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Le mercredi 21 janvier 2026, en soirée, une décision majeure a été prise par le Conseil présidentiel de transition (CPT). Sur les sept (7) conseillers présidentiels, cinq (5) ont apposé leur signature sur une résolution visant le limogeage du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé. Il s’agit là d’une décision collégiale, conforme aux règles internes de fonctionnement du CPT.
Pourtant, une fois de plus, les affaires internes d’Haïti semblent prises en otage par des forces extérieures. Car malgré cette majorité claire, le coordonnateur du CPT, Laurent Saint-Cyr, issu du même secteur que le Premier ministre concerné, refuse toujours de transmettre le document au secrétariat de la Présidence en vue de sa publication.
Ce blocage n’est ni anodin ni innocent
Pendant que le pays s’enfonce chaque jour davantage dans la crise insécurité, misère, perte de crédibilité internationale Haïti continue d’être la risée d’un « international » qui prétend décider pour nous, sans jamais comprendre la réalité du peuple haïtien.
Un international qui, une fois encore, semble avoir son mot à dire sur une décision souveraine prise par des Haïtiens, pour Haïti.
Le cas du coordonnateur Laurent Saint-Cyr illustre tristement cette dérive. Étudiant aux États-Unis, partagé entre une semaine en Haïti et une semaine à l’étranger, comment peut-il prétendre incarner la continuité de l’État et la responsabilité nationale ? Comment peut-il se permettre de bloquer une décision collective alors que le pays brûle ?
Il s’agit là d’un déni de souveraineté, d’un manque flagrant de conscience nationale et d’un mépris assumé pour l’intérêt général. Ces comportements traduisent une dépendance politique et psychologique à des influences étrangères qui continuent de dicter leur agenda à notre pays.
Pourtant, les textes sont clairs
L’accord politique du 3 avril 2024 confère au CPT l’autorité de conduire la transition et de mettre fin aux fonctions du Premier ministre dans le cadre de cette mission.
De plus, aucun texte de droit administratif haïtien n’accorde au coordonnateur du CPT un pouvoir discrétionnaire lui permettant de bloquer la transmission d’un acte adopté par une majorité valable du Conseil.
Le refus de Laurent Saint-Cyr constitue donc une obstruction administrative manifeste.
Il s’agit d’un acte grave, contraire aux principes de collégialité, de légalité et de bonne gouvernance.
Aujourd’hui, il devient évident que certaines puissances étrangères ne souhaitent pas voir Alix Didier Fils-Aimé écarté du pouvoir. Elles ont parlé. Et, comme trop souvent dans notre histoire, on voudrait que le peuple haïtien se taise.
Mais les faits sont là :
Le coordonnateur du CPT n’a légalement aucun droit de refuser l’acheminement du document.
La décision existe, elle est valide, elle est signée.
Le blocage est politique, pas juridique.
Les Blancs ne sont pas partis.
Ils sont toujours là à travers des relais locaux, des décisions bloquées, des volontés populaires étouffées.
La question qui reste est simple :
jusqu’à quand accepterons-nous que notre souveraineté soit confisquée ?
Jeff JEAN