.


Par : James ANTOINE

RTMI

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