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À quelques heures de l'expiration du mandat transitoire (le 7 février 2026), Haïti oscille entre propositions d'une gouvernance inclusive par une Convention Nationale et le chaos imposé par la violence armée, tandis que les partenaires internationaux peinent à honorer leurs engagements sécuritaires.

Haïti, première nation noire indépendante depuis 1804, ploie aujourd’hui sous une crise politique aiguë, avec la fin imminente du Conseil Présidentiel de Transition le 7 février 2026 et la mainmise des gangs sur 90% de Port-au-Prince. Pourquoi, plus de deux siècles après la Révolution, l’interventionnisme étranger continue-t-il de dicter nos affaires internes, nous privant d’une souveraineté véritable ?
À quelques heures de l’expiration du mandat transitoire (le 7 février 2026), Haïti oscille entre propositions d’une gouvernance inclusive par une Convention Nationale et le chaos imposé par la violence armée, tandis que les partenaires internationaux peinent à honorer leurs engagements sécuritaires. Comment cette interférence perpétuelle transforme-t-elle nos luttes internes en un théâtre impérialiste, nous empêchant d’être vraiment indépendants encore ? Il est important pour que nous examinerons le contexte de la crise, l’impact des acteurs étrangers et les voies d’une reprise en main nationale.
Malgré 23 constitutions successives, la politique haïtienne reste marquée par l’instabilité chronique, exacerbée par des interventions extérieures sous-financées comme la mission anti-gangs de l’ONU. L’ingérence étrangère, loin d’aider, subordonne-t-elle nos décisions souveraines et perpétue-t-elle notre dépendance ?
Dès 1804, l’indépendance d’Haïti marque une rupture révolutionnaire radicale, mais expose le jeune État à l’isolement international où : la France impose une dette odieuse de 150 millions de francs-or en 1825 pour « reconnaître » la souveraineté, tandis que les États-Unis et l’Europe refusent tout soutien, craignant la contagion abolitionniste. Jean-Jacques Dessalines proclame l’empire en 1804, suivi par la scission du pays (où un royaume du Nord dirigé par Christophe, et la république du Sud/Ouest avec Pétion) son assassinat en 1806, révélant des rivalités internes exacerbées par l’absence de reconnaissance extérieure. Cette instabilité fondatrice pose les bases multiples de toutes les dépendances qui ont alimenté les nouvelles structurations et les dynamiques endogènes qui ont reconfiguré la jeune nation en se perdurant tout au cours de l’histoire nationale.
Analysant ces enjeux post-indépendance et toutes les crises qui en découlaient, il s’est avéré que suivant l’histoire, l’occupation américaine de 1915-1934 aggrave cette vulnérabilité, sous prétexte de stabiliser le pays qui vivait la turbulence des guerres intestines ou fratricides durant tout le XIXe siècle et les débuts du XIXe siècle. Dans cette logique, les yankees avaient déjà pillé le trésor public, et par la suite avec les Marines, ils contrôlent nos ports, toutes nos ressources la banque nationale en menant une lutte anti-européenne, surtout les Français et réécrivent la Constitution pour permettre la propriété étrangère ; l’expropriation et l’exploitation des terres ainsi que les masses paysannes. Cela n’est pas sans conséquence sur des fidèles citoyen.nes qui allait provoquer des mouvements de résistance avec les « caco » et un nationalisme haïtien naissant. Ces interventions, justifiées par la « civilisation », institutionnalisent un modèle d’État tutélaire, préfigurant les ingérences modernes et affaiblissant les institutions locales.
À cet effet, de la fin des occupants en 1934, le pays allait connaître un contour historique : la réorganisation de l’armée indigène héritage de 1804 en garde nationale d’Haïti. Cette dernière sera à l’origine de tous les coups de forces ou les coups d’État dans le pays qui, en même temps, fera l’objet d’une révolution en 1946 contre l’oligarchie mulâtre de l’époque. Puis, vint la dictature des Duvaliers (1957-1986) illustrant une politique intérieure corrompue, meurtrière, où François « Papa Doc » s’appuyait sur ses milices armées les « Tontons Macoutes » afin de réprimer toute opposition. Tandis que, dans cette veine, les États-Unis tolèrent ce régime anticommuniste contre des citoyen.nes de tendance gauchiste ou marxiste et aussi contre Cuba voisin. Après la chute de Jean-Claude « Bébé Doc » en 1986, plus d’une vingtaine constitutions successives échouent à stabiliser le pouvoir avec le projet de transition démocratique ; pourtant, le pays allait ponctuer par des coups d’État, massacres, embargos et des interventions de USA et de l’ONU (MINUHA en 1993) ceux transforment Haïti en pion géopolitique, tout en perpétuant l’instabilité au lieu de la résoudre.
L’arrivée de Jean-Bertrand Aristide en 1991, premier président élu démocratiquement, est évincé par un coup d’État financé par la CIA selon certaines analyses, suivi d’opérations militaires américaines en 1994 et 2004. Dans ces contextes, les États-Unis ont toujours là part belle de tous ces ingérences, sous couvert d’aide humanitaire, minant la légitimité populaire et favorisent la corruption endémique. À nos yeux tout cela explique pourquoi, en 2026, la fin du CPT reste hypothéquée par des agendas étrangers bien pensés, contrôlé et guidé par cette nation au statut de la liberté.
En ces quelques termes, l’histoire politique haïtienne se résume à une triste lutte contre l’ingérence : partant de l’Acte d’Indépendance en 1804 aux Constitutions de 1805 et 1843, les fondateurs forgent un État noir libre au milieu d’un continent esclavagiste/esclavagisé, tout en continuant de subir les blocus en plus des dettes coloniales. Au total près, le XIXe siècle a vu 22 changements de régime, culminant avec l’empire de Soulouque (1849-1859), tandis que le XXe avait imposé l’occupation des US et les moments funèbres du régime des Duvaliers ainsi que la continuité des instabilités.
Aujourd’hui, cette trajectoire éclaire bien la crise de 2026 et son imagerie où les gangs contrôlant Port-au-Prince, malgré la présence des missions onusienne sous-financées et qui alimentent l’imaginaire d’une souveraineté confisquée là où les acteurs internes peinent à imposer une Convention Nationale sans tutelle extérieure. Devant ces faits, il est évident qu’une réappropriation historique soit urgente pour restaurer l’indépendance véritable et la liberté pleine et effective de la nation.
À cet égard, du XIXe siècle à la crise de 2026, l’histoire politique haïtienne révèle un schéma récurrent : ingérences étrangères successives qui transforment nos luttes internes en dépendance perpétuelle, comme en témoigne la fin du CPT et aussi l’échec des missions de l’ONU. Cette tutelle externe empêche une indépendance véritable, affaiblissant institutions et mobilisation populaire. Face à cette crise seule une Convention Nationale souveraine, portée par les Haïtiens, peut briser ce cycle et restaurer une gouvernance légitime.
La trajectoire chaotique circulant de l’occupation américaine aux gangs actuels confirme que l’interventionnisme, loin de stabiliser, subordonne la souveraineté haïtienne à des agendas géopolitiques atrophiés et asphyxiés. Face à ces violences qui paralysent la capitale/ville principale politique du pays (Port-au-Prince) et les élections prévues, il est temps de rejeter ces dynamiques en vue de privilégier un dialogue interne crédible, honnête et inclusif. Une rupture avec la dépendance imposera enfin l’indépendance, par la voix du peuple vigilant.
Les instabilités post-indépendances, dictatures et interventions récentes convergent vers la crise multidimensionnelle de 2026, où l’ingérence freine toute reprise en main nationale. Pourtant, l’héritage de 1804 rappelle la force d’une révolution populaire. Ceux-ci étant dit, Haïti doit s’approprier son destin via des réformes internes audacieuses capable de transformer les vulnérabilités en force ou puissance collective pour une renaissance souveraine pleinement assumée et assurée par des haïtien.nes.
Il faut remplacer les clôtures statiques par des ouvertures sur l’avenir : au lieu d’une « Haïti croupissant dans dépendance, optez pour qu’à » l’horizon de 2027, une Convention Nationale inclusive pourrait transformer ces crises en opportunité de renaissance Souveraine fiable. Sans oublier la probabilité de la réalisation des prochaines élections prévues pour le mois d’août qui doivent être sécurisées par des forces locales renforcées institutionnellement. Cela incitera à la réflexion sur des tendances émergentes, comme un dialogue post-CPT sans tutelle de l’ONU et des États-Unis.
Mobilisez le lecteur directement : Face à cette ingérence perpétuelle, les citoyen.nes, des partis politiques et la société civile doivent exiger dès maintenant un Collège National de Facilitation indépendante, en vue d’imposer une gouvernance haïtienne non importée ni imposée. Utilisez un ton incisif et concret comme des pétitions, mobilisations populaires pour laisser une impression durable et persuasive. En somme, l’histoire et la crise de 2026 confirment que l’ingérence freine notre indépendance. Il est impératif que les Haïtien.nes s’unissent pour une Convention souveraine d’ici ce février, brisant enfin le cycle de dépendance et pavant la voie à une ère de gouvernance autonome.
Johnny JOSEPH, pour une nouvelle Haiti !!!
Bon travail M. 💪 très belle pensée