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	<title>Archives des La Vigie Universitaire - Radio Télé Masseillan Info</title>
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	<description>Plus de sens à l&#039;info !</description>
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	<title>Archives des La Vigie Universitaire - Radio Télé Masseillan Info</title>
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		<title>La numérisation du système carcéral haïtien : un outil de lutte dans la gestion des personnes récidivistes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[André -John Carlemps Clervil &amp; Rutchine Auguste]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Apr 2026 05:49:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[La Vigie Universitaire]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Éducation]]></category>
		<category><![CDATA[Étudiants]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La gestion du système carcéral en Haïti fait face à de nombreux défis, notamment la surpopulation, l’insuffisance des infrastructures et l’absence d’outils modernes de gestion des détenus. Dans ce contexte, la question de la récidive constitue une problématique majeure pour la sécurité publique et l’efficacité du système judiciaire. En effet, l’incapacité à identifier et à [&#8230;]</p>
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<p>La gestion du système carcéral en Haïti fait face à de nombreux défis, notamment la surpopulation, l’insuffisance des infrastructures et l’absence d’outils modernes de gestion des détenus. Dans ce contexte, la question de la récidive constitue une problématique majeure pour la sécurité publique et l’efficacité du système judiciaire. En effet, l’incapacité à identifier et à suivre efficacement les personnes récidivistes compromet les efforts de lutte contre la criminalité. Dès lors, la numérisation du système carcéral apparaît comme une solution innovante susceptible d’améliorer la gestion des détenus et de renforcer les mécanismes de prévention de la récidive. Et la situation sécuritaire du pays ne cesse de s’aggraver depuis plusieurs années. Nous arrivons à un moment où toutes les infrastructures et les institutions de régulation sont à leurs plus bas niveaux, ce qui pousse les filles et les fils du pays à réfléchir aux solutions durables pouvant transformer la réalité dans laquelle nous nous trouvons aujourd&rsquo;hui. De surcroît, le système pénitentiaire est l&rsquo;une des victimes de cette situation, cela fait environ deux ans que les deux plus grands centres du pays ont été détruits, à savoir le Pénitencier National et la Prison civile de Croix-des-Bouquet, et plusieurs milliers de criminels sont évaporés dans la nature, personne n&rsquo;est au courant de leurs identités. Combien d&rsquo;entre eux ont été appréhendés par la police ? Cette question nous pousse vers d&rsquo;autres interrogations beaucoup plus spécifiques, existe-t-elle une base de données numérique centrale pour le système carcéral haïtien ? A l&rsquo;heure actuelle peut-on continuer d&rsquo;utiliser les méthodes anciennes ?&nbsp;</p>



<p>En ce sens, ce travail propose une réflexion sur la vulnérabilité du système, invite l&rsquo;État et les dirigeants à se pencher vers la modernisation du système carcéral, et se propose d’analyser en quoi la digitalisation des données carcérales peut constituer un outil stratégique dans la gestion des personnes récidivistes en Haïti.</p>



<p><strong>I. Vulnérabilités du système carcéral haïtien</strong></p>



<p>Le système carcéral haïtien présente des faiblesses structurelles importantes qui compromettent son efficacité. L’un des principaux problèmes réside dans l’absence de mécanismes fiables de gestion de l’information. En effet, les données relatives aux détenus sont souvent fragmentées, difficilement accessibles et peu standardisées, ce qui limite leur exploitation par les autorités judiciaires.</p>



<p>Les recherches sur les systèmes pénitentiaires indiquent que la gestion des données constitue un défi majeur à l’échelle internationale. Selon Carneiro et al. (2021), les bases de données carcérales sont fréquemment incomplètes ou dispersées, ce qui réduit la capacité des institutions à produire des analyses fiables et à orienter les politiques publiques. Dans le contexte haïtien, cette problématique est accentuée par l’utilisation persistante de supports papier, exposés à la détérioration et à la perte. Cette situation entrave l’identification des détenus, notamment des récidivistes, et compromet la capacité de l’État à assurer un suivi efficace. Face à ces limites, la numérisation du système carcéral apparaît comme une solution stratégique. Elle implique l’intégration des technologies de l’information dans la gestion des établissements pénitentiaires, notamment à travers la mise en place de bases de données centralisées et l’utilisation de systèmes biométriques. Le rapport du projet DIGICOR (2023) mentionne que la digitalisation des systèmes correctionnels permet d’améliorer la traçabilité des détenus, de faciliter l’accès aux informations et de renforcer la coordination entre les institutions judiciaires. Elle contribue également à une gestion plus performante et plus transparente des données.</p>



<p>Par ailleurs, les outils numériques permettent le développement de modèles analytiques visant à mieux comprendre les comportements criminels. Les travaux d’Ingram et al. (2022) montrent que les systèmes basés sur les données peuvent être utilisés pour évaluer les risques de récidive et améliorer la prise de décision judiciaire. Ainsi, la numérisation constitue un levier essentiel pour la modernisation du système pénal et l’amélioration de la gestion des personnes récidivistes. Cela pourrait aussi aider à développer une base de données pouvant faciliter la recherche à long terme sur les profils des détenus afin de savoir les causes et les éléments fondamentaux dans la mise en œuvre de l&rsquo;action qu&rsquo;ils/elles ont commis. Et, ces recherches peuvent servir de modèles scientifiques pour définir de nouvelles politiques publiques visant à réduire le taux de la criminalité, de la délinquance, etc. Ainsi, l&rsquo;État sera plus en mesure de retracer le profil sociologique des criminels.</p>



<p><strong>II. La récidive comme symptôme d&rsquo;un système défaillant.</strong></p>



<p>Les problèmes que nous connaissons aujourd&rsquo;hui ne sont pas des hasards, ils sont les résultats de la mauvaise gestion du bien commun. En ce sens, il paraît difficile de faire une analyse du système carcéral sans prendre en considération le problème structurel. Cela dit, nous ne pouvons pas négliger certains paramètres dans la gestion même du pays. Mais, dans cette section nous n’allons pas développer ce que nous entendons par “ problème structurel ”, nous évoquons seulement des éléments qui peuvent servir comme pistes de réflexion. Les problèmes institutionnels, politiques et sécuritaires sont de plus en plus complexes, pour reprendre Augustin R.« ces problèmes structurants ont contribué à la détérioration de la sécurité et du bien-être des citoyens, créant ainsi une crise profonde et complexe. » (Para. §2). Ce qui nous amène à comprendre que la crise pénitentiaire haïtienne n&rsquo;est pas un élément isolé, mais elle fait partie de la grande chaîne structurelle. Comme le montre Trouillot (1990), la crise que fait face le pays est profondément ancrée dans l&rsquo;organisation même de la nation haïtienne. Ainsi, la récidive comme symptôme d&rsquo;un système défaillant doit être pensée dans une perspective située et historique.</p>



<p>Arnaud Dandoy et Roberson Édouard (2021), dans un travail réalisé sur l&rsquo;histoire de la prison en Haïti, pose une problématique majeure dans le milieu savant haïtien, celle de la structuration de la prison dès sa sociogenèse pour en arriver à sa modernisation. Son travail nous permet de saisir comment la prison peut être dangereuse si l&rsquo;on ne peut pas gérer les dérives. Ce qui nous pousse à saisir la prison comme espace de renforcement du crime d’une part, et comme espace de réinsertion d&rsquo;autre part. La première est le résultat de la défaillance du système car il ne peut pas prendre en compte le deuxième aspect&nbsp;: la réinsertion. Cette défaillance peut être traduite par plusieurs éléments. Premièrement, le manque de contrôle sur l’administration publique. Deuxièmement, l’incapacité de l’Etat à prendre des décisions autonomes et qui ne soient pas dictées par l’internationale communautaire. Troisièmement, l’irresponsabilité du système judiciaire face aux dérives. En ce sens, la récidive est le résultat de la défaillance du système de manière générale.&nbsp;</p>



<p><strong>III- Innovation et perspectives de lutte contre la récidive&nbsp;</strong></p>



<p>En Haïti, le système pénitentiaire a été conçu pour accueillir environ 3 000 détenus or il en compte plus de 11 000, avec un taux d’occupation dépassant 40 % dans certains établissements (RNDDH, 2023). Cette surpopulation, couplée à des détentions provisoires prolongées (représentant près de 70 % de la population carcérale), crée un terreau fertile pour la récidive. Selon les rapports du Ministère de la Justice et de la Sécurité Publique (MJSP), le taux de récidive en Haïti oscille entre 30 % et 40 %, un chiffre alarmant qui reflète l’inefficacité des mécanismes de réinsertion et de prévention. Par ailleurs, les coûts socio-économiques, politiques et sociaux de la récidive sont exorbitants : instabilité sociale, perte de productivité, et pression accrue sur un système judiciaire déjà saturé. Dans un pays où les opportunités économiques sont limitées, les anciens détenus se retrouvent souvent marginalisés, ce qui perpétue le cycle de la criminalité.</p>



<p>Par exemple, la Prison Civile de Port-au-Prince, prévue pour 800 détenus, en héberge plus de 4 000 (OIM, 2022). Les conditions y sont inhumaines (manque d’hygiène et de soins médicaux. Alimentation insuffisante, violences entre détenus et corruption des gardiens). Ces conditions désocialisent les détenus et réduisent leurs chances de réinsertion, augmentant ainsi le risque de récidive. 70 % des détenus sont en attente de jugement, certains depuis plus de 5 ans (CNJ, 2021). Cette situation s’explique par la lenteur de la justice (manque de magistrats, corruption). L’absence de mécanismes alternatifs (libération sous caution, assignation à résidence), le coût élevé des procédures pour les justiciables pauvres.</p>



<p>La réinsertion sociale et professionnelle est cruciale pour briser le cycle de la criminalité (Gendreau et al. 1996) ». Or, les prisons haïtiennes offrent rarement des programmes de formation ou de thérapie. Il y a aussi l&rsquo;approche systémique. Ce modèle d&rsquo;approche pourrait être adapté pour désengorger les prisons, renforcer la confiance dans le système judiciaire, impliquer les communautés locales dans le processus de réinsertion. Intégrer des psychologues et travailleurs sociaux dans les prisons, comme au Rwanda, où les programmes de réconciliation post-génocide incluent un volet thérapeutique pour les détenus (Ministère rwandais de la Justice, 2020). En Colombie, le programme « Justicia Restaurativa » a réduit la récidive de 25 % chez les primo-délinquants (Université de Bogotá, 2021). Faisons de même, appliquons cela en Haïti, formons des médiateurs locaux (juges de paix, leaders communautaires) pour faciliter les accords de réparation (ex. : travaux communautaires, compensations financières). Remplaçons les peines courtes par des services à la communauté (nettoyage de quartiers, reconstruction d’écoles), comme au Portugal, où cette mesure a réduit la récidive de 18 % (Observatoire portugais de la criminalité, 2022). Ce serait des avantages pour Haïti. Et nous pouvons ajouter de corps de métier pouvant faciliter non seulement la réintégration de l’individu, mais le développement économique du point de vue micro. Ainsi,les anciens prisonniers sauront quoi faire pour gagner leur pain quotidien.</p>



<p><strong>IV. Application et limites</strong></p>



<p>Dans la gestion actuelle, la nouvelle technologie joue un rôle clé, elle permet de contrôler et gérer les détenus d&rsquo;une part, et elle permet de consolider le système carcéral en lien avec le système judiciaire d&rsquo;autre part. C&rsquo;est dans cette optique que l&rsquo;on trouve dans certains pays, comme les États-Unis d&rsquo;Amérique du Nord, la France certains algorithmes, des logiciels spécifiques conçus dans le but de rendre plus efficace la justice ainsi que le système carcéral. Dans son travail intitulé&nbsp;<em>Comprendre la justice algorithmisée,</em>&nbsp;Aurélie Jean (2021) propose une analyse qui élucide l&rsquo;intégration des nouvelles technologies dans le système judiciaire. Cependant, comme il l&rsquo;a si bien mentionné, « il existe des opportunités et des risques dans le développement et l’utilisation d’outils algorithmiques dans le domaine de la justice, les risques de discrimination technologique et d’utilisation aveugle de la part des acteurs de la justice étant les menaces principales ». Dans ce cas, l&rsquo;intégration de cette technologie doit se faire avec beaucoup d&rsquo;expertise et doit prendre en compte le contexte social et culturel haïtien si l&rsquo;on veut l&rsquo;intégrer dans notre système. Car, cette technologie peut être dangereuse d&rsquo;un côté.&nbsp;</p>



<p>De fait, plusieurs facteurs peuvent contribuer au biais algorithmique : des données faussées, des préjugés dans la conception, des facteurs sociotechniques (Awan, 2023). Sans doute, les machines sont des inventions humaines, certaines valeurs individuelles ou collectives peuvent être incorporéesdès la programmation du logiciel d&rsquo;algorithmique. Toute intégration de cette technologie dans un contexte spécifique doit prendre en considération les particularités sociales et culturelles pour éviter certaines formes de préjugés. Dans le cas précis d&rsquo;Haïti, face à la montée de la violence et les problèmes institutionnels que connaît le pays, cette modernisation doit être plus globale. Elle doit d&rsquo;abord tenir compte de la modernisation de l&rsquo;institution policière et de la justice haïtienne dans sa généralité. Ensuite, elle doit être définie dans un cadre légal accessible aux institutions régaliennes. Ce qui facilite l&rsquo;interconnexion des systèmes et limitera les erreurs. Ainsi, les données seront utilisées par les institutions pour les besoins nécessaires.</p>



<p><strong>Conclusion&nbsp;</strong></p>



<p>Il est clair que la numérisation du système carcéral haïtien ne constitue pas un luxe technologique, mais une nécessité stratégique. Face à l&rsquo;effondrement des infrastructures pénitentiaires, à la perte de milliers de dossiers et à l&rsquo;incapacité croissante de l&rsquo;État à identifier et à suivre les personnes récidivistes, les méthodes traditionnelles de gestion des détenus ont montré leurs limites de manière évidente.</p>



<p>La digitalisation des données carcérales offre des perspectives prometteuses, elle représente donc un levier réel pour réduire la récidive et renforcer la sécurité publique. Cependant, cette modernisation ne saurait être importée telle quelle. L&rsquo;expérience d&rsquo;autres pays, notamment les États-Unis et la France, nous enseigne que les outils algorithmiques comportent des risques réels de biais et de discrimination lorsqu&rsquo;ils ne sont pas encadrés rigoureusement. Dans le contexte haïtien, marqué par des fragilités institutionnelles profondes et une crise structurelle multidimensionnelle,l&rsquo;intégration de ces technologies exige une démarche progressive et contextualisée : modernisation préalable des institutions policières et judiciaires, élaboration d&rsquo;un cadre légal adapté, et formation des acteurs concernés.</p>



<p>En définitive, la transformation du système pénitentiaire haïtien ne peut se réduire à une question technique. Elle engage une volonté politique, une vision à long terme et une responsabilité collective. La numérisation en est un outil essentiel, à condition qu&rsquo;elle s&rsquo;inscrive dans une réforme plus globale, respectueuse des réalités sociales et culturelles du pays. C&rsquo;est à ce prix que l&rsquo;État haïtien pourra espérer briser le cycle de la récidive et poser les bases d&rsquo;un système pénal plus juste et plus performant.</p>



<p><strong>Bibliographie</strong></p>



<p>Augustin, R. (2025). Crise sécuritaire et humanitaire en Haïti : Causes, répercussions et solutions durables. Études caribéennes, 60-61.&nbsp;<a href="https://doi.org/10.4000/14few">https://doi.org/10.4000/14few</a></p>



<p>Awan, A. A. (2023). What is algorithmic bias? DataCamp.&nbsp;<a href="https://www.datacamp.com/blog/what-is-algorithmic-bias">https://www.datacamp.com/blog/what-is-algorithmic-bias</a></p>



<p>Carneiro, G. F., Cardoso, R. A. L., Dorés, À. P., &amp; Menezes, J. E. X. (2021). Perspectives and challenges in the analysis of prison systems data.</p>



<p>Crisis Group (2025) : Analyse de la transition politique et de l’impact des&nbsp;<a href="http://gangscrisisgroup.org/">gangscrisisgroup.org</a>.</p>



<p>Dandoy, A. et Edouard, R. (2021). Émergence de la prison moderne en Haïti : discours, pratiques, institutions. Déviance et Société, 45(3), 383-415.&nbsp;<a href="https://doi.org/10.3917/ds.453.0025">https://doi.org/10.3917/ds.453.0025</a>.</p>



<p>DIGICOR Project. (2023). Digitalisation in correctional systems.&nbsp;</p>



<p>Ingram, E., Gursoy, F., &amp; Kakadiaris, I. A. (2022). Accuracy, fairness, and interpretability of machine learning criminal recidivism models.</p>



<p>Jean, A. (2021). Comprendre la justice algorithmisée. Variances.&nbsp;<a href="https://variances.eu/?p=6098">https://variances.eu/?p=6098</a></p>



<p>ONU/OHCHR (2025-2026) : Rapports sur les droits humains et la violence des gangs en Haïtihrw.org&nbsp;</p>



<p>PNUD (2023-2025) : Programme d’appui à la justice et lutte contre l’impunité (PAJLI)<a href="http://undp.org/">undp.org</a>.</p>



<p>RNDDH (2023-2024) : Données sur les jugements pénaux et la surpopulation carcéralehrw.org</p>



<p>Trouillot, M.-R. (1990). Haiti, state against nation: The origins and legacy of Duvalierism. Monthly Review Press.</p>



<p><strong>À propos des auteurs</strong></p>



<p>André-John Carlemps CLERVIL, étudiant finissant en anthropologie/Sociologie.&nbsp;</p>



<p>Ruthchine AUGUSTE, diplômée en sciences informatiques, passionnée par les réseaux, les bases de données, la gestion de projet et la rédaction technique.</p>



<p></p>
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		<title>Haïti : quand la haine s’invite dans les « lives » des artistes</title>
		<link>http://radiotelemasseillaninfo.com/haiti-quand-la-haine-sinvite-dans-les-lives-des-artistes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[James ANTOINE]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Mar 2026 20:59:57 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En Haïti, les réseaux sociaux occupent aujourd’hui une place centrale dans la formation de l’opinion publique. Les artistes, en raison de leur visibilité et de leur influence symbolique, y interviennent régulièrement à travers des diffusions en direct qui rassemblent un large public. Ces espaces numériques, initialement dédiés au divertissement et aux échanges culturels, sont devenus [&#8230;]</p>
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<p>En Haïti, les réseaux sociaux occupent aujourd’hui une place centrale dans la formation de l’opinion publique. Les artistes, en raison de leur visibilité et de leur influence symbolique, y interviennent régulièrement à travers des diffusions en direct qui rassemblent un large public. Ces espaces numériques, initialement dédiés au divertissement et aux échanges culturels, sont devenus de véritables arènes de débat social. Dans un contexte marqué par l’insécurité, la fragilité institutionnelle et la polarisation des discours, les paroles prononcées en ligne ne sont jamais neutres : elles participent à la construction des normes et à la définition des frontières du «vivre-ensemble».</p>



<p>Ces déclarations calomnieuses visant des personnes en raison de leur orientation sexuelle soulèvent ainsi une interrogation centrale : comment les discours à prétention homophobes tenus par certains artistes haïtiens dans les directs (live) sur les réseaux sociaux participent-ils à la production et à la légitimation d’un ordre de genre excluant ? Plus précisément, en quoi ces prises de parole contribuent-elles à hiérarchiser les vies et à exclure symboliquement certaines personnes de la pleine reconnaissance citoyenne ? Comment la confusion fréquente entre sexe biologique, genre et orientation sexuelle participe-t-elle à la naturalisation de l’hétérosexualité comme norme dominante ? Enfin, dans quelle mesure la référence à la liberté d’expression peut-elle servir à justifier ou à banaliser des formes de violence symbolique ?</p>



<p>Pour répondre à ces interrogations, cette étude adopte une approche qualitative ancrée dans la sociologie critique du genre. Elle s’appuie sur l’analyse d’extraits de déclarations publiques prononcées lors de diffusions en direct sur TikTok, Facebook et Instagram. Le corpus est constitué de propos explicitement stigmatisants ou violents, examinés à travers une analyse du discours attentive aux registres lexicaux mobilisés (pathologisation, purification, menace) et éclairée par les apports de la sociologie féministe matérialiste française (Delphy, 1998 ; Mathieu, 1991) ainsi que par une perspective socio-juridique sur les tensions entre liberté d’expression et protection de la dignité humaine (Lochak, 2007). L’objectif n’est pas de juger des individus, mais de comprendre les mécanismes sociaux par lesquels certains discours contribuent à renforcer des normes de genre excluantes dans l’espace public numérique haïtien.</p>



<p><strong>Analyse des discours à prétention homophobes dans les directs</strong></p>



<p>Sur TikTok, Facebook et Instagram, les « lives » d’artistes attirent chaque soir des milliers d’internautes, haïtiens, dans la majeure partie. Au départ, il est question de musique, d’actualité culturelle ou de débats de société. Cependant, certains directs basculent rapidement vers des propos d’une extrême gravité.</p>



<p>Lors d’une diffusion récente, un artiste a déclaré : « Si mon fils devient homosexuel, je préfère le voir mort. » Quelques instants plus tard, un autre intervenant a ajouté : « Ces gens-là méritent d’être éliminés. »</p>



<p>Ces déclarations ne peuvent être réduites à de simples excès de langage. En effet, elles opèrent une hiérarchisation radicale des vies. En affirmant qu’un individu « mérite » la mort ou l’élimination, le locuteur retire symboliquement à la personne visée sa qualité de sujet digne de protection. Comme l’a montré Lochak (2007), l’universalité des droits repose sur l’égalité en dignité. Dès lors, lorsque certains individus sont présentés comme éliminables, c’est le principe même de cette universalité qui se trouve fragilisé. Ainsi, le discours devient un acte de désaffiliation symbolique : il place une catégorie de personnes en dehors de la communauté morale et juridique.</p>



<p>Un rappeur se revendiquant de «&nbsp;old school&nbsp;» &nbsp;a affirmé : « L’homosexualité est une maladie qu’il faut éradiquer. » « Il faut nettoyer le pays de ces pratiques » a-t-il ajouté sur un ton sévère.</p>



<p>Le registre lexical mobilisé est, ici, particulièrement révélateur. En effet, les termes « maladie », « éradiquer » et « nettoyer » appartiennent au vocabulaire médical et hygiéniste. Par conséquent, ils construisent l’homosexualité comme une menace pour le corps social, qu’il conviendrait de traiter, voire de purifier. Dans la perspective matérialiste développée par Delphy (1998), le genre constitue un système de rapports sociaux fondé sur la domination masculine et l’hétérosexualité obligatoire. Dès lors, qualifier l’homosexualité de pathologie participe à la naturalisation de l’ordre hétérosexuel : ce qui s’en écarte est défini comme anormal, déviant, voire dangereux. Autrement dit, la rhétorique de l’éradication ne vise pas seulement des pratiques ; elle contribue à protéger un ordre social hiérarchisé.</p>



<p>Cette logique de purification renvoie également aux mécanismes de construction symbolique des catégories sexuelles. À cet égard, Mathieu (1991) a montré que les différences de sexe et de genre ne sont pas de simples données biologiques, mais des constructions sociales et symboliques. Or, le langage constitue précisément l’un de ces dispositifs. En nommant certains comportements « contre nature » ou « malades », le discours réaffirme les frontières du masculin et du féminin légitimes. Ainsi, il rappelle à l’ordre celles et ceux qui transgressent la norme dominante.</p>



<p>Par ailleurs, le ton s’est fait plus menaçant : « Si j’en vois un dans mon quartier, je saurai quoi faire. » Enfin, certains ont invoqué la religion pour appuyer leurs propos : « Dieu nous demande de les punir. »</p>



<p>À ce stade, la parole franchit un seuil supplémentaire. Elle ne se contente plus de juger ; elle suggère l’action. En ce sens, la menace implicite transforme le discours en potentiel déclencheur de violence. De plus, l’invocation de la religion confère à cette menace une légitimité supérieure, en la présentant comme conforme à une volonté transcendante. Par conséquent, l’opinion individuelle tend à se transformer en injonction morale collective.</p>



<p>Comme l’a analysé Fassin (2008), les controverses autour de la sexualité dépassent largement la sphère privée ; elles engagent une définition de la citoyenneté et de l’appartenance nationale. Ainsi, lorsque des figures publiques présentent certaines personnes comme moralement punissables ou socialement indésirables, elles contribuent à restreindre symboliquement leur accès à la pleine citoyenneté. En d’autres termes, le débat sur l’homosexualité devient un débat sur les conditions mêmes de l’appartenance à la communauté nationale.</p>



<p><strong>Une rhétorique homophobe qui banalise la violence</strong></p>



<p>D’une part, plusieurs artistes revendiquent leur liberté d’expression. D’autre part, ils semblent ignorer que, dans toute société démocratique, cette liberté trouve sa limite là où commence l’incitation à la violence. En effet, comme l’a rappelé Lochak (2007), la liberté d’expression doit toujours être conciliée avec la protection des droits fondamentaux et de la dignité des personnes. Ainsi, revendiquer sa parole ne peut justifier la production de discours qui dénient la valeur de certaines vies.</p>



<p>Les droits humains reposent sur le principe d’égalité en dignité de toutes et tous. Or, affirmer que certains « méritent d’être éliminés » constitue une négation symbolique de ce principe fondamental. Du point de vue sociologique, ces propos traduisent une<em> </em><strong><em>hiérarchisation implicite des vies</em></strong><em> </em>: certaines existences sont présentées comme moins légitimes ou socialement indésirables. Comme le rappellent Delphy (1998) et Mathieu (1991), le genre et les catégories sexuelles sont des constructions sociales et symboliques, servant à organiser la hiérarchie sociale et à légitimer certaines formes de domination. Les propos homophobes analysés participent ainsi à reproduire ces rapports de pouvoir.</p>



<p>Par ailleurs, les débats révèlent une confusion persistante entre sexe biologique, genre et orientation sexuelle. Selon Fassin (2008), présenter l’homosexualité comme une « anomalie » ou une « menace » permet de naturaliser l’ordre hétérosexuel et d’exclure symboliquement celles et ceux qui s’en écartent. Ainsi, la parole publique participe à la<strong><em> </em></strong><em>reproduction des normes dominantes</em><strong><em>.</em></strong></p>



<p>Qualifier l’homosexualité de « maladie » ne relève pas seulement d’une incompréhension scientifique ; il s’agit d’un <em>discours normatif</em> qui déplace la question des droits humains vers celle de la correction sociale. Comme le montrent Delphy (1998) et Mathieu (1991), la pathologisation des minorités sexuelles est un outil symbolique pour maintenir les hiérarchies sociales existantes.</p>



<p>L’analyse des propos diffusés révèle l’usage systématique d’un vocabulaire d’exclusion. Premièrement, les termes « éliminer », « éradiquer » et « nettoyer » relèvent d’un champ lexical de suppression, contribuant à <em>déshumaniser symboliquement</em> les personnes visées. Deuxièmement, des formules comme « je préfère le voir mort » ou « je saurai quoi faire » suggèrent une légitimation implicite de la violence. Troisièmement, l’invocation de la religion transforme une opinion individuelle en <em>injunction morale collective</em>, renforçant le poids symbolique de ces discours.</p>



<p>En définitive, ces prises de parole participent à la <em>banalisation de l’homophobie</em>, construisent l’idée d’un « ennemi intérieur » et alimentent un climat de stigmatisation. Elles montrent comment le langage et le pouvoir se combinent pour reproduire des normes de genre et de sexualité dominantes.</p>



<p>Une fois le direct terminé, l’écran devient noir. Mais les paroles, elles, restent. Comme nous avons montré à travers notre analyse, ces déclarations publiques ne sont pas de simples opinions ; elles participent à la construction d’un ordre social et symbolique où certaines vies sont hiérarchisées et certaines identités exclues. En Haïti, les discours homophobes diffusés sur les réseaux sociaux révèlent comment le langage peut légitimer la violence, renforcer les normes de genre dominantes et naturaliser l’hétérosexualité comme norme sociale et politique.</p>



<p>À l’ère numérique, un mot prononcé devant des milliers d’abonnés peut devenir une norme implicite. Cela interroge non seulement la liberté d’expression, mais aussi la responsabilité sociale des figures publiques et des communautés numériques dans la production et la circulation des normes.</p>



<p>Ainsi, au-delà de la dénonciation des propos eux-mêmes, cette analyse ouvre une nouvelle perspective : il s’agit d’envisager les « lives » et les réseaux sociaux comme des espaces où se négocient activement les normes sociales, les rapports de pouvoir et la reconnaissance des droits humains. La question n’est plus seulement de contrôler les paroles, mais de construire collectivement une culture numérique qui défende la dignité de toutes et tous, et qui permette de transformer les espaces virtuels en lieux de coexistence respectueuse plutôt qu’en instruments de stigmatisation et de violence symbolique.</p>



<p>Auteur&nbsp;: James ANTOINE</p>



<p><strong>Références</strong></p>



<p>DELPHY, C. (1998). <em>L’ennemi principal</em>. Paris : Syllepse.</p>



<p>FASSIN, É. (2008). <em>L’inversion de la question homosexuelle</em>. Paris : Éditions Amsterdam.</p>



<p>LOCHAK, D. (2007). <em>Le droit et les paradoxes de l’universalité</em>. Paris : Presses universitaires de France.</p>



<p>MATHIEU, N.-C. (1991). <em>L’anatomie politique : Catégorisations et idéologies du sexe</em>. Paris : Côté-femmes.</p>



<p></p>
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		<title>Étudiant-militant : une nouvelle tentative de noyer la pensée critique au sein des universités en Haïti</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Dorisca Wesly]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Feb 2026 17:41:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[La Vigie Universitaire]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Étudiant -militant]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il est tout à fait courant, dans l’environnement universitaire, qu’un étudiant ou un professeur soit affublé du qualificatif de militant. C’est ainsi que le discours de l’étudiant-militant commence à prendre place dans les discussions irréversiblement académiques : les séances de cours, les rapports inter-étudiants, ainsi que les relations entre étudiants et personnels administratifs. Il est [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Il est tout à fait courant, dans l’environnement universitaire, qu’un étudiant ou un professeur soit affublé du qualificatif de militant. C’est ainsi que le discours de l’étudiant-militant commence à prendre place dans les discussions irréversiblement académiques : les séances de cours, les rapports inter-étudiants, ainsi que les relations entre étudiants et personnels administratifs. Il est parfois utilisé comme un moyen d’attaquer ou de repousser l’autre. D’entrée de jeu, l’attribution du qualificatif de militant tient compte des rapports et de cet espace par le biais d’une mise en discours tendant vers des attributions et représentations péjoratives. Toutefois, on peut remarquer que cette étiquette n’est pas attribuée à tous-tes les étudiant·es, mais bien au contraire à une catégorie d’étudiant·es jugée, parfois, en fonction de leurs démarches académiques et théoriques, de leurs positions idéologiques et de leurs discours sur le fonctionnement de l’espace universitaire auquel ils sont attachés.</p>



<p>Il arrive même parfois que le travail d’un·e étudiant·e ne soit pas apprécié à sa juste valeur du fait qu’il mobilise un auteur ou une théorie dont on ne veut plus entendre parler. À cet effet, l’étudiant-militant est perçu comme un élément gênant à la fois pour l’espace et pour ses autres camarades, comme si le fait de critiquer la mauvaise gouvernance de l’espace académique, d’exiger des cours de qualité et des bibliothèques constituait un crime que l’université s’adonne à pourchasser à tout prix.</p>



<p>Dès lors, dans le cadre de cet article, notre objectif, en termes d’intérêt, vise à analyser le rôle de ce discours au sein de l’université sans nier ces interrogations complexes : le discours de l’étudiant-militant serait-il une réfutation catégorique de la pensée critique au sein de l’université ? Comment ce qualificatif participe-t-il à la réduction de l’étudiant en un simple sujet idéologique, dénué de tout esprit critique scientifique ? D’abord, la première partie de cette discussion sera consacrée à montrer les cheminements de construction d’un discours devenu dominant au sein de l’université, sa finalité et ses conséquences. Ensuite, nous aborderons la mission de l’université, une discussion qui sera faite en deux moments, à savoir : l’université dans sa mission de production de savoir critique et l’université dans sa mission politique.</p>



<p><strong>Le discours dominant</strong>&nbsp;</p>



<p>Le terme militant dans un contexte universitaire peut s’aborder de diverses façons en tenant compte des nuances dont il charrie. Son utilisation première vient du latin (militia) ; il sert à désigner à l’origine celui qui combat, qui lutte &#8211; parfois dans des luttes armées &#8211; pour se défendre ou, du moins, imposer ses idées. D’un point de vue historique, au sein des milieux universitaires, le terme étudiant-militant commence à être utilisé surtout à partir des années 1960, à l’époque de l’implication active des étudiant·e·s dans des luttes pour la démocratisation, l’anticolonialisme et les réformes universitaires. Dans le cas d’Haïti, nous pouvons remonter avant 1960, car depuis 1929 les étudiant·e·s ont participé activement à des luttes contre l’occupation américaine d’Haïti, organisé des journées de grève et des mouvements de protestation contre la mauvaise gouvernance et les ingérences politiques.</p>



<p>Pour une tentative de définition, Julien Faessel, à partir d’un texte intitulé Le militantisme étudiant à Toulouse : l’engagement en question, a pris soin de définir le militant comme celui qui combat, qui lutte, qui cherche par l’action à faire triompher ses idées, ses opinions, qui défend activement, qui milite dans une organisation, un parti, un syndicat. Ainsi, en tenant compte du militantisme dans un contexte estudiantin, celui-ci fait référence aux engagements pris par l’étudiant·e en vue de promouvoir certaines valeurs, défendre des causes sociales ou politiques dont l’espace universitaire n’est pour lui qu’un terrain d’expérience et de prise de position.</p>



<p>Un autre facteur important à prendre en considération chez l’étudiant-militant repose dans sa démarche académique et de formation intellectuelle, d’où ce dernier se manifeste par un esprit critique aiguisé, une recherche de compréhension et d’analyse des problèmes sociaux dont l’intérêt porte à transformer la réalité. Du coup, l’acte de penser devient important pour celui-ci, car cela l’implique à faire une articulation dialectique entre théorie et pratique. L’espace d’étude est l’endroit où l’étudiant prend connaissance des théories. Foucault nous invite à penser les rapports qui existent entre théorie et pratique, mais, dans le cadre de notre travail, l’accent est plutôt mis sur les travaux de Louis Althusser. La production des savoirs, dit-il, est faite de pratique sociale ; l’étudiant, lui, est appelé à penser en fonction des démarches théoriques et scientifiques. Pour Harold Garfinkel, sociologue américain, les étudiant·e·s militant·e·s ne sont pas des idiot·e·s culturels·les, mais bien au contraire, ils sont en mesure de prendre distance aux pratiques et aux vécus afin de soumettre une analyse critique en appliquant la neutralité axiologique. De ce fait, c’est à partir de ces considérations sur l’étudiant-militant que s’assoit notre analyse au regard des auteurs qui travaillent sur la question dans le but de comprendre les retombées du discours étudiant-militant au sein même de l’université. Ainsi, on peut se demander que devient l’acte de pensée compte tenu de l’utilisation faite par le discours étudiant-militant à l’université ?</p>



<p>Notre première considération, vue avec Julien Faessel et Harold Garfinkel, vise à montrer un regard appréciatif de l’étudiant-militant ; a priori, ce regard n’est pas tout à fait dominant à l’université en Haïti. Quand on colle le qualificatif de militant à un·e étudiant·e, il·elle est plutôt perçu·e comme celui ou celle qui dérange tout, qui perturbe, qui participe à créer des situations pouvant paniquer ou paralyser le bon fonctionnement de l’établissement. Cela nous permettra de revenir vers notre dernière interrogation visant à comprendre l’action de penser dans un environnement répulsif pour une catégorie bien spécifique, compte tenu du postulat stipulant que l’étudiant est appelé à penser, analyser, comprendre afin de produire des réflexions en vue d’aider sa communauté. À cet effet, l’action de penser peut être saisie dans une logique dualiste prenant en compte deux angles : une pensée critique dominée, une pensée simple dominante. Pour ce faire, nous aborderons chacune séparément en montrant les mécanismes par lesquels une pensée devient dominante au détriment d’une autre.</p>



<p>Desbiens (1999) définit la pensée critique comme la liberté de douter, d’interroger, de critiquer et de s’exprimer. Au lieu de se laisser aller à la facilité, ce dernier nous invite à réfléchir, à éviter le superficiel. La pensée dite critique favorise l’analyse objective de n’importe quelle affirmation, source de croyance, afin d’en évaluer la précision, la vérité ou la valeur. Avec Vallejo-Gomez, la pensée critique tend à se rapprocher de la notion de pensée complexe étudiée par Edgar Morin. C’est une pensée qui relie &#8211; elle est donc contre l’isolement des objets de connaissance &#8211; restitue les connaissances en disciplines et les compartiments dans leur contexte et, si possible, dans la globalité dont ils font partie. Cette pensée exige d’en assumer les contradictions et l’incertitude et de développer une approche multidimensionnelle en intégrant le dialogue entre l’ordre et le désordre, le simple et le complexe, pour une connaissance plus complète de la réalité.</p>



<p>&nbsp;Par ailleurs, la pensée simple, de son côté, est définie comme le fait de prendre en compte seulement ce qui apparaît comme une évidence ou une vérité : on ne remet pas en cause les événements et on considère comme un fait acquis l’impression dominante. Dans les démarches académiques, on parle souvent d’une pensée qui ne remet pas en question, aussi appelée pensée non critique, naïve ou conformiste. Elle se fonde sur des impressions immédiates, des interprétations superficielles de la réalité, des croyances communes ou des idées simplifiées, d’où le fait que l’acte d’analyser, de questionner pour comprendre est mis au second plan.</p>



<p>Le réalisme naïf est l’un des concepts les plus utilisés académiquement pour décrire cette façon de penser. Utilisé en psychologie populaire, en psychologie cognitive ou en philosophie de l’esprit, le réalisme naïf désigne une structure cognitive spontanée qui vise à interpréter le monde et les faits hors de toute rigueur et d’analyse correcte, mais plutôt à partir d’une interprétation qui se construit sur l’intuition du sens commun. Pour Kurt Lewin, en état de réalisme naïf, l’étudiant tend à percevoir le monde tel qu’il se présente ; les perceptions naïves tendent à devenir objectives. Jean Piaget nous dit que cette forme d’interprétation n’est qu’une compréhension brute de la réalité, souvent sans distinction entre subjectivité et objectivité. Dans les travaux cognitifs et philosophiques de Dennett et Churchland, cette façon de penser est constituée comme une heuristique non réfléchie dont les limites reposent sur une absence accrue de sens critique, et où les rudiments perceptuels sont considérés comme des réalités objectives.</p>



<p>Pour revenir à notre préoccupation principale, la pensée simple analysée dans les paragraphes précédents s’est constituée comme une échappatoire pour tout.e étudiant.e qui veut fuir le discours étudiant-militant ; par ailleurs, elle s’est érigée en pensée dominante. L’étudiant.e ne fuit pas simplement le qualificatif, mais il fuit aussi tout ce qui peut le relier à ce discours, et il-elle tend à devenir l’étudiant.e préféré.e de certains professeurs, camarades et dirigeants conservateurs hostiles à toute forme de transformation progressiste. À mesure que ce discours produit des préférés, des étudiant.e.s privilégié.e.s simplement par le fait de répondre à une logique dominante et pacificatrice, il produit aussi des marginaux, des exclus.</p>



<p>En conséquence, l’étudiant.e préféré.e et privilégié.e ne remet plus en question : il ne questionne pas la façon dont les cours sont dispensés, la qualité des professeurs, les programmes d’études, pas même la mauvaise gestion académique et administrative qui est souvent à l’œuvre dans les espaces d’études (faculté). Ce discours est devenu dominant car il est instrumentalisé, orienté et produit dans des mécanismes de rapports de pouvoir. Pour citer Foucault (1971) dans L’ordre du discours : « Dans toutes les sociétés, la production des discours est à la fois contrôlée, sélectionnée, organisée et distribuée par un certain nombre de procédures qui ont pour rôle de conjurer les pouvoirs. » Marx et Engels nous invitent à comprendre que les idées dominantes ne sont pas neutres, mais qu’elles découlent directement des rapports sociaux. Dans les théories de l’hégémonie de Gramsci sur l’étude du discours dominant, la domination d’un discours ou d’une pensée ne repose pas uniquement sur la contrainte, mais sert également les intérêts de ceux qui le contrôlent, en l’occurrence l’intérêt du groupe qui contrôle le discours.</p>



<p>En conséquence, pour paraphraser Marcuse (1964) dans ses critiques contre la modernité instrumentalisée, l’université ne fait que produire des étudiant.e.s unidimensionnel.le.s. Ceci s’explique par le fait que l’étudiant.e est inséré.e dans un environnement d’étude où la pensée critique et la capacité de remise en question sont étouffées dans un jeu de bon enfant conformisme et une conscience soumise qui ne fait que consommer pour reproduire. L’étudiant.e, dans ses modes de réflexion, est aussi standardisé.e vers une pensée unifiée et automatique, influencée par un conformisme idéologique et des normes sociales préétablies dont la conformité est plutôt privilégiée que l’analyse critique.</p>



<p><strong>Retour sur la mission de l’université : mission critique et mission politique</strong></p>



<p>L’un des travaux qui abordent la mission de l’université en Haïti est celui réalisé par Jean Rony Gustave dans son texte intitulé L’Université en Haïti face à sa mission de service à la communauté, dans lequel l’auteur fait mention de trois missions principales de l’université, à savoir : mission d’enseignement, mission de recherche et service à la communauté. L’université n’y est pas mentionnée comme un espace de production de savoir critique. Ces trois missions tendent à réduire l’université à son utilisation traditionnelle ; pourtant, dans le contexte d’émergence des universités dans le monde contemporain, il est tout à fait nécessaire d’en redéfinir la mission en vue d’en explorer une utilité plus large. C’est ainsi que nous n’allons pas aborder l’université dans la vision traditionnelle courante, mais bien au contraire selon deux aspects : l’université dans sa mission critique et l’université comme lieu de construction de la conscience politique.</p>



<p>Patry (1975) voit dans la critique une fonction importante dont l’université doit s’assurer, raison pour laquelle il pose la question : que faut-il entendre par critique lorsqu’on parle de fonction critique de l’université ? Comment restituer l’université dans son nouveau contexte social de manière que ses visées soient intégrées aux obligations présentes ? Deux périodes sont donc à prendre en considération pour bien situer les discussions sur la mission critique de l’université. Arrupe nous présente ses nouveaux regards sur l’université, qui faisaient leur apparition, si tard soit-elle, vers 1966, à l’occasion de l’anniversaire de l’université Fordham, où cette phrase a été retenue : « L’avenir est à qui saura réussir dans l’éducation les forces critiques ». Ce nouveau regard va être renforcé par les événements de Mai 68. Lors d’un discours prononcé à l’université Queen’s sur le cri « L’université d’aujourd’hui et de demain », il cite un extrait du discours :</p>



<p>«&nbsp;Les universités jouent un rôle essentiel en aidant à maintenir la vitalité d’une société libre. Elles le font en fournissant les conditions et les moyens par lesquels universitaires et étudiants sont aptes à examiner, à analyser et à critiquer les opérations et les objectifs de la société et à poursuivre la vérité là où elle se trouve, sans crainte de représailles.&nbsp;»</p>



<p>De ce fait, poser le problème de la mission critique de l’université, c’est nous situer au cœur de cette responsabilité. Cette fonction doit s’exercer avec compétence, sens des responsabilités, mais aussi avec franchise et honnêteté. L’université doit évoluer dans un contexte de très grande liberté, tant sur le plan conceptuel qu’idéologique. Tout ce qui peut diminuer cette liberté devient une entrave à l’exercice d’une fonction critique valable.</p>



<p>Notre deuxième intérêt dans cette partie consiste à restituer le regard sur la mission politique de l’université. L’œuvre de Suzy Castor (1980) intitulée Étudiants et luttes sociales dans la Caraïbe nous sera utile pour aborder cette question. Ce travail n’est qu’une analyse historique et sociopolitique du rôle des étudiants dans les mouvements de changement social à travers la Caraïbe. Suzy Castor ne voit pas dans l’université un simple lieu d’enseignement, mais aussi un espace de construction de conscience politique et d’engagement. L’université est donc ce lieu où se confrontent les idées, les classes sociales et les leaders capables de questionner l’ordre établi. Ainsi, les étudiants ne devraient pas être constitués en simples spectateurs de l’histoire, mais, au contraire, en acteurs actifs de la transformation sociale.</p>



<p>Lors des événements de Mai 68, Touraine (1968) a déclaré : « La politique est entrée à l’université et n’en sortira plus ». Plus l’université sera moderne et scientifique, plus elle sera engagée, idéologique et politique. Plus les jeunes étudieront, plus ils contesteront, critiqueront, accuseront. Dans une discussion à l’occasion de Café Philo, le professeur Yves Dorestal a déclaré que l’université n’est pas apolitique ; elle s’inscrit au cœur même des préoccupations sociales et politiques. Dire que l’université est un espace politique sous-entend qu’elle est un espace de contradiction où les idées se confrontent, les visions du monde s’affrontent, les valeurs et les intérêts divergent. D’où la nécessité pour que cette dernière soit en mesure de former des citoyens engagés, d’agir comme un pôle de réflexion orienté vers la quête de la justice sociale, la démocratie et la transformation sociale, afin de devenir un acteur clé dans la résolution des défis auxquels font face les sociétés.</p>



<p>Nous arrivons à la fin de notre article. Dans un premier temps, notre intérêt a été d’analyser les retombées d’un discours identifié au sein de l’université, son impact et la manière dont il s’est constitué en discours dominant, surtout lorsqu’il est orienté, fabriqué et contrôlé. Ainsi, son utilisation finale n’est que de transformer l’impression dominante en un ordre établi, en appliquant une démarche de pacification anti-académique et anti-scientifique. Dans un second temps, nous avons tenté de resituer la mission de l’université dans le monde contemporain. Au-delà des trois missions traditionnelles les plus courantes, il est nécessaire de repenser le rôle de l’université dans le contexte haïtien. Cependant, si, du point de vue critique et politique, l’université est devenue aujourd’hui si indifférente, cela n’a pas toujours été le cas. Historiquement, l’université en Haïti a eu un rôle participatif dans les questions sociales et politiques. Gilbert (2009) retrace les engagements sociaux et politiques de l’université en Haïti à travers cinq grands moments : l’université dans la conjoncture politique de 1929, impliquant les grèves des étudiants de Damiens et d’autres établissements d’enseignement du pays ; les étudiants dans la conjoncture de 1946 ; le mouvement estudiantin face à la dictature de Papa Doc ; la Fédération Nationale des Étudiants Haïtiens (FENEH) dans la conjoncture politique de 1986-1996 ; et enfin, les étudiants dans la conjoncture politique de 2002-2004. Tenant compte de ces éléments, l’université en Haïti ne se trouve-t-elle pas aujourd’hui face à une nouvelle orientation académique, idéologique et politique, en accord avec une vision dominante anti-progressiste ?</p>



<p>Auteur : Dorisca Wesly, Étudiant à l’Université d’État d’Haïti (UEH)</p>



<p></p>



<p><strong>Références bibliographiques&nbsp;</strong></p>



<p>1. Amani, T. C. (2018). Étudiant, syndicat et engagement politique (Vol. 2, pp. 1‑35). www.my.editions-eu.com [Consulté le 10 novembre 2025]</p>



<p>2. Amiot, M. (1970). La politique à l’université. L’homme et la société, (16), 95‑110. [Consulté le 19 novembre 2025]</p>



<p>3. Boisvert, J. (2015). Pensée critique : Définition, illustration et applications. Revue des sciences de psychologie, 3‑33.</p>



<p>4. Bourdieu, P., &amp; Boltanski, L. (1976). La production de l’idéologie dominante. Actes de la recherche en sciences sociales, 12(2‑3), 3‑73. https://doi.org/10.3406/arss.1976.3443 [Consulté le 24 novembre 2025]</p>



<p>5. Carboni, N. (2013). Le syndicalisme étudiant des années 1970 et 1980 : Une antichambre du pouvoir politique ? Espaces et cultures. OpenEdition. https://journals.openedition.org/secles/703 [Consulté le 15 novembre 2025]</p>



<p>6. Dupin, F. (2011). Le paradoxe de la pensée de Vincent Gitot. Le philosophoire, (35), 159‑170. https://shs.cairn.info/revue-le-philosophoire-2011-1-page-159?lang=fr [Consulté le 22 novembre 2025]</p>



<p>7. Durand, J.-P. (1997). La pensée critique peut-elle être utile ? La revue du MAUSS, 1‑22. https://hal.science/hal-03582380v1</p>



<p>8. Faessel, J. (s. d.). Le militantisme étudiant à Toulouse : L’engagement en question. [Consulté le 9 novembre 2025]</p>



<p>9. Foucault, M. (2002). L’ordre du discours [CD-ROM]. Le Foucault électronique. [Consulté le 29 novembre 2025]</p>



<p>10. Gustave, J. R. (s. d.). L’université en Haïti face à sa mission de service à la communauté. Revue Temporalités et sociétés, 1(1‑2), 14‑164.</p>



<p>11. Henryy, J. V. (2007, octobre). Une vision de l’Université d’État d’Haïti. [Consulté le 29 novembre 2025]</p>



<p>12. Juignet, P. (2019, avril). La pensée et sa genèse. Philosophie, science et société, 1‑19. https://hal.science/hal-03640790v1</p>



<p>13. Matonti, F., &amp; Poupeau, F. (2004). Le capital militant : Essai de définition. Actes de la recherche en sciences sociales, (155), 4‑11. https://www.cairn.info/revue-actes-de-la-recherche-en-sciences-sociales-2004-5-page-4.htm [Consulté le 26 novembre 2025]</p>



<p>14. Michon, S. (2012, décembre). Études et engagement politique : L’interdépendance des carrières militantes et étudiantes (No 67083). Strasbourg Cedex, France. [Consulté le 30 novembre 2025]</p>



<p>15. Morin, E. (2005). Introduction à la pensée complexe (Avril, pp. 1‑157). Éditions du Seuil. [Consulté le 1ᵉʳ décembre 2025]</p>



<p>16. Nelson, V.-G. (2008). La pensée complexe : Antidote pour les pensées uniques – Entretien avec Edgard Morin. Synergies Roumanie, 77‑90. [Consulté le 10 décembre 2025]</p>



<p>17. Olivier, L. (1994, hiver). Michel Foucault : Théorie et pratique. Réflexion sur l’expérience politique. Revue québécoise de science politique, (25), 89‑113. https://doi.org/10.7202/040338ar</p>



<p>18. Patry, M. (1975, avril). La fonction critique de l’université. Philosophiques, 2(1), 155‑167. https://doi.org/10.7202/203028ar</p>



<p>19. Pinsot, M., &amp; Treiber, N. (2019). Il y a une autonomie du militantisme étudiant africain. Hommes &amp; migrations, (125), 186‑190. http://journals.openedition.org/hommesmigrations/9369 [Consulté le 20 novembre 2025]</p>



<p>20. Rocher, G. (1990). Redéfinition de l’université (pp. 181‑198). Québec : Institut québécois de la recherche (IQRC).</p>



<p>21. Sophie, N. (2012). Chapitre 2. Militantisme et engagement intellectuel. L’édition indépendante critique, 345‑368. https://doi.org/10.4000/books.pressessensibe.1124 [Consulté le 2 novembre 2025]</p>



<p></p>



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		<title>La Vigie universitaire</title>
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		<pubDate>Thu, 05 Feb 2026 18:33:59 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Espace d’expression critique des étudiants et jeunes chercheurs La Vigie universitaire&#160;est une tribune dédiée aux voix étudiantes, aux jeunes chercheurs et aux esprits en formation qui observent, interrogent et analysent les dynamiques sociales, politiques, culturelles et institutionnelles du pays. Elle accueille des textes de réflexion, d’analyse critique et de positionnement intellectuel, produits dans un esprit [&#8230;]</p>
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<p><strong>Espace d’expression critique des étudiants et jeunes chercheurs</strong></p>



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<p><em>La Vigie universitaire</em>&nbsp;est une tribune dédiée aux voix étudiantes, aux jeunes chercheurs et aux esprits en formation qui observent, interrogent et analysent les dynamiques sociales, politiques, culturelles et institutionnelles du pays.</p>



<p>Elle accueille des textes de réflexion, d’analyse critique et de positionnement intellectuel, produits dans un esprit de rigueur, de responsabilité et d’engagement citoyen.</p>



<p>Cette rubrique se veut un poste d’observation : un lieu où la pensée veille, alerte et éclaire, sans dogmatisme ni complaisance. Elle défend la liberté académique, la pluralité des idées et le droit à la pensée critique au sein de l’université et au-delà.</p>



<p>Envoyez-nous vos textes à l’adresse radiotelemasseillaninfos@gmail.com ou via WhatsApp aux numéros 4854-3374 / +33 6 52 98 88 08.</p>



<p>Ils seront publiés après lecture et validation de la rédaction.</p>



<p>li</p>



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