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	<title>Archives des Libres pensées - Radio Télé Masseillan Info</title>
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	<description>Plus de sens à l&#039;info !</description>
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	<title>Archives des Libres pensées - Radio Télé Masseillan Info</title>
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		<title>Haïti : l&#8217;État de l&#8217;indécence</title>
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		<dc:creator><![CDATA[JJ, M.E.D]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Apr 2026 00:24:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Libres pensées]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a des moments dans l&#8217;histoire d&#8217;un peuple où l&#8217;indignation ne suffit plus. Où les mots semblent trop petits pour contenir l&#8217;ampleur d&#8217;une honte collective. Haïti vit un de ces moments et pourtant, curieusement, ceux qui devraient rougir dorment paisiblement, le ventre plein, pendant que le reste du pays apprend à survivre avec ce [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Il y a des moments dans l&rsquo;histoire d&rsquo;un peuple où l&rsquo;indignation ne suffit plus. Où les mots semblent trop petits pour contenir l&rsquo;ampleur d&rsquo;une honte collective. Haïti vit un de ces moments et pourtant, curieusement, ceux qui devraient rougir dorment paisiblement, le ventre plein, pendant que le reste du pays apprend à survivre avec ce qui reste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dix-huit millions de gourdes. Dix-huit millions. Déboursés, sans hésitation, sans débat, sans la moindre once de gêne &#8211; pour couronner un champion d&rsquo;un concours TikTok organisé sur un autre continent. Un concours de danse. Pendant que ce pays brûle, pendant que ses hôpitaux ferment, pendant que ses enfants n&rsquo;ont plus d&rsquo;école où aller, pendant que ses médecins travaillent sans salaire &#8211; l&rsquo;État haïtien a trouvé où investir. Dans des pas de danse. Sur une application étrangère. Pour une gloire qui durera le temps d&rsquo;un scroll.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n&rsquo;est pas une anecdote. Ce n&rsquo;est pas un fait divers. C&rsquo;est un aveu — l&rsquo;aveu brutal, sans fard, de ce que cet État pense de son peuple, de sa jeunesse, de son avenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;<strong>Le mérite puni, la frivolité récompensée</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Quelque part en Haïti ce soir, un finissant de l&rsquo;École Normale Supérieure relit ses notes dans une chambre sans électricité. Il a passé quatre, cinq, six ans à étudier — à se battre contre les pannes de courant, les grèves, les rues bloquées, les frais de scolarité que sa famille a payés en se saignant. Il a tenu bon. Il a obtenu son diplôme. Et maintenant il attend. Il envoie des dossiers. Il frappe à des portes qui ne s&rsquo;ouvrent pas. Il attend un stage qui ne vient pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À quelques kilomètres de là, dans les couloirs d&rsquo;un ministère, quelqu&rsquo;un a signé un chèque de dix-huit millions de gourdes pour une tiktokeuse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce contraste n&rsquo;est pas le fruit du hasard. Ce n&rsquo;est pas une maladresse administrative ou une erreur de jugement isolée. C&rsquo;est le reflet fidèle d&rsquo;un système qui a décidé, consciemment et méthodiquement, que le savoir ne vaut rien — et que l&rsquo;entertainment, lui, mérite d&rsquo;être financé avec l&rsquo;argent du contribuable. Un système qui envoie chaque jour le même message à sa jeunesse, gravé dans le marbre de ses choix budgétaires : « N&rsquo;étudie pas. Divertis-nous. Et surtout — tais-toi.&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le finissant de la FMP qui attend son stage est une métaphore vivante de ce pays : brillant, formé, capable — et délibérément mis à l&rsquo;écart par un État qui préfère les foules désorientées aux citoyens éclairés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;<strong>Un navire qui distribue du champagne pendant qu&rsquo;il coule</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Imaginez un navire en pleine tempête. L&rsquo;eau s&rsquo;infiltre par la coque. Les passagers crient. Les enfants pleurent. Et sur le pont supérieur, les officiers débouchent des bouteilles, trinquent entre eux, applaudissent un spectacle, et envoient des photos sur les réseaux sociaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est Haïti. C&rsquo;est maintenant. Ce n&rsquo;est pas une métaphore lointaine — c&rsquo;est la réalité quotidienne d&rsquo;un peuple qui regarde ses dirigeants célébrer pendant que tout s&rsquo;effondre autour d&rsquo;eux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;Hôpital Général — l&rsquo;hôpital public le plus important du pays, celui vers lequel se tournent les plus démunis quand la maladie frappe — est fermé. Pas en rénovation. Pas en restructuration temporaire. Fermé. Ses portes condamnées comme celles d&rsquo;un bâtiment abandonné, pendant que des malades errent, cherchent, supplient.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les résidents de l&rsquo;Hôpital de la Paix, eux, continuent de se lever chaque matin. Ils enfilent leurs blouses. Ils soignent. Ils sauvent des vies — avec des gants percés, des salles sous-équipées, des médicaments en rupture de stock — et sans salaire. Des mois sans salaire. Ces hommes et ces femmes qui ont consacré leur jeunesse à apprendre à guérir les autres se retrouvent eux-mêmes malades d&rsquo;un mal qu&rsquo;aucun stéthoscope ne peut détecter : le mépris institutionnalisé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et pendant que tout cela se passe, 18 millions de gourdes ont trouvé leur chemin. Comme par magie. Comme si les caisses de l&rsquo;État n&rsquo;étaient vides que pour ceux qui méritent d&rsquo;être payés.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le pays réel, celui qu&rsquo;on préfère ne pas voir</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Sortez dans les rues d&rsquo;une ville haïtienne. N&rsquo;importe laquelle. La boue vous accueille avant même que vous n&rsquo;ayez fait trois pas — comme si la terre elle-même avait renoncé à se tenir debout, comme si le sol avait intégré la leçon que tout le monde ici finit par apprendre : se tenir debout coûte cher en Haïti.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des familles entières vivent sous des tentes depuis des mois. Pas des tentes de camping — des bâches bleues, des morceaux de plastique tendus entre des bâtons, des abris de fortune qui ne protègent ni de la pluie ni du soleil ni de la violence. Des familles qui avaient une maison, un quartier, une vie — et qui ont tout perdu, chassées par des gangs armés que personne ne semble capable ou désireux d&rsquo;arrêter.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des enfants qui ne sont pas allés à l&rsquo;école cette année. Ni l&rsquo;année dernière. Des enfants dont l&rsquo;avenir se rétrécit chaque jour comme une peau de chagrin, pendant que les adultes qui devraient les protéger sont occupés ailleurs — à signer des chèques, à organiser des cérémonies, à prendre des photos officielles dans des bureaux bien décorés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des mères qui font bouillir de l&rsquo;eau le soir pour tromper la faim de leurs petits — ce geste désespéré et tendre à la fois, cette façon de dire je t&rsquo;aime quand on n&rsquo;a plus rien d&rsquo;autre à donner.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des quartiers entiers vidés de leur substance humaine — comme on vide une assiette d&rsquo;un revers de main. Leurs habitants jetés sur les routes, réduits à l&rsquo;état de réfugiés dans leur propre pays, dormant à même le sol sous des bâches bleues qui sont devenues, qu&rsquo;on le veuille ou non, le nouveau drapeau de la misère haïtienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce tableau n&rsquo;est pas une exception. Ce n&rsquo;est pas une crise passagère. C&rsquo;est le quotidien de millions de personnes — et c&rsquo;est dans ce contexte, face à cette réalité, que l&rsquo;État a jugé pertinent de débourser 18 millions de gourdes pour un concours TikTok.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;<strong>L&rsquo;épistémophobie comme colonne vertébrale d&rsquo;un régime</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il existe un mot pour désigner la peur pathologique du savoir : épistémophobie. C&rsquo;est un trouble clinique chez l&rsquo;individu. En Haïti, c&rsquo;est une politique d&rsquo;État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Observez les choix de cet État depuis des décennies — non pas ses discours, non pas ses communiqués officiels, mais ses actes concrets, ses budgets réels, ses priorités révélées. Ce que vous verrez, c&rsquo;est un système qui a peur de l&rsquo;université, qui se méfie du diplômé, qui préfère investir dans tout ce qui maintient les masses dans l&rsquo;immédiateté, dans l&rsquo;émotionnel, dans le spectaculaire — plutôt que dans ce qui développe l&rsquo;esprit critique, la capacité d&rsquo;analyse, le refus de l&rsquo;absurde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un peuple qui pense est un peuple qui questionne. Un peuple qui questionne est un peuple qui résiste. Et un peuple qui résiste, ça ne se gouverne pas facilement — surtout quand on a des comptes à cacher.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors on souffle sur la flamme du savoir. Pas assez fort pour l&rsquo;éteindre complètement — un peuple mort dans l&rsquo;ignorance totale ne se pille pas non plus. Juste assez pour qu&rsquo;elle vacille. Juste assez pour que la lumière reste faible, tremblante, insuffisante pour éclairer ce qui se trame dans les couloirs du pouvoir. On laisse les universités se dégrader. On laisse les enseignants partir. On laisse les stages devenir des mirages. Et on célèbre, avec l&rsquo;argent public, tout ce qui brille sans éclairer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est un calcul. Froid. Méthodique. Et parfaitement assumé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;<strong>La fuite des cerveaux — ou la réponse rationnelle à un système irrationnel</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Un jeune médecin haïtien passe sept ans à étudier. Sept années de sacrifices silencieux — les nuits blanches sur des manuels usés, les repas sautés, les parents qui se privent pour payer les frais de scolarité, les petits frères qui attendent que grand frère réussisse pour que la famille respire un peu. Sept ans à tenir, à croire, à espérer que le bout du tunnel existe vraiment.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et au bout de ces sept ans ? Un dossier de stage qui traîne dans le tiroir poussiéreux d&rsquo;un bureau ministériel où le téléphone sonne dans le vide. Un système qui lui dit, sans même prendre la peine de le regarder dans les yeux : tu n&rsquo;es pas une priorité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors il part. Il prend son diplôme sous le bras, il embrasse sa mère, et il prend l&rsquo;avion. Non pas parce qu&rsquo;il ne love pas son pays — mais parce que son pays, lui, ne l&rsquo;aime pas en retour. Pas avec des mots, en tout cas. Avec des actes, le message est clair depuis longtemps.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et quand on pleure la fuite des cerveaux, on feint d&rsquo;oublier que ce sont les mêmes mains qui ont ouvert la cage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;<strong>Ni aveugle, ni fou — juste sans honte</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">On voudrait parfois pouvoir excuser ces dirigeants en criant à l&rsquo;incompétence. Ce serait presque rassurant — l&rsquo;incompétence, ça s&rsquo;explique, ça se comprend, ça laisse espérer un lendemain meilleur avec de meilleures personnes aux commandes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais ce que nous observons dépasse l&rsquo;incompétence. Ce que nous vivons a un autre nom.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ils voient. Ils voient les tentes, la boue, les hôpitaux fermés, les enfants sans école. Ils traversent les mêmes rues — ou du moins, ils les survolent depuis leurs véhicules blindés aux vitres teintées. Ils savent. Ils ont les rapports, les chiffres, les statistiques. Ils savent que des gens meurent faute de soins, que des familles crèvent de faim, que des quartiers entiers ont été abandonnés aux gangs. Et ils continuent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pas malgré tout ça. Avec tout ça comme toile de fond — indifférents, souverains, intouchables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n&rsquo;est pas de la cécité. C&rsquo;est du mépris. Un mépris souverain, tranquille, presque élégant dans son cynisme. Le mépris de ceux qui ont compris que dans ce système, personne ne viendra jamais leur présenter la facture. Pas la justice — elle est domestiquée. Pas la presse — elle est fragmentée ou intimidée. Pas le peuple — il est épuisé, traumatisé, occupé à survivre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un État qui récompense la frivolité et punit l&rsquo;excellence n&rsquo;est pas un État qui a échoué son peuple par accident.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est un État qui a choisi de l&rsquo;échouer — méthodiquement, impunément, et sans le moindre remords.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;<strong>Haïti, cette bougie qu&rsquo;on empêche de brûler</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Et pourtant — et c&rsquo;est là où réside la tragédie la plus profonde — Haïti n&rsquo;est pas un pays sans ressources. Pas un pays sans intelligence. Pas un pays sans âme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Haïti est un pays plein de lumière. Dans ses médecins qui soignent sans salaire par pur sens du devoir. Dans ses enseignants qui font cours à la lueur d&rsquo;une bougie quand l&rsquo;électricité fait défaut. Dans ses ingénieurs qui construisent avec des bouts de ficelle ce que d&rsquo;autres construisent avec des millions. Dans ses artistes, ses écrivains, ses jeunes entrepreneurs qui inventent des solutions là où d&rsquo;autres n&rsquo;ont vu que des problèmes. Dans tous ces anonymes qui, chaque matin, choisissent de se lever et de continuer — non pas parce que c&rsquo;est facile, mais parce qu&rsquo;ils refusent de laisser l&rsquo;obscurité avoir le dernier mot.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais il y a des mains, aux commandes, dont le travail quotidien semble être de souffler sur cette flamme. Pas assez fort pour l&rsquo;éteindre — un peuple éteint ne génère plus rien à voler. Juste assez pour qu&rsquo;elle reste faible. Juste assez pour que la chaleur ne se propage pas trop loin. Juste assez pour que l&rsquo;ombre reste confortable pour ceux qui ont appris à prospérer dans le noir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est le crime le plus silencieux de cet État — pas les détournements qu&rsquo;on peut chiffrer, pas les contrats gonflés qu&rsquo;on peut parfois prouver. C&rsquo;est ce gaspillage systématique du potentiel humain. Ces générations entières de jeunes brillants, courageux, déterminés — réduits à choisir entre l&rsquo;exil et l&rsquo;abnégation. Ce sont toutes ces flammes étouffées une à une, méthodiquement, au nom d&rsquo;un système qui ne peut survivre qu&rsquo;en maintenant les siens dans l&rsquo;obscurité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;<strong>Nommer l&rsquo;innommable, pour ne plus jamais se taire</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;État haïtien n&rsquo;est ni aveugle, ni dépassé, ni simplement mal organisé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est honteux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Honteux dans ses priorités. Honteux dans ses silences complices. Honteux dans ce qu&rsquo;il célèbre&nbsp;&nbsp;la danse, le spectacle, la superficialité et dans ce qu&rsquo;il abandonne sans remords, la science, la santé, l&rsquo;éducation, la dignité humaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;Tant que des hôpitaux ferment leurs portes pendant que des galas s&rsquo;organisent dans des salles climatisées&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tant que des finissants de nos grandes facultés mendient un stage pendant que des likes africains se monnayent en millions de gourdes&#8230;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tant que des enfants dorment sous la pluie pendant que des fonctionnaires dorment sur des contrats illégalement gonflés&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tant que des familles entières survivent sous des bâches pendant que des budgets entiers disparaissent dans des poches privées&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le mot « État », en Haïti, continuera d&rsquo;être ce qu&rsquo;il est devenu depuis trop longtemps : une insulte déguisée en institution. Une promesse transformée en trahison. Un contrat social signé avec le sang du peuple — et jamais honoré.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est temps de le dire. Il est temps de l&rsquo;écrire. Il est temps de le crier — dans les rues, dans les salles de classe, sur les réseaux sociaux, partout où une voix peut encore porter.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;État haïtien n&rsquo;est ni aveugle, ni mêlé, ni simplement chaotique. Il est honteux. Honteux dans ses choix, honteux dans ses silences, honteux dans ce qu&rsquo;il célèbre et dans ce qu&rsquo;il abandonne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tant que les finissants de nos grandes facultés mendient un stage pendant que des likes se monnayent en millions, tant que des hôpitaux ferment pendant que des galas s&rsquo;organisent, le mot État restera, en Haïti, une insulte déguisée en institution.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">JJ, M.E.D</p>
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		<title>Recrudescence des kidnappings à Delmas : le cri d’alarme de Jean-Némy Forrelus</title>
		<link>https://radiotelemasseillaninfo.com/recrudescence-des-kidnappings-a-delmas-le-cri-dalarme-de-jean-nemy-forrelus/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Jean-Némy Forrelus]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 Feb 2026 17:41:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Libres pensées]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Delmas]]></category>
		<category><![CDATA[Kidnapping]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La commune de Delmas est aujourd’hui au cœur d’une crise sécuritaire sans précédent. Les actes d’enlèvement et de violence liés aux groupes armés se multiplient, provoquant peur, désarroi et paralysie sociale. Ce phénomène n’est plus rare : il est devenu systématique et touche toutes les couches de la population. Les dernières données disponibles montrent que [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">La commune de Delmas est aujourd’hui au cœur d’une crise sécuritaire sans précédent. Les actes d’enlèvement et de violence liés aux groupes armés se multiplient, provoquant peur, désarroi et paralysie sociale. Ce phénomène n’est plus rare : il est devenu systématique et touche toutes les couches de la population.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les dernières données disponibles montrent que la situation est inquiétante et même tragique. Le kidnapping n’est plus un acte ponctuel, il est devenu un instrument central de contrôle et de revenus pour les gangs armés qui sévissent dans la capitale et ses environs, y compris dans plusieurs quartiers de Delmas.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus récemment, sur le trimestre d’octobre à décembre 2025, au moins 156 personnes ont été enlevées par des gangs armés à travers le pays, portant à 647 le total des kidnappings documentés pour cette seule année, d’après un rapport officiel sur la violence et les violations des droits humains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la même période, plusieurs cas d’enlèvements ont été signalés directement dans la commune de Delmas, notamment dans les secteurs de Delmas 31, Delmas 65 et Delmas 75 – avec des hommes, des femmes et même des jeunes filles pris en otage par des individus lourdement armés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis environ deux semaines, une recrudescence préoccupante des enlèvements est signalée dans la commune de Delmas, notamment dans les zones de Delmas 31 et Delmas 75. Des sources concordantes font état de citoyens de profils variés récemment pris pour cible : juges, avocats, employés de banque, mais aussi de simples habitants arrachés à leur quotidien. Cette nouvelle vague d’enlèvements ravive un sentiment d’insécurité déjà profondément enraciné.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un climat de violence qui dépasse les chiffres</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des kidnappings, l’augmentation de la violence armée touche tout le pays. En 2024, les gangs ont été responsables de milliers de morts et de nombreux enlèvements, avec plus de 5 600 personnes tuées et des milliers d’autres blessées ou kidnappées à travers Haïti, selon un rapport des Nations unies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces chiffres ne captent qu’une partie de la souffrance réelle, car de nombreux cas d’enlèvements ne sont jamais signalés à cause de la peur ou de l’absence de réponse institutionnelle.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce ne sont pas des statistiques abstraites : ce sont des vies humaines : Parents qui accompagnent leurs enfants à l’école chaque matin avec l’angoisse de ne pas savoir s’ils reverront leurs familles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Élèves et enseignants qui craignent de traverser certains quartiers. Marchands, employés, chauffeurs et professionnels exposés quotidiennement à des attaques et à des prises d’otages. Des familles entières plongées dans l’incertitude en attendant des nouvelles d’un proche disparu ou retenu en captivité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chaque enlèvement est un traumatisme dont les effets s’étendent bien au-delà des victimes directes : il frappe le moral et la liberté de toute une communauté.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le devoir des autorités et la responsabilité collective</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La sécurité des citoyens est un droit fondamental et une responsabilité constitutionnelle de l’État haïtien. Dans ce contexte,&nbsp;<strong>le silence ou l’inaction des autorités locales face à l’insécurité croissante à Delmas est non seulement inquiétant mais inacceptable.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est impératif que :</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les forces de sécurité soient renforcées et déployées efficacement dans les zones à risque. La Police nationale d’Haïti et les autorités gouvernementales communiquent clairement sur les mesures prises et les résultats obtenus. Les systèmes de signalement et de protection des victimes soient mis en place et réellement opérationnels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, nous ne pouvons plus tolérer que nos enfants, nos enseignants, nos parents et nos voisins deviennent des cibles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je lance un appel solennel :</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aux autorités locales et nationales, pour qu’elles assument pleinement leurs responsabilités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aux forces de l’ordre, pour qu’elles agissent avec détermination et transparence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aux organisations communautaires et à la société civile, pour renforcer la vigilance et l’entraide.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À chaque citoyen, pour rester informé, solidaire et engagé dans la lutte contre l’insécurité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parce que la sécurité n’est pas un privilège, c’est un droit pour tous.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Jean-Némy FORRELUS</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Juriste – Présentateur</p>



<p class="wp-block-paragraph">Espas jèn yo / Haïti Autrement</p>
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		<title>Quel cynisme ! Personne n&#8217;a haussé le ton en faveur du respect des droits et de la dignité humaine</title>
		<link>https://radiotelemasseillaninfo.com/quel-cynisme-personne-na-hausse-le-ton-en-faveur-du-respect-des-droits-et-de-la-dignite-humaine/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Louimann Macéus]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Feb 2026 19:38:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Libres pensées]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[haïti]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans un contexte politique complexe et compliqué dans lequel le pays traverse l&#8217;un des moments les plus tristes de son histoire, l&#8217;accent devrait être mis sur l&#8217;intérêt général de la nation. Mais malheureusement, en dépit des défis sociaux, environnementaux, économiques et des violations systématiques des droits fondamentaux, la lutte pour le pouvoir demeure amère. Un [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte politique complexe et compliqué dans lequel le pays traverse l&rsquo;un des moments les plus tristes de son histoire, l&rsquo;accent devrait être mis sur l&rsquo;intérêt général de la nation. Mais malheureusement, en dépit des défis sociaux, environnementaux, économiques et des violations systématiques des droits fondamentaux, la lutte pour le pouvoir demeure amère.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un contexte marqué par une insécurité grandissante, un chômage croissant, des violences sexuelles,&nbsp; la famine, décrochage scolaire, violences armées, promiscuité, prostitution et ainsi les nombreuses personnes déplacées de leurs domiciles pour des raisons que celles et ceux qui ont la responsabilité ont encouragées.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Oui , ils en encouragent. Pourquoi jusqu&rsquo;à présent, après plus d&rsquo;un an, aucune mesure n&rsquo;est toujours prise pour aborder la question du droit à l&rsquo;alimentation ?&nbsp; Autant de familles souffrent d&rsquo;une faim chronique sous les yeux passifs de celles et ceux qui occupent les hautes fonctions de l&rsquo;État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourquoi autant de filles s&rsquo;initient si activement dans la prostitution?&nbsp; Autant de jeunes garçons rejoignent les bandes armées, cela ne vous attire pas l&rsquo;attention? Autant de jeunes après tant d&rsquo;années sacrifiées sont malheureusement devenus ce qu&rsquo;ils ne voulaient pas être par le laxisme, par l&rsquo;insouciance des autorités établies.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Mais on a grandement ignoré que l&rsquo;interdépendance des droits humains reste un fait&nbsp; réel et peut entraîner&nbsp;exactement des conséquences.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;interdépendance des droits traduit une parfaite liaison ou l&rsquo;indivisibilité des droits sociaux, politiques, économiques ou culturels. Ce qui fait que, quand un droit est piétiné ou violé, cela entraîne la violation des autres de manière automatique. On peut prendre l&rsquo;exemple du droit au travail.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsqu&rsquo;on est au chômage, on risque de ne pas pouvoir payer un logement, d&rsquo;où la violation du droit à un logement décent. La famille ne pourra pas se nourrir, les enfants risquent de ne pas pouvoir se rendre à l&rsquo;école, d&rsquo;où la violation du droit de l&rsquo;enfant à l&rsquo;éducation, etc.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Donc, c&rsquo;est un système qui doit être protégé. Et tout a été dit et écrit non seulement dans la Constitution haïtienne, mais aussi à travers la déclaration universelle des droits de l&rsquo;homme et les autres conventions et traités internationaux que Haïti a signés et ratifiés.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un pareil cas, on peut se demander, est-ce une question de méconnaissance, d&rsquo;ignorance ou d&rsquo;incapacité à agir ou prendre des décisions fermes?&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malheureusement, l&rsquo;Office de Protection du Citoyen (OPC) qui devait jouer le rôle avant-gardiste , dénonciateur des actes de violation systématique des droits humains, se laisse emporter par des dossiers particuliers. Or les droits humains à travers l&rsquo;une des caractéristiques fondamentales sont Universalité et droits à être garantis en tant et en tout lieu sans discrimination de race, de couleur, de religion ou de provenance sociale.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En tant que citoyen engagé, avocat, défenseur des droits de l&rsquo;homme et responsable d&rsquo;organisation, je crois qu&rsquo;il est inconcevable voire inacceptable que la dignité humaine soit si bafouée et piétinée par celles et ceux qui gardent les rênes de l&rsquo;État.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, percevoir des fonds publics, des actes de corruption, déstabiliser les institutions publiques, seraient entre autres des mécanismes essentiels mis en action pour asseoir leurs ambitions. Par conséquent, je veux hausser le ton pour le respect des droits humains en Haïti comme je l&rsquo;ai toujours fait. Il faut des décisions claires et faisables à travers l&rsquo;élaboration des politiques publiques des droits de l&rsquo;homme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">J&rsquo;interpelle la conscience citoyenne de chacun, particulièrement celles et ceux qui occupent les fonctions de grandes responsabilités pour prioriser une approche&nbsp; basée sur le respect des droits humains .</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mèt Macé, Neg Dwa Moun nan. <br></p>



<p class="wp-block-paragraph">Me Louimann MACÉUS, Av<br>Président de l&rsquo;Organisme de Défense de Droits Humains ECCREDHH.<br>Membre Amnesty International.<br>Formation Spécialisée en Droits Humains &amp; Droit Int Humanitaire (CUHD/Genève)<br>Formation Spécialisée en Politique Publique des Droits Humains a IPPDH/OEA/MERCSUR/CIDH)<br>Ex-Point Focal OSI-HAÏTI (Objectifs Sciences internationales)</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Crise politique en Haïti et ingérence étrangère</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Johnny Joseph]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Feb 2026 23:26:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Libres pensées]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Haiti]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À quelques heures de l'expiration du mandat transitoire (le 7 février 2026), Haïti oscille entre propositions d'une gouvernance inclusive par une Convention Nationale et le chaos imposé par la violence armée, tandis que les partenaires internationaux peinent à honorer leurs engagements sécuritaires. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Haïti, première nation noire indépendante depuis 1804, ploie aujourd&rsquo;hui sous une crise politique aiguë, avec la fin imminente du Conseil Présidentiel de Transition le 7 février 2026 et la mainmise des gangs sur 90% de Port-au-Prince. Pourquoi, plus de deux siècles après la Révolution, l&rsquo;interventionnisme étranger continue-t-il de dicter nos affaires internes, nous privant d&rsquo;une souveraineté véritable ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">À quelques heures de l&rsquo;expiration du mandat transitoire (le 7 février 2026), Haïti oscille entre propositions d&rsquo;une gouvernance inclusive par une Convention Nationale et le chaos imposé par la violence armée, tandis que les partenaires internationaux peinent à honorer leurs engagements sécuritaires. Comment cette interférence perpétuelle transforme-t-elle nos luttes internes en un théâtre impérialiste, nous empêchant d&rsquo;être vraiment indépendants encore ? Il est important pour que nous examinerons le contexte de la crise, l&rsquo;impact des acteurs étrangers et les voies d&rsquo;une reprise en main nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré 23 constitutions successives, la politique haïtienne reste marquée par l&rsquo;instabilité chronique, exacerbée par des interventions extérieures sous-financées comme la mission anti-gangs de l&rsquo;ONU. L&rsquo;ingérence étrangère, loin d&rsquo;aider, subordonne-t-elle nos décisions souveraines et perpétue-t-elle notre dépendance ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dès 1804, l&rsquo;indépendance d&rsquo;Haïti marque une rupture révolutionnaire radicale, mais expose le jeune État à l&rsquo;isolement international où : la France impose une dette odieuse de 150 millions de francs-or en 1825 pour « reconnaître » la souveraineté, tandis que les États-Unis et l&rsquo;Europe refusent tout soutien, craignant la contagion abolitionniste. Jean-Jacques Dessalines proclame l&#8217;empire en 1804, suivi par la scission du pays (où un royaume du Nord dirigé par Christophe, et la république du Sud/Ouest avec Pétion) son assassinat en 1806, révélant des rivalités internes exacerbées par l&rsquo;absence de reconnaissance extérieure. Cette instabilité fondatrice pose les bases multiples de toutes les dépendances qui ont alimenté les nouvelles structurations et les dynamiques endogènes qui ont reconfiguré la jeune nation en se perdurant tout au cours de l&rsquo;histoire nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Analysant ces enjeux post-indépendance et toutes les crises qui en découlaient, il s&rsquo;est avéré que suivant l&rsquo;histoire, l&rsquo;occupation américaine de 1915-1934 aggrave cette vulnérabilité, sous prétexte de stabiliser le pays qui vivait la turbulence des guerres intestines ou fratricides durant tout le XIXe siècle et les débuts du XIXe siècle. Dans cette logique, les yankees avaient déjà pillé le trésor public, et par la suite avec les Marines, ils contrôlent nos ports, toutes nos ressources la banque nationale en menant une lutte anti-européenne, surtout les Français et réécrivent la Constitution pour permettre la propriété étrangère ; l&rsquo;expropriation et l&rsquo;exploitation des terres ainsi que les masses paysannes. Cela n&rsquo;est pas sans conséquence sur des fidèles citoyen.nes qui allait provoquer des mouvements de résistance avec les « caco » et un nationalisme haïtien naissant. Ces interventions, justifiées par la « civilisation », institutionnalisent un modèle d&rsquo;État tutélaire, préfigurant les ingérences modernes et affaiblissant les institutions locales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À cet effet, de la fin des occupants en 1934, le pays allait connaître un contour historique : la réorganisation de l&rsquo;armée indigène héritage de 1804 en garde nationale d&rsquo;Haïti. Cette dernière sera à l&rsquo;origine de tous les coups de forces ou les coups d&rsquo;État dans le pays qui, en même temps, fera l&rsquo;objet d&rsquo;une révolution en 1946 contre l&rsquo;oligarchie mulâtre de l&rsquo;époque. Puis, vint la dictature des Duvaliers (1957-1986) illustrant une politique intérieure corrompue, meurtrière, où François « Papa Doc » s&rsquo;appuyait sur ses milices armées les « Tontons Macoutes » afin de réprimer toute opposition. Tandis que, dans cette veine, les États-Unis tolèrent ce régime anticommuniste contre des citoyen.nes de tendance gauchiste ou marxiste et aussi contre Cuba voisin. Après la chute de Jean-Claude « Bébé Doc » en 1986, plus d&rsquo;une vingtaine constitutions successives échouent à stabiliser le pouvoir avec le projet de transition démocratique ; pourtant, le pays allait ponctuer par des coups d&rsquo;État, massacres, embargos et des interventions de USA et de l&rsquo;ONU (MINUHA en 1993) ceux transforment Haïti en pion géopolitique, tout en perpétuant l&rsquo;instabilité au lieu de la résoudre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;arrivée de Jean-Bertrand Aristide en 1991, premier président élu démocratiquement, est évincé par un coup d&rsquo;État financé par la CIA selon certaines analyses, suivi d&rsquo;opérations militaires américaines en 1994 et 2004. Dans ces contextes, les États-Unis ont toujours là part belle de tous ces ingérences, sous couvert d&rsquo;aide humanitaire, minant la légitimité populaire et favorisent la corruption endémique. À nos yeux tout cela explique pourquoi, en 2026, la fin du CPT reste hypothéquée par des agendas étrangers bien pensés, contrôlé et guidé par cette nation au statut de la liberté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En ces quelques termes, l&rsquo;histoire politique haïtienne se résume à une triste lutte contre l&rsquo;ingérence : partant de l&rsquo;Acte d&rsquo;Indépendance en 1804 aux Constitutions de 1805 et 1843, les fondateurs forgent un État noir libre au milieu d&rsquo;un continent esclavagiste/esclavagisé, tout en continuant de subir les blocus en plus des dettes coloniales. Au total près, le XIXe siècle a vu 22 changements de régime, culminant avec l&#8217;empire de Soulouque (1849-1859), tandis que le XXe avait imposé l&rsquo;occupation des US et les moments funèbres du régime des Duvaliers ainsi que la continuité des instabilités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd&rsquo;hui, cette trajectoire éclaire bien la crise de 2026 et son imagerie où les&nbsp;gangs contrôlant Port-au-Prince, malgré la présence des missions onusienne sous-financées et qui alimentent l&rsquo;imaginaire d&rsquo;une souveraineté confisquée là où les acteurs internes peinent à imposer une Convention Nationale sans tutelle extérieure. Devant ces faits, il est évident qu&rsquo;une réappropriation historique soit urgente pour restaurer l&rsquo;indépendance véritable et la liberté pleine et effective de la nation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À cet égard, du XIXe siècle à la crise de 2026, l&rsquo;histoire politique haïtienne révèle un schéma récurrent : ingérences étrangères successives qui transforment nos luttes internes en dépendance perpétuelle, comme en témoigne la fin du CPT et aussi l&rsquo;échec des missions de l&rsquo;ONU. Cette tutelle externe empêche une indépendance véritable, affaiblissant institutions et mobilisation populaire. Face à cette crise seule une Convention Nationale souveraine, portée par les Haïtiens, peut briser ce cycle et restaurer une gouvernance légitime.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La trajectoire chaotique circulant de l&rsquo;occupation américaine aux gangs actuels confirme que l&rsquo;interventionnisme, loin de stabiliser, subordonne la souveraineté haïtienne à des agendas géopolitiques atrophiés et asphyxiés. Face à ces violences qui paralysent la capitale/ville principale politique du pays (Port-au-Prince) et les élections prévues, il est temps de rejeter ces dynamiques en vue de privilégier un dialogue interne crédible, honnête et inclusif. Une rupture avec la dépendance imposera enfin l&rsquo;indépendance, par la voix du peuple vigilant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les instabilités post-indépendances, dictatures et interventions récentes convergent vers la crise multidimensionnelle de 2026, où l&rsquo;ingérence freine toute reprise en main nationale. Pourtant, l&rsquo;héritage de 1804 rappelle la force d&rsquo;une révolution populaire. Ceux-ci étant dit, Haïti doit s&rsquo;approprier son destin via des réformes internes audacieuses capable de transformer les vulnérabilités en force ou puissance collective pour une renaissance souveraine pleinement assumée et assurée par des haïtien.nes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut remplacer les clôtures statiques par des ouvertures sur l&rsquo;avenir : au lieu d&rsquo;une « Haïti croupissant dans dépendance, optez pour qu&rsquo;à » l&rsquo;horizon de 2027, une Convention Nationale inclusive pourrait transformer ces crises en opportunité de renaissance Souveraine fiable. Sans oublier la probabilité de la réalisation des prochaines élections prévues pour le mois d&rsquo;août qui doivent être sécurisées par des forces locales renforcées institutionnellement. Cela incitera à la réflexion sur des tendances émergentes, comme un dialogue post-CPT sans tutelle de l&rsquo;ONU et des États-Unis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mobilisez le lecteur directement : Face à cette ingérence perpétuelle, les citoyen.nes, des partis politiques et la société civile doivent exiger dès maintenant un Collège National de Facilitation indépendante, en vue d&rsquo;imposer une gouvernance haïtienne non importée ni imposée. Utilisez un ton incisif et concret comme des pétitions, mobilisations populaires pour laisser une impression durable et persuasive. En somme, l&rsquo;histoire et la crise de 2026 confirment que l&rsquo;ingérence freine notre indépendance. Il est impératif que les Haïtien.nes s&rsquo;unissent pour une Convention souveraine d&rsquo;ici ce février, brisant enfin le cycle de dépendance et pavant la voie à une ère de gouvernance autonome.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Johnny JOSEPH, pour une nouvelle Haiti&nbsp;!!!</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Fin de la transition : l’urgence d’un retour à l’ordre constitutionnel en Haïti</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jean-Emmanuel Sanon]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Feb 2026 16:18:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Libres pensées]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>A l’heure où nous sommes, Haïti traverse une phase décisive de son histoire politique contemporaine. Depuis plusieurs années, la crise institutionnelle, sécuritaire et sociale a profondément affaibli l’autorité de l’État, fragilisé la cohésion nationale et compromis le fonctionnement normal des institutions républicaines. C’est précisément pour répondre à cette situation exceptionnelle qu’a été conclu l’Accord du [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">A l’heure où nous sommes, Haïti traverse une phase décisive de son histoire politique contemporaine. Depuis plusieurs années, la crise institutionnelle, sécuritaire et sociale a profondément affaibli l’autorité de l’État, fragilisé la cohésion nationale et compromis le fonctionnement normal des institutions républicaines. C’est précisément pour répondre à cette situation exceptionnelle qu’a été conclu l’Accord du 4 avril 2025 portant création du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), avec pour mission clairement définie de restaurer l’ordre institutionnel, de stabiliser le pays et de conduire la nation vers des élections libres, crédibles et démocratiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, toute transition, aussi nécessaire soit-elle, ne peut ni se substituer durablement à l’ordre constitutionnel ni s’affranchir des limites temporelles qui lui ont été assignées. À cet égard, la date du 7 février 2026 constitue un engagement solennel, juridiquement et politiquement contraignant, qui doit être respecté dans l’intérêt supérieur de la nation et dans le respect de la parole donnée au peuple haïtien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De la bonne gouvernance à la viabilité de la transition</p>



<p class="wp-block-paragraph">La bonne gouvernance repose sur des principes non négociables : la transparence dans la gestion publique, la responsabilité des dirigeants, la participation citoyenne et le respect strict de l’État de droit. Or, force est de constater que la transition en cours, bien qu’ayant permis d’éviter un effondrement institutionnel immédiat, n’a pas encore produit les résultats attendus en matière de sécurité nationale, de rétablissement de l’autorité de l’État et de préparation effective des élections.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dès lors, la viabilité même de la transition ne peut être évaluée à l’aune de sa durée, mais plutôt à sa capacité à se conclure dans les délais prévus et à transmettre le pouvoir dans un cadre clair, légal et consensuel. Toute prolongation non encadrée de cette phase transitoire ne ferait qu’aggraver la crise de légitimité, renforcer la défiance populaire et installer durablement l’instabilité politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La stabilité politique constitue une condition essentielle au redressement du pays. À cet effet, elle ne saurait être atteinte sans une vision claire de la sortie de transition, sans un calendrier crédible et sans des institutions respectées dans leurs compétences respectives. Les divergences internes, les décisions contradictoires et l’absence de consensus fragilisent davantage l’édifice institutionnel déjà éprouvé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est pourquoi, l’heure n’est plus aux calculs partisans ni aux arrangements circonstanciels, mais à une responsabilité collective fondée sur l’intérêt général, la paix sociale et la reconstruction de la confiance nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Constitution haïtienne demeure la norme suprême qui organise l’équilibre et la séparation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire. En conséquence, même dans un contexte transitoire, aucun pouvoir ne peut s’arroger des prérogatives qui ne lui sont pas reconnues, ni affaiblir les mécanismes de contrôle et de contrepoids.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le pouvoir judiciaire, en tant que garant de la légalité constitutionnelle et des libertés fondamentales, occupe une place centrale dans la préservation de l’État de droit. Ainsi, toute solution visant à clore la transition doit impérativement s’inscrire dans une logique de respect institutionnel, de légalité et de continuité de l’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’échéance du 7 février 2026 : une obligation non négociable</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 7 février 2026 ne saurait être interprété comme une simple date symbolique. Au contraire, il s’agit d’une échéance constitutionnelle et politique impérative découlant directement de l’Accord du 4 avril 2025. Son non-respect ouvrirait la voie à une nouvelle rupture institutionnelle, aux conséquences potentiellement graves pour la stabilité nationale et la crédibilité internationale d’Haïti.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par conséquent, il est impératif de mettre en place, sans délai, un mécanisme de transition finale, strictement limité dans le temps, ayant pour unique objectif l’organisation des prochaines élections générales et le retour effectif à l’ordre constitutionnel.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette optique, la désignation d’un juge à la Cour de cassation pour assurer la conduite de la dernière phase de cette transition s’impose comme une solution à la fois responsable, consensuelle et conforme à l’esprit de la Constitution.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, un tel choix garantit la neutralité politique indispensable dans un contexte de méfiance généralisée. Il renforce également la crédibilité de l’État en confiant cette mission à une autorité issue du plus haut niveau du pouvoir judiciaire, reconnue pour sa compétence et son attachement à la légalité. De surcroît, cette option contribue à la stabilité nationale en rassurant la population et les partenaires internationaux sur la volonté réelle des autorités de respecter les règles constitutionnelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il convient de souligner que cette démarche ne vise ni à installer durablement le pouvoir judiciaire à la tête de l’exécutif, ni à créer un précédent dangereux. Au contraire, elle doit être strictement encadrée, clairement limitée dans le temps et exclusivement orientée vers la tenue d’élections libres, honnêtes et transparentes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En définitive, Haïti se trouve à un tournant historique. Soit la transition s’achève dans le respect de la Constitution, de l’échéance du 7 février 2026 et des principes démocratiques, soit le pays s’expose à une nouvelle phase d’incertitude et d’instabilité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est pourquoi, le respect strict des engagements pris, la consolidation de la séparation des pouvoirs et le choix d’une solution institutionnelle crédible constituent des impératifs absolus. Le recours à un juge de la Cour de cassation pour conduire la transition finale représente, dans ce contexte, un acte de responsabilité nationale, un signal fort en faveur de l’État de droit et une étape déterminante vers le rétablissement durable de l’ordre constitutionnel et démocratique en Haïti.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Jean-Emmanuel SANON</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avocat</p>



<p class="wp-block-paragraph">Politologue</p>



<p class="wp-block-paragraph">Défenseur de Droits Humains</p>



<p class="wp-block-paragraph">Citoyen Engagé</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<item>
		<title>Haïti : entre l’influence politique néfaste du Core Group et la corruption de ses élites</title>
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		<dc:creator><![CDATA[James Fleurissaint]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 24 Jan 2026 12:05:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Libres pensées]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Haïti traverse une crise profonde qui ne peut être expliquée uniquement par des défaillances internes. Le pays se trouve à l’intersection de deux forces destructrices : d’une part, l’influence politique néfaste du Core Group, et d’autre part, la corruption systémique d’une partie significative de ses élites politiques et économiques. Le Core Group, structure informelle dépourvue [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Haïti traverse une crise profonde qui ne peut être expliquée uniquement par des défaillances internes. Le pays se trouve à l’intersection de deux forces destructrices : d’une part, l’influence politique néfaste du Core Group, et d’autre part, la corruption systémique d’une partie significative de ses élites politiques et économiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Core Group, structure informelle dépourvue de toute légitimité constitutionnelle haïtienne, exerce depuis plusieurs années une influence déterminante sur les décisions politiques majeures du pays. En s’imposant comme arbitre du jeu institutionnel, il affaiblit la souveraineté nationale, fragilise les institutions républicaines et contribue à la perte de confiance de la population envers l’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement, cette ingérence externe trouve un terrain favorable dans la corruption endémique de certaines élites locales. Des acteurs politiques et économiques, mus par des intérêts personnels et protégés par des réseaux d’influence transnationaux, participent activement à l’enclavement du pays dans un piège multinational. En échange d’avantages économiques, de protections ou de soutiens politiques, ils livrent les leviers de décision nationale, accentuant la dépendance et la désintégration de l’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette convergence d’intérêts entre ingérences étrangères et corruptions internes produit un système de domination durable, où la crise devient un mode de gouvernance et l’instabilité un instrument de contrôle. Le peuple haïtien en est la première victime, privé de son droit à l’autodétermination, à la sécurité et au développement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sortir de cette impasse historique suppose une rupture claire et courageuse : rompre avec toute forme de tutelle politique étrangère et assainir en profondeur la gouvernance nationale. Sans cette double exigence, Haïti restera enfermé dans un cycle de dépendance, de violence et de désillusion.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">James Fleurissaint</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Haïti : des zones de non-droit devenues zones de chasse</title>
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		<dc:creator><![CDATA[James Fleurissaint]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Jan 2026 16:39:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Libres pensées]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[haïti]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis quelques jours, on assiste à un véritable lever de boucliers contre les groupes criminels qui terrorisent la population haïtienne. Le chef de la Police nationale, M.&#160;&#160;André Jonas Vladimir Paraison, ne cache pas sa détermination à poursuivre cette offensive jusqu’à résoudre, une fois pour toutes, le problème de l’insécurité. La chasse est à son paroxysme. [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Depuis quelques jours, on assiste à un véritable lever de boucliers contre les groupes criminels qui terrorisent la population haïtienne. Le chef de la Police nationale, M.&nbsp;&nbsp;André Jonas Vladimir Paraison, ne cache pas sa détermination à poursuivre cette offensive jusqu’à résoudre, une fois pour toutes, le problème de l’insécurité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La chasse est à son paroxysme. Toutefois, une question demeure : s’agit-il d’une véritable stratégie durable ou d’une manœuvre de dernière minute à l’approche du départ de la CPT ? Quoi qu’il en soit, même si les principaux chefs de gangs se font plus discrets qu’auparavant et n’ont pas encore été atteints personnellement, certaines zones ont néanmoins été partiellement reprises.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, dans ce climat, le principal risque réside dans le déplacement des foyers de violence vers d’autres territoires. Ce schéma n’est malheureusement pas nouveau. Chaque fois que la police lance une offensive ciblée, d’autres groupes criminels entrent en action ailleurs, souvent dans le seul but de détourner l’attention des forces de l’ordre de la zone initialement visée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le même temps, la crise politique s’aggrave. La tension entre le pouvoir exécutif et le Parlement, ainsi que l’incertitude autour de la succession de certaines institutions clés, créent un vide de gouvernance que les gangs exploitent habilement. Selon plusieurs médias occidentaux, cette instabilité contribue à l’extension de zones de non-droit, où l’État peine à faire respecter la loi et où la population se retrouve à la merci des groupes armés. Les habitants, déjà fragilisés par la précarité économique et les catastrophes naturelles récurrentes, se sentent abandonnés, et le sentiment d’impunité des criminels s’en trouve renforcé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, les opérations policières récentes, souvent relayées comme spectaculaires dans la presse internationale, semblent parfois limitées à des coups d’éclat ponctuels plutôt qu’à une stratégie de long terme. Les incursions dans les quartiers contrôlés par les gangs provoquent des déplacements massifs de civils et une recrudescence temporaire de violences ailleurs, illustrant le caractère fragmentaire et réactif des interventions. Ce cycle de « chasse et dispersion » accentue l’impression que la sécurité demeure une chimère et que l’État peine à reprendre le contrôle réel de son territoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">James Fleurissaint&nbsp;</p>
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		<title>Les Blancs ne sont pas partis</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jeff Jean]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Jan 2026 15:15:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Libres pensées]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[haïti]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le mercredi 21 janvier 2026, en soirée, une décision majeure a été prise par le Conseil présidentiel de transition (CPT). Sur les sept (7) conseillers présidentiels, cinq (5) ont apposé leur signature sur une résolution visant le limogeage du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé. Il s’agit là d’une décision collégiale, conforme aux règles internes de [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Le mercredi 21 janvier 2026, en soirée, une décision majeure a été prise par le Conseil présidentiel de transition (CPT). Sur les sept (7) conseillers présidentiels, cinq (5) ont apposé leur signature sur une résolution visant le limogeage du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé. Il s’agit là d’une décision collégiale, conforme aux règles internes de fonctionnement du CPT. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, une fois de plus, les affaires internes d’Haïti semblent prises en otage par des forces extérieures. Car malgré cette majorité claire, le coordonnateur du CPT, Laurent Saint-Cyr, issu du même secteur que le Premier ministre concerné, refuse toujours de transmettre le document au secrétariat de la Présidence en vue de sa publication.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ce blocage n’est ni anodin ni innocent</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant que le pays s’enfonce chaque jour davantage dans la crise&nbsp;&nbsp;insécurité, misère, perte de crédibilité internationale&nbsp;&nbsp;Haïti continue d’être la risée d’un « international » qui prétend décider pour nous, sans jamais comprendre la réalité du peuple haïtien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un international qui, une fois encore, semble avoir son mot à dire sur une décision souveraine prise par des Haïtiens, pour Haïti.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le cas du coordonnateur Laurent Saint-Cyr illustre tristement cette dérive. Étudiant aux États-Unis, partagé entre une semaine en Haïti et une semaine à l’étranger, comment peut-il prétendre incarner la continuité de l’État et la responsabilité nationale ? Comment peut-il se permettre de bloquer une décision collective alors que le pays brûle ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il s’agit là d’un déni de souveraineté, d’un manque flagrant de conscience nationale et d’un mépris assumé pour l’intérêt général. Ces comportements traduisent une dépendance politique et psychologique à des influences étrangères qui continuent de dicter leur agenda à notre pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pourtant, les textes sont clairs</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’accord politique du 3 avril 2024 confère au CPT l’autorité de conduire la transition et de mettre fin aux fonctions du Premier ministre dans le cadre de cette mission.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De plus, aucun texte de droit administratif haïtien n’accorde au coordonnateur du CPT un pouvoir discrétionnaire lui permettant de bloquer la transmission d’un acte adopté par une majorité valable du Conseil.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le refus de Laurent Saint-Cyr constitue donc une obstruction administrative manifeste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il s’agit d’un acte grave, contraire aux principes de collégialité, de légalité et de bonne gouvernance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, il devient évident que certaines puissances étrangères ne souhaitent pas voir Alix Didier Fils-Aimé écarté du pouvoir. Elles ont parlé. Et, comme trop souvent dans notre histoire, on voudrait que le peuple haïtien se taise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais les faits sont là :</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;Le coordonnateur du CPT n’a légalement aucun droit de refuser l’acheminement du document.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;La décision existe, elle est valide, elle est signée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;Le blocage est politique, pas juridique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Blancs ne sont pas partis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ils sont toujours là&nbsp;&nbsp;à travers des relais locaux, des décisions bloquées, des volontés populaires étouffées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question qui reste est simple :</p>



<p class="wp-block-paragraph">jusqu’à quand accepterons-nous que notre souveraineté soit confisquée ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jeff JEAN&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Le carnaval doit-il avoir lieu cette année en Haïti ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Masner Christophe]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Jan 2026 12:59:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Libres pensées]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[2026]]></category>
		<category><![CDATA[carnaval]]></category>
		<category><![CDATA[haïti]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le carnaval est la plus grande manifestation culturelle d’Haïti. Chaque année, dès le mois de janvier, la population commence à ressentir la chaleur du carnaval jusqu’au grand défilé des trois jours gras au mois de février. C’est l’un des événements les plus attendus du pays, à la fois sur le plan culturel, artistique et populaire. [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Le carnaval est la plus grande manifestation culturelle d’Haïti. Chaque année, dès le mois de janvier, la population commence à ressentir la chaleur du carnaval jusqu’au grand défilé des trois jours gras au mois de février. C’est l’un des événements les plus attendus du pays, à la fois sur le plan culturel, artistique et populaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Traditionnellement organisé dans la capitale ou dans d’autres grandes villes du pays, le carnaval national se distingue par ses couleurs éclatantes, ses décorations spectaculaires, ses danses, ses méringues et son ambiance festive unique. Des groupes à pied, des chars musicaux et de nombreuses formations artistiques se préparent pendant des mois pour proposer des méringues carnavalesques capables de marquer les esprits.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, en raison de l’instabilité politique et surtout de l’insécurité généralisée, le carnaval n’a pas été organisé en Haïti depuis 2021. La dernière édition nationale avait eu lieu à Port-de-Paix. Depuis, chaque année relance le même débat : faut-il maintenir le carnaval malgré un contexte national aussi fragile ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette année, la question se pose avec encore plus d’insistance. Plusieurs artistes et acteurs culturels ont déjà pris position. L’artiste Tjo Zenny a affirmé que son carnaval est déjà prêt. De son côté, le groupe Vwadèzil, avec Fresh La, a officiellement annoncé son titre carnavalesque intitulé « Se Pa Tit ou Piti », preuve que les groupes musicaux se préparent activement à une éventuelle édition. De nombreux autres acteurs du secteur culturel expriment également leur souhait de voir le carnaval se tenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur les réseaux sociaux, notamment sur Twitter, Olfton Benoit, de l’émission AKTYALITE HMI, s’est clairement prononcé en faveur de l’organisation du carnaval. Pour lui, il s’agit d’un rendez-vous culturel majeur qui ne doit pas disparaître. Ankinson Bélizaire, plus connu sous le nom de Zigizag Zagalo, partage cette position. Selon lui, le carnaval est une fête culturelle nationale qui ne peut être continuellement annulée malgré les difficultés. Il propose même la ville des Cayes comme destination privilégiée pour accueillir le carnaval national. La ville des Cayes, troisième ville du pays, avait d’ailleurs organisé l’un des plus beaux carnavals de l’histoire récente en 2012.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de la fête, le carnaval représente aussi un véritable moteur économique. Il permet de relancer l’économie locale et nationale : petits marchands, vendeurs, hôteliers, restaurateurs, propriétaires de plages, artisans et travailleurs informels bénéficient directement de cette activité. Pour de nombreuses familles, le carnaval représente une opportunité rare de générer des revenus.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’hypocrisie carnavalesque</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il existe dans cette société une forme d’hypocrisie qu’on préfère ne pas nommer. L’année 2025, largement marquée par les assauts répétés de groupes armés, en est l’illustration parfaite. Malgré le climat d’insécurité, la plupart des artistes et groupes musicaux ont parcouru le pays pour animer de grandes soirées privées, notamment dans la capitale. Des événements coûteux, inaccessibles pour la majorité de la population, qui se sont déroulés sous projecteurs, bouteilles pétillantes et stories Instagram. Pendant ce temps, le reste du peuple observait, impuissant, derrière l’écran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, lorsqu’il s’agit d’organiser le carnaval &#8211; la seule festivité réellement populaire, le seul moment où le pays peut célébrer collectivement sans ticket VIP &#8211; soudainement la carte de l’insécurité est brandie. Comme si les soirées privées se déroulaient sur une autre planète, miraculeusement épargnée par les balles, les kidnappings et le chaos quotidien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus tôt cette semaine, certains internautes ont d’ailleurs effleuré cette contradiction sur les réseaux sociaux. « Lè pou n pran plezi nou nan otèl ak jazz nou pa gen ensekirite, moman ti pèp la pral rive, piga m tande plenyen », pouvait-on lire sur Facebook.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le carnaval pris dans la temporalité politique</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, un autre élément majeur reste encore au débat cette année: la date du 7 février. Cette date est particulièrement importante sur le plan politique, car elle marque une étape clé dans la transition. Tous les regards sont tournés vers l’évolution de la situation, notamment en ce qui concerne le Conseil Présidentiel de Transition (CPT), appelé à remettre le pouvoir. La manière dont cette transition se déroulera pourrait influencer directement la décision d’organiser ou non le carnaval. Le 7 février apparaît donc comme une date à surveiller de très près.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, la question demeure ouverte : faut-il privilégier la prudence sécuritaire au détriment de la culture, ou trouver une formule adaptée permettant de célébrer le carnaval tout en garantissant la sécurité de la population, dans un contexte politique en pleine évolution ? Une chose est certaine: le carnaval reste un symbole fort de l’identité haïtienne, un espace d’expression populaire, de résistance culturelle et d’espoir pour tout un peuple.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>Par : Masner Christophe dit Mass-Power Mache Konpa</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Haïti entre ingérence et mainmise sur les hommes d&#8217;État : l&#8217;Église catholique, une légitimation subtile du pouvoir</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jeff Jean]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Jan 2026 20:05:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Libres pensées]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[haïti]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À l’approche du 7 février 2026, date symbolique et politiquement chargée, l’évêque Pierre-André Dumas, figure influente de l’Église catholique et membre du Rassemblement pour une Entente Nationale (REN), propose de prendre la tête d’une médiation politique. Une proposition qui, à première vue, respire la sagesse. Mais dans un pays rongé par la méfiance et les [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">À l’approche du 7 février 2026, date symbolique et politiquement chargée, l’évêque Pierre-André Dumas, figure influente de l’Église catholique et membre du Rassemblement pour une Entente Nationale (REN), propose de prendre la tête d’une médiation politique. Une proposition qui, à première vue, respire la sagesse. Mais dans un pays rongé par la méfiance et les compromis d’arrière-salle, cette main tendue interroge.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette république où la crise n’est plus un événement, mais un mode de fonctionnement ; où l’international dicte, finance, valide et parfois gouverne dans l’ombre voilà que l’Église, censée être une institution spirituelle, au-dessus des joutes partisanes, glisse un pied dans l’arène. L’évêque d’un diocèse devient stratège, négociateur, porte-voix d’une plateforme politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais peut-on réellement être médiateur et acteur ? Ne court-on pas le risque de voir l’autel se transformer en tribune électorale ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mgr Dumas se présente comme une conscience morale, figure sans tâche. Pourtant, au sein même du REN qu’il représente, une ministre, aujourd’hui éclaboussée par des accusations de corruption portées par l’ULCC, siège encore sans être inquiétée. L&rsquo;éthique est-elle à géométrie variable selon qu’on soit en soutane ou en fauteuil ministériel ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette république de parias, les loups savent revêtir le costume de Peter Pan pour mieux séduire une population lasse et désorientée. Et pendant que les miettes du gâteau de l’État se raréfient, les appétits, eux, s’aiguisent. Certains ne veulent plus se contenter du bord de l’assiette&nbsp;&nbsp;ils visent la table entière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et comme toujours, dans cette pièce que l’on joue depuis trop longtemps, le peuple est relégué au rang de figurant. Car derrière les conciliabules et les grandes déclarations de bonne volonté, ce n’est pas son avenir qui se décide&nbsp;&nbsp;mais bien le partage du pouvoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et pendant que le rideau se lève sur un nouvel acte de cette tragédie politique, tous les regards se tournent vers « les blancs ». Ceux qui seraient partis, disait-on. Mais qui, en coulisses, tiennent encore les ficelles. Car ici, ce sont eux qui auront, une fois de plus, le dernier mot.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Jeff Jean</p>
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