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L’avocat et militant des droits humains, Me Mario Joseph, est décédé le lundi 31 mars 2025, dans un centre hospitalier de Tabarre, après avoir été victime d’un grave accident le samedi 29 mars. Figure emblématique du Bureau des Avocats Internationaux (BAI), il s’était illustré dans de nombreux combats pour la justice et les droits des plus vulnérables en Haïti.
Tout au long de sa carrière, Me Mario Joseph a consacré sa vie à la défense des droits humains. En particulier, il s’est engagé en faveur des femmes et des filles victimes de violences, mettant en lumière leur détresse et plaidant pour une justice plus équitable. De plus, il n’a cessé de défendre les citoyens les plus démunis, souvent abandonnés par le système judiciaire, en leur assurant une représentation légale malgré leurs faibles moyens.
Par ailleurs, l’un des plus grands combats de Me Mario Joseph reste son implication dans la défense des victimes du choléra en Haïti. En effet, après des années de mobilisation et de plaidoyer, il a réussi à contraindre l’Organisation des Nations Unies (ONU) à reconnaître, en 2016, sa part de responsabilité dans l’introduction de cette maladie meurtrière sur le sol haïtien. Toutefois, malgré cette avancée majeure, l’ONU n’a toujours pas indemnisé les victimes, laissant de nombreuses familles dans la détresse.
La disparition de Me Mario Joseph représente une perte immense pour la société haïtienne, en particulier pour les plus vulnérables qui voyaient en lui un défenseur infatigable de leurs droits. Son combat pour la justice sociale, sa ténacité et son engagement sans faille ont marqué l’histoire du pays.
Alors que l’ONU admet aujourd’hui son rôle dans la propagation du choléra en Haïti, elle demeure toujours silencieuse sur la question des réparations. Pendant ce temps, les conséquences de l’épidémie restent gravées dans la mémoire collective, avec plus de 10 000 morts entre 2010 et 2019, selon les chiffres officiels de l’ONU.
Par : Nelson Jonathan
RTMI