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Auteur : James ANTOINE

25 novembre : journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes

Le 25 novembre est reconnu à travers le monde comme la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. Cette date met en avant un problème urgent : des millions de femmes et filles continuent d’être victimes de violences sous diverses formes, souvent dans l’indifférence générale. En Haïti, la situation est particulièrement préoccupante où « la violence à l’égard des femmes et des filles passe le plus souvent sous silence en raison d’un système qui favorise l’impunité pour les auteurs, la stigmatisation sociale et la honte pour les victimes. »

CP : Google

Haïti, 25 novembre 2024.- La montée en puissance des groupes criminels en Haïti a exacerbé les violences à l’encontre des femmes et des filles, déjà victimes d’abus au sein de leur entourage. Selon un rapport des Nations Unies publié le 6 mai 2024, les gangs recourent systématiquement à la violence sexuelle comme outil pour semer la peur, extorquer des fonds, asseoir leur contrôle et punir des communautés locales. Cette situation, aggravée par une impunité généralisée, met en lumière les violations persistantes des droits des femmes et des filles dans un contexte de crise multidimensionnelle. 

En 2023, l’organisation féministe Nègès Mawon a recensé 3 351 cas de violences faites aux femmes et aux filles, dont 1 169 agressions sexuelles679 violences physiques744 violences psychologiques et verbales, et 757 violences économiques.

La vulnérabilité des femmes haïtiennes est exacerbée par la faiblesse des infrastructures sociales. L’accès limité à l’éducation et aux soins de santé accroît leur précarité économique et sociale, ce qui les rend plus susceptibles d’être victimes de violences domestiques ou sexuelles. Trop souvent, ces crimes restent impunis en raison d’un système judiciaire débordé, manquant de moyens et de volonté pour traiter ces affaires.

Entre janvier et octobre 2024, selon les Nations unies,  près de 4 000 filles et femmes ont signalé des violences sexuelles, notamment des viols collectifs, commis pour la plupart par des membres de groupes criminels.

ONU Femmes, dans une déclaration marquant cette journée, insiste sur l’importance d’agir : « Il est crucial de renforcer les lois, de poursuivre les auteurs et d’offrir davantage de soutien aux survivantes. Nous devons accélérer les stratégies nationales pour lutter contre ces violences. » 


À l’échelle mondiale, on estime que 736 millions de femmes – près d’une sur trois – ont été victimes de violence physique et/ou sexuelle de la part de leur partenaire intime, de violence sexuelle d’un autre partenaire, ou des deux, au moins une fois dans leur vie.

La campagne mondiale « Tous UNiS », organisée du 25 novembre au 10 décembre cette année s’inscrit dans cette dynamique. Avec le slogan « Toutes les 10 minutes, une femme est tuée. #PasDExcuse », cette initiative vise à sensibiliser l’opinion publique et à pousser les décideurs à des actions concrètes.

Qu’est ce qui est considéré comme de la violence contre les femmes ?

Selon ONU Femmes, la violence à l’égard des femmes peut se manifester sous différentes formes, telles que : violences physiques, sexuelles et psychologiques. 

  • la violence d’un partenaire intime (coups, violences psychologiques, viol conjugal, féminicide) ;
  • la violence sexuelle et le harcèlement (viol, actes sexuels forcés, avances sexuelles non désirées, abus sexuels sur enfants, mariage forcé, harcèlement dans la rue, harcèlement criminel, cyber-harcèlement) ;
  • le trafic d’êtres humains (esclavage, exploitation sexuelle) ;
  • la mutilation génitale féminine ;
  • le mariage précoce.

Le 25 novembre, selon plusieurs organisations féministes, n’est pas une simple commémoration. « C’est un appel à l’action pour garantir un avenir où chaque femme et chaque fille pourra vivre en sécurité, dans une société qui respecte sa dignité et ses droits fondamentaux. »

Rappel : Le 25 novembre a été choisi par l’ONU (Organisation des Nations Unies) en 1999 comme Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, en mémoire des sœurs Mirabal, engagées contre la dictature en République dominicaine, emprisonnées et torturées suite à leurs actes militants.  

Par : James Antoine

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